‹ Bibliothèque sacrée (volume 3)Chapitre 146 sur 473 · Raymond IV, élu en · texte numérisé non relu

Raymond IV, élu en

Guillaume , archevêque de Narbonne, tint un concile à Béziers au mois d'avril 1246, auquel assista cet évêque. Il fut présent la même année à la cession que lit Trincavelle, hls de Roger, vicomte de Béziers et de Carcassonne, de tous les droits qu'il avait dans l'une et l'autre ville

ib2 GATAI.

et dépendances, entre les mains de Louis IX, roi de France. Il mourut en 1247.

46. Raymond V de Vaihaugu.es, élu le 19 septembre 1247, admit les frères-prêcheurs dans la ville épiscopale, où ils furent fondés par Pierre d'Arles, et Bernard de Rocoselle.

Voyez la charte in Gall. christ.

tom. 6. Il mourut en 1261.

t\y. Ponce, neveu du précédent, fils île Bernard de Saint-Just, fut élu en 1261, et mourut en 129/3.

48. liaimond VI de Colombiers, était chanoine avant d'être évèque de Béziers. Il siégea tres-peu île temps. Il lit augmenter la nef de son église, et mourut en 1294.

49. Bérenger III de Fredol, fut fait très-jeune chanoine de Béziers, ensuite sous-chantre de Saint-Nazaire, abbé de Saint-Afrodise, archidiacre de Corbari , et eniiu chanoine de Narbonne, puis unanimement élu évêque de Béziers'en 1294. Le pape Clément V le lit cardinal ciu titre de saint Nérée et de saint Achillée, en i3o5, et l'établit en 1807 pour connaître des crimes qu'on imputait aux Templiers. Il le transféra ensuite à Avignon et le lit grand-pénitencier, en 1309. Il mourut à Avignon au mois lie juin i323.

50. Richard Neveu, originaire de Normandie, abbé d'Aubeterre dans le diocèse de Périgueux, archidiacre «lu pays d'Auge dans le diocèse de Lizieux, administra l'évèché de Nîmes, puis fut mis à la place de Bérenger, fait cardinal en i3o5. Bernard Guidonis dit qu'il mourut de la lèpre eu 1309.

Si. Bérenger IV de Fredol, neveu du cardinal, fut élu en 1309. Il fut fait cardinal par le pape Clément V, et mourut en i323.

52. Guillaume VI de Fredol , succëiîa à Béranger en i324, et mourut en décembre i34g.

53. Guillaume de Landerre, fut ordonné parl'arclievècjiu: deNai bonne, auquel il promit l'obéissance, le i3 lévrier i349- Il abdiqua ou mourut bientôt.

OGUE

54. Hugues Ier, originaire du Limousin, lits de Jacques de la Jucie, que Philippe VI, roi de France , en noblit en i338, et de N. sœur du pape Clément; VI frère de Pierre, archevêque de Narbonne, ensuite de Rouen , puis cardinal , était trésorier de l'église de Tours, lorsque Clément VI le nomma évêque de Béziers. Il mourut k Avignon, où il était allé rendre visite à Grégoire II, son parent, le i3 juillet 1371.

55. Sicard de Lautrec, des vicomtes de ce nom, surnommé d'Ambres, évêque d'Agde, fut transféré à Béziers au mois d'août 1371. Il assista au concile de Narbonne, le i5 avril 1374» et mourut en i383, Ie22 juillet.

56. Guy de Malsec, en i383, fut successivement évêque de Lodève, de Poitiers et d'Agde.

57. Simon de Cramaud, administra l'église de Béziers, sous l'antipape Benoit XIII, en i384-

58.BarthéleinideMontcIaYe,apiès avoir fait profession dans le monastère de saint Antoine de Vienne, fut fait évêque de Béziers en i384- Il mourut eu 1402 , au mois de juin.

59. Bertrand II, noble Limousin, surnommé de Maumont, fut nommé évêque de Béziers à force ouverte par Benoit XIII, le 14 avril 1408. Il se détacha dans la suite de cet antipape. II permuta avec Hugues qui suit, et alla à Tulle.

60. Hugues II de Combarel, aussi noble Limousin, fils du seigneur de Noailles, conseiller en la cour des aides, évêque de Tulle, était déjà transféré à Béziers au mois de janvier 1421, et selon notre manière de compter aujourd'hui, 1422. Il fut transféré à Poitiers par Martin V, le 18 avril îl\2.\.

