‹ Bibliothèque sacrée (volume 3)Chapitre 158 sur 473 · Ebroin siégeait en · texte numérisé non relu

Ebroin siégeait en

44- Saint Agiulfe ou Aigulfe, siégeait avant 820. Il mourut en 840.

45. Etienne, succéda à saint Agiulfe. On ignore combien de temps il siégea.

46. SaintRodulphe, fils d'un comte de Cahors du même nom, commença à gouverner l'église de Bourges environ 840. Il bâtit plusieurs monastères, et assista aux conciles de Meaux en u^5 , de Mayence en 846 , de Savonière auprès de Toul en 859, de Toussi , près de la même ville, en 860. Nicolas I" le reconnaît pour primat des Aquitaines, et lui donne Je titre de patriarche dans une lettre qui se trouve au huitième tome des Conciles du P. Labbe, col. 5o.\.

Baluze nous a donné quelques on-

DES ÉVÈCHÉS DE FRANCE

vrages de Lui, au sixième tome de ses Mélanges, pag. 139. Ou lait la fête tle saint Rodulphe le 21 juin, jour de sa mort. On le blâma cependant dans le concile de Toul de ce qu'il possédait une abbaye étant évoque. Charles-le-Cbauve la lui avait donnée du vivant même de Bernard, qui en était abbé , croyant par-là gagner l'affection de Rodolphe, qui pouvait beaucoup par les alliances qu'il avait avec tous les grands d'Aquitaine, par la dignité de son siège, et par la sainteté île sa vie. Le P.

Mabillnn dit qu'il s'en délit, et que Bernard s'en chargea de nouveau.

47. Vulfade, un des clercs qu'Ebon, archevêque de Reims, avait ordonnés, et qu'Hincmar avait déposés en 853, fut proposé pour l'évèché de Bourges par Charles- le - Chauve, roi de France, dont il avait élevé le fils nommé Carloman, depuis abbé de Saint-Médard. C'était un homme d'esprit, et très-propre aux affaires, comme il parait par la lettre de ce prince, écrite à Nicolas Ier, un peu avant le concile de Soissons de 866.

Iiincmar fit tout ce qu'il put pour empêcher l'ordination de Vulfade; mais le pape Nicolas le désapprouva.

Adrien II lui envoya le pallium, non seulement à la demande du roi, mais encore à celle des évêquea de France. On dit que Vulfade mourut en 876, et qu'il fut enterré dans l'église du monastère de Saint-Laurentle-Puellier.

48.Frotaire, ayant gouverné quelque temps l'église de Bordeaux, fut obligé de se retirer à cause des baibares et des infidèles qui désolaient cette province. Ce prélat était trèsestimé de l'empereur Charles - le - Chauve, qui, en 868, lui avait donné l'abbaye de Saint-Hilaire de Poitiers, vacante par la mort du fils Au comte Robert, et l'avait fait évoque de cette ville du consentement du pape Jean VIII. Ce prince obtint encore du même pape l'évèché de Bourges pour Frotaire en 876, k condition qu'il retournerait a son premier siège , quand les barbares au-

raient été chassés. Frotaire voulait avoir le consentement des évêques de France. Il le sollicita dans le concile de Pontyon, mais quelques-uns le refusèrent, ce qui donna lieu à de grandes contestations dans la suite.

Frotaire fut accusé à Bourges de trahison envers le roi, par le comte Bernard : le pape Jean prit sa défense; et Bernard necomparaissant point pour soutenir son accusation au jour nommé, fut excommunié. Frotaire ne quitta point le siège de Bourges, dont il demeura évèque jusqu'à sa mort, qui arriva vers l'an 890.

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