‹ Bibliothèque sacrée (volume 2)Chapitre 3 sur 171 · Théoplianes,en i i47î sous Manuel (-omnènc · texte numérisé non relu

Théoplianes,en i i47î sous Manuel (-omnènc

i5. Léon, en 1280.

16. N..., ordonné par Métropbanes de Cyzique, devenu patriarche.

Kvéques Latins.

1 . Richard , dominicain , dont parleRaynald, tom. i5, Annal., ad an. i333.

2. Sigismond Miasckowski , Polonais , du même Ordre , nommé par Urbain viii, en 1643.

CIIERÏABLON (M. De) , prêtre et licencié en théologie. Nous avons de lui : Manière de se bien préparer à la mort par des considérations sur la Cène , la Passion et la mort de Jésus-Christ, avec de très -belles estampes emblématiques, expliquées par M. de Chertablon , in-4'' ? 1700.

Il y a dans cet ouvrage quarantedeux planches très-bien gravées, et accompagnées de discours qui en expliquent le sujet. Dans la préface, on découvre la véritable cause de la mort , les raisons de

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la crainteque cette mort inspire, et les considérations qui la peuvent faire cesser. Le sujet est tout chrétien , et contient ce qui se passa à la Cène lorsque le Sauveur lava les pieds à ses apôtres , lorsqu'il fut attaché à la croix , et lorsqu'il rendit son esprit à son père. {Journal des Sa^ansy 1700.)

CHERUB , un des Israélites de retour de Babylone qui ne put prouver sa généalogie, (i . Esdr. ,

ClIERUB, Cherubim. Le terme de cherub , en hébreu , signifie quehjuefois un veau ou un Ixruf. Èzéchiel, 1,10, met la face de charab comme synonyme à la face de bœuf. Le nom de charab, en syriaque et en chaldécn , signifie labourer , ce qui est le propre ouvrage des bœufs.

Saint Jean , dans le quatrième chapitre de l'Apocalypse , vers. 6 et 7 , appelle les chérubins des animaux. Toutes les descriptions que l'Écriture nous en donne , (quoique différentes entre elles, conviennent en ce ([u'elles représentent une figure composée de différentes choses, comme de l'homme , du bœuf, de l'aigle et du lion. Tels étaient les chérubins décrits par Ezéchiel , 1 , 5 et seq. ; et ceux que décrit saint Jean, Apocalyp., 4,6,7. Ainsi les chérubins n'avaient pas toujours une figure uniforme; mais les uns avaient la forme d'hommes , d'autres celle d'aigle , d'autres celle de bœuf, d'autres celle de lion , d'autres toutes ces formes à la fois. Ainsi MoLse appelle

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om'rage de chérubin ou en forme de chérubin , les représentations symboliques ou hiéroglyphiques qui étaient en broderies sur les voiles du tabernacle. {Exod., 26.)

CHÉRUBIN, Cherubus, esprit céleste qui tient le second rang de la première hiérarchie.

Les chérubins sont ainsi nommés de leurs lumières et de leur science. i^J^oyez Axge.)

Chérubin-, Ordre militaire en Suède , aussi appelé de Jésus ou Collier et Ordre des Séraphins.

Le collier était composé de chérubins d'or émaillés de rouge , et de croix patriarchales d'or sans émail, en mémoire du siège métropolitain d'Upsal. De ce collier pendait une ovale d'or émaillé d'azur, dans laquelle était un nom de Jésus en or. Cet Ordre , institué par Magnus iv, roi de Suède en 1334 ? ^^^ aboli par Charles ix , qui régna depuis 1604 jusqu'en 161 1. (Favin, Théâtre d'honneur et de chevalerie.)

CHÉRUBIN DE SAINT -JO- SEPH , religieux carme , nommé Alexandre de Borie dans le i;*^ siècle , naquit à Martel, dans la vicomte de Turenne , le 5 août i63g, et fit profession dans l'Ordre des Carmes en i656. Il enseigna la philosophie et la théologie dans plusieurs maisons de l'Ordre , fut deux fois provincial de sa province , et mourut à Bordeaux le 4 avril i'-25. Le père Chérubin s'étant occupé plusieurs années à faire des recueils sur l'Écriture , pour son usage

CHE particulier , il eut ordre de ses supérieurs , lorsqu'il y songeait le moins , de les ranger et de les faire imprimer pour l'utilité commune de tous les carmes.

Ces recueils , tirés des interprètes anciens et modernes , et de tous les auteurs c[ui ont écrit avec quelque sorte de succès sur la Bible , forment un gros ouvrage connu sous le nom de Bihliotheca crilicœ sacrée. Il contient dix-sept dissertations , partagées en quatre volumes in-fol. Le premier volume , imprimé àLouvain, chez Guillaume Strickwant , 1 704 , a pour titre :

Bibliotheca criticœ sacrœ circa omnes fere sacrorum libroruni difficultates . Opus plurimorum annorum , studiosis Scripturœ sacrœ par atum, tj-ronibus quàm maxime necessarium, Theologis omnibus percommodum, Concionatoribus etiam opportunum, doctis memoriœ juvandce idoneum , ex l'eterum Patrum tra— ditione , probatiorum inlerpretum curis , clariorum criticorum judiciis , non ingenii vi , sedpatienti labore collectum. Ce volume renferme cinq dissertations ; la première sur la lecture de l'Écriture-Sainte ; la seconde sur la manière de l'étudier ; la troisième sur les principes de la cabale des juifs; la quatrième sur le culte religieux des juifs, avant la construction du temple de Salomon ; la cinquième fait l'histoire de ce temple. Le second volume , imprimé à Louvain la même année, contient aussi cinq dissertations. La pre-

inière et la seconde , qui font la sixième et la septième de tout i'ouvra(;e , donnent une ample explication des sacrifices et des fêtes des juifs, la troisième , sur ce que l'Ecriture appelle VUrim et le 'l'hurnwùii ; la fjuatrième sur les écoles et les sectes des juils, la cinquième sur le Talniud et les autres livres que les juifs respectent. Le troisième volume, imprimé à Bruxelles, chez Jean Smedt , en 1705, ne renferme ([ue trois dissertations ; la première sur la cabale des juifs, où l'auteur examine quel usage les chrétiens peuvent faire de la théologie des rabbins ; la seconde roule sur le (gouvernement spirituel et pol^^jne des juifs; et la troisième contient une liste des versions modernes de l'Ecriture , avec les observations que les savans ont publiées sur ces versions. On trouve à la fin une lonjjue discussion sur la traduction du nouveau Testament de Mons. Le ([uatrième volume , imprimé à Bruxelles, i^oG, contient ([uatre dissertations ([ui , selon le plan de rouvra{;e , sont la quatorzième, la ijuinzième, la seizième et la dix-septième.

