POLTEN, LIV. I
II. Dans la guerre que Hiéron fit en Italie, quand il avait entre ses prisonniers des personnes considérables par leurs alliances et leurs richesses, il ne les rendait pas aussitôt qu'on venait lui en offrir la rançon ; mais il les retenait long-temps, les traitait avec honneur, les régalait, et vivait familièrement avec eux. Après cela il acceptait leur rançon et les renvoyait en liberté. Mais il arrivait ordinairement que ces prisonniers délivrés devenaient suspects à leur patrie, àcause desbons traitemens qu'ils avaient reçus de Hiéron, avec qui l'on craignait qu'ils n'eussent pris des engagemens secrets.