‹ Bibliothèque sacrée (volume 3)Chapitre 162 sur 473 · IC · texte numérisé non relu

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Cliarpaignes, élu évêque de Poitiers, Pierre île Bordeaux n'ayant pas voulu s'en mêler. En k43*i le '4 novembre, il manda pour le concile de Baie, lesévèquesde Ckrmont, deSaint- Flour, ù'Alby, de Mende, de Rodez, de Castres, de Limoges, 'de Tulle, de Cahors, de Vabres, et y alla aussi; d'où étant revenu le 7 juillet i438, il publia la pragmatique-sanction qui y avait été réglée. Il abdiqua en 14.46 au mois d'août, et passa le reste de ses jours dans le monastère de Norlac, où il mourut deux mois après.

88. Jean Cœur, était de Bourges, et fils d'un argentier du roi. Il iit de grands progrés dans les études, particulièrement dans l'éloquence, où il se distingua. Henri d'Avaugour l'ordonna avant son abdication, ayant à peine vingt-cinq ans, et il lit voir qu'il avait toutes les qualités requises à un ministère si important. A moins qu'il ne lût a visiter son diocèse, il prècbait lui -même les fêtes et dimanches dans sa cathédrale; il eut grand soin de ne pas donner des bénéfices a ceux qui n'en étaient pas dignes. Il en refusa même un que lui demandait le roi Louis XI pour un de ses courtisans, ce qui irrita ce prince jusqu'au point de lui détendre de retourner dans son diocèse. Jean resta à Paris et prêcha le carême à Saint- Andié-des-Arcs avec tant d'éloquence, qu'il attira à ses discours les courtisans de Louis, qui enlin lui permit de s'en retourner à son église. Eu i45i, il se mit, avec son diocèse affligé de la peste, sous la protection de la sainte Vierge, dont il ordonna qu'on fêterait de précepte la Visitation. L'académie de Bourges fut fondée sous son pontificat par Louis XI, et Charles, duc de Berri. Le pape Paul II confirma cet établissement par une bulle tlu 3o novembre 1464.

Le lendemain de l'Ascension en 1467, le feu prit à la ville, et elle fut presque réduite en cendres. En 1475, le s ,int archevêque ouvrit, à la demande du roi, la châsse de saint Ursin, dont ré"lise de Lisieux soutenait avoir le corps, et on eut |a consolation de

voir que ce riche dépôt était toujours demeuré à Bourges. Enfin ce grand homme mourut d'une maladie épidémique le 23 juin i483. Il est enterré dans le chœur vers la porte occidentale sous un tombeau de marbre noir avec cette inscription : 3Iemorar quce mca substantiel.

89. Pierre VI Cadoet. Après la mort de Jean Cœur, le chapitre de Bourges députa au roi pour avoir la liberté d'en élire un autre à sa place. Alors ce prince leur montrant Cadoet, son premier aumônier, qui était présent, leur dit qu'il méritait la préférence, etqu'il le leurrecommandait. Cependant le chapitre élut Guillaume de Cambraye alors doyen, quoique le pape Sixte IV eut pourvu de cette dignité, selon le bon plaisir du roi, celui que ce prince avait désigné. Il ne faut pas s'étonner de cette fermeté du chapitre après le concile de Bàlo, qui avait si fort recommandé la liberté des élections. Les deux prétendant, c'est-à-dire Cadoet d'une part, et Guillaume de Cambraye d'une autre, convinrent entre eux que le premier pourvu jouirait jusqu'à sa mort, et que l'autre succéderait; et que celui qui serait en place, jouirait d'une partie des revenus. Pierre consentittrès-volontiers; c'était un homme très-désintéressé, dit l'auteur du livre intitulé : PatriarchïumBituricense, qui, bien loin d'accumuler des richesses, ne s'occupait que du soulagement des pauvres, qu'il laissa même ses légataires universels à sa mort, qui arriva le 3i août i492-

90. Guillaume ou Guillerme, l'autre contendant, était (ils de Jean, panetier de Cliarles VII, roi de France. Il fut d'abord vicaire de l'église de Saint-Etienne, chanoine-archidiacre de Sologne, puis doyen, et enfin archevêque en 1492, par la mort de Pierre Cadoet. Il établit à Paris les religieuses de Fontevraud , appelées Filles -Dieu, et reçut ,1 Bourges les Annonciades, fondées par la B. Jeanne, duchesse de Ber:i.

fille do Louis XI, mariée auparavant

DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE

au duc d'Orléans, qui, étant devenu roi, là répudia, son mariage ayant été déclaré nul. Il mourut peu après cette princesse, dont il lit les oLsèques le 4 février i5o4<

91. Michel de Bucy, né à Paris, fils, dit-on, naturel de Louis XII , auquel il témoigna qu'il embrasserait volontiers l'état ecclésiastique , fut élu âgé seulement de vingt-deux ans, et n'étant pas encore sous-diacre, archevêque de Bourges, à la demande du roi. Il mourut en i5i 1. Le siège vaqua un an et près de six mois.

