‹ Bibliothèque sacrée (volume 3)Chapitre 27 sur 473 · Guillaume V, depuis n56 jusqu'en · texte numérisé non relu

Guillaume V, depuis n56 jusqu'en

48. Gérard ou Girald assista à un concile tenu à Lombes dans l'Occitaine en 1176, où il condamna les Albigeois. Il siégeait encore en 1190, suivant la chronique qui n'est cependant point d'accord en ce point avec les actes de l'église d'Albi , comme nous i'allons voir.

49. Claude, surnommé d'Andrie , ne nous est connu que par un chartre de donation qu'il ht d'un bien qu'il possédait pioche de Carcassonne, à Guillemette, abbesse de Rivinid, et à son monastère, en n83.

50. Guillaume , dit de Pierre , fut élu en n85. 11 était auparavant chanoine de Saint-Salvius. Il mourut en i23o, après avoir réformé le chapitre de Saint-Salvius, et avoir enrichi son église de plusieurs titres et seigneuries, dont Simon, comte de Monfort, lui ht présent.

5i. Durant, succéda à Guillaume qui s'était démis de son évêché d'Albi entre les mains du pape Grégoire IX dès l'année 1226, ou au commencement de la suivante. Il était archidiacre de Bourges; il fut élu par compromis, et il lit son entrée solennelle à Albi, au mois de juillet 1227. Il s'acquit l'estime du pape InnocentIV. Il mourut en 1254.

5a. Bernard de Combreto, prévôt de l'église d'Albi , en fut élu évêque un samedi , veille de saint Laurent ia54- Il n'est pas aisé de fixer l'année de sa mort. Il est certain que le siège était vacant en 1271 et 1274. Quoiqu'il en soit, il fut un des évêques qui écrivirent à saint Louis pour avoir restitution des biens qu'on avait pris à l'Eglise.

53. Bernard III, assista en 1278 à un concile de la province de Bourges, qui se tint à Orillac la veille de saint Barthélemi. La même année, Raimond de Rodez et Etienne de Mende, que le pape Nicolas III avait

nommés pour informer île l'état et ilu revenu de l'église d'Albi , dont le prévôt et te chapitre de l'Ordre de Saint- Augustin avaient demandé au pape la permission de quitter l'habit monacal et de porter l'habit séculier, écrivirentàce papeque les biens de l'église d'Albi étaient sufiisans pour l'entretien et la nourriture de trente-un prébendes, entre lesquels étaient huit dignitaires, savoir : le prévôt, quatre archidiacres, un trésorier,unchantrcet un sous-chantre; que pour le présent il n'y avait plus que vingt'Un chanoines, plus occupés à solliciter des procès qu'à s'acquitter de l'office divin ; qu'ainsi il paraissait à propos de les séculariser.

Bernard fut transféré à Pévêché du Puy en i3o8, et fait cardinal en i3t6, par Jean XXII. 11 mourut à Avignon le if\ août IJ17.

54. Bertrand des Bordes succéda à Bernard en i3o8. Quelques-uns disent qu'il fut élevé à la pourpre par Clément V, et qu'il avait le titre dé saint Jean et de saint Paul, en i3io.

Cependant il n'est qualifié que d'évêquç d'Albi dans un acte qu'il signa au mois de février i3iq. Il mourut l'année suivante.

55. Gérard II, était sur le siège d'Albi au mois de mars i3n. Il doit être mort le 7 mai 1 1 34-

56. Bérald lui succéda ; il était de la maison de Raimond de Fargis, fils de la sœur de Clément V. Il fut fait cardinal et son frère archevêque de Narbonne.

5y. Pierre Ie"", dit de la Voie ( de via), était neveu d'Arnauld du même nom, cardinal, qui était fils de la sœur du pape Jean XXII. Il fut élu et confirmé évoque d'Albi, au mois de janvier i334 (i335), De son temps, Ponce abbé de Bonnecombe, eut commission de réformer le chapitre d'Albi. Il cassa quelques statuts qui lui parurent contraires à la juridiction de J'évêque, le 14 novembre i335. On ignore le temps de sa mort <jui doit être arrivée en 1 336.

