‹ Bibliotheque militaireChapitre 83 sur 614 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

A quelles marques on reconnaît les jeunes gens propres à la guerre.

Celui qui sera chargé de choisir des soldats ne saurait trop chercher dans les yeux , dans les traits du visage» dans la conformation de toutes les parties du corps ce qui promet un bon soldat ; car certains signes annoncent la vigueur»

non-seulement dans les hommes, mais encore dans les chevaux , dans les chiens même , dans les abeilles , si l'on en croit Virgile. Il y en a, dit-il» de deux sor« tes : on reconnaît l'activité des unes à leur figure agréable , aux petites écailles brillantes dont elles sont couvertes; la paresse des autres, à leur figure hideuse» à la langueur, à la pesanteur avec la* quelle elles se traînent. Il faut donc examiner si le jeune homme qu'on destine à la guerre a l'œil vif, la tôte droite, la poiurine hiige» les épaules traversées de muscles» les bras longs, le poignet fort, le ventre peu étendu» la jambe menue, le gras de la jambe et le pied débarrassés de chairs superfhies» mais resserrés» au contraire , par la dureté des nerb qui s'y entrelacent. Lorsque voue apercevrez ces marques , préférez-les à la haute taille; car il vaut beaucoup mieux qu'un soldat soit vigoureux que grand.

VÉGÈCB, Lit. I.

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