Dans la première , l'auteur parle encore de la version de la sainte Écriture en lan^jue vulgaire, et particulièrement de la version du nouveau Testament de Mons , imprimée à Liège en 1702. Il examine en quoi le texte du père Quesnel , dans son nouveau Test^iment , est conforme à celui de Mons, ou en est dififérent. Des versions françaises , il passe aux

italiennes, espagnoles, allemandes , etc. La seconde dissertation traite de l'usage licite ou illicite de ces versions de l'Écriture en langue vulgaire , et de la version des missels et des autres livres ecclésiastiques. Dans la troisième, il fait l'histoire des éditions de l'Écriture en plusieurs langues , ou des Bibles jjolyglottes.

La quatrième et dernière dissertation n'est qu'un catalogué des livres supposés à divers auteurs ecclésiastiques, à commencer par les apôtres, jusqu'au treizième siècle. Le père (^iiérnbin avait d'abord promis de donner sa fiibliotheca criticœ sacrœ en douze volumes in-fol., mais le malheur des temps ne lui ayant pas permis de continuer ce grand ouvrage , il forma un autre dessein qui , dans des bornes plus étroites , renfermât à peu près les mêmes connaissances , et qui fournît à .ses religieux , et à tous ceux qui s'adonnent à l'Écriture- Sainte tous les secours nécessaires pour avancer ilans la critique sacrée , et pour en surmonter les diilicuUés. Dans cette vue, il entreprit un autre ouvrage en 9 volumes in-8° , imjirimés à Bordeaux depuis 1709 jusqu'à 17 16, sous ce titre : Summa criticœ sacrœ , in rjnii scholastiCii methodo cxpoinmtur uni • versa Scripturœ Sitcrœprolegomena ad usum tlieologorum pro ^rheologiœ positivœ studio féliciter incohando. Ce que l'auteur nous donne ici n'est pas un abrégé de ce qui avait déjà paru de ses grandi» ouvrages. C'est dans

le fond d'une lecture prodigieuse qu'il a trouvé de quoi remplir ces neuf volumes, où il a soin de rapporter sur chaque difficulté les sentimens des interprètes et des critiques anciens et modernes. Ou remarque, dans le jugement qu'il çn porte , un grand respect pour l'antiquité , mais qu'il ne pousse pas jusqu'au mépris des nouvelles découvertes.

Cette Somme de la Critique sacrée peut tenir lieu de la Bibliothèque de la critique sacrée , que l'auteur n'a point achevée , comme nous venons de le remarquer. ( Voyez le Journal des Sa-

; les Mémoires

de Trévoux, 1710,1711,1712, 1713; la Bibliothèque des Auteurs ecclésiastiques du dix-huitième siècle, tom. i , pag. 227.

Bibliotheca Carmelitana, t. i,

col. 324.)

CHÉRUBINI (Laërtio ) , jurisconsulte de Norcia , ville épiscopale en Ombrie , mort vers l'an 1620, recueillit les constitutions etles bulles du pape saintLéon i" , et en forma le recueil que nous avons sous le nom de Bullaire.

Angelo - Maria Chérubini , son fils , moine du Mont - Cassin , l'augmenta et le publia tel que nous l'avons en quatre volumes.

D'autres y ont fait de nouvelles additions.

CHÉRUBIQUE, hymne chérubique. C'est un liymne que les Grecs cliantent avec beaucoup de solennité dans le temps qu'on porte les saints dons du petit autel , appelé V Autel de la Prothèse , au grand autel sur

CHE lequel on va faire le sacrifice. Cet hymne a pris son nom des chérubins dont il y est parlé. Cédrenus rapporte l'institution de cet hymne au temps de l'empereur Justinien. M. Simon , qui observe qu'elle ne se trouve pas dans les liturgies syriaques , qui ont été traduites de celles des Grecs, remarque en même temps qu'elle se trouve dans un exemplaire manuscrit de la théorie ou explication de la liturgie grecque de saint Germain , patriarche de Constantinople. (M. Simon , Remarques sur Vapologie de Gabriel, archevêque de Philadelphie. Gocir, Eu cologe.)

CHESAL , vieux mot français qui signifiait af^iennement maison et église ; domus casale , casalagium , templum. Ce mot se dit encore aujourd'hui dans quelques provinces , d'où vient Chesal'Benoit, qui est une union en congrégation de quelques abbayes de bénédictins , qui sont à présent réunies à la congrégation de'Saint-Maur. Chesal vient du latin casa , casala , casale.

Le mot de casa Dei est employé dans les Capitulaires de Charleinagne pour exprimer V Église ; et c'est le nom que portait autrefois l'abbaye de Chaise-Dieu en Auvergne.

CHESLON , ville de la tribu de Juda. {Josué , i5, 10.)

CHESNE (André Du), géographe et historiographe , né au mois de mai i584 , à l'Ile-Bouhard en Touraine, a été l'un des plus savans hommes du dix-septième siècle , pour l'histoire .

surtout pour celle du Bas-Em- })ire ; et c'est avec justice qu'on lui a donné le nom de père de l'Histoire de France. Il mourut à l'âge de cinquante-quatre ans, écrasé par une charette eu allant à sa maison de campagne à Verrière , le 3o mai 1640. On a de cet illustre savant, 1° une histoire des Papes , en deux volumes in-fol., à Paris, 1646, augmentée par François Du Cliesne, son fds,en i658, ibid. 2° Une histoire d'Angleterre, en deux vol. in-folio , qui passe pour médiocre. 3° Les Antiquités et recherches des villes de France.

4** Une histoire des cardinaux français, qu'il commença, et que son fils acheva en partie ; car il n'y en a que deux volumes in-folio, et il devait y en avoir quatre : cette histoire est fort utile. 5° Un recueil des historiens de France , sous le titre de Séries auctoruni omnium, qui de Francorum historia et rébus francicis , tum ecclesiosticis , tum sa'cularihus, scripserunt ah exordio rcgni Franciœ ad nostra usque tcriipora : cette collection , rare et précieuse, devait contenir vingt-quatre volumes ; l'auteur donna les deux premiers deimis l'origine de la nation jusqu'à Hugues (lapet , à Paris , en i636. Le troisième et le quatrième depuis Charles Martel jusqu'à Philippe-Auguste, étaient sous presse lorsqu'il mourut. Le cinquième, depuis Philippe-Auguste jusqu'à Philippc-le-Bcl , fut publié en 1641 par François Du Chesue ; le reste est demeuré

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manuscrit dans la bibliothèque des Golbert. André Du Chesne a aussi donné plusieurs autres ouvrages , tant en latin qu'en français ; quelques éditions d'auteurs anciens et modernes , comme des OEuvres d'Abailard , de celles d'Etienne Pasquier, etc., des histoires généalogiques ; celles des ducs et comtes de Bourgogne , des dauphins de \ iennois , des maisons de Dreux , de I>ar-le-Duc , Luxembourg, Limbourg, du Plessis-Richelieu, etc. ; On écrit diversement le nom d'André Du Cliesne en latin y ^ Qowwwe Andréas à (^uercu, Chesneus , du Chesneus et Querceamis. Il a lui-même quelquefois pris ce dernier nom. (Le Long, Hiblioth. hist. de France. Le Ytère Nicéron , tom. 7 de ses Mém.)

