J. Eudes III, abbé de Saint-Germer, en
55. Henri de France, frère de Louis VII, roi de France, en 1 149. Il passa ensuite à la métropole de Reims.
56. Barthélemi de Montcornet, succéda à Henri en 1162, et mourut au mois de juin 1 1-5.
5j. Philippe de Dreux, de l'illustre maison de ce nom, 111 s île Robert, comte de Dieux, de la famille royale, frère puîné de Louis VII, et d'Agnès de Braine, frère d'Henri, évêque d'Orléans, fait évêque en 1175. Il fit le voyage de la Terre-Sainte en 1178, fut pris par les infidèles, et
conduit prisonnier à Babvlone, d'où il fut obligé de se racheter à prix d'argent. Il y retourna avec Philippe- Auguste, roi de France, et Richard, roi d'Angleterre, en 1187, et se trouva au siège de la ville d'Acon au mois d'octobre 1190. La guerre s'étant rallumée entre les deux rois, Philippe avec ses troupes fondit sur les bataillons anglais: il fut encore fait prisonnier, et ne fut délivré que par Jean, successeur de Richard, en 1202, à condition de payer six mille marcs d'argent pour sa liberté. Il aurait été plus propre à conduire une armée qu'à faire les fonctions épiscopales.
11 mourut après avoir fait son testament, et beaucoup de bien à son église en 1217. Il lut inhumé dans le chœur.
58. Mi Ion I", de Chàtillon, dit de Nanrenil fils de Gaucher, seigneur di'Nanteuil-Laiosse, et d'Helvide, dame du même lieu, chanoine de Beauvais, ensuite prévôt de Reims, fut postulé pour archevêque de cette ville en 120 (; mais il ne put obtenir cette dignité étant encore trop jeune.
Il succéda à Philippe sur le sié«e de Beauvais, en 1217, avant d'être ordonné. Il partit pour la Terre- Sainte, et se trouva au siéi:e de Damictte, où combattant généreusement, il fut fait prisonnier par les infidèles en 1219. Jean, évêque de Soissons, administrait alors l'église deBenivais.il revint en 1223, et assista aux funérailles de Philippe- Auguste, et peu «le temps après au sacre de saint Louis, en qualité de pair de France. La cathédrale de Beauvais fnt brûlée sous son pontificat, et il consacra une partie île ses revenus a son rétablissement. S'étant ensuite brouillé avec le roi, qui punit quelques séditieux de la vibe de Béarnais, il alla à Rome trouver Je pape, qui lui donna le duché de Spolette. Il mourut en revenant en France, après avoir demeuré trois ans en Italie, vers l'an 1234-
59. Geofroi II, de Clermont, surnommé tle Nesle, ordonné en 1234, le jourdeNoël, siégeait encore en 1236.
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60. Robert de Cressonsart, fils de Drogon de Cressonsart, dans le Beauvaisis , et d'Agnès , était doyen de Beauvais. Il fut élu évêque en 1236, la veille de Saint-Barthélemi. Il leva l'interdit que Milon avait prononcé contre la ville, et réconcilia ses diocésains. Il s'accommoda aussi avec saint Louis sur quelques droits que ce prince prétendait lui être dûs. Il fit le voyage de la Terre-Sainte, et mourut dans l'île de Chypre en 1248, selon la chronique de Nangis.
61. Guillaume Ier de Grès , originaire de Brie, siégeait en 1257. Il est qualifié dans les archives de Sorbonne de premier proviseur de ce collège. Il mourut en 1267.
62. Renauld de Nanteuil, doyen de Beauvais, élu en 1267, eut» aussibien que ses prédécesseurs , de grands démêlés avec le maire de cette ville, qui furent enfin terminés sous son pontificat. Il mourut le 17 septembre 1283.
63. Thibauld de Nanteuil, neveu du précédent, élu la même année, mourut en i3oo.
64. Simon de Clermont de Nolle, succéda à Thibauld, et mourut en
65. Jean de Marigni , frère d'Enguerrand, comte deLongueville,etc, élu évêque de Beauvais en i3i3, fut fait archevêque de Rouen, etc.
