N.... ,auconcile du patriarche Xiphilin , en
10. N.... ,à un autre concile, sous le patriarche Eustrate , où l'on annulâtes mariages de deux
COL cousins avec la mère et la iille , en 1080.
1 1 . INicétas , siégeait au commencement de l'empire de Manuel Comnène. ( Oriens christ. , tom. I , pag. 81 3. )
COLOZZA , ville de la haute Hongrie, située sur le Danube, dans le comté de Patli , à huit ou dix milles de Sigheln Colozzia et ad statuas colossas. Elle est le siège d'un archevêché qui a eu sous lui huit sufTragans. Les archevêques de Colozza avaient droit de couronner les roisd'Hongrie. Les Turcs s'en sont rendus les maîtres dans le siècle précédent , et la possèdent encore.
( Hist. et description du rojaume d Hongrie , liv. 3. )
COLUMBI (Jean), jésuite, né en 1592 à Manosquc en Provence, et mort à Lyon le 1 1 décembre 1679, ^près avoir enseigné la théologie et l'Écriture-Samte, a laissé ; i** l'irgo Ronn'geria ^ seu rnanuascensis , à Lyon, it>38, in-12. C'est l'éloge histori(|ue d'une iiriage miraculeuse de la sainte Vierge , ([ui est en grande vénération à Manosque. 2° De rébus gestis valentinoruni et diensium Episcoporum , à Lyon , i652 , in-4**. 3° Liber singuUiris, quod Jeanne s Moluncius ,, Episcopus valcntinus et dicnsis , non fuerithœreticus , à Lyon, 16^0, in-4" , et sous ce titre : Liber singularis , quod Pius ÏV , non damnaverit hœreseos Romœ Joannern Monlucium , v aient inum et diensem Episcopum , neque Pius J^, damnalionew fjus à Pic IT , Romœ , promu!-
p;andi curai'erit in Gallid , à Lyon , 1 65i , in-4°- 4° ^'^ rébus gestis Episcopoî'um in'variensium libri quatuor, à Lyon, i65i , in-4'*. De rébus gestis Episcopoporum vasionensium libri quatuor , à Lyon, iG5G, in - 4"- 6" Commentaria in sacram Scripturam, abinitio Geneseos, usque adfinem librorum Regum., in quibus litteralis sensus editionis Vulgatœ perpétua elicitur , et clareac bre^'iter, cuni morali parsim et mjstico traditur e Ter bis ipsius , LXX. Interpretum , textus hebràici , et vêterum Patrum. Accesserunt indices duo valtle accurati , à Lyon , i65G, in-iol. 7° Disserlatio de Blancalandii cœnobio , et Lucernd in pago abrincensi , à Lyon, 1659, in-4°. 8*^ De Manuasca urbeprovincia', libri très, à Lyon, 1659 ^^ 1663, in-12.
9" Guilielmu.s junior, Comes Força Iqucrii y à Lyon , 1^63 , in-i 2.
\o'H>ptiscula varia, Lyon, 1G68, in-fol. (^eltc collection rciiternic entre autres une dissertation de Cartusianoruni initiis , dans laquelle le |>ère Columbi fait tous ses efforts pour appuyer la faljlc qui attribue la conversion de saint Pruno au fait extraordinaire par lequel on suppose rpic Raimond, Diocrc , chanoine de Paris , mit la tête hors de la bière pendant qu'on chantait pour lui l'olHce des morts, et cria tout haut : Je suis accuse' , je s m s juge, je suis condamne. (Le P. Le Long, Bibl. des hist. de France.
Le P. Colonia, jésuite, Hist. litt de Lyon , t. 2, in-4''. )
COLUMBUM ou COLOMBO , ville de l'Inde en-deçà du Gange , avec une bonne citadelle dans la partie occidentale de l'île de Ceylan , et capitale du royaume de ce nom. Elle est éloignée de Candea de vingt-huit lieues au couchant d'hiver , et de quarante-trois du promontoire dit Commarin , au levant. Cette île de Ceylan paraît être la même que les anciens appelaient Taprobane. Les Indiens la nomment Tenarisim , c'est-à-dire , terre de délices , et les Arabes , Cejlaii-diveoVi Ceylan, éloignée d'environ soixante lieues du promontoire Commarin , au levant.
Elle peut avoir deux cent cinquante lieues de contour. Elle contient le royaume de Candea ou de Cingalof , et celui de Columbo , dont la ville de même nom appartient aux Hollandais.
Sou évèque était suffragant de Soltania, comme nous l'apprenons d'une lettre de Jean xxii adressée à Jean de Core , élu archevêque de cette ville , en date du i4 février i33o. (Voyez apud Rain. , tom. i5 , ad hune ann,, n. 57.)
