‹ Bibliothèque sacrée (volume 3)Chapitre 350 sur 473 · Jean Jago · texte numérisé non relu

Jean Jago

44- Jean-Pierre d'Abadie , siégea neuf ans; savoir depuis 1600 jusqu'à

45. Jean de Salette, chanoine d'Évreux, homme savant, dont le cardinal du Perron se servit beaucoup dans la fameuse conférence que ce prélat eut à Fontainebleau avec Du Plessis Mornai , fut nommé à l'évêché de Lescar par le roi Henri IV, en 1609. Dès qu'il eut pris possession de son église , Jean de Salette s'appliqua avec un zèle infatigable à réparer les maux que les huguenots y avaient faits, tant pour le temporel que pour le spirituel. Il implora même et obtint la protection du roi Louis XIII, qui seconda efficacement ses pieuses intentions.

46. Jean-Henri de Salette, neveu du précédent, succéda à son oncle en i632. C'était aussi un prélat savant et zélé pour la religion , qu'il défendit par ses discours et par ses écrits. Les états du Béarn le députèrent en i634 au roi très-chrétien, pour défendre les anciennes coutumes de la province de Béarn; et en iôj.3, il fut choisi par l'assemblée des trois ordres de la province à laquelle il présidait comme premier baron de Béarn , pour aller haranguer le roi Louis XIV et la reine mère. Il mourut le 11 juin i65o.

47. Jean du Haut de Sallies, abbé de la Honce, sacré évêque île Lescar le 7 décembre i658 , prêta serment àe fidélité le 5 février de l'année suivante, et mourut le 18 avril 1681.

48. Dominique d'Esclaux de Messelez, conseiller au parlement de P.iu, ayant perdu sa femme dont il avait eu plusieurs enfans, embrassa l'état ecclésiastique, et fut nommé à l'évêché de Lescar le 3i mai 1681.

( GalL. Ckr. , t. 1, pp. 1283, 1284.)

49. Martin de la Cassagne, mort le i3 janvier 1729, âgé de près de quatre-vingt-dix ans.

50. Hardouin de Châlons, de maison noble, auparavant grand-vicaire de Sens, nommé au mois de juillet J729, et sacré le 5 février 1730.

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5i. Marc-Antoine de Noë, né dans le diocèse de la Rochelle en 1724, sacré le 12 juin 1763, démissionnaire en 1802, fut nommé à cette époque ii l'évèché de Troyes, et mourut la même année.

C'est le dernier évêque de Lescar.

LIMOGES, ancienne capitale de tout le Limousin, aujourd'hui cheflieu de préfecture du département de la Haute- vienne. C'est une grande ville mal bâtie , mais fort commerçante, située partie sur une colline, et partie dans un vallon sur la rivière tle Vienne, à quatre-vingt-quinze lieues de Paris. On la partage en cité et en ville. César témoigne que de son temps elle était grande et peuplée. Ptolémée lui donne le nom de Rastiatum. Amniien Marcellin la nomme Lcmovice ; les autres Lemovicœ, Lemovicum et Lemovicina. Elle a beaucoup souffert en divers temps.

Les Goths fuient les premiers qui la pillèrent; les Francs la traitèrent ensuite de même; les Anglais y firent de grands ravages sous Charles V; Bertrand du Guesclin la leur prit en 1371; le prince de Galles la reprit quelque temps après par assaut , et les Français s'en rendirent encore maîtres. L'évèché de Limoges, érigé dans le deuxième siècle, est sulfragant de Bourges; le diocèse 'comprend les départemens de la Haute- Vienne et de la Creuse ; le chapitre de la cathédrale, qui est sous l'invocation de saint Etienne, consistait en trois dignités, vingt-huit canonicats et dix-huit semi-prébendés; il se compose aujourd'hui de neuf chanoines; l'évèque est assisté de douze vicairesgénéraux. Il y avait à Limoges quatre abbayes, savoir, Saint - Martial, occupée par des bénédictins ; Saint- Augustin de la congrégation de Saint- Maur; Saint-Martin aussi occupée par des bénédictins; enfin l'abbaye «le la Règle, qui était de religieuses bénédictines, fondées par Louis-le- Débonnaire.

Le diocèse, qui comprenait autrefois plus de six cents paroisses divisées en dix-sept archipiètrés , ren-

ferme maintenant cinquante - cinq cures, trois cent vingt-huit succursales et trente-six vicariats. Avant 1789, il contenait en outre treize chapitres et vingt-huit abbayes ; en 1827 il contient vingt congrégations religieuses de femmes de dilféreus ordres.

L'évèque de Limoges avait vingt mille livres de revenu, et payait seize cents florins pour ses bulles a la cour de Rome; il était seigneur des chàtelleniesd'Alezat. Pendant la vacance du siège , le vicomte de Comboru jouissait du revenu de ces chàtellenies, et en faisait exercer la justice, sans que le droit de régale eût lieu à cet égard.

Evêques de Limoges.

1. Saint Martial, apôtre de l'Aquitaine, et premier évêque de Limoges.

Voyez Saint-Martial.

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