92. André Ier Forman , évêque de Pdurray en Ecosse , fut élu par le chapitre avec l'agrément du roi, auquel il prêta serment de fidélité le 12 septembre i5i3; mais au bout d'un an et quatre mois, il quitta la France pour le siège de Saint-André en Ecosse, qui vint à vaquer.

93. Antoine Ier Boyer, était d'Issoire. Il fut moine de Fécamp, et ensuite abbé. Il l'avait auparavant été de Saint-Ouen de Rouen, dont il bâtit l'abbatiale. Il acneva la tour qui est à gauche du portail en entrant dans la cathédrale de Bourges.

Léon X le fie cardinal le ier avril 1517. Il mourut le 27 novembre 1619.

94- François de Bueil , fils de Jacques, comte deSancerre,etde Jeanne île Sains, s'appliqua de bonne lieure à l'étude , et y fit de grands progrés. Le chapitre le choisit pour archevêque le 11 janvier 1 5 1 9, ou i520 suivant notre manière de compter aujourd'hui. Mais, en vertu du concordat entre Léon X, pape, et François Ier, ce prince nomma, pour succéder à Antoine, Guillaume Parvi , son confesseur, qui était de l'Ordre de Saint Dominique. Cependant l'élection du chapitre fut confirmée par le pape, et Guillaume Parvi fut lait évêque de Troyes. François prit possession, et mourut le 25 mars i525.

9.5. François II de Tournon , dont l'élection fut confirmée par le pane en i5a5 au mois de janvier, au préjudice de Jacques de Bioille, qui avait eu une partie des voix, fut un des premiers à s'opposer à l'hérésie de Lu-

ther. Le pape Clément VII le lit cardinal à la demande de François Ier, le 16 mars i53o. Il passa au siège d'Auch en i536. Voyez Evèques d'Acch.

95. Jacques Le Roi , fils de René, seigneur de Chavigny, dans le Loudunois , conseiller du roi et son chambellan, et de Magdeleine Gouffier, sœur d'Adrien, cardinal-évêque de Coutance, se fit moine de Clugny, devint abbé de Saint-Florent de Saumur, de Dole , de Yilleloin. On l'élut aussi à l'abbaye de Clugnv ; mais, à la prière de François I", il la céda à Jean, cardinal de Lorraine.

Enfin il l'ut fait archevêque de Bourges en i537, et prit possession le 16 décembre. Sous son pontificat, en i5Ô2, les hérétiques s'emparèrent de la ville, et profanèrent toutes ses églises. Jean Kiquet, abbé de Saint- Gildase, fonda le collège des jésuites, qui fut uni à l'université par les soins de Jacques de Nuchèse et d'Edmon Mérille, professeurs en droit. Jacques mourut à Paris en 1572, et fut enterré k Saint-Landry.

97. Antoine II Vialart, d'une famille distinguée dans le parlement de Paris, moine de l'Ordre de saint Benoît, était abbé de Bernay et prieur de Saint- 'Martin-des-Champs , lorsqu'il fut nommé par Charles IX à l'archevêché de Bourges , dont il prit possession au nuis c!e septembre 1572.II mourut âgé de quarante-huit ans, dans le prieuré de Sainte-Marie de Gournay-sur-Marne , en \5'6. Il préserva toujours son troupeau des hérésies de Luther et de Calvin.

98. Renau!ddeEeaune,néàTours, conseiller au parlement de Paris, abbé de la Cour-Dieu et de Molesme, fut nommé par Henri III, évêque et comte de Mende, ensuite archevêque de Bourges en i.58i. Henri IV, à la conversion duquel il avait travaillé, le fit son grand-aumônier en 1592. Il passa à l'archevêché de Sens en 1602.