CHESNE (Jean-Baptiste), jésuite. Nous avons de lui , 1° Prédestinatianisme , ou les Hérésies sur la prédestination et la réprobation. 2" Histoire du Bayanisme. 3* La Science de la jeune noblesse. 4* Abrégé de l'Histoire de France et de l'Histoire romaine. 5" Abrégé de l'Histoire ancienne.

CHF^NEAU (Nicolas), dit Oucrculus , doyen de Saint-Sympliorien de Keiins, et natif de Turteron dans le comté de Rhétel , vivait en i58o. On a de lui un éloge de François Picart , sous le titre de Poëtica méditatio de vita et morte Domini Francisci Picarti, TheologiParisiensis , i556 , in-4''- ^""^ *^~ duction française des Avis et remontrances du cardinal Hosius ,

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touchant la ceriîiure contre les Trinitalres , à Reims , en i5-3 , in-8*'. Une autre traduction de l'Histoire ecclésiastique de Reims de Flodoard , et une des cinq livres de la messe évan^élique de Fabri d'Hailbrun , e'crite en allemand, et traduite en latin par Surius. (M. Drouet, édition de Moréri de i'j5g.)

CHESNEAU ( Au^^ustm ) , a donné un ouvrage intitulé : O/ phée eucharistique , à Paris , en 1677. (Dupin, Table des Jut.

ecclés. du dix-septieme siècle,

^ pag. 2876. )

^ CHESNOIS ( Antoine) , dominicain, né à Paris en 1620, fit profession dans le couvent de la rue Saint-Honoré de cette ville , le 29 juillet 1689, et alla aussitôt étudier la philosophie et la théologie à Toulouse. De retour en son couvent , il se consacra tout entier à la direction des âmes qui aspiraient à la perfection. Il fut aussi prieur à Paris, à Blainville , à Toul , et longtemps vicaire de la maison de son Ordre à Abbeville eu Picardie , dont il avait procuré la fondation. Il mourut à Dieppe, en odeur de sainteté , le 5 novembre 1 685, et fut enterré dans le couvent des dominicains de Rouen. C'était un grand zélateur de la dévotion du Rosaire. On a de lui plusieurs ouvrages ascétiques , qui ont tous paru sans nom d'auteur ; savoir : 1° Idée du Christianisme, ou conduite de la Grâce sanctifiante de Jésus- Christ , donnée à une âme chrétienne par un serviteur de Dieu,

à Rouen , en 1672 , in-12. 1° Le Chrétien disciple des maximes de Jésus, ibid., en 1681, in-12.

3*^ Le Chrétien imitateur des actions de Jésus , ibid., en 1684 , in-12. 4° Le petit Missionnaire de la campagne, etc., à Caen , in-24, 1673. 5" Le ]>ctit Père spirituel du Chrétien, ou Conférences spirituelles sur la solide dévotion clirétienne, divisées en ces trois parties : le Chrétien spirituel, le Chrétien intérieur, le Chrétien fidèle , à Rouen , 1676, in-12. ô" De l'Intérieur des actions ordinaires, à Rouen, i683, in-i6. 7^* LesRéglemciis du tiers- Ordre de Saint-Dominique , à Rouen , 1678 , in-16. 8" Le Eullaire authentique des Frères- Prècl'.eurs , à Rouen, en 1678, in-4''. 9° Instruction chrétienne pour les confrères du saint Rosaire ordinaire et perpétuel de la sainte Vierge, mère de Dieu, à Caen et à Rouen. 10° Les Devoirs avec les indulgences et les privilèges de la confrairie du saint ^"om de Jésus, suivant la nouvelle bulle de notre saint Père le pape Innocent xi , du 18 avril 1678, à Rouen , inr24. 1 1° Officium B. M. V. ad uswn Fvatruni et Sororuni Ord. Prœdic., cum piis officiis et orationibus , à Rouen, in-16, et à Toul, in - 8". 12" Un grand nombre de Lettres spirituelles qu'il écrivait aux. personnes de piété qui étaient sous sa direction :

on en conservait trois caliiers in-8** écrits de Sii main , dans la bibliothèque du couvent de la rue Saint- Honoré. (Le père.

CHE ."ï^cluird, Scn'pl. Ord. Prœdic, toni. 2, pafj. 7o3 et 704.)

CHESTER, Chestria, ville d'Angleterre dans le comté de ce nom. Elle est sur la Dée à l'endroit où cette rivière s'élargit en forme de golfe, dans lequel les vaisseaux peuvent aborder jusqu'à la ville avec le secours de la marée. La grande église qu'on y voit encore était autrefois un monastère de religieuses que fit bâtir le comte Leufric , sous le nom de Sainte - Werburge.

Pierre , évêque de Lichtfield , y transféra sa cathédrale vers Tan 1 1 33 , et ses successeurs se qualifièrent depuis d'évè(jues de Lichtfield, de Chesteretde Coventri ; mais Henri viii en fit un évèclié séparé sous la métropole d'York en \^\\. ( J^ojez Lichtfield. )

Conciles de Cliester.

Le premier fut célébré l'an 1167 aux fêles de la Pentecôte , etlesdix jourssuivans , touchant les immunités de l'abbaye de Belle. ( Labbe, 9. lîard. , 6. )

Le second , l'an 1 '}i^c\. Gilbert, évèque de Cbester , y présida , et y fit puldier quarante-un canons. Le ]jremier et le second recommandent aux curés la prière , la lecture , l'humilité , la continence, toutes les vertus évangéliques , etleur interdisent les spectacles, les festins peu honnêtes , les cabarets. Le quatrième condanme les curés qui corrompent leurs j>ropres paroissiennes à être renfermées toute leur vie dans un monas-

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tère après avoir fait cjuinze années de pèlerinage par pénitence.

