Franrois II de Balaguier, frère
du précédent , moine bénédictin et prieur de la Rainière, fait évèque en i566, mourut fort âgé.
54. Arnauld IV «le Pontac, d'une famille illustre de Bordeaux, et distinguée par une longue succession de présiclens à mortier , et de premiers présidens au parlement de cette ville, apprit parfaitement dans sa jeunesse les langues hébraïques et grecques. Il monta sur le siège de Bazas en 1672, assista à l'assemblée du clergé de Blois, d'où il fut député vers le roi pour plusieurs affaires importantes. L'assemblée de Melun le députa encore vers Henri III en 1579. Sponde dit qu'il parla avec force sur la nécessité de rétablir la discipline ecclésiastique, et de ne nommer aux bénéfices que des gens savans et vertueux. Il enrichit aussi de plusieurs bons ouvrages la république des lettres, de ses commentaires sur le prophète Abdias , et de ses notes sur la chronique d'Eusèbe. Il légua par son testament douze mille écus d'or pour les réparations de sa cathédrale , qui avait été presque renversée par les hérétiques , et il mourut le 4 février i6o5, dans son château de Jaubertes.
55. Jean Jaubert, des seigneurs de Barraut, abbé de Solignac, ordonné a Rome au mois d'août 1611, assista aux états assemblés a Paris en 1614 et en 1620. Il eut l'honneur de complimenter le roi Louis XIII qui revenait du Béarn. Il admit les capucins dans sa ville épiscopale, et il fut transféré à Arles en i63o.
56. Nicolas de Grillié, de Bray sur la rivière de Seine, le plus fameux prédicateur de son temps, fut pourvu de l'évêché de Bazas a la recommandation de la reine Anne d'Autriche, en i63i, et transféré à Usez, en i634-
57. Henri Listolfi, abbé de Saint- Nicolas de la Forest , aumônier du roi, fut ordonné dans l'église des religieuses de l'Ordre de Saint-Dominique a Poissy, le 8 juin i634, par Léonore d'Estampes , évèque de Chartres, assisté des évêques de
DES ÉYÊCHÉS DE FRANCE. i4i
Dariianie et d'Orléans. Il assista à 61. EdmeMongin, sacré le 11 mars
l'assemblée du clergé à Mantes en 1723.
1641. Les ursulines s'établirent de 62. Jean - Baptiste - Amédée de
son temps à Bazas. Il mourut à Tou- Grégoire de Saint-Sauveur, né dans louse le 18 mai i645. Godeau,
le diocèse de Mende en Languedoc en 1708, sacré le 11 octobre 1746.
(Gall. Christ., tome 1, page 1189 et suiv.)
Conciles de Bazas.
Il y eut un concile à Bazas en 35i ou 358 , contre les Ariens. (R. t. 3, L. t. 2, H. t. 2. in indice.)
Il y en eut un autre en 442» dont les canons sont confondus avec ceux du concile de Vaison. (Reg. 7, Lab.
3; Hard. 1.)
Le Gallia Christiana fait aussi mention d'un concile tenu à Bazas l'an 529, tome 1, page 393.
BEAUVAIS, Bellovacum, ville de France, ancienne capitale du Beauvaisis, dans l'Ile de France, est actuellement chef-lieu du département de l'Oise. Elle est sur le Thérain, à seize lieues de Paris. Le duc de Bourgogne l'assiégea en vain eni472 avec une armée de quatre -vingt mille hommes ; les femmes se signalèrent sous la conduite de Jeanne-Hachette.
Il s'y fait un commerce considérable en toiles et en étoffes de laines; il y a aussi une manufacture de belles tapisseries, de toiles peintes. Il y avait présidial et bailliage. Saint Pierre est l'église cathédrale, et quatre autres petites églises en relevaient; savoir, Saint -Barthélemi, Saint-Nicolas, Saint-Michel et Notre-Dame, ce qui fait qu'on les appelait les filles de Saint-Pierre. Le chœur de cette cathédrale, qui fut commencé dès l'an 991, estune pièce admirable, tant pour sa hauteur et sa largeur, que pour le dégagement de son travail, la belle ordonnance l'église des Jésuites de la rue Saint- de sa voûte, et la beauté de ses de- Antoine, par l'évêque de Vabres, hors. Le chapitre était composé de accompagné des évêques de Saint- six dignités, savoir, le doyen, l'ar- Brieux et de Tarbes. Il fit réparer chidiacre de Beauvais, le chantre, le les maisons épiscopales qui furent trésorier, l'archidiacre du Beauvaibrûlées en 1697, et bâtir un sémi- sis et le sous-chantre. Leschanoines naire dont il donna la conduite aux étaient au nombre de quarante-deux, barnabites. parmi lesquels il y avait le chance-
évêque de Grasse, fit son oraison funèbre à Paris dans l'église des augustins en présence du clergé. Son corps est inhumé dans le chœur de la cathédrale de Bazas.
58. Samuel Martineau, fils d'un conseiller au parlement de Paris, docteur de la maison de Sorbonne, chanoine de la cathédrale, fut nommé par le roi en 1646 au mois de février et ordonné le 17 juin suivant dans l'église des religieuses du Calvaire.
Il mourut dans son château épiscopal de Gans le 24 mai 1667.
59. Guillaume IX de Boissonade, grand-chantre d'Agen, nommé en 1688, et ordonné la même année, le 29 avril, àlssi, proche de Paris, dans l'abbaye de Sainte-Anne par l'archevêque d'Auch, assisté des évêques «le Cahors et de Nevers. Il se signala beaucoup par son zèle pour la foi catholique contre les calvinistes, dont il détruisit le temple qu'ils avaient à Bazas. Il était de l'assemblée générale du clergé de France de 1682 à Paris, où il mourut le 22 septembre. Il est inhumé à Saint- Sulpice.
60. Jacques-Joseph de Gourgues, fils d'un président à mortier du parlement de Bordeaux, docteur en théologie de l'université de Paris, était un des députés du second ordre dans l'assemblée du clergé en 1682. Deux ans après, il fut nommé à l'évêché de Bazas. Les brouilleries qui arrivèrent entre Rome et la cour de France, furent cause qu'il ne put prendre possession qu'en 1693. Il fut ordonné le i5 novembre dans
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lier et le pénitencier. Il y avait encore dans la ville six églises collégiales, treize paroisses, trois abbayes.
L'évêché érigé dans le troisième siècle est suffmgant de l'archevêché de Reims, et son diocèse comprenait cinq cent quatre-vingt-dix-huit paroisses.
Le chapitre se compose aujourd'hui de neuf chanoines; le diocèse renferme trente-six cures, quatre cent quarante-deux succursales et quinze établissemens de congrégations religieuses de diftèrens ordres.
L'évêque de Beauvais était seigneur temporel et spirituel de cette ville, et en qualité de comte il était le premier des comtes -pairs ecclésiastiques. Son revenu était de cinquante mille livres, et sa taxe en cour de Rome de quatre mille six cents florins.
Evêques de Beauvais.