Nous ne connaissons qu'un évêque de cette ville , appelé Jourdain. Il était de l'Ordre des Frères-Prêcheurs , et prêchait la foi en Perse , lorsqu'en i32i , le g avril, quatre Frères-Mineurs nommés Thomas , Jacques et Pierre , prêtres, et Démétrius de Thepheîi, convers, leur interprète , soufifrirent le martyre dans la ville de Thana. La lettre que Jourdain écrivit sur ce sujet
aux Frères - Prêcheurs et aux Frères-Mineurs, de Tauris, de Deagorge et de Morge , est rapportée parle père Échard , t. i , Script. , pag. 549. )
Jourdain vint trouver Jean xxii à Avignon en 1829, et ce pape le créa évêque de Columbi , et lui donna le pallium à porter à son métropolitain. Ensuite il s'en retourna avec une nouvelle recrue de missionnaires tirés des deux Ordres des Frères-Prêcheurs et des Frères-Mineurs. Nous ignorons ce qui s'est passé depuis , et quels successeurs il a eu.
COLUMNA ( Landulphe de; , chanoine de Chartres, dans le quatorzième siècle , composa une histoire des papes , qu'il dédia à Jean xxii. ( Vossius , Hist.
lat. , lib. 2 , cap. 3o , 4o et 64. )
COLUMPNA , siège épiscopal de la Mauritanie Césarienne en Afrique. {Notie. , n. 12. )
COLYENERIUS ou COL\TN- CER ( Georges ) , né dans un village près de Louvain , le2i mai i564 , fut reçu docteur en théologie à Louvain en 1609. Il devint prévôt de l'église de Saint- Pierre de Douai , et chancelier de l'Université de la même ville.
Il vivait encore en 1648. On a de lui : 1 ° Notes sur l'histoire de Flodoard , de l'Église de Reims , à Paris, 1639. 2° Notes sur les exemples et miracles de Thomas deChantpré, à Douai en i6o5.
3° Calendrier de la Vierge, ibid., i638. 4" Notes sur les chroniques de Baudry , de Cambrai et d'Arras, ibid, 161 5. 5° Continuation de la chronique de Risthou ;
COL ibicl., 1595. 6° Édition des œuvres de Raban. 7° Miracles de la confrairie de Notre-Dame-dessept-Douleurs , ibid. , 1629. (Dupin, Table des Auteurs ecclésiastiques du dix-septième siècle ^ pag. i883. )
COLYBES , colj'ùa, offrande de grains et de légumes cuits, que les Grecs font à l'honneur des Saints et pour les morts , de cette manière ; ils font légèrement cuire du blé , et le mettent en petits monceaux sur des plats.
Ils mettent dessus différens légumes , comme pois broyés , noisettes sans écorce , grains de raisin qu'ils partagent en différens compartimens séparés les uns des autres par des feuilles de persil. Ils récitent une oraison dans laquelle ils prient Dieu de bénir ces fruits et ceux qui en mangeront , parce qu'ils sont offerts à sa gloire , à l'honneur d*un tel saint , et en mémoire des fidèles tré])assés. Ils lui demandent tous les secours nécessairesau salut, et la vie éternelle pour ceux qui les offrent , et ils le demandent par l'intercession de la sainte Vierge, du saint dont ils font commémoration , et de tous les Saints. On a coutume de bénir et de distribuer des colybes aux fidèles le pre- , mier samedi de carême ; parce que les Grecs tiennent que cet usage vient de ce que Julien l'Apostat ayant fait profaner au commencement du Carême, par le sang des victimes immolées aux idoles, le pain et les autres denrées qui se vendaient aux
marchés de Constantinople, le patriarche Eudoxe ordonna aux chrétiens de ne manger que des colybes ou du froment cuit. Balsanion rapporte cependant l'origine de cet usage à saint Athanase. Il y a un ollice des colybes qui contient plusieurs oraisons pour les morts. Cette cérémonie des colybes n'a rien de vicieux ni dans le fond , ni dans les circonstances. On y offre à Dieu des fruits de la terre ; on le prie de les I)énir , on imjdorc son secours pour les vivans et pour les morts ; rien dans tout cela ([ui soit contraire à l'esprit de l'Église , et c'est sans fondiment (jue (juelques lhéoloj',ieiis latins se scandalisèrent autrefois de cet usafje. Gabriel, archevêque de Philadelphie, en fit l'apologie dtins un petit traité grec, que M. Simon a traduit en latin, avec des notes, et qui a été imprimé dans ces deux langues, à Paris en 1^7 1 . Cetarchevê(juedit que les colybes sont les symboles de la résurrection des morts ; que les divers assaisonnemens ([u'on y fait entrer marquent les différentes espèces de vertus, et rapporte beaucouj) d'autres significations mysticjues. ( l^oj. aussi le père Goar, Eucolngc^ pag. 661 . Léo Allât i us , de Eccl.
occid. et orient, perpet. cons. , 1. 3, c. 18. Ducangc , Gloss. grct , sur le mot Kolyhon. )
COLYBRASSLS, ville épiscopale de la première Pamj)hylie, au diocèse d'Asie , sous la métropole de Sides , a eu i»our évéf[ues ;
I . Longin , qui assista au premier concile ^jénéral de C. P.