61. Guillaume VIII de Montjoie, évèque de Verdun, fut transféré parle même pape à Béziers. Il assista à la célèbre assemblée de Bourges, ou lut laite la pragmatique-sanction. Il mourut le 3 avril 1451.

62. Louis d'Harcour, lils de Jean, comte il 'Au iii.i k¥, et de Marguerite

DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE

de Breullay, vicomtesse île Dreux, succéda à Guillaume en i^5i, et fut transféré à Narbonne.

63. Pierre III, île Paris , de la famille de Jean et de Gaspard Bureau, était archidiacre de Reims, et fut fait évêque d'Orléans, puis transféré ,i Béziers en i45i.

64. Jean Ier Bureau, parent du précédent, élu évêque de Béziers en i4-57» ne lit son entrée qu'en 1460. Il mourut à Paris en 1490, et est inhumé dans l'église des Célestins à l'entrée de la chapelle des ducs d'Orléans.

65. Pierre IV Javailhac, élu par le chapitre le 5 juillet 1490, abdiqua le 2 février i5o3, et mourut en i5io.

66. Antoine Dubois, protonotaire apostolique et chanoine de la sainte chapelle de Paris, surnommé Antoine de Fiennes, fut nommé administrateur de Béziers, et en devint évêque , nommé par Jules II. Il reçut François Ier dans la ville, et le conduisit à l'église cathédrale en i533. II mourut en 1537.

67. Jean II de Lettes, fut nommé par François Ier, pour succéder à Antoine le i3 juillet 1537. Il siégeait encore en i543.

68. Jean III de Narbonne, succéda en i543 à Jean II, et mourut le 17 novembre i545.

69. François, lils de Guillaume Goulier, grand-amiral de Fiance, seigneur <le Bonnivet, gouverneur d'Aquitaine et du Dauphiné, et de Louise, héritière de Crevecceur, des Guerdes, de Thoys, etc., fut nommé par le roi à l'éveché de Béziers le i5 octobre i546. Il mourut l'année suivante en Bretagne.

70. Laurent Strozzi, noble Florentin, lils de Philippe et de Clarisse de Médicis, nièce de Léon X, ayant fait ses études à Pise et à Padoue, vint en France, où il prit le parti des armes sous Pierre son frère, maréchal de France. Il embrassa ensuite l'état ecclésiastique, et fut fait évêque de Béziers par la cession de François, le 5 décembre 1.547. Paul IV le nomma cardinal du titre de sainte

Sahiue en 1557. Il passa successivement aux évêchés d'Albi et d'Acqs, et mourut à Avignon au mois de mai 1.O71.

71. Julien de Médicis, succéda à Laurent dans l'éveché de Béziers, en i56i. Pendant son pontificat, les nouveaux hérétiquosiirent de grands maux dans le diocèse, pillèrent les églises, violèrent les tombeaux et mirent le feu à son palais. Il fut tait en 1570, abbé de saint Victor de Marseille, et transféré l'année suivante à l'église d'Acqs, puis en 1574, à celle d'Albi. Il mourut dans son abbaye en 1 588.

72. Thomas 1er de Bonzi, Florentin, fils de Robert, général îles troupes de François Ier en Italie, et de Marie de Soderin. alliée aux princes de Médicis, aux Strozzi et aux Fiesques, fut d'abord grand-vicaire de Laurent et de Julien, et ensuite nommé évêque de Béziers, à la recommandation de Catherine de Médicis sa parente, vers l'an 1576. Il maintint sa ville épiscopale dans la fidélité qu'elle devait au roi, et s'appliqua à former de dignes ministres au service de Dieu. Il établit les capucins à Béziers, résigna sa dignité à Jean Bonzi, son neveu, en 1596, et mourut âgé de quatre-vingts ans, le 22 décembre i6q3,

73. Jean IV de Bonzi, s'était exercé au barreau, et fut choisi par François, duc de Florence, arbitre du différend qui était entre lui et le pape Clément VIII , au sujet îles limites de leur domaine , ce qui lui mérita le titre et le rang de sénateur à Florence. Henri IV le nomma à l'éveché île Béziers en i.So/i, et il en prit possession en i5yb\ En 1600, il fut chargé de la paît de Ferdinand, duc de Florence, île traiter du mariage île Marie de Médicis , avec le roi Henri IV, qui le lit grand-aumônier de la reine. I! admit bs minimes .1 Béziers, et les récollcts, auxquels il donna l'église et le Minent des cordeliers. Il se trci. va en 1610 au couronnement île Maiie de Médicis, et l'année suivante Paul V le

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lit cardinal. Il alla à Home pour l'élection de Grégoire XV et y mourut le 4 juillet 1621. Son corps fut apporté à Florence, et ithumé aux Théatins.

