‹ Bibliotheque militaireChapitre 551 sur 614 · CHAPITRE XLIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLIL

PTTH0F0I.I8.

Pythès ayant trouvé des mioes rf'or, y fit travailler tous les habitans, et te força à creuser et purifier For, ssbs leur permettre de faire aucun antre ouvrage sur terre ou sur mer. Conunc cette occupation forcée les empêchait de cueillir les fruits, et de se munir des choses les plus nécessaires à ta vie,

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ils perdirent courage. Leurs femmes vinrent trouver Pythopolis, femme de Pythès, et lui crièreât merci. Elle les renvoya avec de bonnes espérances.

Elle manda les orfèvres, et leur ordonna de faire des poissons d'or, des gftteaux, des confitures, et toutes sortes de mets du même métal. Pytfaès revint d'un voyage, et demanda à sou?

per, sa femme lui fit servir une table d'or, couverte, non pas de viandes véritables, mais de toutes sortes de vivres formés d'or. Pytbès trouva la chose bien imitée, et loua l'art des orfèvres : mais il demanda à manger. On lui servit d'autres mets pareils, et puis encore d'autres. Il se fâcha, et dit qu'il avait faim. Alors sa femme lui dit :

a Tu as ruiné l'agriculture et tous les arts qui procurent aux hommes la nécessité de la vie, et tu as voulu qu'on ne travaillât qu'à l'or. Tu vois maintenant qu'il n'est d'aucune utilité pour l'usage de la vie, si l'on manque de fruits et de grains. » Pythès, ins^ trait par la sagesse de sa femme, fit cesser le travail des mines, et pernût aux habitans de vaquer à Tagricttlture et aux arts.

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