58. Bernard III, de Camieto, fut élevé sur le siège d'Albi en t337, le

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26 juillet. Il érigea dans cette ville

un monastère de la Conception de la sainte Vierge, où furent plus tard des annonciades. Il mourut la même année, et fut inhumé au milieu du chœur de la cathédrale.

59. Guillaume VII, de la maison de Curti, fut d'abord moine de Balbone de l'Ordre de Citeaux. Il fit ses études à Paris, où il reçut le bonnet de docteur. Benoît XII, qui était son oncle, le fit abbé de son monastère en i337, et lui donna le 10 décembre de la même année l'évêché de Nimes, ensuite celui d'Albi. Il n'y fut pas long-temps, le pape l'ayant élevé à la pourpre l'année suivante, le 18 décembre; il mourut à Avignon le 11 de juin i36i.

60. Poitevin (Pictaiinus), de l'illustre maison de Montesquiou en Gascogne, fut d'abord évêque de Vaison , puis de Maguelone , ensuite d'Albi le 27 janvier i338 (i33o.). Il fonda six chapellenies dans son église le 21 décembre j347- Clément VI le créa cardinal sous le titre des douze apôtres, le 7 mars i35î. Il mourut en i355 (i356), au mois de février.

61. Arnauld succéda à Poitevin, et ne tint pas le siège long-temps. Il n'est plus fait mention de lui après

62. Hugues d'Albert siégeait en i355. Il reçut en i356 des lettres qui lui apprenaient la prise de Jean, roi de France. Ces lettres qui sont datées de Paris 27 septembre , furent remises à ses grands vicaires, parce qu'il demeurait alors à Avignon. Il mourut le 1 1 mars 1379.

63. Dominique, dit de Florence, religieux de l'Ordre de Saint-Dominique, fut élevé sur le siège d'Albi la même année : il fut de-là transféré à l'évêché de Saint-Pons de Tomières, en 1382.

6{. Jean II, dit de Sayd, succéda à Dominique, et mourut en i383.

65. Guillaume VIII, avait administré l'église de Toulon; il avait été fait successivement évêque de Marseille, de Valence, de Die; on le

DES ÉVÊCBÉS

trouve sur le siège d'Albi pendant les années i383, 84, 85. Il y était encore en 1397.

66. Pierre II, que les tables épiscopales mettent en i3b6. C'est une faute, ou peut-être avait-il à cetévèché quelque prétention que nous ignorons.

67. Dominique de Florence quitta l'évêcbé de Pons et reprit celui d'Albi, sur lequel il reparait en 1397, le 3o juin. Il assista, en cette qualité, au concile de Pise en 1409, et avant que le pape Jean XXIII l'eût transféré «le nouveau à l'arcbevêché de Toulouse la première année de son pontificat.

68. Pierre III, surnommé Neveu (Nepos), après avoir été évêque de Béziers, de Lavaur, succéda à Dominique, transféré au siège de Toulouse en 1410. Il fut chargé de plusieurs négociations par Jean XXIII, et mourut à la fin de septembre ou au commencement d'octobre en 1434 ou i433.

69. Bernard IV dit de Cassilli, prévôt d'Albi, fut unanimement élu par le chapitre, pour remplacer Pierre- Neveu. Le concile de Bàle, qui tenait alors, confirma cette élection le 19 décembre \^55. Robert Dauphin obtint en même-temps, à la prière de Charles VII, duc de Bourbon , des provisions du même évêché, d'Eugène IV, qui s'en était réservé la nomination, en cas de vacance. Le concile ayant déjà condamné toutes ces réserves qui étaient en usage, ordonna que Bernard serait sacré à Bàle même, le 12 février i435, dans l'église des cordeliers par Martin évêque de Leictoure, et un autre, qui n'est point nommé, évêque de Lausanne. Robert ne se crut pas pour cela exclus; il fit assiéger par ses soldats que commandait le sénéchal de Rodez, le château de Mont- Irat, le prit en 14^7» et établit îles consuls dans la ville. L'évêque de Lavaur régissait, pendant ce temps de trouble, l'évèché d'Albi. La dispute dura quelques années , et les deux concurrent faisaient autant

qu'ils pouvaient les fonctions épiscopales. Bernard, après bien des chicanes, crut devoir prendre une seconde fois possession. Il célébra pour cela une messe solennelle dans son église le ier novembre i455.