74. Dominique de Bonzi, neveu du précédent et son coadjuteur , mourut peu de- temps avant son oncle, le 3o avril 1621.

75. Thomas II, frère de Dominique, fut amené en France, n'ayant que six ans ; il y fut reçu page de la chambre du roi Louis XIII à quatorze ans , et à dix-neuf pourvu de l'évêché de Béziers, en 1621. Il ne fut pas long-temps à se montrer «ligne de l'épiscopat dans un âge si peu avancé ; et, reconnaissant combien cette dignité demande de vertus et de science, il s'appliqua à obtenir toutes les grâces qui lui étaient nécessaires pour en remplir dignement les fonctions. Il devint effectivement le modèle de son troupeau par sa piété et sa charité pour les pauvres , et se proposa en toutes choses d'imiter saint Charles Borromée, dont il fit faire une magnifique chapelle eu jaspe et en marbre dans l'église des dominicains. Il mourut jeune, le 27 août i632. Son corps fut inhumé aux jésuites.

76. Clément, frère de Dominique et de Thomas de Bonzi , baron de Chateauneuf , vicomte de Vallian , abbé de Saint -Sauveur d'Aniâne et de Lodève, chanoine de Saint-Pieire de Rome, fut nommé à la place de son frère, évêque et seigneur de Béziers. Il sut garder au roi la fidélité qu'il lui devait au milieu des troubles qui affligèrent le Languedoc pendant son pontificat. Il assista à la célèbre assemblée qui se tint à Béziers, chez les fuignstius, le 10 octobre i632, où fut publié le fameux édit appelé de Béziers. Il reçut les ursulines dans sa ville épiscopale, les capucins, les frères de la charité. Il mourut à Béziers le 6 octobre 1659, âgé de soixante-un ans. On remarque qu'il ne sortit de sa province qu'une seule fois dans tout son pontificat, encore ne fut-ce que pour

porter au roi le résultat de l'assemblée des états.

77. Pierre V, fils de François, comte Bonzi, sénateur de Florence, et de Chrétienne Riari , naquit le i5 avril i63i. On l'envoya tout jeune en France, et il y fut élevé sous les yeux de son oncle Clément, qui ne l'initia dans les saints Ordres qu'à l'âge de vingt-quatre ans. Il fit les fonctions de promoteur dans l'assemblée du clergé de 1646, et le roi le nomma pour remplacer son oncle à Béziers en 1659. Il fut chargé par le grand -duc de Toscane de traiter avec le roi Louis XIV du mariage de Corne, son fils, avec la princesse , fille du duc d'Orléans , et il en fit la cérémonie dans la chapelle du Louvre le 19 avril 1661. Il eut l'honneur de conduire la princesse à Florence, d'où le roi l'envoya l'année suivante à Venise. L'archevêque de Milan lui fit présent, en passant, des reliques de saint Kazaire et de saint Celse, qu'il envoya à son église. Il fit encore plusieurs voyages en Pologne , de la part de Louis XIV, d'où étant de retour, il fut fait archevêque de Toulouse le 8 décembre 1669. Clément X l'honora de la pourpre en 1672. Enfin il passa à Narbonne en 1673, étant grand-aumônier de la reine.

y'à. Jean Armand, fils de Jacques, gouverneur de Charleville et du Mont-Olympe, colonel d'Infanterie, et de Françoise deGleisenove, frère de Jules, mestre des camps et armées du roi , commandant des chevau-légers, fut i°. évêque de Digne en 1668, et avant de prendre possession, évêque de Lodève en 1669, et ordonné l'année suivante; enfin transféré à Béziers le 5 janvier 1671.

Il assista au concile de Narbonne, assemblé par le cardinal de Bonzi , en 1699. C'est à sa libéralité et à sa magnificence qu'on est redevable du palais épiscopal qui subsiste aujourd'hui. Il fit aussi bâtir un séminaire pour ses clercs et un hôpital pour les pauvres, et mourut le i5 février 1702.

