François Rouxel de Métlavy
fils de Jacques, seigneur de Médavy, etdePétronille Fouquesde Manetot, conseiller du roi, chanoine «le Paris, abbé de Saint-André en Gouffern et de Cormeilles, nommé évêqne de Lisieux en 1598, prit possession le 25 mars 1600, par procureur, et par lui-même le 17 décembre 1610. Il assista à l'assemblée générale du royaume à Paris en 1614, tint un synode en i6i5, et mourut à Rouen le 8 mars 1617. De son temps, les capucins s'établirent à Lisieux en i.6i3.
47. Guillaume de Vair, né le 7 ou le 17 mars i556, fut un des plus habiles jurisconsultes et un des meilleurs écrivains de son temps. Il avait exercé les charges de conseiller au parlement de Paris, de maître des requêtes , de premier président au parlement d'Aix , et de vice-chancelier de France, quand on l'éleva sur le siège «le Lisieux. Il fut sacré a Paris dans l'église des bernardins , le ii août 1617, prit possession par procureur le 14 mars 1618, et en personne le 14 juillet 1620. Il mourut «le la peste le 3août 1621, àTonnci-is, où il était à la suite du roi Louis XIII, durant les guerres civiles. Son corps fut inhumé dans l'église «les bernardins de Paris. Il laissa trente-six mille livres aux pauvres de l'hôpital «lu Saint-Esprit de Marseille, où l'on voyait sa statue en marbre. Ce prélat a composé divers traites : des Méditations sur les Psaumes, sur l'Oraison dominicale, sur Job, sur les Lamentations «le Jérémie , sur le Cantique d'Ézéchias , de Ja sainte philosophie, etc., qu'on a recueillis en un volume in- fol. à Paris l'an 1619, et plusieurs fois depuis , notamment à Rouen en 1614, m-8°. (Moréri. Galt.
Christ. )
48. Guillaume Aleaume, fils de Nicolas , conseiller au parlement de l'aris,et «l'Antoinette ci 11 Vair, neveu du précé«lent, fut transféré de l'évêché de Riez à celui «le Lisieux, «lont il prit possession en personne le '.'\ juillet 162a. Il mourut à Paris sur ta fin d'août i634, a l'âge de quarante-
DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE. 34 9
assista au concile de la province en
neuf ans, et fut inhumé auprès de sou oncle.
49- Philippe Cospeau , homme pieux, savaut et habile prédicateur, après avoir gouverné successivement les églises u'Aire et de Nantes, fut transféré à celle de Lisieux en i635.
Il en prit possession au mois d'octobre i636, donna un mandement le ier février 1640, pour la résidence des curés , et tint un synode le z5 mai 1642. Il assista à la mort de Louis XIII, le 14 mai 1643, et mourut lui-même trois ans après le 8 nui 1646. Ses entrailles furent enterrées devant le maître autel de l'église de Lisieux, son cœur reposait chez les religieuses capucines ou les hlles de la Passion ne Pans, et le corps devant le maître autel de l'église des bénédictines île la congrégation du Calvaire de la même ville, au Marais.
5o. Léonor C-oyou de Matignon, né en 1604, de Charles, comte ileTorigny, marquis de Longray, etc. , et d'Eléonore d'Orléans, de la maison de Longueville, abbé de Lessay et de Torigny, nomme d'abord à l'évêché de Coutances, fut transféré à Lisieux en 1646. Il prit possession de cette église en 1648; il tint son synode le 27 mai 1649; il fonda en i65o deux monastères île religieuses, l'un de bénédictines au bourg de Livarot, et l'autre d'hospitalières de saint Augustin à Honfleur. Il assista au concile de la province qui se tint à Pontoisc en 1660, fut fait commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit en 1661, et mourut à. Paris le 14 février 1680, après s'être démis auparavant de son évêché en faveur de son neveu, l'an
5i. Léonor II Goyon de Matignon, fils de François Goyon, comte de Torigny, etc., et d'Anne Maton de Bercy, né à Torigny le 5 septembre 1637, était abbé de Lessay, doyen cie Lisieux, aumônier du roi et confesseur du frère du roi, quand i! fut fait évèque de Lisieux après la démission de son oncle en 1677. Il fut sacré le 14 mars de la même année dans l'église du Noviciat des jésuites de Paris. Il
1699, et fit bâtir deux séminaires dont l'un pour les pauvres clercs qui se destinent au sacerdoce : il fit encore d'autres pieux établissemens, et laissa par son testament du 3o juin 1714, cinquante mille livres aux pauvres, et vingt mille pour hàtirle maître autel de l'église de Lisieux. Il mourut à Paris le 14 juillet de la même année 1714.