Robert tint encore bon. Enfin la cause fut portée au parlement de Paris: intervint arrêt qui maintenait Bernard , et qui excluait Robert.

L'arrêt est du i« avril 1461. Bernard mourut le 2 novembre 1462, et fut inhumé devant le grand autel.

70. Robert, dont nous venons de parler, était fils de Bérald II, surnommé le Grand-Dauphin d'Auvergne, comte de Clermont, baron de Mercosur, et de Marguerite de Sancerre. Il fut élevé dans la vie monastique et revêtu de plusieurs abbayes. Peu content de l'évêcbé de Chartres qu'il possédait, il ambitionna celui d'Albi, qu'il obtint enfin après la mort de Bernard, comme il parait par son testament, dans lequel il prend cette qualité, et par une bulle du pape Calixte qui la lui donne. Il mourut le ier novembre i46a. Il est nommé évêque et cardinal d'Albi, dans les archives de cette église dès l'an 1449, sous l'empereur Frédéric, Charles, roi de France et Calixte, pape. Mais il est faux que Calixte tût alors sur le siège de Saint- Pierre.

71. Jean III, dit Geoffroy, était de Luxeuil dans la Vosge. Il avait trèsbien étudié : docteur en théologie et en droit canon, il s'acquit l'estime du pape Pie II, qui en faisait de grands éloges. Il fut d'abord évêque d'Arras, puis d'Albi. Ayant été créé cardinal par Pie II, en 1461, il ne vint à Albi que l'année suivante, et les grandes affaires dont il fut chargé ne lui permirent pas d'y résider souvent.

Il fit présent à son église des reliques de plusieurs saints, entre autres de sainte Cécile martyre, en 1 470, ^ mourut au mois «le décembre )47^»

dans le prieuré de Rulli, diocèse de Bourges, où l'on dit qu'il est inhumé.

72. Louis Ie"" d'Amboise, frère du cardinal rie ce nom, archevêque de

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Rouen et premier ministre du royaume, succéda à Jean Geoffroy en 14.73.

Le chapitre tle sa cathédrale se soumit sans peine à sa juridiction en i475, quoiqu'il se fût regardé jusqu'alors comme exempt de la juridiction épiscopale. Il y établit un théologal pour enseigner et prêcher, et il donna pour cela des revenus suffisais en 1480. Le a3 avril, il consacra l'église d'AIbi, et fit rebâtir le chœur avec une magnificence digne de sa libéralité. Il fit faire de superbes ornemens, et il enrichit le trésor de quantité de vases d'or et d'argent, avec défense à ses successeurs et a son chapitre d'en rien aliéner dans la suite. En 1492, il fit honorer le corps de saint Martiène, et lui dressa un magnifique tombeau avant de mourir. Il donna tous ses biens aux pauvres, excepté sa bibliothèque qu'il légua à son église. C'est encore lui qui a établi les corcieliers de l'observance, et qui leur fit bâtir un couvent dans une place de la ville, où avait été un monastère des religieuses de Sainte-Catherine, Ordre de Saint-Augustin, que le pape Sixte IV, lui avait permis de détruire. Il mourut à Lyon le 1er juillet i5o3 (i5o5), et fut inhumé dans la grande église d'AIbi, dans la chapelle de la sainte Vierge, comme il l'avait ordonné par son testament.

73. Louis II d'Amboise, neveu du précédent, fut pourvu par le pape Alexandre VI, de l'évêché d'AIbi en i5o3. Il fit bâtir dans le prieuré de Farges un monastère des annonciailes instituées par Jeanne, fille de LouisXI, qui avait été mariée à Louis XII, et la même année, c'est-à-dire en i5o6, il fut nommé cardinal par Jules II, sous le titre des saintsPierre et Marcelin. Il mourut en Italie en i5i 7 . Son cœur fut apporté à Albi, et placé auprès du tombeau de son oncle.

