‹ Bibliothèque sacrée (volume 3)Chapitre 181 sur 473 · IO · texte numérisé non relu

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ordonne de bannir celles qui tiennent de la superstition.

Le septième regarde les ministres de l'église, aussi-bien que le huitième.

Le neuvième regarde l'élection des évoques, et le dixième celle des curés.

Le onzième traite de la résidence des évêques et des curés.

Le douzième regarde l'office des pasteurs, et renferme trois chapitres.

On y ordonne que quand ils iront porter lessacremens,ils seront revêtus de surplis et d'étole, et qu'un clerc portera devant eux un cierge allumé et une petite cloche, pour avertir le peuple de son devoir.

Le treizième est sur les visites ; le quatorzième, sur la puissance ecclésiastique ; et le quinzième, sur le mariage.

Le seizième regarde les décimes, les offrandes et les portions congrues en dix chapitres.

Le dix-septième est sur le purgatoire, et le dix-huitième, sur la discipline monastique.

Le dix-neuvième est sur l'invocation des saints ; et le vingtième sur le culte des images : il y est défendu d'en exposer sans qu'elles aient été approuvées par l'évêque diocésain, et on y ordonne d'ôter celles qui sont indécentes, et qui n'ont aucun rapport avec leur original.

Le vingt-unième, qui n'a qu'un chapitre , traite des reliques des saints : on y défend d'exposer à la vénération des lidèles toutes celles qui sont nouvelles ou inconnues, sans la permission de l'ordinaire.

Le vingt-deuxième regarde les indulgences. On en condamne l'abus, et on défend aux pasteurs d'ajouter foi à celles qui se trouvent dans de petits livres sans autorité, et qui promettent des indulgences excessives pour des causes légères, vaines et superstitieuses, parce qu'on ne doit les accorder que pour des causes pieuses et raisonnables. Le concile finit en ordonnant de se

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soumettre aux décisions du saint concile de Trente, sous les peines qui y sont portées. (Labb. i5, Hard.

CARCASSONNE, Carcasso, ville ancienne et considérable de France, dans le ci -devant Bas- Languedoc, aujourd'hui chef-lieu de préfecture du département de l'Amie. La rivière de ce nom la divise en haute et basse: celle-ci est presque carrée et très-régulière; l'autre, appelée la Cité, est sur une hauteur; elle renferme le château et l'église cathédrale. Carcassonne possède un grand nombre de manufactures de toutes sortes de draps propres pour le commerce du levant, de l'Amérique et l'Inde; elle exporte, par le canal du Languedoc, ses vins et eaux-de-vie sur les deux mers : elle est sur l'Aude, à cent quatre-vingt-onze lieues de Paris.

Pline l'appelle Carcasum Volcarum, Tectosagum, et la met au nombre des villes de la province Narbonnaise qui jouissaient du droit latin, c'està-dire qui se gouvernaient par ellesmêmes. L'Itinéraire de Bordeaux n'en parle que comme d'un château, parce qu'elle n'était pas encore élevée à la dignité de cité ou de ville épiscopale. C'était, dit Procope, une place forte, où les rois des Visigoths mirent leurs trésors ou ceux qu'ils avaient emportés du pillage de Rome, comme dans un lieu de sûreté. Il n'en est point fait mention dans les notices des provinces et des villes, non plus que d'Elne, parce que ce ne fut qu'après la mort d'Alaric , et lorsque Clovis eut soumis toute l'Aquitaine, que ces deux villes devinrent épiscopales. ( Voyez M. de Marca, 1. 1, c 16, Hlsp.)

Depuis que Carcassonne fut érigée en ville épiscopale, jusqu'au règne de Pépin, on ne voit guère ses évêques dans les conciles des Gaules, mais dans ceux de Tolède, parce que la Septimanie ou la Gothie, dont Carcassonne faisait alors une partie, était soumise aux Goths, et le fut ensuite aux Sarrasins, qui avaient le siège de leur empire en Espagne.

DES ÉVÈCHÉS DE FRANCE

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L'évêque avait droit de séance aux états du Languedoc, et devait payer sept cents livres à la chambre des comptes, pour la permission que lui donnait le roi de percevoir les fruits de son église dans le deuxième mois après qu'il avait prêté serment.

L'évêché de Carcassonne , érigé dans le sixième siècle, et autrefois suffragantde Narbonne, l'estaujourd'iiui de Toulouse; son église cathédrale a pour patron saint Nazaire et saint Celse. Ses chanoines ont suivi la règle de saint Augustin, et vécurent en commun jusqu'en 1 4 ^ V qu'Eugène IV, à la prière de Godefroi de Pompadour, évêque de ce siéjje , les sécularisa. Le chapitre était composé de quinze chanoines, compris le chantre, de trois dignités; savoir, le doyen , l'archidiacre et le trésorier, et de vingt-deux prébendaires, qu'on avançait chacun a leur tour, c'est-à-dire dix-huit prêtres, deux diacres, autant de sous-diacres, et (|uatre clercs; il se compose aujourd'hui de dix chanoines; l'évêque est assisté de huit vicaires-généraux.

Il y avait dans la ville des dominicain*, des frères- mineurs, des carmes, des augustins, des religieux de la Merci, des minimes, des capucins, des jésuites, des ursulines et des hospitalières- Il y avait encore à Mont-Réal une collégiale, dont le chapitre était de quinze chanoiius, avec trois dignités. On y voyait aussi des carmes. Il y avait des capucins a la Grasse etàTrèbves. On comptait cent quatorze paroisses dans le diocèse, avec cinq abbayes; aujourd'hui il contient trente- quatre cures, six cent vingt succursales et vingt-neuf vicariats. Quant aux congrégations religieuses, on y compte plusieurs de leurs établissemens de différens ordres. Les hôpitaux, au nombre de sept, et trois maisons de la Miséricorde, sont desservis par les sœurs de Saint-Vincent de Paul et celles de Nevcrs.

L'évêque jouissait de trente-cinq milles livres de revenu, et payait six milles floùa.5 de taxenour ses bulles.

Evêques de Carcassonne .

i. Saint Hilaire. On ignore en quel temps il a vécu : on dit que c'est tlu temps des Ariens, mais cela ne décide rien, puisqu'il est constant que les Visigoths, qui furent maîtres de Carcassonne depuis le cinquième siècle jusqu'au commencement du huitième, ne se convertirent de l'arianisme à la foi catholique que vers la fin du sixième. Saint Hilaire peut avoir vécu par conséquent dans ce dernier, et avoir précédé Sergius ; aussi nous ue le plaçons ici que par cette conjecture. Il fut inhumé dans une église de son diocèse, dédiée sous l'invocation de saint Saturnin :

on y joignit depuis un monastère qui portait déjà le nom de saint Hilaire avec celui de saint Saturnin au commencement du neuvième siècle. Ou en fait la fête dans le diocèse de Carcassonne le 3 juin , conjointement avec saint Valére, qui pourrait bien, par une faute de copiste, être le même que saint Hilaire, ces deux noms pouvant se confondre aisément.

2. Serge , qu'on ci oit à plus juste titre le premier évêque de Carcassonne, assista au troisième concile de Tolède, et à celui de Narbonne en

3. Solemne , souscrivit au quatrième concile de Tolède en 63y, par son procureur Donode , archidiacre de Carcassonne.

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