CHAPITRE IX
ISADAS.
Après la bataille de Leuctres, les Thébains s'emparèrent de Gyth, l'un des ports de la Laconie, et y mirent garnison. Isadas, Lacédémoniên, prit avec lui cent personnes de son âge, leur ordonna de se frotter d'huile, de se mettre sur la tête des couronnes d'olivier, et de prendre chacun un poignard sous l'aisselle. Suivi de ces gens nus , il se mit nu lui-même , et courut de toutes ses forces avec eux.
Les Thébains furent trompés par cet extérieur, et les reçurent comme des gens qui faisaient quelque jeu. Mais les Lacédémoniens ayant mis le poignard à la main , tuèrent une partie des Thébains, chassèrent le reste, et se rendirent maîtres de Gyth.
CftAl'tTRC X.
CLEAKDRIDAS.
CléandridM menait «es troupes dans le 'pays de Térine, par un chemin creux, dans lé dèiieiti de cacher sa marche et de surprendre les Térinois.
Us efi furent avertis par des transfuges, et, s^étant hfttés d^aller à sa rencontre, flS ôe trouvèrent sur sa tête. Cléandridas Voyant ses soldats découragés, leur dît de se rassurer. A cet effet, il fit passer ^un hërault à travers ses troupes, qui cria qu*on regardât comme amis ceux d'entre les Térinois qui diraient lô mot dont on était convenu avec lui. Les Térinois entendant cette publication, commencèrent à se regarder les uns les autres avec soupçon, conrnie s'il y tirait eu des traîtres parmi eux, et crurent que le parti le plus sûr était de se retirer au plus vite et de veiller à la garde de leur ville. Quand ils s'en furent allés, Cléandridas fit monter librement ses trMpes tm les hauteurs, ravagea le pays, et s'en retourna en sûreté.
II. Ûéandridas, chef des Thuriens, gagna ùn^ bataille contre les Leucaniens. Après la victoire, il mena ses trempa strr le champ de bataille, et leur fit voir, par la situation des morts èpafs çà et là, que leur défaite ne venait que de ce que, sans se tenir serrés à leur poste, ils s'étaient trop répandus de côté et d'autre, d'où venait ; qtf ns étaient tombés loin les uns des autre*, au lieu qu'eux s*étaîent tenus serrés tit fermes. Pendant qu'il était dans cette tjccupation, les Leutaniens se pfSsektèretit de uouvesru, en plus grmt tiotnbre qu'auparavant. Alois Cléandridas quitta la plaine, et posta son armée dans un lieu étroit. La grande multitude des ennemis ne leur donna aucun avantage. Le peu d'éten-
due du lieu donna tnô^eti A Cléatidridas d'opposer un firent égal à celui qu'il avait devant lui ; et de cette sorte les TImurtens gagnèrent une seconde bataille sur les Leucaniens.
m. Les principaux de Tégée étaient soupçonnés de favoriser les Lacédémoniens. t^our les rendre encore pins suspects, Cléandridas faisant le déglt dans le pays, épargna leurs possessioni seules, pendant qu'il ravageait celles de tous les autres. Ceux de Tégée; transportés de colère, intentèrent action de trahison à ces citoyens épargnés. Ceux-ci, appréhendant l'issue da jugement, le prévinrent, et livrèrent h ville à Cléandridas. Ainsi là crainte les força à rendre véritable une accnsation qui n'avait pour fondement qu'on faux prétexte.
IV. Cléandridas faisant la guent aux Leucaniens, avait la moitié plnsde troupes qu'eux. Il eut peur que s'ils s'en apercevaient, ils ne prissent b fuite pour éviter le péril. Il s'afiti donc de donner beaucoup de profoa* deur à sa phalange. Les Leucaniens, voyant un front de peu d'étendue, ta méprisèrent, et étendirent leurs rang^ dans le dessein de le déborder. Atois Cléandridas, dédoublant les files de »
phalange, développa son front et vint à bout de déborder lui-même les Leocaniens. Ils furetrt enveloppés, percés de traits, et tous tués, à- la réserve d'un petit nomtee qui prît honteusement la fuite.
V. Cléandridas voyant que les Tl* riens étaient inférieurs en nombre a^tt ennemis, leur défendit de donner : * D faut, leur dit-il, quand la peau du lion ne suffit pas, y coudre celle do re»
nard. »
nivuf. MV. Hé
éKi
CHAfflTBBXI.
PHARICIDAS.
FoMlant ifOLë la flotte de Garthage était M route potir aller oootrd ftyracdae^ Ptaaracidas 96 troota engagé an mMieu de lenra galères. Il en prit neuf; et afin qie les Carthaginois ne Fin- ^«étasgeftt point dans sa ronte, il fit IM^ser sur ces galèresprises ses propres rameurs et ses soldats. Les Carthaginois reconnaissant leurs galères, les laissaient entrer librement dans le port de Syracuse.
GHAPIPREXII.
DÉIPHONTE.
Déiphonte ayant concerté avec les Ooriens qu'ils attireraient les Argiens ao combat, monta sur ses vafaweaui, et aHa se cacher derrière une hauteur.
Jhft sentinelle vint lui dine : a Les Aériens mènent un grand butin, et les AfgfeiM ont quitté leur camp pour al« 1er le recouvrer. 9 AussMt Déiphonte et ses alliés firent descente, et courant au camp des Argiens, le trouvèrent sans défense, et s'en rendirent lesmallres« Les Argiens voyant qu'on avait pris leurs pères, leurs enfans et leurs femmes, ne trouvèrent point d'autre moyen de leur rendre la liberté, qu'en livrant aux Ooriens le pays et toutes leurs villes.