99. André II Fremiot , abbé de Ferrare et de Saint-Étienne de Dijon , lils de Bénigne, seigneur de

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Tottes, président au parlement de Saintes le 16 mai 1622, par Raoul t,

Bourgogne. Henri IV le nomma à l'archevêché de Bourges en 1602, où il ht son entrée solennelle le dimanche i\ octobre 1604, après avoir pris possession par procureur l'année précédente. Il donna au public, en 1 610, un excellent ouvrage sur les notes de l'église et les statuts du diocèse. Il assista la même année, en qualité de diacre, à la cérémonie du couronnement de Marie de Médicis à Saint- Denis, et à l'assemblée des Etats à Paris, en 1614. U appela dans son diocèse, pour l'instruire par leur doctrine et par leurs exemples, un grand nombre de religieux et de religieuses : les capucins , les ermites de l'Ordre de saint Augustin, les carmes, les religieuses dites de la Visitation, les frères mineurs, les ursulines, etc. Il ne s'appliqua pas moins à former de bons ministres, et principalement de dignes pasteurs. Il établit tous les mercredis une assemblée des plus savans et des plus vertueux de ses ecclésiastiques, pour leur faire des conférences. Après vingt ans de pontificat, il se démit en faveur de Roland Hébert; et Louis XIII, qui l'estimait beaucoup, l'employa à différentes négociations.

Enfin il mourut à Paris , doyen des conseillers d'état, le i3 mai 1641. Il estinhumé dans l'église desreligieuses de la Visitation de la rue Saint- Antoine. Son cœur fut portéà Dijon dans l'abbaye de Saint-Etienne.

100. Roland Hébert, originaire de Beaumont, petite ville du diocèse de Beauvais, docteur en théologie de la faculté de Paris, curé de Saint-Côme et "de Saint-Damien, chantre de l'église collégiale de Saint -Honoré, ensuite grand-pénitencier, fut choisi pour confesseur d'Henri II de Bourbon , prince de Gondé, détenu alors au château de Vincennes, qui, ayant éprouvé sa douceur, sa charité et son zèle, obtint pour lui l'archevêché de Bourges, dont Fremiot voulait se démettre, en 1621. Grégoire XV lui expédia ses bulles , et il fut ordonné dans la cathédrale de

évêque de cette vil le, accompagné de Guy Champion, évêque de Tréguier, et de Pierre Scarron, évêque de Grenoble. Ce prélat se donna tout entier au gouvernement de son diocèse. Il inspira à ses ecclésiastiques l'amour de l'étude, et une piété solide. Il visita souvent son diocèse, et eut un soin particulier que le sacrement de pénitence fut administré selon les saints canons. Il composa même un excellent ouvrage sur ce sujet, qu'il adressa à ses prêtres. Il appela, ainsi que son prédécesseur, différens ordres religieux pour édifier son diocèse. Enfin il mourut le 21 juini638, et fut inhumé, selon sa dernière volonté, sous le portique de l'église paroissiale de Saint-Palais, à quelque distance de la ville. Pierre d'Hardivillier qui suit, fit son oraison funèbre dans la chapelle de Sorbonne.

101. Pierre VII d'Hardivillier, de Paris, docteur de la maison de Sorbonne, et curé de Saint-Benoît, avait déjà donné de grandes marques de sa profonde érudition et de sa parfaite piété, quand le roi Louis XIII en 1639, le nomma archevêque de Bourges. Il prêta serment de fidélité en 1643, le 3i janvier, et fut sacré le 8 février suivant dans l'église de l'abbaye de Saint- Victor, par Léonore d'Étampes, archevêque et duc de Reims, assisté de Nicolas Denest, évêque d'Orléans , et d'Etienne Puget, évêque de Dardanie, ensuite de Marseille. Il fit bâtir un séminaire pour former aux sciences et à la piété les jeunes ecclésiastiques, sous la conduite des prêtres de l'Oratoire.

Par son testament il voulut être inhumé près de la grande porte de sa cathédrale. Il mourut en i649> ^gé de soixante-dix ans.

