‹ Bibliothèque sacrée (volume 2)Chapitre 53 sur 171 · Anastliase , assista au concile de Rome, en · texte numérisé non relu

Anastliase , assista au concile de Rome, en

7 . Jean , au concile de Rome, en 868. (Ital. sacr., tom. 10, col. 177.)

CITATION, était l'ajournement donné par un appariteur, en vertu d'un mandement verbal ou par écrit du juge d'église.

L'ordonnance de Louis xii , de l'an i5i2, art. 46, et celle de François \", à Ys-sur-Tliille , du mois d'octobre i525, cli. 12, art. 26, enjoignait à tous juges ecclésiastiques d'exprimer, dans toutes les citations cjui seraient par eux octroyées, les causes d'icelles, afin c[u'on put savoir si la connaissance de l'afifctire dont il s'agissait leur appartenait, et réciproquement elles défendaient aux juges laïques de décerner aucunes inhibitions sans avoir vu la citation , et sans exprimer dans ces inhibitions

CIT quelles en étaient les causes.

(De Perrière, Dictïonn. de Droit, au mot CiTATiox.)

Citation à cri public et à son de trompe. Cette forme de procéder par citation d'un accusé à cri public, est ordinaire dans les cours séculières ; mais, selon Fevret et d'autres jurisconsultes, elle n'était point permise aux juges d'église, et elle a été défendue par plusieurs arrêts rendus contre les évèques de Paris, d'Orléans, etc. {^ Voyez Xcs Mémoires du Clergé , tom. 6, pag. 272,2'73,28o,28i;ettom. 7, pag. 816,817,818.)

(.iTATiox du Droit civil et canon. Voyez Droit.

CITÉ, c/w'/</i-. Quand il s'agit de l'anti([uité , cité signifie pour l'ordinaire un état, un peuple avec ses dépendances, comme était civil os AEdiiorum , aujourd'hui ceux d'Autun. Cependant les anciens auteurs donnentaussi le nom de cité à une ville seule, comme fait Cicéron en sa neuvième Philippi([uc, au sujet de Marseille. A présent, comme autrefois , on ne donne guère ce nom qu'aux villes capitales d'un pays, ou au moins à celles où il y a siège épiscopal.

Jérusalem a été appelée la cité sainte, parce qu'elle était le centre de la seule religion véritable. Le Paradis est la cité céleste.

La cité de Dieu est un ouvrage de saint Augustin , divisé en vingt-deux livres , dans lequel ce s^iint docteur trace une vive peinture des deux cités ; la céleste et la terrestre , c'est-à-dire ,

Clï 13")

des bons et des médians. {J oyez Saint- Augustin. )

CITE AUX, Cisterciwn, était une abbaye célèbre et chef de l'Ordre qui })ortait son nom , émané de celui de saint Benoît.

On croit que le nom de Citeaux vient du grand nombre de citernes qu'on y avait creusées.

Elle était située dans le diocèse de Chàlons-sur-Saône en Bourgogne, à quatre lieues de Dijon.

Ce fut Robert , abbé de Molesme, dans le diocèse de Langres, qui la fit bâtir Tan 1098, par les libéralités d'Othon I", duc de Bourgogne , et par le secours de deux prélats, Gautier, évèque de Chàlons, et Hugues, arclievè([ue de Lyon. Robert, étant retourné à Molesme , laissa Albérie abbé de Cîteaux , en l'an io9<)- Etienne qui lui succéda dix ans après, reçut dans sa réforme saint Bernard et ses compagnons. Tels furent les commencemens de l'Ordre de Cîtiaux, qui fleurit et qui s'étendit si fort dans la suite. L'abbé de Citeaux était géiiéral d'Ordre, conseillerné du parlement de Dijon , et chef de dix-huit cents monastères d'hommes'et presque d'autmt de maisons de filles. Il était, régulier, et Partit le 3 de l'ordonnance de Blois voulait <pi 1 fût élu par les religieux proTès de l'abbaye de Cîteaux, dans la forme prescrite parles constitutions canoniques.

L'Ordre de Cîteaux était distribué en différentes filiations ou congrégations. Clia([ue filiation avait pour clief un abbé.

i36 CIT

dont dépendaient les abbés particuliers et les abbesses. Tout l'Ordre avait pour supérieur-général l'abbé de Cîteaux, qui, quoique général et chef de tout l'Ordre, était cependant visité, de l'autorité du Chapitre général, par les quatre abbés de la Ferté, dePontigny, de Clairvaux et de Moriniont , qu'on appelait communément les quatre premières filles de Cîteaux.

Mais hors de là il était luimême dans l'entier pouvoir du Chapitre - général , quand le Chapitre ne tenait pas. 11 avait droit de visiter par lui-même et par députés, quand il le jugeait nécessaire, tous les monastères de l'Ordre, de quelque ligne et filiation qu'ils fussent ; et pendant ses visites, il pouvait exercer tous actes de juridiction, corriger et réformer les abus suivant la carte de charité et autres statuts de VOrdre.

Les religieux de Cîteaux pouvaient, avec une permission expresse de l'abbé de Cîteaux , prendre des degrés et même le bonnet de docteur (ce qui était interdit à beaucoup d'autres moines); ils avaient des collèges dans les Universités les plus fameuses. Celui de Paris fut fondé sous le titre de Saint-Bernard, ])ar Etienne de l'Exenton , abbé de Clairvaux , mort en 1242.

(j'était le plus ancien collège de Paris. {Vojez Baronius, A. C, 1098. Sainte -Marthe , Gallia christ.^ tom. 3, pag. 242. Les yînnales de Cîteaux ^ en quatre volumes in-fol. , par .\nge Man-

rique de Bourges. Le Ménologe de Cîteaux , par le père ChrysostômeHenriquez,du mêmeOrdre.

L'Essai de l'Ordre de Citeaux, par dom Le Nain. Les Privilèges de l'Ordre de Cîteaux, imprimés à Paris, en 1713 , et l'arrêt du Conseil-d'État, du 1 9 septembre 1681.)

CITER, est appeler quelqu'un en justice par le ministère d'un officier public , qui est un huissier ou un sergent en juridiction séculière , et un appariteur en juridiction ecclésiastique , qui fait à l'officialité la fonction des huissiers ou sergens des autres juridictions.

CYïEMlE.cisterna. Il y avait beaucoup de citernes dans la Judée pour conserver l'eau , tant à cause que la plupart des villes étaient bâties sur des montagnes où il n'y avait point d'eau , que parce que les pluies ne tombent régulièrement en ce pays qu'au printemps et à l'automne. Ou voit encore aujourd'hui beaucoup de citernes dans la Palestine , dont les unes sont longues de cent (cinquante pas et larges de soixante ; d'autres longues de cent-vingt-deux pas et larges de cinquante-quatre.

CITHARE, Cithara. Voyez

CiNXARE.

CITIIARIZA, château bâti par l'empereur Justinien en Arménie dans l'Asthiane entre les monts Antitaurus et Masius , au nord de la Comagène et de la Mésopotamie. C'était un siège épiscopal de la seconde Arménie , au diocèse de Pont, sous la métropole

€IT «ie Molatiatli, qui est à présent un bon bourg de l'Aladouli sur l'EupIirate. Il y a eu un évêque nommé Marie n , souscrit aux canons in Trullo.

CITHONIA, île de la mer Egée , appelée présentement G aura y vers la côte d'Artique entre les îles de Ciam et de Délos. Elle est remplie de montagnes , et a peu d'habitans. On y mit au treizième siècle un évêque latin.

1. jN..., auquel nous avons plusieurs lettres dupa peinnocent m.

Page 1