Le neuvième règle les habits des prêtres. Le dixième veut qu'on n'élise que des curés savans et pieux .Le quinzième ordonne aux prêtres dedirel'oflice aux heures marquées d'une manière édifiante et religieuse. Le seizième leur ordonne de visiter les malades tous les dimanches ou toutes les fêtes , et de leur administrer les sacremens par eux-mêmes, à quelque heure qu'ils en soient requis. Le dix-septième défend d'enjoindre de f.iirc dire des messes à ceux ([ui sont dans le cas de la restitution ; mais il veut (ju'on les obligea restituer.

Le dix-neuvième défend de refuser le Viatique ou la sépulture pour des crimes occultes. Le vingtième défend aux curés de confesser ou de communier les paroissiens étrangers, Siins ])ermisiion du j)ape ou de leurs prcpies curés. Le vingt-deuxième ordonne tie donner la communion gratuitement et sans rien exiger le jour de Pàque. Le vinj^t-liuitième veut que les curés fassent des processions sans attendre Tordre de l'évèque (juand la nécessité l'exige. Le vingt-neuvième ordonne que les églises seront fournies de vases , livres , ornemens convenables , et que l'on fermera sous clef les fonts baptismaux et le sainfchrême. Le vingt-troisième ordonne que les religieux présenteront à l'évèque les religieux {[u'ils voudront placer dans les paroisses qui leur appartiennent.

Le vingt-cinquième abolit l'usage du serment de fidélité que les ecclésiastiques exigeaient des religieux qu'ils présentaient aux bénéfices, avant même qu'ils fussent institués. Le trente-septième et le trente-huitième regardent les mariages. Le trenteneuvième condamne les faux prédicateurs qui prêchaient et confessaient sans mission légitime pour amasser de l'argent.

Le quarantième et le quaranteunième excommunient différentes sortes de personnes, les séditieux , les voleurs des biens de l'Église , les calomniateurs , etc. (Labb., II. Hard. , 7. )

Le troisième concile fut tenu l'an 1292 par le même prélat.

On y fit sept canons. Le premier défend de laisser paître les animaux dans les cimetières. Le second défend de restreindre les oblations volontaires que le peuple fait à l'Église. Le troisième excommunie ipso facto ceux qui retiennent les dîmes.

Le quatrième recommande le silence et la modestie dans les églises. Le cinquième défend d'enterrer indifféremment dans l'église tous ceux qui le demandent , excepté les seigneurs et les patrons des églises , les curés et les vicaires. Le sixième défend de mettre des troncs dans les églises sans la permission de l'évêque. Le septième commande qu'on publiera ces réglemens quatre fois l'année. (Ibidem. )

CHESY , Casiacum , abbaye de l'Ordre de Saint-Benoît , située sur la gauche de la Marne ,

à deux lieues au-dessous de Château-Thierry, au diocèse de Soissons. On en ignore le fondateur, et le temps qu'elle a été bâtie. Il y a cependant des monumens qui font foi qu'elle existait dès le neuvième siècle , sous Charlesle-Chauve. Ce monastère ayant été ruiné par les Anglais en i4i4ï il demeura dans un état pitoyal)le jusqu'au commencement du seizième siècle , c[u'il fut rebâti par Antoine de Langeac, son abbé commendalaire. Les bénédictins de la congrégation de Saint-Maury furent introduits en i652, et y rétablirent l'observance régulière. {Gallia christ. y tom. 10, col. 427-) C'est sans fondement que La Martinière , sur l'autorité de Corneille, donne cette abbaye d'abord à l'Ordre de Prémontré, et ensuite à celui de Cîteaux. ( D. Vaissette , Géographie hist. , t. 6, p. 3o6. )

CHÉTARDIE ( Joachim Trotti de La ) , né le 23 novembre i636 au château de la Chétardie , paroisse d'Exidenil dans l'Angoumois , fut docteur en théologie , bachelier de Sorbonne et curé de Saint-Sulpice. Il prit possession de cette cure le i3 février 1696, et en donna sa démission dix jours avant sa mort , arrivée le 2q juin 1 7 1 4 ? dans la soixante-dix-huitième année de son âge. Il avait refusé en 1702 l'évêché de Poitiers par humilité.

Nous avons de lui divers ouvrages estimés, savoir : i" Howiliœ in quatuor partes dii'isœ , coniplectentes exposilioues Evangelioruni (piœ dominicis , aliisque

anni diehiis legiintur , 4 ^'^^' in-i2. 2" Homélies pour les dimanches et fêtes de l'année , 3 vol. in-4*'. 3° Catéchisme ou Abrcgdde la doctrine chrétienne, ci-devant intitulé , Catéchisme de Bourges , 4 vol. in-i2, septième édition, en 1714.4° Exercice de piété pendant la sainte Messe , et prières ou élévation pour sanctifier les vingt-quatre heures du jour et de la nuit.

5" Entretiens ecclésiastiques tirés de l'Écriture - Sainte , du pontifical et des saints Pères , ou retraite pourlesordinans, 4 vol.

in-i2. 6" Explication de I'Ajjocalypsc par l'Histoire ecclésiastique, pour prévenir les catholiques et les nouveaux convertis contre la fausse interprétation desministres, il'ourges en i(x)2, in-8° et in-4'' ; à Paris , avec figures, en 1701. A la fin de l'ouvrage , on trouve la vie de quelques Empereurs qui ont jursécuté l'Église, et celles de Constantin et de sainte Hélène, qui lui ont rendu la paix. •-" Preuves sommaires de la croyance de l'Église , etc. Le chevalier de la Chétardie , neveu du curé «le Saint-Sulpice, est auteur de deux petits ouvrages, écrits avec beaucoup d'esprit et de politesse , intitulés, l'un , Instruction jxuir un jeune seigneur; et l'autre, Instruction pour une jeune princesse ; le premier, imprimé in-i2 , à Paris en 1682 et 1(^87 ; le second , aussi in- 12 , en i684- On l'a réimprimé en itx)n à Amsterdam , avec le traité de l'éducation des filles , par M. de Fé-

nénélon. {Mémoires du temps. ) CHEYAGE. Selon M. de Perrière , le chevage est un droit de douze deniers Parisis qui se payait , sous peine d'amende , tous les ans au Roi, en quelques provinces, par les bâtards et aubains mariés qui y étaient établis.

(]e droit s'appelle c^er^g-e, parce que chaque chef marié ou veuf le devait , au cas qu'il fût bâtard ou aubain ; d'où vient qu'on l'appelle chevagier. M. Denisart dit que le chevage est un droit royal et annuel, auquel les étrangers qui venaient s'établir en France étaient assujétis par les anciennes ordonnances; que «e <lroit consistait fii 7 sols 6 deniers Parisis, mais (jue ce droit ne subsiste plus.

