Jean Dyse de Saléon , sacré le 16 avril
72. Joseph - Gaspard - Gilbert de Chabannes, né dans le diocèse de Clermont en 1702, sacré le 29 janvier 1736.
73. Jean-Louis d'Usson de Bonnac, né à Paris en 1734; sacré le 14 février 1768. Député aux Etats-généraux, il fut le premier évêque qui refusa le serment à la constitution civile du clergé. A l'époque du concordat de 1801, il ne voulut pas se démettre de son siège*, il ne donna sa démission qu'en i8i5. En »8»7 il fut nommé premier aumônier du Rok Il est mort à Paris en 1821.
74- Jean Jacoupy, né le 28 avril 1761, sacré le 18 juillet 1802, installé le 17 octobre de la même année.
AIRE, u4 dura ou Atura, ainsi appelée à cause de l'Adour qui l'arrose, était un siège épiscopal suffragaBt d'Auch. On croit que cette ville fut bâtie du temps de l'empereur Honorius. On l'appelait anciennement Vif cus-Julii, et nous voyons que les évêques, en souscrivantaux conciles, se disaient Vico-Julienses. On estime que ce Vicus-Julii fut détruit par lesNormands, et que ses évêques furent obligés de se retirer ailleurs, soit au Mont-de-Marsan, soit dans un lieu nommé Vascons , d'où ils prirent le nom, tantôt de Martianenses, tantôt de Vasconenses : mais pourquoi ne dirait-on pas que la ville d'Aire d'aujourd'hui a été bâtie sur les ruine* ou proche de Vïco-Julius?
D'anciennes médailles qu'on a trouvées en creusant dans un champ voisin de cette ville, semblent l'indiquer, et on y voit encore à présent des restes du palais d'Alaric, roi des Visigoths. La ville d'Aire est située dans un terrein fertile; elle a été très-forte, riche et grande : sa distance de Paris est de i56 lieues.
On trouve dans le diocèse d'Aire le bourg de Saint-Séver, autrefois célèbre par une abbaye de bénédictins, qui lui a donné sou nom. On l'appelle Cap de Gascogne-, le Montde-Marsan, qui est le titre d'un ai-
DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE
chidiaconé, et la petite ville de Sainte-Quitterie, très-ancienne et illustrée par le martyre de cette vierge. Son église con-cathédrale avec celle d'Aire, à cause des reliques dont elle est enrichie, était fréquentée par un grand concours de peuples qui y venaient de toutes parts.
L'église cathédrale d'Aire est dédiée à la sainte Vierge.
Les premières dignités du chapitre étaient deux archidiaconésjilyavait en outre dix chanoines. Le diocèse, quoique de peu d'étendue, renfermait deux cent onze paroisses. Aujourd'hui on y compte vingt-huit cures, deux cent vingt succursales et trente-neuf vicariats. La cure de la cathédrale est réunie au chapitre qui se compose de neuf chanoines.
Evêques d'aire.
1. Saint Marcel, le premier évêque d'Aire dont nous ayons connaissance, était sur ce siège en 5o6, comme on le voit par la souscription de Pierre, prêtre, qui assista pour lui au concile d'Agde de cette année.
Il gouvernait encore cette église en 533, qu'il se trouva et qu'il souscrivit au second concile d'Orléans.
2. Rustique, assista au second concile de Mâcon, en 585, et y souscrivit.
3. Philibaud, gouverna pendant quelque temps, comme préfet, la ville d'Aire, mais avec tant de douceur et de prudence, que le peuple le demanda pour évêque et l'obtint. Ce fut vers l'an 620.
4- Asinarius, après une longue vacance, monta sur le siège d'Aire. Il se trouva à un certain concile de Narbonne, sous Daniel, métropolitain, en 788. Nous ne connaissons point ceux qui lui ont succédé jusqu'à la fin du dixième siècle.
5. Gombauld, fils de Sanche-le- Grand, appelé évoque de Gascogne, l'était tout à la fois d'Aire, de Basas, et de presque toutes les églises de la Novempopulanie, même d'Agen ; ce qu'on peut voir par une charte du monastère de la Règle de 977, où il
se nomme lui-même évêque de toute la Gascogne.
6. Arsias ou Arsivus, surnommé Racha , eut aussi le titre d'évêque de toute la Gascogne, du temps de Guillaume Sanche, comte de cette province, en 980.
7. Raimond Ier, nommé Vétulus, suivant Marca, d'après le cartulaire de Lescar, tint, à l'exemple de ses prédécesseurs, six évêchés, c'est-àdire, Basas, Aire, Acqs, Lavaur, Oleron et Lescar. Il assista au concile de Toulouse en io56, dans lequel il ne se nomme qu'évêque de Basas; peut-être avait-il honte de dire qu'il l'était encore de plusieurs autres églises; cependant il conserva tous ces évêchés jusqu'en 1059, qu'on voit Raimond le jeune, évêque de Basas, et de Lavaur, suivant Marca, qui cite une charte de l'église de Lavaur, où.
ce Raimond le jeune dit que le pape Nicolas lui avait donné ces deux évêchés dans le concile de Latran ou Romain en 1067.
8. Pierre Ier, moine de l'abbaye de Saint-Séver, en 1061, io63, 1080, 1084, 1092.
9. Guillaume Ier. Or ne sait que l'année de sa mort, marquée dans le nécrologe de l'abbaye de Saint-Séver, en n i5, le 11 cal. décembre.
10. Vital Ier, surnommé de Saint- Hermet,succédaàGtiillaumeeni 11 5.
11. Bon-homme, en 1120, 1122. Il est compté parmi les évêques qui s'assemblèrent à Bordeaux en ii3i, pour terminer un différend qui était entre les évêques de Lescar et de Béziers. Le nécrologe de saint Jean de Castella marque sa mort en ufa.
12. Odon d'Arbessan, archidiacre et chanoine d'Ausch, doit avoir succédé à Bon-homme, quoiqu'il ne soit parlé de lui qu'en 1170. Il vivait encore en 1180.
i3. Guillaume II, suivant Othenart etMM.deS.iinte-Marthe,en 1188.
i4« Martin Ier, suivant les mêmes auteurs, en 1194. Il était en même temps abbé de Jean de Castelle.
i5. Vital II en 1311. Le nécrologe de Saint-Séver dit qu'il fut moine.
i4 CATALOGUE
16. Jean h* fut un des évêques 35. Gaisias II, surnommé Arnaldi,
qui, en 1216, se trouvèrent aux ac- en îîçi.
corcls de mariage entre Pétronille, 36. Bernard III, dit Brune, fut fait
comtesse de Béziers, etGuydeMont- évéque d'Aireen 1399, eton letrouve
fort, fds du comte Simon, duc de sur les tables en 1409, 1410, 1416. On
Narbonne, dans la ville de Tarbes, dit qu'il assista au concile de Con-
le dimancbe après la fête de tous les .saints. On le place communément sur le siège d'Aire depuis 1209 jusqu'en 1220.