CHAPITRE Xni
CHABiS.
Cliarès soupçonnant qu'il y avait des espions (|ans son camp, fit poser des gardes autour des retranchemens, et commanda que chacun prenant son voisin, ne le laissAt point aller qu'il n'eût dit qui il était , et de quelle section. De cette manière les espions furent découverts, parce qu'ils.ne purent dire ni le corps, ni le poste, ni la section, ni la chambrée dont ils étaient, ni le mot du guet.
II. Charès se trouvant en Thrace dans un hiver très rude, s'aperçut que ses soldats épargnaient leurs habits, et devenaient paresseux à s'acquitter de leurs fonctions. Il ordonna que chacun changeât d'habit avec son voisin. Alors ne se souciant pas tant d'épargner les habits d'autrui, tous se trouvèrent plus disposés à faire ce qui leur était ordonné.
III. Charès retirait ses troupes de Thrace, et les Thraces le poursuivant, lui blessaient beaucoup de monde à son arrière-garde. Voulant les détour-, ner et se procurer un passage sur dans des lieux suspects, il Ht monter des trompettes à cheval, et les faisant escorter par quelques cavaliers, il leur ordonna d'user de diligence pour gagner la queue des ennemis, et quand
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ib y fioraMitt, et SHMrla«hÉip. Ha le fkaiit, flti ée irait lai IlMMrH* maginèrent qu'il y avait 11 «éb ab* buscade, ils se débandèrent et prirent la fuite, et Charès Bt sa retraite en sûreté.