(CHEVAL. Le Seigneur défend aux Rois de son peuple d'avoir beaucoup de chevaux. {Deuter.^ 17 , 16. ) 11 ordonne à Josué de couj)er les jarrets aux chevaux des (IhanaiiéLUS ([u'il prendra dans les batailles , de brûler leurs chariots. ( Josué, 11,6.) (l'est , disent quelques commentateurs , afin que ces princes ne se servissent pas de ce prétexte pour ramener les Hébreux en Egypte à la tète d'une nombreuse cavalerie , en vue de tirer vengeance des Élgyptiens, et de s'emparer de leur pays. Le Pentateuque syriaque et nos versions ordinaires j)araissent favoriser en quelque sortc^ cette interprétation ; mais le grec, le samarn tain , l'arabe de Thomas Erpenius , imprimé à Lcyd»; en 1622, d'après le manuscrit de Scaliger,

en fi II les para phrases cil aida iques et le texte hébreu s'opposent également à cette explication.

Voici la teneur de la loi de Moïse :

Rdqlô idrbe-lô soiisim , velojoschw et-haam mitfraima , Zemadii harboth sous ; c'est-à-dire, mais ( le Roi ) n amassera point un grand nombre de chevaux , et ne permettra point à son peuple d'aller en Egjptepourj en faire amas. A la simple lecture de ce texte et de la traduction que nous en donnons, il est facile de s'apercevoir que Moïse défend aux rois des Hébreux de trop multiplier les chevaux, dans la crainte sans doute qu'ils ne ramenassent leurssujets , ou, pour mieux dire , qu'/7.y ne leur permissent d'aller ^ ou ne les obligeassent d'aller en Egypte pour y en acheter. Le mot hébreu lieschiv , qu'on traduit d'ordinaire par celui de ramener ou de faire retourner, peut très-bien signifier permettre ou obliger d'aller. Mais quelles pouvaient donc être les vues du législateur des Hébreux dans cette défense qu'il leur fait de multiplier les chevaux? C'est qu'il pressentait les malheurs dont ils seraient accablés si , épris des mœurs égyptiennes, comme ils ne l'étaient que trop , ils retournaient nn jour dans cette terre pour y faire amas de chevaux. Pour leur faire sentir combien ce retour était opposé aux desseins du Seigneur, Moïse leur annonce, dans le vingt-huitième chap. du Deutéronome ^ v. 68 , qu'ils deviendraient les esclaves de ce

peuple idolâtre s'ils abandonnaient le Dieu de leurs pères en s'attachant à des divinités factices ; et il leur prédit eu même temps ce même retour comme un honteux châtiment qui serait dû à leurs prévarications et à leur apostasie. Voilà le dessein , la véritable fin du législateur dans cet endroit de sa législation . Le Seigneur s'é tant déclaré le roi et le gouverneur immédiat du peuple hébreu, et ceux-ci l'a va nt accepté en cette qualité de la manière la plus solennelle, il était juste qu'on ne reconnût dans Israël d'autre souverain , d'autre monarque , d'autre roi que l'Etre-Suprême lui-même. Tout ce qui pouvait donc blesser cette théocratie directement ou indirectement , soit dans le gouvernement de l'Église , soit dans celui de l'État, tout cela devenait un péché énorme aux yeux du Seigneur , un crime de lèse-majesté divine.

Entreprendre une guerre , par exemple , sans les ordres les plus précis de la divinité , multiplier les chevaux et les chars dans les armées , et attendre uniquement ou principalement le succès de pareilles forces , c'était se rendre coupable d'une espèce d'apostasie , renoncer à la protection singulière qu'Israël avait éprouvée en tant d'occasions où ses affaires étaient les plus désespérées; prendre enfin des moyens illicites, condamnés, réprouvés par une loi qu'on avait juré de garder inviolablement : voilà pourquoi les prophètes menacen t

il souvent le pciiplo liélncii des plus terrililes eiiatimens , s'il lui arrive jamais de perdre de vue cette providence spéciale du Seigneur , pour se confier en d'autres forces que les siennes.

Voilà donc aussi pourquoi Moïse défend aux Hébreux de multiplier leurs chevaux ; et cette défense, considérée sous cet aspect, n'a rien que de très-raisonnable ; elle est juste , pleine d'équité , parfaitementanalogueauxalten lions du suprême monarcjue de ce peuple choisi ,qui, fulèle à l'observance de celle loi comme à beaucoup d'autres qu'il avait reçues , devait trouver , dans la toute-])uissance de son divin protecteur , des secours plus que sufllsans pour suppléer au défaut de ses chars et de ses chevaux , et pour triompher {^'lorieusement des elTorts réunis tle ses plus fiers et de ses plus redoutal>les enneniis conjurés à sa j)erle. Il doit donc passer pour constant (juc le lé{;islateur des Hébreux a eu deux vues j)rincipales en pronmlguant la loi ([ui leurdélend de multiplier leurs chevaux : la première , de leur inculquer l.i défiance de leurs propres forces, en leur inspirant la plus gran<le confiance dans lesecours de Dieu, tant de lois éprouvé, et par tles prodiges si frappans ; lasecoiKh-, de les tlétourner de l'idolàtrif dans hupielle ils seraient tombés en commerçant avec les égyptiens , «[ui passaient , du temps de Moise , pour d'excellens cavaliers , et chez qui les chevaux faisaient une des prin-

cipales branches du conimercc.

Que l'on réunisse donc ces deux objets , ces deux fins , ces deux motifs, et l'on aura saisi tout le plan du législateur dans la défense qu'il fait aux Hébreux d'aller en l'-gypte pour y faire amas de chevaux. ( Voyez l'ouvrage du père Fabricy, dominicain de la Minerve , qui a pour titre : Recherches sur Vépoque de Vecfuitation et de Viisage des chars t^questres chez les anciens, ou Von montre en même temps Vincertitutle des premiers siècles hi.storif/ues despeuples. )Ce savant ouvrage, imprimé à Kome eu 176-1 , se trouvait chez Durand, 1 i b ra i r e f ra n ça i s ; e t à Ma i-se ille , chez Mossy.

C H E V A L E R 1 E , Erpiitum ordo. Il y a quatre sortes de chevalerie , la militaire, militaris ; la régulière , regularis ; l'honoraire , honoraria ; et la sociale , socialis. La militaire est celle des anciens chevaliers , qui s'acquérait par de hauts faits d'armes, et que les Rois mêmes recevaient comme une marque d'iionneur. (i'étaitles chevaliers qui la conféraient ordinairement après le baptême des Princes , à leurs mariages , à leurs sacres , à leur couronnement , à une paix , devant ou après une bataille , ou une conquête considérable. La chevalerie régulière est celle des Ordres militaires qui portent un certain habit , qui gardent une certaine règle , et qui s'obligent à employer les armes en certaines occasions , comme à combattre les infidèles,

à défendre les pèlerins qui vont visiter les lieux saints , etc. La chevalerie honoraire est celle que les Princes communiquent aux autres Princes et aux premières personnes de leurs cours.

