Claude-Hippolytc Clauscl de Montais, sacré en
Conciles de Chartres.
Le premier fut tenu l'an 849. On y donna la tonsure cléricale à Charles, frère cadet de Pépin , roi d'Aquitaine, et neveu de Charles-le-Chauve.
(Reg. 21. Lab. 8. Hard. 5.)
Le second, l'an 1 1 23 ou 1 1 24* sous le pape Calixte IL On y ordonna que le vicomte du Mans prouverait qu'on l'avait arraché de l'asile u'une église, en touchant un fer chaud. (Mansi, tom. 2, pag. 358. )
Le troisième, l'an 1146, le troisième dimanche d'après Pâques, sous le pontilicat d'Eugène III. Tous les évên. ties de France s'y trouvèrent avec le roi Louis-le-Jeune. On y conclut l'expédition de la Terre -Sainte, et saint Bernard en fut déclaré chet; mais il s'excusa d'accepter cet emploi. Reg. 27. Lab. 9. Hard. 6.)
CLERMOJNT, Claromons ou 67arus • liions , autrefois Gergovia, Augustanemetum , An>ernum , Amernia et Arverna cùitas , d'où le nom d'Auvergne a passé ensuite à. tout le pays, ancienne capitale de la basse Auvergne, et aujourd'hui chef-lieu de préfecture du département de Puyde-Dôme, est située à quatre-vingtdix-huit lieues de Paris. On y remarque un beau jar.lin de botanique, un collège magnifique, plusieurs hôpitaux, des manufactures de ratine, de droguets, de cadis. On y voit un pont formé naturellement par les dépôts calcaires des eaux d'une fontaine; on trouve des eaux minérales dans les environs. Il n'est guère fait mention de cette ville que vers le milieu du huitième siècle, lorsque Pépin , après avoir ravagé une granne partie de l'Aquitaine, vint à Arverne et brûla le fort ou te château de Cieimont avec tous ceux qui s'y trouvaient, hommes, femmes et entans.
Ce Clermont n'était donc pas la ville, mais un château ou citadelle sur une montagne voisine pour la détendre.
Les fréquentes incursions des enne-
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mis ont cnlin obligé les habitans a.
s'y retirer comme dans un lieu plus assuré et que la nature avait fortifié. C'est un sentiment qui parait assez probable; et les paysans des environs contribuent à l'affermir , en appelant la Cita les vignes et les champs qui sont au-dessous de Clermont. Personne ne doute aujourd'hui que cette ville ne soit bien différente de l'ancienne Gergoie, dont on voit encore les ruines. La ville des Arvernes ou Clermont, avait son sénat, aussi-bien queRome. Philippe- Auguste réunit cette ville à la couronne en 1212.
Pour ce qui regarde le spirituel, il y a à Clermont un évèché érigé dans le troisième siècle, et suffragant de Bourges. L'église catbédrale, dédiée à la sainte Vierge, et qui avait autrefois pour patrons saint Vital et saint Agricole, est considérable pour sa grandeur et pour la singularité de son architecture. Le chapitre, composé autrefois de trois dignités et de trente-cinq chanoines, se compose aujourd'hui de dix chanoines seulement. Dans le diocèse, qui comprenait huit cents paroisses, il y avait quinze archiprêtrés, vingt-huit églises collégiales, dont les canonicats étaient à la nomination ou de l'évêque, ou du roi, ou des chapitres, ou des seigneurs particuliers. Il y avait aussi des couvens de différens ordres, et des abbayes. Le diocèse renferme actuellement cinquante -une cures, trois cent soixante-une succursales et cent dix-neuf vicariats. On y compte en outre un grand nombre de communautés religieuses de différens ordres; les sœurs de Saint-Joseph seules ont vingt-cinq maisons dans le département. L'évèque jouissait de quinze mille livres de revenu, et payait quatre mille cinq cent cinquante florins de taxe pour ses bulles en cour de Rome.
Evêques de Clermont.
i. Saint Austremoine, un de ceux que les papes envoyèrent dans les
Gaules pour prêcher la foi au milieu du troisième siècle, sous les consuls DéciusetGratus, fonda l'église d'Auvergne, d'Autun, de Nevers, de Bourges, dont il est regardé comme l'apôtre. Il fit particulièrement les fonctions épiscopales à Arverne, où il siégea trente-six ans, et de là se retira à Issoire, où, selon la tradition de Clermont, les Juifs lui firent trancher la tête. Voyez saint Atjstremoine.
2. SaintUrbique, désigné par saint Austremoine pour son successeur.
(Grégoire deTours, Hist., 1. 1, c.3g.) Il mourut en 3i2, ou même plus tard, selon M. Baillet.