CHAPITRE IX
LSDCON.
Leucon, dans une disette d'aigu fit publier qu'il ferait frapper de mveUes monnaies, et que chacun U apportât tout ce qu'il en avait d'»ciennes, afin que tout fût vawtaR coin et de bon aloi. On lai «p^^i toutes les vieilles espèces. D n'y tt d'autres changemens que de les refrapper et d'en doubler le prix. Wce moyen il gagna la moitié de tout ce qu'il avait amassé, sans avoir fait W aux particuliers.
IL Leucon informé que plosieiBfsbbitans, liés ensemble d'amitié, avaient conspiré contre lui, fit venir toos te marchands, etvCmprunta d'eux tootce qu'ils avaient d'argent, sous prête* qu'il en était pressé pour gagner* ennemis avec qui il était en traité ei qui devaient se livrer à lui. Us m^' chauds lui accordèrent volontiers ce qu'il demanda. Quand il eut lenra^ gent, il les assembla tops dans ^onl^
MLfM, LIV. VL
lÉli« éttetr tféoolivril la oMn|Mratioa. n les pria de se rendre ses gardes, d'aatant plus qae de la conservation de sa personne dépendait la sûreté de leur fortane. Les marchands, pour conserver leurs biens^ prirent les armes, et se firent gardes de Lencon et dÉ palais. Avec l^ar seoeors et celui
dt ses aotrea affldés, Leucon vint à t>aatd*e«lemiMr Umseeox qui avaient en part k la conspiration, et ayant affernii son aotorité, il rendit l'argent ant marcliands.
m. Dans la guerre contre ceux d'Héradéê, Leucon ayant été averti qu'il y avait des capitaines de galères, qui, par trahison, devaient passer du côté des ennemis, les fit prendre, et leur dit qu'on lui avait fait des rapports fâcheux, auxquels il n'ajoutait point foi ; mais que comme il pourrait arriver qu'on soupçonn&t leur fidélité, en cas que la fortune ne favorisât pas ses armes. Il était expédient qu'ils se tinssent en repos ; et il nomma d'autres capitaines en leur place. Cependant il ne laissa pas de donner de l'emploi dans les bourgades du pays aux parens et aux amis des capitaines suspects, comme s'il les eût toujours honorés de sa bienveillance. Mais quand il eut mis fin i la guerre, il dit qu'il était juste de juger les suspects, afin qu'on ne l'accusât pas de les avoir fausse* ment soupçonnés. Ils vinrent à l'andîtojre avec leurs parens et leurs amis, et Leucon, les ayant enveloppés de ses troupes, les fit tous mourir.
IV. Pendant que cette guerre durait encore, ceux d'Uéraclée faisaient de fréquentes descentes dans le pays.
LeuCon voyant que ses soldats étaient nôglîgens à s'y opposer, et ne faisaient pas leur devoir, opposa à la descente des ennemis , dans la première ligne, jes propres soldats armés de toutes lih
pièces , et derrière eat il pii^a lis Scythes , à qui il ordonna pnbUqat^ ment de tirer sur ses propres soldall, s'ils les voyaient négligeas i repousser les ennemis. Les soldats ayant entendft ces ordres, s'opposèrent vigonreas^ ment aux efforts que faisaient les en* nemis pour aborder.