DES ÉVÈCHÉS DE FRANCE

79. Louis-Charles des Alris de Rousset, d'une illustre famille île Dauphiné, doyen et vicaire général lie Carcassonne , fut nommé le 21 avril 1702. En 1721, il publia le Propre des saints de Béziers , purgé de toute superstition. Il mourut en 174^-

80. Louis Ange de Gystène, nommé en 1744» refusa cet évèché , et monrut en 1747-

81. Joseph-Brunot de Bausset de Roquefort, né dans le diocèse de Marseille en 1702, fut sacré le 5 juillet 17J6. (Gall. chr. t. 6, p. 293 et seq.)

82. Aimar Claude de Nicolaï, né en 1738, sacré en 1771, mort à Paris en i8i4- Il fut le dernier évêque de Béziers.

Conciles de Béziers.

Le premier se tint l'an 356 , par les Ariens contre saint Hilaire , qui s'y rendit dénonciateur des chets de l'arianisme, ce qui le lit bannir par l'empereur Constance. Les actes de ce conciliabule son perdus, et nous n'en savons que ce que nous en apprend saint Hilaire , de synod. ad Constant. 1. 1 et 3. Reg. t. 3. Labb. t. 2. Hard. t. 1.

Le second, l'an 1090, sur les biens de l'Église. ( Martenne, Thesauri, tom. 4.)

Le troisième l'an I2i5- {Gall.

Christ, t. 6, pag. 4°7-)

Le'quatrième, l'an 1234» le 2 avril, sous le légat Jean de Burnin, archevêque de Vienne. On y lit vingt-six règlemens.

Le premier ordonne que tous les dimanches on excommuniera les hérétiques et leurs fauteurs.

Le second porte que tout homme pourra arrêter un hérétique pour le présenter à l'évêque.

Le quatrième, que les hérétiques convertis qui ne voudront pas porter de croix, seront traités comme les hérétiques , et leurs biens conslisqués.

Le huitième défend aux évèques d'exiger des sermens de ceux qu'ils ordonnent, de peur que cela ne les fasse soupçonner de simonie.

Le treizième défend aux clercs le port lies armes.

Le quatorzième défend aux mm nés d'avoir rien en propre , et déclare que le pape même ne peut les dispenser de cette obligation, parce qu'elle est essentiellement attachée à l'ordre monastique. Tous les autres, jusqu'au vingt-sixième, prescrivent quelques règles aux chanoines réguliers et aux moines.

Le cinquième concile se tint l'an 1243. {Gall. Chr. t. 6, p. 234.)

Le sixième, l'an 1246. Guillaume de la Broue , archevêque de Narbonne , y présida , et l'on y lit quarante-six statuts.

Le second ordonne d'excommunier ceux qui souffrent les hérétiques dans leurs terres.

Le sixième défend de se moquer des hérétiques convertis , auxquels on donnaitla croix à porter sur leurs habits.

Le vingtième défend aux prêtres et aux religieux de faire l'office d'avocat dans les tribunaux séculiers.

Le vinct-unième ordonne la résidence et la prêtrise aux clercs qui ont charge d'àmes.

Le trente-troisième et le trentequatrième regardent les usuriers , les incestueux, les concubinaires , les simoniaques, etc.

Le quatrième défend aux Juifs de travailler publiquement les jours de fêtes et de dimanches; et le quarante-unième leur défend de sortir de leurs maisons depuis le jeudi-saint jusqu'au jour de Pâque, aiin de ne pas s'exposer ces jours-là aux insultes des chrétiens.

Le quarante-troisième défend aux chrétiens de se servir des Juifs dans leurs maladies.

Le quarante-sixième veut queceux qui ne se confessent pas au moins une fois l'an , soient privés de l'entrée de l'église pendant la vie, et de la sépulture à la mort. (Labb., t. 1 1 ,

pag. 1.5

Le septième concile se tint l'an 1255, pour l'extirpation de l'hérésie des Albigeois, et la réformation des

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mœurs. (Reg. 27; Labb. 1 1; Hard. 7, et Baluz. in Conc. Gai. Narbon.)

Le huitième, l'an 1256. ( Gall.

Christ, t. 6, p. 888.)