66. Guillaume Bertrand II, de Briquebec, noble famille de Normandie, élu en i3|7, mort en i356.
67. Philippe d'Alençon, prince de la maison royale, fils du comte d'Alençon, fit son entrée à Beauvais le zl\ mars 1357. Il passa de-là à l'archevêché de Rouen.
68. Jean II deDormans, garde-lois de France et chancelier, élu le 17 juillet i36o, fit bâtir le collège de Beauvais à Paris. Grégoire II l'envoya en Angleterre pour y traiter de la paix. Il avait déjà été fait cardinal par Urbain V. Il baptisa à son retour le roi Charles VI que Charles de Montmorency tint sur les fonts dans l'église de Saint-Paul en i368.
Enfin il mourut à Paris le 7 novem-
bre 1373. Il est inhumé dans le chœur des chartreux devant le grand autel.
69. Jean Daugeran III, évêque de Chartres, et président de la chambre des comptes de Paris, succéda à Jean de Dormans , quand il fut fait cardinal. Il mourut en i375.
70. Milon de Dormans, chancelier de France, frère de Guillaume, archevêque de Sens, nommé évêque de Beauvais en i375 , mort le 17 août 1387, inhumé à Paris dans le collège de Beauvais.
71 . Guillaume III de Vienne, abbé de Saint-Martin d'Autun, prêta serment de fidélité au roi, le dernier jour de septembre 1387 -, transféré à Rouen en i388.
72. Thomas d'Estouteville , d'une ancienne et noble famille de Normandie, succéda à Guillaume en i388, et mourut en i3ç5 le 22 mars.
73. Louis I" d'Orléans, moine de l'abbaye de Saint-Lucien, puis évêque de Poitiers, succéda à Thomas, et mourut à Jérusalem le 27 mars i397.
74. Pierre II de Savoisy, président de la cour des Aides de Paris, prêta serment de fidélité au roi pour l'évêché de Beauvais, le 19 février 1397, et prit possession le 25 mai 1399.
Il fut envoyé vers l'antipape Benoit pour tâcher d'éteindre le schisme.
Il mourut le i3 septembre »4l2> et fut inhumé dans sa cathédrale.
75. Bernard de Chevenon, évêque d'Amiens, prit possession le 19 janvier i4i3, et fut envoyé avec le duc de Bourgogne au roi d'Angleterre pour traiter de la paix. Il mourut le 10 février i4!9- On lui substitua Eustache de Lactise, chancelier de France, président de la chambre des comptes, chanoine et sous-chantre de Beauvais, qui mourut avant de prendre possession en 1420. Il n'est point compté au nombre des évêques de ce siège.
76. Pierre III Cauchon, Champenois , des Vidâmes de l'église de Reims, docteur en théologie de la faculté de Paris, obtint Pévêché de
DES ËVÈCHÉS DE FRANCE
Béarnais par la faveur du duc de Bourgogne, auquel il était très-attaché. Ce prince l'honora de sa visite en 1420. 11 assista au sacre de Henri VI , roi d'Angleterre, à Paris, en i43 1. Comme il était contre leroidiarles VI, dès qu'il apprit que ce prince était à Beauvais, il se retira à Rouen, où il présida au procès qui fut fait à la Pucelle d'Orléans. Il passa au siège de Lisieux en i433, et mourut en 1441 •
77. Jean IV Juvénal des Ursins , maître des requêtes en 1416, avocat général en 1429, prêta serment de fidélité au roi pour l'évéché de Beauvais en i432, et passa à Reims.
78. Guillaume de Hellande, d'une famille illustre de Normandie, et archidiacre de Reims, élu en i444- Il fut un des commissaires dans la révision du procès de la Pucelle d'Orléans. Il mourut le 3 avril 1461.
Il fut enterré clans le chœur de la cathédrale de Beauvais.
79. Jean V de Bar prit possession cie ce siège le 20 juin 1462. Philippe, duc de Bourgogne, assiégea la \ille de Beauvais sous sou pontificat. Il mourut en 1487. Son corps est inhumé dans le chœur de la cathédrale.
80. Louis II de Yilliers de Lisle- Ailam, alla au concile de Pise eu 1488, et mourut le 24 août i52i. Il fui inhumé dans la cathédrale-
8j . Antoine Lascaris de Tende, fils «l'Honoré Lascaris ne Vintimille, comte deTende, surnommé le Grand, et de Marguerite Carette des marquis «le Finare, fut d'abord évèque de Riez en Provence, et ensuite de Beauvais, dont il prit possession le 9 juillet i523. Il passa au siège de Limogea en 1529.