74. Charles Robertet, fils de Claude, frère de Florimond, baron d'Alluie et de Brou, secrétaire des corninandemens du roi, était archidiacre d'Orléans et prieur commendataire

de saint Pierre de la règle, Ordre de Saint-Benoît, sur la Garonne. Il fut élu par le chapitre d'AIbi et placé sur ce siège au mois de décembre en i5io, et mourut le 9 août en i5i5. Il fut inhumé dans son église devant la porte latérale du chœur où on voit son épitaphe. Son tombeau est de cuivre.

76. Jacques Robertet, frère de Charles, fut fait évêque d'AIbi par la résignation de son frère. Cependant les chanoines s'assemblèrent pour l'élection le 10 août i5i5, et postulèrent François, archevêque d'Auch, qui, pour éviter toute contestation, céda son droit, de sorte que Jacques se trouva paisible possesseur. Il mourut en i5i8.

76. Hadrien Gouffier, cardinal, dit de Boissy, et grand-aumônier de France, fut d'abord évêque de Coutances en Normandie, et transféré ensuite à l'évêché d'AIbi en 1519. Il mourut le 24 juillet i^z3, dans le château de Villendren en Touraine, et fut inhumé dans son abbaye de Bourgdeuil.

77. Aymard ou Emard Gouffier, fut élu le ier août 1 523; mais François Ie» ayant fait défense au chapitre d'élire, jusqu'à ce qu'il lui eût apparu du droit qu'il prétendait avoir, Aymard demanda du temps pour accepter. François Ier ayant consenti à son élection, il prit possession par procureur le 19 juin 1524. Il mourut le 9, octobre i528.

78. Antoine Duprat, cardinal, légat du saint-siége, chancelier de France, évêque de Meaux, fut demandé par le chapitre le 19 octobre i528, pour remplacer Aymard. Le roi y consentit. Il mourut le 9 juillet i535.

79. Jean IV de Lorraine, cardinal, évêque d'AIbi, administra, outre celui-ci, plusieurs autres évêchés. En i536, il donna son consentement à la sécularisation de l'abbaye de Cailliac, à condition qu'il y jouirait toujours de ses droits épiscopaux, et qu'il confirmerait le doyen. Il permit en i548 à l'abbess<; de Fargis d'augmen-

DES ÉVÈCHÉS

ter son monastère. IL mourut en i55o.

80. Louis III de Lorraine, cardinal, dit de Guise, fut pourvu de l'évèché d'Albi en i55o. Il avait été évêque de Troye , et il résigna l'évèché d'Albi au cardinal Laurent Strozzi, en se retenant 9,800 liv. de pension.

81. Laurent Strozzi était neveu du pape Léon X, cardinal du titre de sainte Sabine. Il fut d'abord évêque de Béziers, ensuite d'Albi , par la résignation de Louis de Lorraine en 1567. Il permuta son évêché d'Albi avec l'abbaye de Saint-Victor de Marseille, en faveur de Philippe de Rodolphe, Florentin. Il fut enlin nommé archevêque d'Aix.

82. Philippe de Rodolphe était neveu de Laurent Strozzi. Il n'était que diacre, mais docteur de l'université d'Avignon , quand il fut appelé au siège d'Albi par la résignation de son oncle. Il en prit possession le 10 juin i568. Il mourut le 3o juin 1574.

83. Julien de Médicis, de Florence, ayant été transféré du siège de Béziers à l'archevêché d'Aix, fut ensuite pourvu de l'évèché d'Albi. Matthieu Toscan le représenta au concile de Bourges tenu en i58L II mourut le 28 juillet, dans le monastère de Saint-Victor de Marseille, dont il était abbé, en i588, et y fut inhumé.

84- Alphonse Ie', fut nommé par Henri III, évêque d'Albi, au mois d'août 1.588, et il obtint des bulles du pape Sixte V, en vertu desquelles il prit possession au mois de décembre 1589. Il était savant. Pierre Ronsart lui dédia son livre de VArt poétique , et Juste Lipse , son Auctuarium des anciennes Inscriptions. On lui attribue aussi quelques ouvrages.

