CHAPITRE XXXm
POHPISQUB.
Pompisque, Arcadien, avait cette pratique dans ses campemens. Les chemins qui conduisaient à son camp, il les coupait par des tranchées, et les rendait impraticables, et en dressait de nouveaux, afin que les espions et ceux qui auraient pu faire des entreprises de nuit , marchant par les an-l ciens chemins, tombassent dans les tranchées, faute d'avoir connaissance des chemins nouvellement dressés.
II. Pompisque s'étant aperçu que les ennemis observaient avec attention ses signaux et ses ordres , commanda en secref à ses soldats de faire tout le contraire de ce qui serait ordonné à cri public.
HT. Pompisque ayant bloqué une ville , tenait la plus grande partie du pays fermée aux habitans. Il n'y eut qu'un certain canton qu'il Imsti Ubre,
POLTBIf, UT. V.
et défendit à ceux qai faisaient le dégM d'y toneher. Les habitans se répendirent en liberté de ce e(Hé-Ià.
Pompisqne ayant appris par les eonrenrs que les habitans s'étaient rassemblés en ce lieo en grand nombre, tes y surprit y et les fit presque tons prisonniers.
ly . Pompisqne assiégeait une place, et ne poutait renir à bout de la pren^ dre. Il fit passer du côté des assiégés un transfuge, qui leur dit que les Arcadiens le rappelaient, et qu'ils ne savaient comment se résoudre à souffrir la honte de lever le siège. Ces nouvelles donnèrent de la joie aux habitans. Elle fut bien plus grande, lorsque, peu de jours après, ils virent les ennemis décamper. Alors ajoutant l^nement foi au transfuge, ils sortirent et se mirent à piller le camp.
Pompisque retourna contre eux , les prit et se rendit maître de la place.
V. Pour découvrir phis aisément les espions des ennemis, Pompisque avait coutume , après avoir placé son camp sur des hauteurs, d'y faire des avenues fort étroites , dont les entrées étaient marquées par des chapeaux.
C'était par là qu'il ordonnait à ceux qui allaient aux vivres et au fourrage d'entrer et de sortir. Les espions évitaient ces chemins , conmie trop fréquentés, et le soin qu'ils prenaient de tenir des chemins de traverse , les faisait découvrir et prendre.
VI. Pompisque employait pour espions des gens faeonnns les uns aux autres, pour les empêcher de se concerter ensemble, et de dire de fausses nouvelles. Il leur défendait aussi de s'entretenir avec qui que ce fût de Tarmée , de pem* que par jalousie contre eux, oft ne fît savoir mt ennemis lenrs démnfeliet.