Pliilippe Ier, dont on ne sait que le nom
63. Geoffroi ou Godefroi siégeait en io63. Il mourut en 1069, dans le monastère de Clugny, où il avait pris l'habit religieux après s'être démis de son siège.
64. liumbert Ier gouvernait la même église vers l'an io65. Il tint un concile à Anse l'an 1070. Ayant été ensuite chassé de son siège comme simoniaque , il se lit moine à Saint- Claude clans le mont Jura, vers l'an
65. Saint Gebuin ou Geboin , et vulgairement saint Jubin , était lils de Hugues III, comte de Dijon. Il embrassa l'état ecclésiastique, et lut pourvu d'un archidiaconé dans l'église de Langres, où il s'acquit une estime générale par ses bonnes mœurs et son habileté dans les affaires ecclésiastiques et civiles. Il alla, avec Rainard, évêque de Langres, au concile de la province de Lyon , qui se tint à Autun en 1077, et y fut choisi pour remplir le siège de Lyon, après la déposition de Humbert. Gebuin refusa d'abord cette dignité , et l'évèque de Langres, qui avait besoin d'un homme si habile pour le gouvernement de son diocèse, représenta que c'était lui arracher l'œil droit que de lui enlever son archidiacre. Cependant Gebuin fut sacré le 17 septembre, peu de jours après son élection, par le légat Hugues, évêque de Die, président de l'assemblé'.-. Le légat en tlonr.a aussitôt avis au pape, et demanda [epallium pour le nouvel ai- 1 hevèque , qui se disposait dès - lors
à faire le voyage de Rome. Il le (il elfectivement dans la suite, et y mena avec lui quelques-uns de ses chanoines. Grégoire VII qui avait beaucoup d'estime pour ce prélat, l'établit pri mat, ou pour parler comme ce pontife, lui confirma la primatie qu'il prétendait appartenir à son siège sur les quatre provinces de Lyon, de Rouen, de Tours et de Sens. Ce privilège , que plusieurs autres papes après Grégoire VII, ont aussi confirmé, a souffert des contradictions presque dès son origine, et encore à la lin du dernier siècle, il fit naître un grand procès entre les archevêque de Lyon et de Rouen. Saint Gebuin mourut en 1082. Son corps fut enterré dans l'église de Saint-Irenée, où il y a un autel érigé en son honneur. Le peuple l'invoque contre les douleurs de la pierre, dont il fut luimême affligé pendant sa vie.
66. Hugues, évêque île Die, et légat du saint-siège, fut nommé à l'archevêché de Lyon en io83. C'est un des trois prélats que le pape Grégoire VII désigna pour lui succéder au souverain pontilicat. Il présida au concile d' Autun en 1094, et assista à celui de Clermont d'Auvergne , auquel le pape Urbain II présida" Hugues y obtint la confirmation de la primatie de son siège, que Richer , archevêque de Sens, ne voulut point reconnaître. Il mourut à Suze, en allant au concile de Guastalla, convoqué par le pape Paschal II, l'an 1106.
67. Joccran ou Jauceran et Gauceran, abbé d'Aisnay, siégea en 1107.
Il assista au concile de Tournas en in5, obtint du pape Paschal II la confirmation de la primatie en 1 116, et vivait encore en 1117.
68. Humbald, archidiacre d'Anton, et puis archevêque de Lyon , assista au concile de Reims en 1 119. Le pape C.ilixte II lui écrivit en 1120, et lui confirma la primatie en 1121. Humbald fut fait légat apostolique en 1 1 26. Il partit pour Rome en 1128, et ne revint plus à son église, étant mort au mois de novembre de la ta année.
DES ÉVÊCHÊS DE FRANCE
69. Rainald, d'une famille noble de Bourgogne, était fais de Dalmace, seigneur de Sémur et d'Areinberge de Vergy. Il prit l'habit religieux à Clugny, devint ensuite abbé de Vézelay, et enfin archevêque de Lyon et légat apostolique en 1 1 28. Il mourut le 7 août de l'année suivante.
70. Pierre, moine de Clugny, puis évéque de Viviers, fut transféré à l'église de Lyon ennli, Il alla à Rome du temps que saint Bernard se trouvait dans cette ville. S'étant embarqué ensuite pour la Terre- Sainte, il mourut à Saint- Jean -d'Acre sur la fin de mai 1 1 39.
71. Foulques, doyen de la même église de Lyon, en devint archevêque l'an 1139, et mourut en 1141.
C'est un des principaux bienfaiteurs de la Chartreuse des Portes.