Il mourut le 8 février 1608 , et fut inhumé dans le chœur de sa cathédrale.

85. Alphonse II d'Elbène, neveu du précédent, était archidiacre d'Albi. Henri IV le nomma pour succéder a son oncle. Il lit éclater son zèle contre les hérétiques, qu'il combattit toujours avec succès. En i6a5,

DE FRANCE. 3i

il se trouva à l'assemblée du clergé qui se tint à Paris*, mais les troubles qui arrivèrent depuis dans l'Occitaine, sous le gouvernement de Henri, ducdeMontmorenci, l'obligèrent de quitter la France et de se retirer à Florence , ce qui fut cause que le& évèques le déposèrent. Cependant, après la mort du cardinal de Richelieu , il réclama contre ce jugement dans l'assemblée du clergé de 1645, préteudant qu'il avait été déposé contre les canons. Peu de temps après son retour d'Italie, il mourut à Paris le 9 janvier i65i , âgé de 71 ans , et fut inhumé dans l'église du Temple , de l'Ordre des Chevaliers de Malte.

86. Gaspard de Daillon, fut nommé d'abord par Louis XIII, évêque d'Agen, et sacré le 24 août i63i, par Jean-François de Gondi, archevêque île Paris. L'année suivante , il fut transféré à Albi le 26 octobre, dont il ne prit possession queie i7mars i636.

Il mourut le 25 juillet 1676. C'est le dernier évêque d'Albi.

Archevêques d'Albi.

1. Hyacinthe Serroni. Romain, de l'Ordre de Saint-Dominique, fut évêque d'Orange en 1646. Louis XIV l'envoya en Catalogne, avec la qualité d'intendantde l'arméequi vêtait.

Après la paix faite entre la France et l'Espagne, il régla les limitesdes deux royaumes avec M. de Marca, alors évêque de Conserans. En 1661, le roi le nomma à l'évèché de Mende, puis en 1676, à l'archevêché d'Albi. Il mourut le 7 janvier 1687, âgé de 70 ans.

2. Charles le Goux de la Berchère, après avoir été évêque de Lavaur, archevêque d'Aix, fut nommé par le roi pour remplacer sur le siège d'Albi, Hyacinthe Serroni. Enfin, après la mort du cardinal Bonzi, archevêque de Narbonne, le roi le nomma en 1703 pourgouverner cette inérro'jo'e.

3. Henri de Nesmond lui succéda le i5 d'août de la même année. Il se trouva à l'assemblée du clergé de l'an 1-10, et fut reçu le 3o juin de

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cette même année à l'académie française, à la place de Fléchier, évèque de Nimes. Le 12 juillet de l'année suivante, il eut l'honneur de haranguer le roi au nom de tout le clergé.

4. Armand-Pierre de la Croix, de Castres: il fut nommé par le roi le 5 novembre 1719.

5. Dominique de la Rochefoucault, né dans le diocèse de ilende en 1713, fut nommé le 3o avril 1747» et sacré le 29 juin de la même année.

6. Léopold-Charles de Choiseulde Stainville, transféré de l'évêcbé d'E« vreux !e 5 avril 1759.

7. François-Joachim de Pierre de Bernis, né le 22 mai 1715, comte de Lyon en 1744» membre de l'académie française, cardinal de la sainte Eglise romaine en 1758, sacré archevêque ci'AIbi le 3 août 1764, ministre du roi à Rome où il mourut évèque d'Aibano, le 2 novembre 1794.

8. François de Pierre de Bernis, né à Nimes, sacré évèque d'Appollonie à Rome, par le pape VI, le 3o décembre 1781, nommé coadjuteur d'AIbi et archevêque de Damas en 1784, démissionaire en 1801, nommé à l'arcbevêché de Reims dont il prit possession en 1816, mort à Paris le 4 février i8a3.