102. Anne de Lévis de Ventadour, d'une des plus illustres maisons de France, nommé par Louis XIV, le 11 novembre 1 649> fut sacré à Paris le dimanche 3o avril i65i, dans l'église des Carmélites de la rue Saint- Jacques, par Georges d'Aubtisson, archevêque d'Embrun , assisté de

Ferdinand de Neufville, évêque de Saint-Malo, et d'Hardouin de Pérélix, évèque de Rodez. La reine mère Anne d'Autriche, assista à cette cérémonie avec Philippe, duc d'Anjou, les princes de Condé et de Conti, et plusieurs grands seigneurs. Il prit possession le i3 niai suivant, par Gabriel de la Loue , abbé du Puy- Ferrand, grand-archidiacre de Bourges, et lit son entrée solennelle le 1 1 juillet. Ilmourut âgéde cinquantesept ans, le i5 mars 1662, et fut inhumé dans son église, à laquelle il légua ses meubles et sa bibliothèque.

io3. Jean de Montpezat de Carbon , évêque de Saint-Papoul en 1657, fut nommé par le roiLouisXIV archevêque de Bourges, le 28 octobre 1664. Il ne prit possession que le îa mai 1666. Il fut transféré à Toulouse, de-là à Sens en 1674. Il mourut en 1686.

104. Michel Poncet, nommé en 1674, consentit à l'érection de l'évêché d'Alby en archevêché à certaines conditions qu'on peut voir dans l'acte «l'érection rapporté à la lin du second tome du GalL. Christ. Michel mourut d'apoplexie le 21 février 1677, deux ans après avoir pris possession.

Il est inhumé dans le chœur de la cathédrale.

io5. Michel II Phélypeaux, fils de Louis de la Vrillière, marquis de Châteauneuf , fut d'abord évêque d'Usez, ensuite archevêque de Bourges en 1677. Il mourut à. Paris le 28 ou 29 avril 1694.

106. Léon Potier de Gesvres, né le j5 août i656, après ses études de théologie , reçut publiquement le bonnet de docteur, alla à Rome, où il exerça la charge de protonotaire.

Il fut nommé par le roi archevêque de Bourges le 29 mai 1694. Clément XI le lit cardinal à la demande de Stanislas, roi de Pologne.

107. Frédéric Jérôme de Roye de la Rochefoucauld, né à Versailles en 1701, sacré archevêque de Bourges le 7 août 1729, commandeur «le l'ordre du Saint-Esprit en 1742, abbé

et supérieur général de l'Ordre de Clugny, et cardinal-prêtre du titre de sainte Agnès hors les murs, en i7'(7, chargé par le roi en 1755 de la feuille des bénéfices, mort à Paris en 1757.

108. Georges -Louis Phélypeaux d'Herbault succéda au cardinal de la Rochefoucauld, dont il avait été grand-vicaire : il fut sacré le 20 novembre 1757, et intronisé le 6 décembre suivant. Il était abbé de Saint- Ouen de Rouen et de Saint -Benoit sur Loire, commandeur et chancelier des ordres du roi : il avait présidé l'assemblée provinciale établie a Bourges par lettres-patentes du 9 mai 1779. Il décéda à Paris le 23 septembre 1787.

109. François de Fontanges, évêque de Nancy, fut nommé archevêque de Bourges, au mois d'octobre 1787, prit possession le 3 février 1788 par procureur seulement, parce qu'il fut transféré de suite à l'archevêché de Toulouse.

no. Jean-Auguste de Chastenct dePuységur,évêquedeCarca8sonne, fut nommé le 6 avril 1788 pour lui succéder; ses bulles sont datées du 17 des calendes d'octobre de la même année, la quatorzième du pontificat de Pie VI. Ayant déjà pris possession par procureur, il la prit en personne le 10 mars 1789. Il fut député aux états-généraux de la même année.

Ayant refusé le serment prescrit par la constitution civile du clergé, décrétée par l'Assemblée constituante le 12 et 24 juillet 1790, il fut obligé de quitter la France, pour échapper aux persécutions.

111. Charles Isidore de Meicy, ancien évêque de Luçon, fut nommé par le Diemier consul en 1801 arclievêque de Bourges : ses bulles sont datées de Rome le 3 des calendes de décein bre 1801; il fut intronisé le 9 juin 1802, et, en vertu des pouvoirs émanés du saint-siége, qui lui furent transmis par le cardinal Caprara, légat à Latere, envoyé en France pai le pape Pie VU, en 1801, pour l'exécution du concordat. Il s'occupa sur-

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le -champ de la réorganisation de tontes les paroisses de son vaste diocèse, ainsi que de l'érection d'un nouveau chapitre dans sa cathédrale, qu'il composa de douze chanoines, y compris les trois grands vicaires: il rendit à ce sujet une première ordonnance le 7 janvier i8o3, et, le 21 février de la même année, une autre définitive par laquelle il donna à ce nouveau corps ecclésiastique des statuts constitutifs qui ont été approuvés par le gouvernement d'alors. Il est mort le 22 février 181 1, et a été inhumé dans le cimetière commun.