82. Charles Ier de Villiers, abbé de Sainte-Marie du Val, fils d'Antoine «le Lisle-Ailam et d'Agnès «lu Moulin «le Fontcnai, neveu de Louis de Villiers, chanoine «le Beauvais, fait par son oncle archidiacre de cette église le 9 avril i5oi , était évèque de Limoges. Il fut ensuite le premier que le roi nomma à l'évéché de Beauvais,
dont il prit possession par procureur le 24 mars 1529. Il mourut en i535, et fut inhumé dans son abbaye du Val.
83. Eude de Coligny, cardinal de Chàtiilon , fils de Gaspard, colonel de cavalerie, et «le Louise de Montmorency, sœur d'Anne de Montmorency, connétable «le France, fut nommé par François Ier, en i535.
J^oyez les historiens du temps.
84. Charles II «le Bourbon, cardinal, fit son entrée à Beauvais le 24 mai 1472, et abdiqua en 1575. Voyez archevêques de Rouen.
85. Nicolas Fumée, de Paris, abbé de Saint-Pierre -de -la -Couture du Mans, originaire des seigneurs des Roches eu Touraine , et fils de \ artin, maître des requêtes, et «le Martine d'Alès, fut pourvu de l'évéché «le Beauvais , par la résignation du cardinal «le Bourbon, et prit possession le 29 septembre 1570. Il eut beaucoup à souffrir «le la part de la ligue sous le «lue «le Mayenne, qui le fit mettre en prison à Noyon. Il était très-attaché à Henri IV. Il mourut à Chartres le 3 mars 1591. Son corps fut porté «lans le tombeau, de ses ancêtres près de Loches en Touraine.
86. René Potier, fils aîné de Nicolas, seigneur de Blancménil, président au parlement «le Paris, chancelier de la reine, et d'Isabelle Baiilet, était conseiller d'état quanti Henri IV le nomma évèque de Beauvais.
Il fut ordonné en 1595. Il assista aux États «le Paris en 1614 et 161 5. Les capucins furent reçus île son temps dans la ville. Il mourut le \ octobre
1616. Son corps fut inhumé dans l'église des Saints-Innocens à Paris.
87. Augustin Potier, grand aumônier d'Anne d'Espagne , reine de France, succéda à son frère René, et fut ordonné à Rome le 17 septembre
1617, dans l'église de Saint-Louis «le la nation de France. Il assista à l'assemblée générale du clergé à Paris, en 1625, et à celle des notables du royaume en 1626. Il mourut dans son château de Bresle le 19 juin i6o5.
itf.6
Son corps fut inhumé dans le chœur «Je la cathédrale.
88. Nicolas II Choart, évêque et comte de Beauvais, Vidame de Gerberoy, pair de France, fils de Théodore , seigneur de Buzenval, et de Madeleine Potier, sœur du précédent, fut ordonné à Paris le 8 janvier i65i, dans l'église de Saint-Magloire des prêtres de l'Oratoire, par Léonore d'Estampes de Valençai, archevêque et duc de Reims, assisté des évèques de Soissons et de Saint IMalo, fit son entrée le i5 février, et assista au sacre de Louis XIV. Il mourut le
21 juillet 1679.
89. Toussaint de Janson de Forbin, fut transféré de l'église de Marseille à celle de Beauvais le 16 août 1679, et créé cardinal au mois de lévrier de l'an 1690. Le roi Louis XIV le chargea de diverses ambassades tant auprès du souverain pontife que de plusieurs princes d'Allemagne, et il s'en acquitta toujours avec beaucoup de prudence et de sagacité. Il futnommé grand-aumônier de France en 1706, et mourut en 1713.
90. François -Honorât de Beauvilliers de Saint-Agnan, sacré le ier octobre 1714, abdiqua l'an 1728.
91. Étienne-René Potier de Gesvres, fils de François-Bernard Potier, duc de Tresme,etde Marie- Magdeleine-Louise-Geneviè ve de Seiglière de Bois -franc, né à Paris en 1693, fut sacré évêque de Beauvais le 6 juin 1728, et créé cardinal en
Il a assisté au conclave du grand pape Clément XIII. ( GalL. christ.
tom. 10.)