52. Henri-Ignace de Brancas , fils de Henri de Brancas, marquis de Céreste et de Dorothée de Cheilus de Saint-Jean, frère de Louis-François, maréchal de France, de Jean-Baptiste- Antoine, archevêqued'Aix, etc., docteur ae Paris, abhé de Saint-Gilchisaux-Bois et de Chambre-Fontaine , aumônier du roi, fut sacré évéque de Lisieux dans l'église du Noviciat des jésuites de Paris le i3. janvier 1715. Il prit possession la même année de son église , et s'y rendit d'abord recoin mandable par sa piété, par sa charité envers les pauvres et par son zèle pour la discipline ecclésiastique. Ce digne prélat mourut en 1760, dans son oiocèse, où il fut d'autant plus regretté , que ses rares vertus et ses grandes qualités en avaient fait le bonheur pendant près d'un demisiècle.
53. Jacques-Marie Caritat de Condorcet, né dans le diocèse de Die, le 11 novembre 1703, sacré évèque de Gap le 28 janvier 1741 j transféré à Auxerre le 29 juin 1754, et à celui de Lisieux le ier janvier 1761, mort en i783.
54. Jules Feron de laFerrounayes, né dans le diocèse de Nantes en i735T nommé à l'évêché de Saint-Brieux en 1770, à celui de Bayonne en 1774, et enfin à celui de Lisieux en 1783, est le dernier évèque qui ait occupé ce siège.
Conciles de Lisieux.
Le premier se tint l'an io55. Hermanfroi, évéque de Sion et légat du pape , y présida à la tête de tous les évèques de la province. Mauger ou Maugier, archevêque de Rouen, y fut
3§g CATALOGUE
déposé, et Maurille mis à sa place. Ce siège a été supprimé en 1801
(Bessin, in Concil. normann.)
Le second, l'an 1106, pour la paix de Normandie, en présence de Henri I", roi d'Angleterre. (Ibid. et Lab.
10, Hard. 6.)
LODEVE, ancienne ville du l>as Languedoc, aujourd'hui chef-lieu de sous -préfecture du département de l'Hérault. Elle est située clans un pays sec et stérile, aupieddesCévennes, sur la Lergue à cent soixantequinze lieues de Paris. Pline la nomme Forum Neronis , et Isidore Lutèva. Après avoir passé au cinquième siècle, de la domination des Romains sous celle desVisigoths, elle fut prise sur ces derniers par Thierri, lils de Clovis, au commencement du sixième. Elle fut ensuite reprise par ■ lesVisigoths, et se soumit volontairement à Pépir.-le-Bref JYos rois de la seconde race la firent gouverner par des comtes qui se rendirent propriétaires , et qui vendirent leurs droits dans les douzième et treizième siècles aux évéques deLodève, lesquels se qualifièrent depuis comtes de Montbrun, qui est le chef- lieu du domaine des anciens comtes et vicomtes. Lodève fut exposée à de grands malheurs pendant les guerres des Albigeois; mais surtout l'an i5y3, pendant celle des huguenots, qui la désolèrent entièrement. Son évêché, érigé dans le cinquième siècle, était snffragant de Narbonne. La cathédrale de Saint-Genès et de S.iint- Fulcrand avait un chapitre composé de trois dignités, à la nomination de l'évêque, et de douze chanoines, a celle de l'évêque et du chapitre. Il y avait deux autres paroisses dans la ville, qui renfermait encore l'ab! aye de Saint-Sauveur de bénédictins nonréformés, un collège de pères de la doctrine chrétienne, et trois communautés religieuses d'hommes. La justice y était exercée par les officiers de l'évêque, qui jouissait de vingtdeux mille livres de revenu, et qui payait mille soixante florins pour ses bulles à la courdc Rome. Le diocèse contenait quaranle-huit paroisses.
Evoques de Lodève
1. Saint Flour, peut, être regardé comme le premier évêque de Lodève; mais on ne peut rien dire de certain sur le temps auquel il présida k cette église, non plus que de cinq autres que quelques-uns disent l'avoir gouvernée.
2. Materne, le premier qu'on sache indubitablement avoir gouverné cette église, assista au célèbre concile d'Agde , tenu en 5o6.