Après sa mort le siège resta vacant l'espace de huit ans de suite-, cependant le 14 avril i8i3, Bonaparte rendit un décret par lequel il nommait le baron Fallot de Beaumont, évêque île Plaisance, à l'archevêché de Bourges. Le 20 mai 181 3, le chapitre lui donna des pouvoirs de vicairegénéral ; mais il ne put jamais obtenir ses bulles d'institution canonique du saint-siége. Néanmoins il vint résider à Bourges, et s'établit dans le palais archiépiscopal •, et, au moyen de ses lettres de grand-vicaire, il s'empara de toute l'autorité; mais le i4 avril 18 1 4, le chapitre refusa de donner son consentement à la demande qu'il lui lit faire (l'officier pontificalement au Te Deum qui devait être chanté le 17 suivant, en action de grâces de l'heureuse rentrée du roi Louis XVIII dans ses états, à moins qu'au préalable il ne lui remit ses lettres de vicaire-général , et qu'il consentît à n'officier que comme évêque étranger; ce qu'il refusa, et il n'officia point. Quelques jours après il quitta la ville, et renvoya au chapitre ses lettres de vicaire-général, par une lettre datée «le Paris Je 3o -avril 1814.

112, Etienne-Jean-Biiptiste-Lonis desGaloisdelaTour,désignéavantla révolution pour être le premier évêque de Moulins, fut pourvu par le roi en 1817 de l'archevêché de Bourges, vacant depuis la mort de monseigneur de Mercy. Ses bulles sont

dattes de Rome, le jour des calendes d'octobre 1817, la dix-huitième année du pontificat de Pie VII; il ne prît cependant possession par procureur que le 24 octobre 1819, et en personne le 28 octobre de la même année. Sa mort arriva le 20 mars 1820» et le ?.2 son corps embaumé a été déposé, suivant l'ancien usage, sur le petit autel du troisième caveau des catacombes, destiné à la sépulture des archevêques.

11 3. Jean Marie Cliquet de Fontenay, vicaire général de Bourges, nommé à l'évêché de Nevcrs, a été élevé sur le siège métropolitain de Bourges en 1820, après la mort de monseigneur de la Tour. Ses bulles sont de la vingt-unième année du pontificat de Pie VU, le 5 des calendes de septembre 1820. Il prit possession personnelle le 28 octobre suivant, fut nommé pair de France en 1824, et trépassa le i3 octobre de la même année. Ses dépouilles mortelles ont été déposées sur le petit autel du troisième caveau dos catacombes, à la place de celles de monseigneur de la Tour, son prédécesseur, qu'on a mises à côté de monseigneur Poncet de la Rivière, ancien archevêque de Bourges , dans la première chambre de ce troisième caveau.

114. Guillaume Aubin de Villèle, évêque de Soissons, a été nommé à l'archevêché de Bourges le 21 octobrei824; ses bulles sontde la seconde année du pontificat de Léon XII, l'an 1825, le 21 mars. Il a été mis en possession par procureur le 1" mai de la même année, et intronisé solennellement en personne le 21 juin suivant; il a été élevé à la dignité de pair de France le 5 décembre 1824.

Conciles de Bourges.

Le premier fut tenu l'an 4^4» *"*&-

que par Hardouin, tom. 4«

Le second, l'an 472. (Labbe, t. 4) Le troisième l'an 767. (Labbe, 6.) Le quatrième, l'an 769, indiquépai

Hardouin, tom. j.

DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE

Le cinquième, l'an 842. On y approuva la déposition d'Ebbon. (L.j.)

Le sixième, l'an io3i. Aimon de Bourbon, archevêque de Bourges, y présida, et l'on y publia vingt -cinq canons.

Le premier porte que l'on fera mémoire de saint Martial entre les apôtres, et non pas entre les confesseurs.

Le second ordonne que les prêtres ne garderont pas les hosties consacrées plus long-temps que d'un dimanche à l'autre.

Le troisième défend aux évêques et à leurs secrétaires de rien prendre pour l'ordination.

Le septième ordonne à tous ceux qui sont employés dans le ministère ecclésiastique, d'avoir la tonsure et la barbe rase.