La chevalerie sociale est celle qui n'est pas fixe ni réglée par des statuts , ni confirmée par des papes. ( Vojez Justiniani , dans son Histoire des Ordres de Chevalerie , où il en compte quatrevingt-douze. Voyez aussi le catalogue des auteurs qui ont écrit des Ordres militaires et de chevalerie, qui est à la tète du premier tome de V Histoire des Ordres moîiastiques du père Hélyot. )

CHEVALET , eguulus. C'était un cheval de bois dont le dos allait en diminuant comme un tranchant de couteau. On asseyait sur cette machine ceux qu'on voulait tourmenter, et on leur attachait des poids aux pieds et aux mains pour les faire souffrir davantage. On suspendait aussi les patiens sous ce chevalet , par les pieds et par les mains , et on les brûlait avec des flambeaux ardens , ou on les déchirait avec des tenailles. ( Jérôme Maggi , Traité du chevalet.)

CHEVALIER, Eques. La dignité de chevalier est le premier degré d'honneur de l'ancienne milice , qu'on donnait avec certaines cérémonies à ceux qui avaient fait quelque exploit signalé qui les distinguait des autres gens de guerre. Les plus célèbres chevaliers sont les Hospitaliers de Saint- Jean-dc-Jéru-

salem, qu'on appelle aujourd'hui chevaliers de Malte , du nom de l'île où réside le grand-maître, ( Voyez Malte. )0n rapportera sous cette lettre tout ce qui est du ressort de la Théologie touchant les chevaliers.

CHEVALIER , prêtre et chanoine de Saint- Amable de Riom.

On a de lui : Office de saint Amable, en latin et français, avec l'histoire de sa vie , et deux dissertations sur le temps et le lieu de sa mort, in-i 2. Dansla seconde dissertation, l'auteur prouve, contre M. Savaron , que saint Amable a été inhumé à Riom , et n'y a point été transféré de Clermont, ( Journal des Savans, 1 702, p. 4 18 de la première édit.)

CHEVALIER (le père Angélique), prédicateur récollet, a donné : la Semaine édifiante , partagée en sept entretiens instructifs sur l'état des hommes dans ce monde et dans l'autre , in- 8". Cet ouvrage qui peut servir à nourrir la piété , est muni de plusieurs approbations qui en donnent une idée très-favorable.

{Journal des Savons, 1726, pag. 261 delà première édition.)

CHEVANES ( Nicolas de ) , né à Autun , fut avocat et receveur des décimes. Il s'établit à Dijon vers l'an 1620, et mourut vers l'an 1654. On a de lui , entre autres ouvrages, 1° De duplici unius Episcopi in eâdem diœcesi sede disquisitio juridico-historica , etc. 2" Différentes pièces concernant l'expulsion des anciens religieux de Cîteauxet l'introduction des réformés dan^

CHE cette abbaye. 3° Tout ce qui regarde cette affaire pour et contre est amplement détaillé dans un ouvrage imprimé in-4'' , à Paris, chez Jean Bessin, en i656, sous le titre de Défense des réglemens faits par les cardinaux , arche- \>éqiies et évéques , pour la réformation de V Ordre de Citeaux ^ par commission des papes , à V instance du Roi , par les abbés et religieux de Vétroite observance du même Ordre. 3" On a encore de Nicolas Cljevanes une lettre où il examine si on donnait autrefois la communion aux énerguniènes. Cette lettre se trouve à la page 4oi du second volume des Mémoires de Briiys, imprimés en 1761 . ( Voy. Cliarles Févret dans son dialo};ue, de clarisfori burgundici oratoribusj et M. de La Mare, dans son Conspectus hist. burgund. )

CHEVANES ( Jacques - Auguste de ) , fils du précédent , né à Dijon le 18 janvier 1624, iut reçuavocatle 16 novembre iGji), et pourvu, le 29 septembre i G-|8, d'une charge de secrétaire du Roi en la chancellerie, près le parlement de Dijon, qu'il exerça jusqu'en 1672. Il mourut le 29 novembre i6ç)0. On a de lui :

1» Plusieurs factums qui sont recherchés des connaisseurs , sur les matières ecclésiastiques et les anciens titres. 2° Coutumes générales du pajs et duché de Bourgogne , avec les annotations de M. Bégat, président, et du sieur de Prmgles, avocat audit parlement, revues, corrigées et augmentées de plusieurs arrêts,

auxquels on a ajouté les notes de M. Charles Dumoulin , à Châlons, i663, in-4°. 3« Des vers grecs et latins. 4° Des mélanges que l'on trouve sous le nom de Chevaneana dans le second volume des Mémoires de Brujs y imprimés en 1751. 5" D'autres ouvrages manuscrits , dont on peut voir le catalogue dans la Biblioth. des Aut. de Bourgogne, par M. Papillon.

CHEVANES ( Jacques ) , fils de Nicolas et frère de Jacques-Auguste , né à Autun , entra jeune j);irmi les capucins, et mourut à Dijon en 1678, âgé de plus de soixante-dix ans , après cinquante-cinq ans de profession.

Oïl a de lui : 1° Un ouvrage (ju'il fit, étant encore novice, pour la défense de l'état religieux , contre M. Le Camus, évtque de lùllay , sous ce titre : Les entretiens curieux d'IIermadore et d'umwjrageur inconnu, divisés en deux parties par le sieur de Saint-Agnan , à Lyon , i634, 111-4". ^^- I^^' Camus y répondit, en 1635 , par ses éclaircissemens de Méliton sur les Entretiens.

