‹ Bibliothèque sacrée (volume 3)Chapitre 106 sur 473 · Nicolas Colbert · texte numérisé non relu

Nicolas Colbert

io3. André Colbert.

104. Charles -Daniel-Gabriel de Pestel-deLévis-deThubières-deCaylus, sacré le 1er mars iy05.

io5. Jacques-Marie de Caritat de Condorcet, né dans le diocèse de Die en Dauphiné, en 1703, sacré évêque de Gap, le 28 janvier \jl\2, fut transféré à Auxerre en 1754.

106. Jean-Baptiste-Marie Champion de Cicé, né en 1725, sacré évêque de Troyes, à Rome, par le pape Clément XIII, le 3 septembre 1758, nommé à l'évêché d'Auxerre en 1761, mort en i8o5.

Conciles d'Auxerre.

Le premier se tint l'an 578, sur la discipline. Ce n'est qu'un synode diocésain qu'Aunachaire , évêque d'Auxerre, assembla, et qui ne fut composé que d'abbés, de prêtres et de diacres. On y fit quarante-cinq réglemens conformes à ceux des conciles de Mâcon, si on en excepte quelques-uns.

Le premier défend de jouer au cerf ou à la génisse, c'est-à-dire, de courir le masque déguisé en bête, ou de donner des étrennes à la mode des payens aux calendes de jarfvier.

Le troisième défend de faire le service divin dans les maisons, ni de s'acquitter de ses vœux auprès des arbres ou des fontaines, ou des pierres qui étaient au bout des chemins et des sentiers, sur lesquels on exprimait quelques figures d'hommes que les payens honoraient sous le nom du dieu Terme, inter sentes.

Le quatrième défend tous les sortilèges et toutes les manières de pénétrer l'avenir qu'on nomme les soits des saints.

Le dix-neuvième défend aux prêtres, aux diacres et aux sous-diacres de dire, de servir ou d'assister à la messe, après avoir mangé.

Le vingt-sixième condamne un abbé qui laisse entrer des femmes dans son monastère, à être renfermé trois mois dans un autre, pour y vivre au pain et à l'eau. {Reg. tom. 12. Lab. 5.)

Le second concile se tint l'an 663.

Nousen avons quelques canons,dont le premier ordonne que tous les clercs sauront par cœur le symbole attribué à saint Athanase. On croit que c'est la première fois dont il est parlé de ce symbole en France. Pagi.

Le troisième concile se tint l'an 6ç5 ou 697, touchant l'office divin.

(Lab. tom. 1, nov. bïblioth. manuscrite, pag. 427. Hanl. tom. 1.)

Le quatrième, l'an 841. On y prescrivit un jeûne de trois jours pour les affaires de l'État qui était pour lors agité par les guerres. (Lab.

tom. 7. Hard. 4)

Le cinquième, l'an 1147, en présence du pape Eugène III, dans la cause de Gilbert de la Pore, évêque de Poitiers, qui fut renvoyé au concile de Reims. (De Rives, epitome.

Can. Con. brev, histor. Concil. p. 52.)

Le sixième, l'an 1077. Hugues de Die, légat du pape Grégoire VII y présida, et l'on y jugea quelques évêques de France, entre autres Manassez de Reims, accusé de simonie.

(Tom. io concil. pag. 36o.)

Le septième, l'an 1094, le 16 octobre. Hugues, archevêque de Lyon et légat, y présida à la tète de trentedeux évêques et de plusieurs abbés.

On y renouvela l'excommunication contre l'empereur Henri IV, surnommé le Vieux et le Grand, et contre l'antipape Guiber. On y excommunia aussi, pour la première fois, Philippe 1er mi de France, qui avait répudié Berthe, fille de Florent, comte de Hollande, en 1093, pour épouser Bertrade de Montfort, qu'il enleva à Foulques Rochin , comte d'Anjou.

BAYEUX, Bajocœ , ancienne ville de Normandie dans le Bessin , dont elle était la capitale. Elle est à deux lieues de la mer, et à cinquante de Pans, sur le bord de la petite rivière

DES ÉVÈCHÉS DE FRANCE

d'Aure. Elle est

maintenant cheflieu d'une des sous-préfectures du départemeat du Calvados : son commerce consiste en bœufs, moutons, chanvre, beurre : on y fabrique des toiles , draps , velours de coton et surtout des dentelles de fil. Cette ville fut souvent pillée et ruinée par les Normands et les Danois dans les neuvième et dixième siècles. Elle avait vicomte, bailliage, sous le parlement de Rouen. Son évêque est suffragant de l'archevêque de cette métropole. Il avait soixante dix mille livres de revenu , et payait quatre mille quatre cent trente-trois florins de taxe. L'église cathédrale dédiée à Notre-Dame est très-belle; ses tours, son horloge, son portail, son architecture sont surtout remarquables. Le chapitre était composé de cinquante chanoines, entre lesquels étaient le doyen, le chantre, le chancelier , le trésorier, l'archidiacre, le sous-doyen , le sous-chantre, l'écolàtre, le théologal, etc. On comptait dans le diocèse , érigé dans le quatrième siècle , six cent onze églises paroissiales divisées en quatre archidiaconés et seize doyennés. Outre l'église cathédrale, Bayeux contenait dix-sept paroisses, et grand nombre de maisons ecclésiastiques et religieuses. Les guerres civiles du seizième siècle y firent de grands maux ; les calvinistes s'en emparèrent en i56a, pillèrent les églises, renversèrent les autels et les tombeaux, y abolirent l'exercice de la religion romaine, et y commirent des impiétés dont le souvenir fait encore horreur. Le diocèse de Bayeux renferme aujourd'hui cinquante-deux cures et cinq cent quatre-vingt-dixsept succursales. Il compte en outre vingt-huit communautés religieuses de différens Ordres. Le chapitre est composé de onze chanoines; il y a en outre treize chapelains épiscopaux et une oflicialité.

Evêques de Bayeux.

1. Saint Exupère, autrement saint Spire. Voyez sa vie sous son nom.

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a. Saint Ruiinien. On fait sa fête Verberie de la même année. Il fut le 5 septembre dans l'église de Saint- tué par les barbares, c'est-à-dire par „ >. :i „^;nu„mi les Danois, vers l'an 859. {Annal.

S. Bertin.)

22. Tortolde, obtint de Louis, roi de Germanie, l'évêché de Baveux,

Exupère, où il est inhumé.

3. Saint Loup, ordonné par Sylvestre , archevêqne de Rouen , vers l'an 458. Voyez sa vie.

4. Saint Patrice succéda à saint Loup. God. Thaun. Il mourut le ier archevêque de Sens , qui était son novembre vers l'an 469. parent. Les pères du concile de Sa-

5. Saint Manvé ou Manvieu , de vonnière ou deToul, en 859, le trou

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en 859, par le crédit de Venillon,

Bayeux même. Breviar. Bajec. Il mourut le 27 juin de l'an 480.

6. Saint Contés, dont il est fait mention dans la vie de son prédécesseur. Il mourut le 19 janvier, et fut transporté à l'abbaye de Fécan , où l'on en fait la fête. On le nomme aussi Context et Contest.

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