Éparque (Jbid. I. 2, c. 21. ), mourut en
11. Sidoine Apollinaire, d'une grande noblesse, selon le monde, et des plus illustres sénateurs des Gaules , dit Grégoire de Tours, fut mis malgré lui sur le siège de Clermont en 472. Il laissa à son fils ses biens et ses dignités, pour ne s'appliquer plus qu'aux devoirs de son état, et ne regarda plus sa femme que comme sa sœur. Il se rendit si habile dans les sciences ecclésiastiques, particulièrement de l'Écriture-Sainte , que les plus savans avaient recours à ses explications dans les difficultés qu'ils rencontraient. Lorsqu'Evaric, roi des Goths, assiégea sa ville épiscopale , il s'opposa vigoureusement à ses attaques , et la soutint contre tous les efforts de l'ennemi. Lorsqu'elle se fut rendue , il subit avec une fermeté inébranlable le sort des vaincus, et, rappelé à son église, il fut aux barbares mêmes un exemple de modération, de douceur et de charité. Deux de ses prêtres tentèrent en vain de l'offenser; il se montra insensible à tous les traits de la plus noire calomnie. Enfin s'étant choisi par un pressentiment divin un successeur, il mourut en odeur de sainteté le 21 août 482, âgé d'environ cinquante-deux ans. Voyez Sidoine Apollinaire.
12. Saint Apruncule , était évèque de Langres. La crainte de la mort dont le menaçaient les Bourguignons, auxquels il était suspect, l'obligea de se retirer à Arverne, après la mort de Sidoine, et il fut élu pour lui succéder. On dit qu'il mourut en 491, et qu'il fut inhumé à Saint-Etienne. \Ibid. I. 2, c. 36.) Voyez sa Vie.
i3. Saint Eufraise , succéda à Apruncule , dit Grégoire de Tours , il envoya un de ses prêtres, nommé Paulin, au concile d'Agde en 5o6, et souscrivît à celui d'Orléans en 5n.
Il mourut en 5i4> ( Voyez sa Vie. ) 14. Apollinaire, fils de Sidoine, eut envie d'être évêque. Le clergé et le peuple après la mort d'Eufraise, élurent saint Quintien, évèque de Rodez, que les Goths ariens avaient chassé de son siège. Alcime, sœur d'Apollinaire, et Placidine, son épouse, prièrent le saint de céder son droit à Apollinaire. Sur sa réponse, elles allèrent trouver le roi, qu'elles gagnèrent par des présens. Ainsi Apollinaire succéda à Eufraise, mais il ne siégea que quatre mois, dit Grégoire de Tours.
i5. Saint Quintien, dont nous venons de parler, et dont nous parlerons plus amplement dans les évêques de Rodez, eut ordre du roi Thierri de monter sur le siège d'Arverne. Mais il eut bien a souffrir de la part d'un certain Proculus, qui d'argentier avait été fait prêtre. Celui-ci lui interdit tout usage des biens de l'Eglise, et à peine lui laissa-t-il de quoi vivre; mais Dieu le punit, selon la prédiction du saint. Il fut tué quelque temps après, c'est-àdire en 525. Saint Quintien était d'Afrique, et avait été évêque de Buroniate. Il mourut en 527, dans un âge fort avancé. On fait sa fête le 10 novembre dans l'église de Clermont.
16. Saint Gai Ier, succéda immédiatement à saint Quintien, quoi qu'en disent les Bollandistes. Il était né de la ville même d'Arverne. Son père, qui était sénateur, voulant le marier, il se sauva dans le monastère de Cournon, où l'abbé le reçut avec le consentement de son père.
Le roi Thierri voulut le voir, et, charmé de sa personne et de sa voix, il le retint à sa cour. Dans un voyage qu'il fit avec ce prince à Cologne, il brilla le temple d'une idole que les païens imploraient dans leurs maladies pour en être délivrés. Il n'était alors que diacre. Saint Quintien étant mort en 527, le roi le nomma pour succéder sur ce siège, quoique le peuple et le clergé en eussent élu un autre. Il fut ordonné dans son église. On admira bientôt en lui les
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plus sublimes vertus et le don des miracles : il arrêta par sa prière un «iiand incendie qui menaçait sa ville; il préserva son troupeau ne plusieurs maladies qui affligeaient les peuples des environs. Il mourut en chantant des psaumes dans le temps paschal, vers l'an 553. Il avait si bien gagné l'estime de tous les hommes, que les Juifs mêmes assistèrent à son inhumation dans l'église de Saint-Laurent avec des flambeaux. I! envoya de sa part le prêtre Laurent au second concile d'Orléans en 5-23. Il fut présent à celui d'Auvergne en 535. Il souscrivit par procureur au troisième d'Orléans, et au quatrième en 54i. Enfin il se trouva en personne au cinquième en 5/j9- Le martyrologe romain en fait mention le ier juillet. Voyez saist
Gal. . '
i7. Cautin, nommé par le roi Thibauld. H était archidiacre auparavant. Caton, un de ses prêtres, lit tout ce qu'il put pour le supplanter, mais Cautin fut plus adroit que lui.
Il faut convenir que ni l'un ni l'autre n'étaient guère propres à cette place.
Caton était un orgueilleux, rempli de lui-même et de son mérite, fourbe et hypocrite. Cautin s'attira la haine de ses peuples par sa mauvaise conduite. Il était ivrogne, avare, cruel et n'ayant que les Juifs ses semblables pour amis. Tous deux périrent d'une maladie contagieuse vers l'an