Le douzième défend de rien exiger, ni pour le baptême, ni pour la pénitence, ni pour la sépulture; mais si les liilèles offrent quelque chose, il permet de le recevoir.

Le quatorzième défend de mettre surl'autel les draps dont on s'est servi pour couvrir les morts.

Le quinzième détend de faire des assemblées publiques les dimanches pour des affaires civiles, si ce n'est par charité ou pour quelque nécessité.

Le vingt-unième défend aux séculiers d'avoir des bénéfices ecclésiastiques.

Le vingt-quatrième prononce anathême contre les moines qui quittent leurs habits. (Lab. 9. Hard. 6.)

Le septième concile se tint l'an io4o, pour l'abbaye de Saint-Sulpice.

(Gall. Christ, tom. 2, pag. 4i«)

Le huitième, l'an ii23. Siméon de Dunelm. (De gest. Angl. 1.)

Le neuvième, l'an i2i5. Il fut seulement ordonné par le légat du pape, sans avoir son effet. (Bessin.)

Le dixième, l'an 1225, 3o novembre, par le légat romain, assisté d'environ cent évêques de France. On y plaida, et on n'y décida point la cause de Raymond, comte de Toulouse, et d'Amauri de Montfcrt, qui avait des

prétentions sur ce comté. (Lab. 11.

Hard. 7.)

Le onzième, l'an 1228. L'archevêque de cette ville y fut suspendu de sa juridiction de métropolitain. (Labbe, 12. Hard. 7.)

Le douzième, l'an 1240 ou 124», contre les Albigeois. (Mansi, t. 2, p. 1067.)

Le treizième, l'an 1263, douteux.

(Gallia Christ, tom. 2, pag. 70.)

Le quatorzième, l'an 1276, i3 septembre, par Simon de Brie, cardinal du titre de Sainte-Cécile, légat du saint-siége, pour la discipline et la liberté de l'Eglise. On y lit seize réglemens.

Le premier excommunie ceux qui troublent la liberté des élections.

Le troisième défend aux juges délégués de rien prendre pour l'absolution des censures.

Le cinquième excommunie ceux qui troublent la juridiction ecclésiastique.

Le neuvième excommunie ceux qui empêchent l'exécution des testameus faits suivans les canons.

Le dixième condamne à la même peine ceux qui imposent de nouveaux droits, ou qui étendent les anciens, sur les ecclésiastiques et sur les biens qui leur appartiennent.

Le quinzième défend aux exempts et aux privilégiés d'admettre, avec connaissance, les excommuniés publics et les usuriers aux sacremens, et de leur accorder la sépulture.

(Lab. 1 1. Hard. 7.)

Le quinzième concile fut tenu l'an 1282. (GalL. Christ, t. 2, p. 73.)

Le seizième concile fut tenu l'an 1286. Simon de Beaulieu, archevêque de Bourges, y présida, et l'on y publia une constitution de trentesept articles, pour confirmer ceux des conciles précédens. Le quatrième, entre autres, défend aux archidiacres et aux archiprétres d'avoir des ofliciaux hors des villes. Le sixième défend vie recevoir des clercs étrangers à la célébration des saints mystères, s'ils n'ont l'approbation de leur évèque. Le vingt-unième or-

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donne d'ôter des églises les coffres et les autres choses profanes. Le vingt-quatrième défend aux femmes de demeurer dans les maisons régulières. Le trente-unième porte qu'on implorera le bras séculier pour obliger les excommuniés à se faire absoudre après un an d'excommunication, tom. 11, pag. 1246.

Le dix-septième concile se tint l'an i3n.(Ga^. Christ, tom. 2, p. 77.)

Le dix-huitième, l'an i3i2. On y reçut le concile de Vienne.

Le dix-neuvième, l'an i3i5. Gilles Colonne, archevêque, y présida.

(Mansi, t. 3, p. 3o,5.)

Le vingtième, l'an 1 4 15, touchant des affaires temporelles, comme l'imposition sur le vin . (Lab. 12, Hard. 8.)

Le vingt-unième, l'an i432, touchant le concile de Bàle. Rainaldi, ad hune annum. (L'an 1438, on tint à Bourges cette nombreuse assemblée, où le roi Charles VU présida, et où l'on dressa la pragmatique sanction.) Voy. Pragmatique s anctiox.

