Lab. 4. Hard
Le troisième, l'an 545, pour la conservation des anciens droits de l'Église. (Beg. 11. Lab. 5. Hard. 2.)
Le quatrième, l'an 549. On y reçut le concile d'Orléans de la même année. (Ibidem.)
Le cinquième, 1 an 586 ou 588. Sutpice de Bourges, qui en était le président , termina, de concert avec les autres prélats , le différend survenu entre Pévèque de Rodez, nommé Innocent, et Ursicin, évêquedeCahors, touchant la juridiction de quelques paroisses, qui furent adjugées au premier. (Reg. i3. Lab. 5. Hard. 3.)
Le sixième, l'an 1077. On y déposa Etienne , évèque d'Auvergne, qui avait envahi le siège du Puy-en-Yélav. On y déposa aussi "Wuiliaume , simoniaque, qui s'était emparé de cehu d'Auvergne, et l'on mit à sa place Durand, abbé de la Chaise-Dieu. (Hard. t. 6.)
Le septième, l'an 1094. ( Gall.
Christ., tom. 3, p. 354-)
Le huitième, l'an 109.5. Ce fut le pape Urbain II qui le célébra, avec treize archevêques et un grand nombre tt'évéques et d'abbés. On y conclut la croisade contre les infidèles.
Philippe Ier, roi de France, qui avait quitté son épouse légitime pour prendre Bertracle, y fut excommunié, et l'on y publia trente-ileux canons. Le premier marque les jours auxquels on doit garder la paix et la trêve de Dieu, et ordonne qu'on la gardera tous les jours envers les clercs, les moines, les femmes, les laboureurs fit les marchands. Le deuxième déclare que le pèlerinage de Jérusalem, fait par dévotion, tiendra lieu de toute sorte de pénitence.
Le troisième porte qu'on ne donnera les doyennés «les églises qu'a îles prêtres, et les archidiaconés qo'à «les diacres. Le quatrième délend aux ecclésiastiques de porter des armes.
Le cinquième défend de choisir des laïcs pour évèques, et veut que ceux qu'on élira, soient an moins sous-
a54 CATALOGUE
diacres. Le sixième veut que ceux Le dixième, l'an
qui auront acheté îles bénéfices les reniettcntentrelesmainsdel'évêque.
Le septième ordonne que les autels qui ont été donnés à des congrégations de moines ou de chanoines, retourneront, après la mort de ceux qui les ont donnés, à la disposition des évoques, s'ils ne leur ont été confirmés par leurs lettres. Le huitième défend de rien exiger pour le droit de sépulture. Le douzième , le treizième et quatorzième condamnent la pluralité des bénélices, soit dans une même, soit dans différentes églises.
Le quinzième défend de recevoir l'investiture des bénéfices de la main des laïcs. Le dix-huitième défend aux laïcs d'avoir des chapelains indépendansde l'évèque. Le vingt-troisième défend de manger de la chair, depuis le jour des cendres jusqu'à Pâques.
Le vingt-sixième ordonne que le samedi-saint, on continuera le jeûne jusqu'à la nuit. Le vingt-huitième veut que tous ceux qui communieront à l'autel, reçoivent le corps et le sang de Jésus-Christ sous les deux espèces, s'il n'y a quelque nécessité ou quelque précaution qui oblige de faire autrement. Le vingt-neuvième et le trentième accordent la même sûreté à ceux qui, étant poursuivis par leurs ennemis, se sauvent auprès d'une croix, que s'ils se sauvaient dans l'église même. Le trentedeuxième porte que ceux qui arrêteront ou mettront en prison un évêque, seront infâmes pour toujours, et qu'il ne leur sera plus permis de porteries armes. (Reg. 26, Lab. 10.
Hard. 6.)
Le père Martenne, à la pag. 121 du quatrième tome de son Trésor d'anecdotes, parle d'un concile d'Auvergne, tenu la même année 1095 , dans lequel on établit une trêve qui devait durer trois ans pendant quatre jours de la semaine, à commencer au coucher du soleil du mercredi jusqu'au lever du soleil du lundi suivant.