Le neuvième , l'an 1271. (Ibidem.

pag. 338.)

Le dixième, l'an i2j^.(Ibid. p. 80.)

Le onzième , l'an 1277 , ou 1279.

(Ibid. pag. 447.)

Le douzième , l'an 1281. (Ibid.

pag. 148.)

Le treizième, l'an 1294. (Ib. p. 83.)

Le quatorzième, l'an 1295. (Ibid.

pag. 83.)

Le quinzième , l'an 1299, par l'archevêque de Narbonne et ses suffragans.

Le seizième, l'an j3o4- ( Ibid., P. 343.)

Le dix-septième , l'an i3io , sur la discipline. (Martenne, Thés., t. 4-)

Le dix-huitième, l'an i3i5. (Gall.

Christ, t. G, p. 347.)

Le dix-neuvième, l'an i3i7- (Ibid.

Le vingtième, l'an i320. (Ibid.

pag. 347.)

Le vingt-unième, l'an i32Ô. (Ibid.

Le vingt-deuxième, l'an i?>Q.-.(Ibid.

Le vingt-troisième , l'an 1342.

(Ibid. p. 38a.)

Le vingt-quatrième, l'an i35i, sous Pierre de la Juge ou de la Jugie, archevêque de Narbonne, qui y présida. On y lit douze règlen.ens. Les trois premiers accordent diverses indulgences. Le quatrième enjoint de fermer à la clef les fonts baptismaux.

Le sixième défend aux curés de permettre k leurs paroissiens de communier hors de leurs paroisses dans la quinzaine de Pâque. Le septième exhorte les clercs bénéheiers ou «eux qui sont dans les ordres sacrés, à s'abstenir de viande le jour du samedi. Les quatre derniers portent défense de faire aucune violence aux porteurs de lettres ou d'antres actes pour la juridiction ecclésiastique. (Labb. t. 11.)

Le viniit-tinqiiièrrie , l'an 1369.

(Gall. Christ, t. 6, p. 36o.)

Le vingt-sixième, l'an 1.370. (Ibid.

Le vingt-septième, l'an \3j5.(Ibid.

Le vingt-huitième, l'an î^og(Ibid.

pag. 355.)

Levirgt-neuvième,l'an \^z6.(Ibid.

Le trentième, l'an i442- (Ib'd.

BLOIS, Slesce, ancienne et jolie ville, siège épiscopal sous la métropole de Paris, et autrefois capitale du Blaisois , est située sur les bords de la Loire, dans un des plus beaux sites de France, à quarante-deux lieues de Paris. Elle est actuellement cheflieu de préfecture du département de Loir-et-Cher. Il y a un château royal qui en fait un des principaux orne- 111ers. Ses environs produisent vins, eaux-de-vie, bois de toute nature; il y a des manufactures de coutellerie, de tannerie, c'e corroirie, de bonneterie et de gants : son commerce est considérable. On y remarque un pont magnifique. L'évêché de Blois fut érigéen 1697, par un démembrement de celui de Chartres. La cathédrale fut établie dans la paroisse de Saint- Solemne, qui a pris le nom de Saint- Louis. Le chapitre consistait en huit dignités, dix-sept chanoinesettrenrr> chapelains, et se compose aujourd'hui de neuf chanoines. L'évêque jouissait do 35. oco liv. de revenu, ot payait 2.533 flor. pour les bulles à la cour de Rome. On comptait à Blois plus de dix mille habitang, six paroisses, deux abbayes, un collège de jésuites, deux autres maisons rcligieu sesd'honimes, eteinq defïlles. Le diocèse contenait environ deux cents dix paroisses. Au jourd'huiil y a vingt-six curesetdeux cents quarante-septsut mrsales, et en outre cinq communautés de religieuses de différens ordres .

Evêques de Blois.

1. David-Nicolas Berthier, fds «le François Berthier, conseiller ou pré sident au parlement de Toulouse, sacré le i5. septembre 1697, moulut le 20 août 1719, âgé de soixante-

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sept ans. C'était un prélat également docte et pieux ; il avait établi des conférences pour la réunion des hérétiques.

3. Jean-François-Paul Le Fèvre de Caumartin, né le 16 décembre 1668, fut reçu à l'académie française le 8 niai 1694, et docteur de l'université de Paris le 7 février 1697. Il fut nommé à l'évêché de Vannes le 17 septembre 1717, et à celui deBlois le 27 août 1719. Il assista au sacre du roi Louis XV, le 2.5 octobre 1722, ettint en 1730 son premier synode, dans lequel il lit plusieurs statuts utiles.