Le vingt-deuxième, l'an 1528, contre les erreurs de Luther, sur la réformation des mœurs et sur les moyens de retirer de prison les fils du roi François Ier. François de Tournon, archevêque de Bourges, y présida, et l'on y fit vingt-trois décrets, dont les cinq premiers regardent l'hérésie de Luther, et les autres concernent la discipline. (Lab. t. 14, Hard. 9.)

Le vingt-troisième, l'an 1084. Renaud de Beaune, archevêque de Bourges, y présida, et l'on y lit un grand nombre de décrets renfermés sous quarante-six titres, qui traitent des mêmes matières que les aunes conciles précédens. Il y a beaucoup de choses qui sont tirées du concile de Trente. Sixte V approuva ce concile par une bulle datée du 5 d'octobre i585, et de la première année de son pontilicat. (Lab. i5, Hard. 10.)

CAHORS, ville assez considérable de France , ancienne capitale du Querci. C'est actuellement le cheflieu de la préfecture du département du Lot. On y fabrique des draps et îles

ratines. Ses productions sont des eaux-de-vie , huile de noix, truffes et vins. Les auteurs du Bas-Empire la nomment Cadurcum, nom commun à la province. Les anciens géographes l'appellent Divona , d'une fameuse fontaine qui sort avec impétuosité du bas d'une montagne. C'est la fontaine des chartreux. Cette ville est située avantageusement dans une péninsule que fait la rivière du Lot, au bord de laquelle on la voit un peu élevée, principalement du côté de l'Orient, sur un roche escarpé, à neuf lieues de Montauban, au septentrion, et douze d'Agen, au levant d'été, et à cent quarante-deux de Paris. Elle est célèbre pour les antiquités qu'on y remarque encore aujourd'hui et pour les grands hommes qui y ont pris naissance. Tout le monde sait que ce fut la patrie de Jean XXII, qui y établit une université en i33i. Govea, Cujas, Jean Costa et d'autres fameux juriconsultes en étaient, aussi-bien que le poète Clément Marot. C'est une tradition qui passe pour constante dans tout les pays, que saint Martial en a été le premier é\êque, et qu'il a dédié à saint Etienne la grande église, aujourd'hui la cathédrale.

Le chapitre de Cahors était autrefois composé de quatorze chanoines, dont l'évêque était le premier, les suivans , deux dignités, savoir, le grand archidiacre, et l'archidiacre de Tournus ; les autres étaient appelés offices , savoir, le chantre et le chancelier; les neuf autres étaient simples chanoines; on comptait encore pour le service quatre hebdomadaires, quatorze prébendes, douze chapelains, etc. L'é\êque nommait aux treize canonicats, et le chapitre avait la nomination des autres offices. Le chapitre est aujourd'hui composé de huit chanoines; il y a deux vicairesgénéraux.

Le diocèse, érigé dans le troisième siècle, comprenait quatorze anhiprètrés, celui de Luzech, de Belaye, de Pestillac, de Salviac,deGourdon, de Giniac, de Tegra, de Figeac, île Caiarc,deSaint-Cirq, de Montpoz.it,

DES ÉVÊCHÉS

de Moissac et de Vaux ou Lauzorte; et, sous ces archiprêtrés , environ sept cents paroisses. 11 contient maintenant vingt - neuf cures et quatre cent vingt-trois succursales. L'évêque avait titre de comte, et, quand il ofliciait solennellement, avait près de lui l'épée, le casque, les gants, les bottines d'airain, et toute l'armure militaire. L'église de Cahors, dédiée à saint Etienne, était autrefois sous la métropole de Bourges, avant qu'Albi fût érigé en archevêché; aujourd'hui elle dépend de cette ville. Il y avait cinq collégiales dans le diocèse , et plusieurs communautés religieuses dans la ville: des chartreux, des dominicains, des cordeliers, desaugustins, des carmes non-réformés et réformés, de la rédemption des captifs, des capucins, des chanoines réguliers, des jésuites, etc., des bénédictines, des chanoinesses régulières, des sœurs de sainte Claire, des ursulines. On y compte maintenant sept communautés religieuses de difléren s ordres. L'évêque de Cahors jouissait «le quarante-cinq mille livres de revenu, et payait mille florins de taxe en cour de Rome.

Evêques de Cahors.

i. Saint Genulfe, envoyé, dit-on, dins les Gaules par le pape Sixte, au milieu du troisième siècle. On en fait la fête le 17 janvier.

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