Le neuvième concile fut tenu l'an 1096, sur la discipline monastique.
(Baluze, t. 7. MLsccllaneorum.)
1097. (Gall.
Christ., t. 3, p. 49^0
Le onzième, l'an 1110. Richard, évêque d'Albano en Italie, passant par Clermont, dans le temps que l'évèque tenait son synode , l'obligea d'excommunier tous ceux qui avaient insulté l'abbé de Saint-Pierre-le-Vif de Sens, et fait tort à l'église de Mauriac. (Labb. 10. Hard. 7.)
Le douzième, l'an 1124. (Ibid.)
Le treizième, l'an 1 i3o, par le pape Innocent II, sur la discipline et contre l'antipape Anaclet. (Gall. Christ.
t. 6, p. 4b. Baluze, t. 7. Miscellaneorum.)
Le quatorzième, l'an u63, par le pape Alexandre III, contre l'antipape Victor III.
Le quinzième, l'an 1263. (Gallia Christ., t. 2, p. 34o.)
Le seizième, l'an 1295, pour subvenir aux besoins du royaume. (Martenne, Thesauri, t. 40
COMINGES, Convena, Convenez, et Lugdunum Convenarum, ville de Gascogne, autrefois capitale du Comingeois ou comté de Cominges, fait aujourd'hui partie du département de la Haute Garonne. Elle est située à 194 lieues de Paris.
Cette ville , qui porte maintenant le nom de Saint-Bertrand de Cominges, est assurément, comme on en peut juger par sa situation, l'ancien Lugdunum Convenarum, décrit par Grégoire de Tours, Z. 8, Hist.
c. 34- C'est, dit-il, une ville située sur le haut d'une montagne, qui ne tient à aucune autre. II sort du pied de cette montagne une fontaine environnée d'une forte tour, et il faut descendre pour y puiser. On sait que Lugdunum veut dire une haute montagne. Grégoire de Tours ajoute que la Garonne est voisine de cette ville, et que Gondobalde, qui fuyait l'armée du roi Gontran , fut oldigé de passer ce fleuve pour se retirer à Cominges. Or, la Garonne est au pied de la montagne sur laquelle Saint-Bertrand de Cominges est aujourd'hui bâtie; et il est aisé de voir, par les distances marquées par OEthi-
DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE
que dans son Itinéraire , qu'elles sont encore les mêmes, soit de Dacqs, soit d'Agen. Cette ville fut détruite par le roi Gontran , pour avoir ouvert ses portes à Gondobalde, qui se disait fils de Clotaire. L'armée de Gontran passa tous les habitans au fil de l'épée -, il n'y resta pas même un animal vivant ; toutes les maisons en furent brûlées, et l'on n'y laissa que la terre, dit encore Grégoire de Tours. L'évêque fut chassé, et nous ne savons pas en quel lieu lui et ses successeurs tinrent leur siège jusqu'au onzième siècle.
L'évêché de Cominges était fort ancien, sous la métropole d'Elusc, et ensuite sous celle d'Auch. La ville, avec son territoire, dépendait du parlement de Toulouse. L'évêque avait le droit d'assister aux états.
L'église cathédrale a pour patrons la sainte Vierge et saint Bertrand, évêque : elle était desservie par treize chanoines, quarante-deux prébendes et quatre dignités. On comptait dans le diocèse deux cent vingtdeux églises paroissiales, dont vingtdeux en Espagne. Il y avait à Saint- Gaudens un chapitre, des dominicains; à l'île d'Odon des frères-mineurs; à Orignac des religieux de la Merci; des insulines à saint Laurent.
L'évêque jouissait de 28,000 livres de revenu, et payait 4,000 florins de taxe en cour de Rome. Cet évêché a été supprimé par le concordat de 1801.
Evêques de Cominges-