2° Conduite des Illustres , ou les maximes pour aspirera la gloire d'une vie héroïque etclirétienne, Paris, 1657, 2 vol. in-4°. 3" Les justes espérances du salut, opposées au désespoir du siècle , à Lyon, 2 vol. in-4''. 4" Harangue funèbre de Louis-Gaston-Charles de Foix de La Valette , duc de Candale , à Dijon, i658, in-4*'. 5" Oraison funèbre de Jean-Baptiste Gaston de France, fils de Henri-lc-Giaad , à Lyon,

3o CHE

1660.6'" L'Amour eucharistique victorieux des impossibilités de la nature et de la morale , contenant plusieurs discours pour l'octave du Saint-Sacrement, à Lyon , 1666, in-4°. 7° L'incrédulité savante et la crédulité ignorante, au sujet des magiciens et sorciers, avec la réponse à un livre intitulé : Apologie pour les personnages qui ont été faussement soupçonnas de magie , par Gabriel Naudé , à Lyon, 167 1 , in-4°. Vie de saint François d'Assise, à Dijon, 1676, in-4". (Genuensis. Wadingue, in Syllaho et in appendice. Le père Jean de Saint-Antoine, Diblioth.

univ. francise. , tom. 2 , p. 99. ) Ce dernier auteur dit que le père Chevanes vivait encore en

CHEVASSU (Joseph), curé des Rousses dans le diocèse de Saint- Claude , mort à Saint-Claude sa patrie, le 25 octobre 1762, à soixante - dix - huit ans , était l'exemple du troupeau qu'il instruisait. On a de lui : 1° Des méditations ecclésiastiques , 6 vol. in-i2 , 1764 , où il y a des choses solides , mais peu touchantes. 2° Le Missionnaire paroissial, ou Prônes pour les dimanches et les fêtes de l'année , 4 vol in-i2 , renfermant ses prônes et des conférences sur les principales vérités delà religion.

3° Abrégé du Rituel romain, avec des instructions sur les Sacremens , Lyon, 1746, in- 12.

CHE\ EUX . Les Hébreux portaient les cheveux longs , comme ils venaient naluiellement. 11

leur était défendu de les couper en rond , comme les Arabes , les Ammonites, les Moabites , et d'autres peuples faisaient, pour imiter Bacchus cjui avait ainsi porté sa chevelure. {Leuit., 19, 28. ) Il était aussi défendu aux Hébreux de couperleurs cheveux en l'honneur du mort , c'est-àdire , d'Adonis, mais non dans les autres deuils. Les prêtres se les faisaient couper non avec des rasoirs, mais avec des ciseaux , pendant qu'ils étaient occupés au service du temple tous les quinze jours.

L'usage n'a pas été uniforme sur les cheveux chez les différens peuples. Saint Paul, qui observe le soin que prennent les femmes de leurs cheveux , dit qu'il est honteux à l'homme de laisser croître les siens. ( i. Cor. y II, V. 14 et i5. ) Les cheveux longs furent à la mode sous la première race de nos Rois. Le Roi les portait très-longs , ses parens de même , et la noblesse à proportion de son rang et de sa naissance. Le peuple était plus ou moins rasé ; et l'homme serf l'était tout-à-fait. Charlemagne portait les cheveux courts, etson fils encore plus. On recommença sous Hugues Capet à les porter un peu plus longs. On discontinua ensuite jusqu'à Louis xni qui aimait fort ses cheveux , et qui fut cause qu'on les porta longs.

Les moines qui quittaient le monde , se coupaient les cheveux pour montrer qu'ils renonçaient à tous les ornemens

mondains , et qu'ils faisaient vœu de sujétion à leurs supérieurs. Une infinité de conciles ont ordonné aux clercs de porter les cheveux courts ( CarthaginenseJV. Trullan.Trid., sess.

i4» c. 6,cIeRe/orm.); d'où un savant théologien conclut,aprèsPanorme , Sylvestre , Navarre , etc. , que de les porter longs , est un péché mortel de sa nature dans les ecclésiastiques. Certheos absolvendosnonputarem, dit Grandin , qui fluctuantes ad humevos usque , qui concinnatos nac non etiani rcspersos pulvci c ad vanitatem in morcni aulicorum crinés gestarevelletit. (Grandin.;

Autrefois , les personnes (|ualifiées faisaient couper les premiers cheveux de leurs en fa us par d'autres personnes de (jualité , qui étaient regardées comme les pères spirituels de ces eufans. Charles Martel envoya son fils Pepiit à Luitprand, roi des Lombards, afin qu'en lui coupant les cheveux , selon la coutume, il devînt son père S])irituel. Il était aussi d'usage chez les anciens de se couper quelcpies cheveux pour attester la véiilé de leur parole. C'est ainsi que le comte de Rotrou , confus des reproches qu'on lui faisait d'avoir emprisonné Ilildebert , évccjue du Mans, ordonna de le faire sortir de prison ; et , pour marque de sa sincérité et de sa parole , coupa une partie de ses cheveux , et les envoya à sa mère.

( Du Cange , ad verb. Capilli.

Voyez Thiers , Traité des Perruques. )

CHE 3i

Par rapport aux vierges consacrées à Dieu , l'usage de garder ou de couper les cheveux était différent selon les lieux. A Milan on ne coupait point les cheveux aux vierges. En Afrique, nonseulement les vierges conservaient leurs cheveux , elles les portaient même dénoués pour montrer qu'elles étaient, selon la parole de l'apotre , fiancées à Jésus-Christ, et qu'elles avaient renoncé à tout autre époux. 11 y a une loi de l'empereur Théodose, de l'an Sgo, qui défend aux femmes de cou[)er leurs cheveux , sous prétexte de faire profession de la vie religieuse, et f[ui ordonne la peine de déposition contre les évè([ues (jui les admettent en cet état aux sacremens de l'Église. Cette loi est conforme au dix-septième canon du concile de Gangres, t[ui défend aux femmes de se raser les clieveux par un motif de piété.

( Dom Ceillier, Uist. des Auteurs sacrés et ecclésiastiques , t. lo, pag. 445.)

CHEMLLIER (André), docteur de la maison et société de Sorbonne, et bibliothécaire de la même maison, naquit à Pontoise en iG36, de parens pauvres.

Un de ses oncles, curé de Veaux, au diocèse de Rouen , le forma d'abord à l'étude et l'envoya ensuite à Paris, où il parut en licence avec tant d'éclat, que M. l'abbé de Brienne, depuis évêque de Coutances, lui céda par respect pour son mérite, le premier lieu de licence , et en fit même les frais. Devenu biblio-

thécaire de Sorbonne, M. Chevillier profita de la facilité que lui donnait cette place pour s'appliquer à l'étude et composer quelques ouvrages. Il mourut le le 8 avril 1700, âgé de soixantequatre ans , après une vie nonseulement studieuse et appliquée , mais encore très-pieuse et si charitable , qu'on le vit plus d'une fois se dépouiller luimême , et vendre jusqu'à ses livres pour soulager les pauvres.

On a de lui , i ** une dissertation latine sur le concile de Chalcédoine , touchant les formules de foi , dédié à M. l'abbé deBrienne, à Paris, in-4° , 1664. 2° Origine de l'imprimerie de Paris , Dissertation historique et critique, à Paris en 1694, in-4". Cet ouvrage est souvent cité dans les Annales trpographici de M. Maittaire.