Il consacra sa cathédrale la même année, et mourut le 3o août 1733.

Charles-Henri, fils de Jérôme Phelypeaux, comte de Pontchartrain, et docteur de Paris, fut désigné par le roi successeur de M. de Caumartin, le 23 mai 1734; mais la mort l'enleva à l'âge de vingt-huit ans, le 2^ juin de la même année.

3. François de Crussol, fils d'Alexandre GalliotdeCrussol d'Uzès, dit comte hI' Ain boise, fut nommé évèque de Blois le 29 juin 1734, et sacré le 9 janvier 1735. Ilestniort en 1753.

4. Charles-Gilbert de May de Termont, né dans le diocèse de Limoges en 1707, fut sacré le 3odécembrei7.53.

5. Alexandre - François - Amédée- Adon- Anne-Louis-Joseph de Lauzièrcs de Thémines, aumônier du foi.

Il fut institué par bulles du i5 des knleiules d'octobre 1776, prit possession par procureur le ier décembre suivant. Il se retira en Espagne en 1791 et y demeura jusqu'en 1801. Il passa ensuite en Angleterre, où il demeura encore. — Au mois d'août 1801, le S. P. demanda aux évêques de France la démission de leurs sièges. Sur quatre-vingt, quarante-quatre accédèrent à cette demande. M.

de Thémines, écrivit le 21 octobre suivant à S. S. « Abeorum majori » parte episcopalibus sedibus dirais- » sis , meam sedem episcopalem di ■ » mittentem et eo ipso absolutè di- » missum vie haberc velit vestra » sanctitas. » Rien de plus formel que cette démission.

A l'époque du concordat de 1801, l'évêché de Blois fut réuni à celui d'Orléans, jusqu'en 1817, où, d'après une nouvelle circonscription de diocèses, il fut rétabli. Le roi y nomma M. de Bombelles , qui refusa et fut depuis nommé à l'évêché d'Amiens.

6. Jean-François Martin de Boisville, depuis transféré à l'évêché de- Dijon.

7. Philippe-François de Sausirt, né à Orange Je 11 février 17^6, ancien vicaire-général de Lizieux, sacré à Paris le 20 juillet suivant , prit possession par procureur, le 27 du même mois.

BOULOGNE-SUR- MER , Bononia, grande et belle ville de France en Picardie, autrefois capitale du Boulonnais, aujourd'hui chef-lieu de sous -préfecture du département du Pas-de-Calais, ancien évêché suffragant de Reims, est située à l'embouchure de la Liane, non loin de la mer, à sept lieues des côtes d'Angleterre et à soixante de Paris. Cette ville est divisée en haute et basse :

la première est bien bâtie, ornée de diverses places et fontaines :1a seconde, habitée par les marchands, s'étend le long du port à l'embouchure de la rivière de la Liane. Les Anglais l'assiégèrent en i544> et s*en rendirent les maîtres par la lâcheté d'un gouverneur qui capitula sans tenir compte de l'offre que faisait le maire de la défendre avec ses bourgeois: ils la gardèrent sept ans, jusqu'à ce qu'elle fut restituée à Henri II par la paix conclue au commencement de l'année i55o.

Le siège de l'évêque était autrefois à Térouane (sur la Lys), à six lieues de Boulogne; mais après la destruction de cette ville', arrivée sous Charles-Quint l'an i553, le pape Pie V le transféra à Boulogne poulies paroisses qui étaient en France.

Le chapitre était composé de six dignités et de vingt-un chanoines.

Le diocèse de Boulogne, qui était sutfragant de Reims, contenait quatre cent vingt paroisses ou siu cnisales. L'évêque jouissait de douze

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mille liv. de revenu, et payait quinze cents florins de taxe à Rome. Il a été supprimé en 1801 (1).

Evêques de Térouane.

1. Saint Antimonde ou Aumonde, envoyé par saint Rémi en 53 1, trouva les corps de saint Victor et de saint Ours, martyrs, qui avaient annoncé la foi de Jésus- Christ à. Térouane avant qu'il y arrivât, et les transféra dans un lieu plus décent. On lui donne dix-neuf ans d'épiscopat.

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