92. François-Joseph de la Rochefoucault-Bayet, né en 1735, sacré le
22 juin 1772, périt dans le massacre des carmes, le 2 septembre 1792.
( Le siège fut supprimé en 1801 et rétabli par le concordat de 1817.)
93. Claude-Louis de Lesquet, né en 1770, sacré é\êque de Beauvais en 1823, transféré a l'évêché de Rennes.
94. François-Jean-Hyacinthe Feutrier, né à Paris en 1785, sacré le 24 avril 1825.
Conciles de Beauvais.
Le premier fut tenu en 845, en la présente de Charles - le -Chauve.
On y ordonna Hincmar, archevêque «le Reims a la place d'Ebbon, déposé depuis dix ans. On y dressa aussi huit capitules touchant les biens, les droits et les privilège* de l'Église. (Mahfil. sœc. 4 bén. t. 2.)
Le second concile fut tenu l'an 1114. Conon, évêque de Palestrine, y présida, et l'empereur Henri V y lut excommunié. (Reg. 26. Labb. 10.
Hard. 6.)
Le même Conon en tint un autre l'an 1120. On y canonisa saint Arnoul de Soissons. II y en eut aussi un l'an 1124, et un autre l'an 1161.
Odet de Chàtillon, cardinal et évêque de Beauvais, tint deux synodes en i554 et i55y, avant qu'il se fût déclaré pour les hérétiques. Augustin Potier, vers l'an 1643, et Nicolas Choart de Buzenval, en i653, ont publié des ordonnances synodales.
BELLEY, Bellicium, ville épiscopale sous la métropole de Besançon, et autrefois capitale du Bugey, est située à cent lieues de Paris. Cette ville est très-ancienne à en juger par les urnes sépulcrales qu'on y a trouvées, et les restes d'un vieux temple de Mercure dont on voit encore trois colonnes, dont deux de trente -cinq pieds, et quelques pierres sculptées qui semblent désigner la mère des dieux. Elle fut entièrement brûlée en i385, excepté l'église, le palais épiscopal, et la maison des chanoines.
Amédée VIII, duc de Savoie, la rétablit et la fit environner de murailles et de tours. Elle avait un bailliage sous le parlement de Dijon, ressortissant au présidial de Bourg, et une élection. Après avoir souvent changé de maître, elle fut cédée en 1601 à la France, à qui elle est unie irré\ocablement. L'église cathédrale est dédiée à saint Jean-Baptiste : le chapitre était composé d'un doyen, d'un archidiacre, d'un archiprêtre, d'un primicier, d'un chantre, d'un trésorier, d'un sacristain, et de dix-huit
DES ÊVÊCHÉS DE FRANCE
chanoines : Us embrassèrent la règle de saint Augustin en n42> et furent sécularisés en 1578 ou 1579. Aujourd'hui il est composé de onze chanoines, y compris les vicaires-généraux et l'archiprêtre. L'évêque était seigneur temporel de la ville, et se «lisait prince tlu saint-empire : il avait huit mille livres de revenu, et trois cent trente-trois florins de taxe en cour de Rome. Il y avait dans la ville de Belley des cordeliers de l'Observance , des capucins , des religieuses de la Visitation et des ursulines.
Les congrégations religieuses sont maintenant au nombre de deux pour les hommes et de sept pour les femmes ; il y a en outre un grand nombre d'établissemens de sœurs de Saint- Joseph , de Sainte- Marthe et de Saint-Vincent de Paul, qui desservent les hôpitaux. Le diocèse, érigé dans le cinquième siècle, contenait deux cent vingt-une paroisses, tant dans le Bugey qu'en Dauphiné <>u en Savoie, avec deux abbayes et huit prieurés. Il renferme actuellement trente-cinq cures et trois cent vingtquatre succursales. Il se trouve entre les auteurs beaucoup de partage sur la succession chronologique îles évêques «le cette ville : nous suivrons MM. de S.iinte-Marthe dans le GalL Christian, tom. 2, p. 357-
JEvê^ues de Bcllvy.
\. Ainl.ix , en 412> suivant les tables de Besançon et de Belley.
a. Tarnisce ou Tarvise.