3° Le grand Canon de l'Église grecque , composé par André de Jérusalem, et traduit en français, à Paris en 1699, in- 12. C'est plutôt une paraphrase qu'une traduction : elle est dédiée à madame de Miramion , que l'auteur estimait fort , et qu'il connaissait particulièrement. Il a eu aussi quelque part au catalogue deslivres condamnés et défendus qui parut en i685, et qui fut mis à la suite du mandement de M. du Harlay , archevêque de Paris, du i*' septembre i685. {Mcm. du temps. )

CHEVRE. Il était permis aux juifs d'en manger, et Dieu ordonna à Moise de faire une partie des voiles du tabernacle avec du poil de c\ic\ïe.{Ijxod., 25,4-)

Les chèvres ont la salive Venimeuse et brûlante ; d'où vient que quelques coutumes, et en particulier celle de Nivernais, défendaient d'en nourrir dans les villes : quelques autres défendaient seulement de les mener paître dans les héritages d'autrui. ( Vojez l'article 84 de la coutume de Normandie ; l'article \52 de celle d'Orléans; et l'article 196 de celle de Poitou.)

CHEVREAU (Urbain), écrivain illustre du dix -septième siècle , naquit à Loudun le 20 d'avril 161 3, et fit dès sa jeunesse des progrès rapides dans les belles-lettres. Il fut secrétaire des commandemens de Christine, reine de Suède, et conseiller de Charles -Louis, électeur palatin. Ce fut dans la cour de ce prince qu'il eut le bonheur de contribuer à la conversion de la princesse Elisabeth-Charlotte sa fille , qui épousa depuis le duc d'Orléans, frère de Louis xiv. Il revint en France après la mort de l'électeur, et le roi Louis xiv le choisit , sur sa réputation , pour précepteur du duc du Maine. Il remplit ce poste avec distinction , de même que celui de secrétaire des commandemens du même prince , jusqu'à ce qu'il quitta librement la cour pour vaquer plus particulièrement à son salut , dans le lieu de sa naissance, où il mourut après vingt années de retraite le i5 février 1701 , dans sa quatrevingt-huitième année , laissant une bibliothèque très-choisie, et les livres suivans de sa façon

CHE 1 ° Le Tableau de la Fortune , en i65i. 2° L'iiistoire du Monde, en 1686, réimprimée plusieurs fois depuis, et en dernier lieu à Paris en 1717, 8 vol. in-12, considérablement augmentée par M. Bourgeois de Chassenet , ouvrage utile et savant, où l'on trouve riiistoire grecque , la romaine , la maliométane et celle de la Chine bien discutées, de même que l'histoire des plus célèbres villes de l'univers , et des merveilles du monde. 3" Les Considérations fortuites , traduites de l'anglais de Joseph Hall , sous le titre de Méditations occasionelles, imprimées en 1660, avec un autre traité du même Joseph Hall, intitulé: Dcluiranquillité de l'Esprit, traduit aussi par M. Chevreau. 4" L'école du Sage , en 1664. 5° Vi\ volume de lettres en 1642. 6" Hcrmiogène , roman ingénieux, en 1648. 7" Remarques sur les poésies de Mallierbe, en 1660. 8° OEuvres mêlées , à La Haye , en 1697 , deux volumes in-12. 9^* Chcvrœami ^ en 1697 et 1700 , deux volumes:

c'est un des bons ouvrages qui ait été composé en ce genre. (Le père Nicéron , à l'onzième tome de ses Mcmoircs. M. Dreux tlu Radier, BibUothhque histori(/ue et critique du Poitou. ^L Titon du Tillct, Parnasse français ., second supplément.)

CHEZAL-BENOIST, casalebenedictum , abbaye de l'Ordre de Saint-Benoît, située dans le Berry, à trois lieues d'Issoudun, et à huit de Bourges , sur la rivière d'Arnon. Elle fut fondée

CHË 33

l'an 1093 par le B. André de Yallombreuse , homme instruit à fond dans la connaissance des Lettres, et d'un talent merveilleux pour gagner les âmes. Ce religieux vint en France à la demande de Godefroy , comte de Châlons , seigneur de Saint-Aignan , et fonda, en 1087, ^^^ biens de ce seigneur, un monastère sur les confins des diocèses d'Orléans et de Chartres , qu'on nomma d'abord Sih'iniacuin , à cause d'un bois épais où il était situé, et ensuite Corneliacum , Cornilly, à cause des reliques de saint Corneille qu'on y apporta, André de Yallombreuse ayant été attiré peu de temj)s après dans le diocèse de Bourges par Eudes Erpin, vicomte de Herry, il obtint du ]»rieur et des chanoin«'S de Saint-Cyric d'Issoudun la permission de faire bâtir un monastère au lieu a\)pc\éChezal-Malan en la paroisse de Danq>ierre , dépendante de ce (Chapitre. Tous les seigneurs du voisinage , et surtout Godefroy , seigneur d'Issoudun , contribuèrent à ce nouvel établissement. Léger, archevêque de Bourges, dédia l'église à la Vierge et aux apôtres saint Pierre et saint Paul, et y établit le B. André pour premier abbé , vers l'an 1096. Celte abbaye fut appelée dans la suite Chezal-Uenoît; elle devint avec le temps très-considérable , et chef d'une congrégation qui portait son nom, et qui fut érigée vers le commencement du seizième siècle, et confirmée par le pape Léon X l'an i5i6, à la prière du

roi François i^'. Cette congrégation s'unit à celle de Saint-Maur vers l'an i636, à condition que l'une des six provinces dont la congrégation de Saint-Maur était composée porterait le nom de Chezal-l^enoît. L'abbé était régulier , électif et triennal. (La Martinière , Dict. géogr. Gallia christ., tom. 2, col. 162, nov.

edit. )

CHIAPA, ville épiscopale de l'Amérique, sous la métropole du Mexique , est habitée par quatre cents familles espagnoles et cent indiennes , qui y occupent un faubourg particulier.

On rappelle Cliiapa - Real ou Ciudad-Réal , pour la distinguer d'une autre Cliiapa , qu'on nomme des Indiens. La principale église, érigée en cathédrale en i544) <^^t la seule paroisse de la ville où les jésuites ont un collège , les dominicains un autre , et les franciscains un couvent.

Évêques de Cliiapa.

1 . Rarthélemi de Las Casas , dominicain de Séville , devint premier évèque de Chiapa l'an i544' ^^ renonça à son évèché à cause des persécutions qu'on lui suscita, revint en Espagne, et mourut à Yalladolid l'an i55o.

On a de lui l'Histoire générale des Indes, en trois volumes, et d'autres ouvrages. ( Vojez Bau-

THÉLEML DE LaS CaSAS. )

2. Thomas Cassilias , dominicain, fut nommé évèque en l'an 1 55o , et mourut l'an 1 56^ .

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