9. Charles Bruault, né à Poitiers en 1752, sacré évèque de lîayeux, le 16 mai 1802, nommé à l'archevêché d'AIbi, en 1817, prit possession de ce siège le 25 mai 1823.

Conciles d'udlbi.

Le premier fut tenu l'an 1176. Gall.

Christ., ton». 1 1 , p. 1180.

Le second, l'an 1254. Zoen, évèque d'Avignon et légat apostolique, y présida à la tête de plusieurs évoques des provinces de Narbonne, de Bourges et de Bordeaux; et l'on y pubiia soixante-onze statuts pour la discipline et les mœurs.

Les vingt- huit premiers, tirés pour la plupart du concile de Toulouse de l'an 123c, et de celui de Valence de l'an 1248, concernent l'inquisition et la punition des hérétiques.

Le vingt-neuvième ordonne qu'on

exécutera le canon omnis utriustjiie sexîls, touchant la confession annuelle, et oblige les fidèles a recevoir la communion à Noël, à Pâques et à la Pentecôte.

Le trentième renouvelle les obligations des maîtres et des maîtresses d'assister tous les dimanches à l'otiice de la paroisse, et condamne à une amende pécuniaire ceux qui s'en dispenseront sans cause légitime.

Les six canons suivans portent qu'il faut fuir les excommuniés, que les prélats ne doivent pas excommunier légèrement, et qu'on nedoit rien recevoir pour l'absolution des pénitens.

Les trente-septième, tiente-huitième, trente-neuvième et quarantième, renouvellent les décrets du concile de Toulouse touchant les formalités qu'on doit garder dans les testamens.

Le quarante - deuxième ordonne que dans les églises qui ont quinze livres tournois de revenu , il y aura des calices d'argent.

Le quarante-troisième porte que lesévêques obligeront, par censure, les curés de la campagne à réparer et à entretenir leurs églises, ou ceux qui y sont tenus.

Le quarante-quatrième défend aux clercs, qui sont dans les ordres sacrés, aux bénéliciers et aux réguliers, de plaider des causes sans la permission de leurs supérieurs.

Le quarante-cinquième défend aux mêmes clercs, sous peine de suspense, de prendre des emplois séculier?.

Le quarante-sixième et les sept autres suivans prescrivent la modestie que les ecclésiastiques et les réguliers doivent garder dans leurs habits et dans leur manière de vivre, et leur défend les jeux de hasard et la chasse.

Le cinquante-quatrième et cinquante-cinquième ordonnent qu'il y aura au moins trois moines ou deux chanoines réguliers dans chaque prieuré.

Le cinquante-sixième enjoint aux collateurs de conférer les bénétices

DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE

a îles personnes capables dans le temps marqué par les canons, sans pacte et sans diminution îles revenus et sans création de nouvelle pension, et défend d'appliquer le revenu d'une église vacante a d'autres usages qu'au profit de cette église.

Le soixante-unième et le soixantedeuxième renouvellent les canons du conciled'Avignoncontre les parjures et les usuriers.

Le soixante-troisième et les Sept autres concernent la conduite qu'on doit garder envers les Juifs.

Le dernier défend, sous peine d'excommunication , de faire de nouvelles impositions. (Reg. 28, Lab. 1 1, Hard. 7.)

ALETH , jdlecta , est une petite ville du Bas-Languedoc (Aude), renommée par ses bains et par les paillettes d'or et d'argent qu'on trouve dans les ruisseaux qui coulent desPyrénées, au pied desquelles elle est située. Elle est à 175 lieues de Paris. Son évèclié était suffragant de la métropole de Narbonne.

Le chapitre se composait de douze chanoines, d'un doyen, d'un archidiacre, d'un trésorier et d'un grandchantre.

Le revenu de Pévêque était de dixhuit mille livres : sa taxe en cour de Rome était de i5oo florins.

Evoques d'^ileth.

1. Barthélemi, appelé aussi Bertholile, dernier abbé du monastère d'Aleth, en fut aussi nommé premier évèque par le pape Jean XXII , vers l'an i3i8.

a. Guillaume de Alzona ou de MarciUac fut élu en i333.

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