Jean Sophietti , de Chio , clerc mineur, en
CHIROGR.VPH.VIRE , duro-
grapharius. C'est un créancier dont la dette n'est fondée que sur un billet ou une écriture privée, et qui n'a point d'hypothèque.
Les créanciers purement chirographaires n'ont point de privilèges entre eux pour ce qui est de Tordre du paiement. Ainsi, ceux dont les billets sont d'une date antérieure aux autres, ne doivent pas être préférés pour cela ; mais on doit donner à chacun d'eux plus ou moins, à proportion de la somme qui leur est due, lorsqu'on ne peut les satisfaire en entier. (M. Collet , Moral., tom. i , pag. 327.)
CH1R0MA>:CE ou CHIRO- MANCIE , prononcez ki , chiromancia. Ce mot vient du grec ;k£/|5, main , et de fAoLiriioc^ divination. C'est l'art de juger des inclinations d'une personne, et de prédire ce qui doit arriver par l'inspection des linéamens de la main. Cet art est vain et n'a aucun fondement dans la nature.
Les préceptes qu'on en donne sont faux , et ses expériences aussi. Quel rapport peut-il y avoir entre les linéamens de la main et les actions futures et libres de lliomme ? Quel rapport même entre ces linéamens et les penchans naturels de l'Jiomme?
Et quand il y en aurait, quelle règle certaine peut-on établir pour les connaître? On ne peut donc exercer cet art prétendu , ni consulter ceux qui l'exercent sans péclié mortel ; péché qui est réservé dans un grand nombre de diocèses. T^oycz Devin , DiviNATiox. Arléniidore ,
CHI Taisnerus, Robert Fliid, Anglais, et M. de La Chambre, ont écrit de la chiromance.
CHIROMANCIEN, celui qui prédit ou devine les aventures, ou le tempérament d'une personne, par l'inspection delà main de cette personne.
CHIROTONIE ; prononcez ki^ rotonie. Ce mot vient du grec ;^t(poTov/u , qui , veut dire action par laquelle on étend les mains ; et pai'ce que les anciens, dans les assemblées j)opulaires , donnaient leur suffrage en étendant la main , ils appelaient du nom de chirotonic les élections des magistrats, les plébiscites, les ordonnances , etc.
Les auteurs ecclésiastiques ont aussi employé le mot de chirotonic pour l'élection faite par le suffrage du peuple ; mais plus particulièrement encore pour l'imposition des mains qui se fait dans l'ordination des clercs, et pour l'ordination même. Saint Chrysoslôme l'emploie en ce sens dans riiomélie 14 sur les Actes , et ailleurs. Pliilostorge , dans son Histoire, liv. 10. Jonaras et d'autres s'en servent aussi dans le même sens.
CHIRURGIE, Chirnrgia, troisième partie de la médecine qui consiste dans les opérations (jui se font de la main j)Our j;uérir les plaies et les autres maladies du corps humain. Quoique la chirur{;ie soit un ai t très-utile à la société , les conciles la défendent justement aux réguliers et aux séculiers qui sont dans les Ordres sacrés, lorsqu't;lle se fait
avec adustion ou incision. Nec idlam chiritrgiœ artem siibdiaconiis y diaconus vel sacerdos exercent quœ adustioneni l'el incisionem inducit. {Concil. Loter. gênerai. ÏT^, subinnoc. IJI.) Cette défense est fondée sur ce que cet art , quoique bon en soi, paraît cependant tenir un peu de la cruauté, et demande dans l'exécution bien des choses qui sont contraires à la sainteté de l'état ecclésiastique. Il s'ensuit de là qu'un clerc, dans les Ordres sacrés, est irrégulier lorsqu'une personne meurt en suite de quelque opération de chirurgie qu'il lui a faite, quoiqu'il ait observé toutes les règles de l'art, et que la personne soit morte sans qu'il y ait de sa faute.
La raison est que les conciles lui défendent l'exercice de cet art eu ce cas sous peine d'irrégularité, et que (|uand on fait une chose défendue, on encourt les ])eines portées contre ceux qui la font , quoique d'ailleurs on observe toutes les règles de Tart. Danti o//ernnj offïcio t'e/ rei illicilœ , dit Panorme, imputnturevcntus mortis (fuantunjcumque processer it sine cidpd ejus. (Panorni., in cap. Tua nos. ) Il n'en est pas de même des laïques. Ils n'encourent aucune irrégularité, et j)euvent recevoir les Ordres sans dispense, quoique des personnes soient mortes ensuite de leurs 0])érations , pourvu qu'ils aient suivi les règles de l'art, et qu'ils n'aient péché ni par i,^norance, ni jwr négligence. ( Vojez Irrk-
riLARITF. \
CHIRURGIEN. Les cliirurgiens, de inèine que les médecins , les apothicaires , et généralement tous ceux qui ont soin des malades par office, doivent avoir une grande connaissance de leur art , jointe à beaucoup d'habileté, d'adresse , de prudence , de charité , de probité , de piété même et de désintéressement , puisqu'il est évident que sans l'assemblage de ces qualités, ils ne peuvent que faire bien des fautes en une infinité de manières envers les malades, ou par ignorance , ou par imprudence , ou par paresse , par intérêt, etc ; fautes qui ne les rendent pas seulement coupables aux yeux de Dieu , mais qui les font aussi condamner aux dépens , dommages et intérêts , au tribunal de la justice des hommes.
L'ordonnance de Blois, art.
87 , porte qu'il ne sera passé aucun maître chirurgien es villes où il y aura Université, que les docteurs-régens eu médecine ne l'aient approuvé.
Les réglemens de police ordonnent qu'aucunes personnes ne pourront exercer la chirurgie dans la ville et faubourgs de Paris, soit en boutique, en chambre , ou autres lieux ])articuliers privilégiés , ou prétendus privilégiés , pour quelque cause ou occasion que ce soit , s'ils ne sont membres de la communauté des maîtres chirurgiens de Paris , et reçus ou agrégés en icelle ; qu'ils feront deux années d'apprentissage , et serviront les maîtres pondant six autres ; que ceux
qui désireront parvenir à la maîtrise n'y seront admis qu'après avoir fait le grand chef-d'œuvre qui sera composé d'un acte pour Tinimatricule d'une tentative , d'un premier examen , et de quatre autres, dont le dernier sera suivi de la prestation de serment.
L'art, iode l'arrêt du 1 2 avril 1749? l'^^it défenses à tous chirurgiens , de quelque qualité qu'ils soient , de composer, vendre ou débiter aucuns médicamens ou remèdes destinés à entrer dans le corps humain , et de signer des ordonnances pour en faire composer par les apothicaires ou autres.
CHISUME, ville épiscopale des jacobites , au diocèse d'Antioche dans la Syrie , entre Alep et Édesse. Il y a un monastère célèl)re où Jacques d'Édesse se retira après avoir quitté son siège. (Assem. ,//i Diss. deMonopli., tom. 2.)
Les évêques de Chisume sont :