‹ Bibliothèque sacrée (volume 3)Chapitre 383 sur 473 · Franc ois-Paul de Neufville de · texte numérisé non relu

Franc ois-Paul de Neufville de

Villeroi, né en 1677 de François, duc de Villeroi, pair et maréchal de France, et de Marie de Cossé, fut d'abord abbé de Fécamp en 1698; Nommé ensuite archevêque de Lyon en 1714»

il fut sacré à Paris dans l'église de la maison professe des jésuites le 3o novembre 1715, prêta serment de fidélité le ier décembre de la même année, et mourut en 1700. {G ail. Chr., t. 4, p. 1 et suiv.)

119. Charles-François de Chàteauneufde Rochebonne, nommé eni73i.

120. Pierre-Guérin de Tencin, né à Grenoble le 22 août 1679, d'Antoine Guérin, chevalier, seigneur de Tencin, et de Louise de Buffevant, fut fait abbé de Vezelay en 1 702, et grandarchidiacre de l'église de Sens l'année suivante. En 1705, il reçut le bonnet de docteur, et devint grand-vicaire de Sens. En 1721 , il accompagna à Rome le cardinal de Bissy en qualité de conclaviste. Il fut nommé à l'archevêché d'Embrun le 6 mai 1724, et promu au cardinalat le 23 février 1739. Il passa à l'archevêché de Lyon au mois de septembre 1740, et mourut à Lyon le 2 mars âgé de quatrevingt-quatre ans en 1758. Il avait été proviseur de Sorbonne, protecteur de l'Ordre de la Visitation, commandeur du Saint-Esprit, ministre d'état.

î2i. Antoine de Malvin deMontazet, transféré de Pévêché d'Autun en i759.

122. Ives- Alexandre de Marbceuf, comte de Lyon, né en 1734, sacré évèque d'Autun le 12 juillet 1767, transféré à l'archevêché de Lyon en 1788, mort à Lnbeck en mars 1799.

123. Joseph Fesch, né à Ajaccio, nommé archevêque de Lyon en i8o3, fut fiit cardinal la même année. A la chute de Buonaparte, dont il était l'oncle, il s'est retiré à Rome, où il fait partie du sacré collège.

Le diocèse de Lyon est en ce moment gouverné par un administrateur apostolique.

Conciles de Lyon.

Le premier fut assemblé l'an 19-, par saint Irenée, joint à treize prélats

des Gaules. On y confirma le décret fait pour la célébration de la fête de Pàque au jour du dimanche, après le quatorzième jour de la lune de mars.

(Baluze.)

Le second, l'an 199, parle même saint, contre les Valentiniens et les autres hérétiques de son temps. (Lalande, p. 12.)

Le troisième, l'an 460. (Lab. 40 Le quatrième, l'an 4;5fContre les prédestinatiens. (Reg. 9. Lab. 4> Hard. 2. )

Le cinquième, l'an 5j6. (Baluze.) Le sixième, l'an 517; il fut composé de dix évêques et de l'archevêque de Lyon, saint Viventiole. On y condamna un certain Etienne, pour avoir contracté un mariage incestueux avec une de ses cousines nommée Palladie, et l'on y fit six statuts. Les trois premiers et le dernier roulent sur la fermeté avec laquelle les évêques doivent soutenir leurs jugemens. Le quatrième défend aux évêques de rien entreprendre sur la juridiction de leurs confrères. Le cinquième défend d'aspirer à l'évêché d'un évêque vivant, et excommunie pour toujours ceux qui se feront ordonner en sa place, aussi-bien que ceux qui auront part à ces ordinations. (Reg. 10, Lab. 4, Hard. 2.) Le septième, l'an 566 ou 567, sous le fils de Clotaire , par les archevêques de Lyon et de Vienne. On y fit six canons. Le premier ordonne que les différends des évêques d'une même province seront terminés par le jugement du métropolitain et des évêques de la province , ou par les deux métropolitains, si les évêques qui ont des démêles sont de différentes provinces. Le second porte que les donations faites aux églises subsisteront, quoiqu'elles ne soient pas revêtues de toutes les formalités requises par les lois. Le quatrième porte, que celui qui est excommunié par son évêque, ne sera point reçu à la communion qu'il ne soit absous.

Le sixième ordonne que l'on fera dans toutes les églises et paroisses des lilanies dans la première semaine

CATALOGUE

du mois de septembre, comme avant l'Ascension. (Reg. 12, Lab. 5,Hard. 3.)

Le huitième, l'an 570, pour la paix et la conservation de l'Église. (Ibid.)

Le neuvième, l'an 575. Pierre, diacre, frère de saint Grégoire de Tours, s'y justifia du meurtre de Sylvestre, élu évêque de Langres, qu'on lui imputait faussement. (Ibid.)

Le dixième, l'an 58i, ou 583, ou 586, ou 587, sur la négligence de plusieurs évêques. On y fit six canons, et on y défendit entre autres aux évêques de célébrer hors de leur église, les fêtes de Noël ou de Pàque. (Ibid.)

Le onzième, l'an 3»4, où Agobard fut élu archevêque de cette ville.

Le douzième, l'an 828, par ordre de Louis-le-Débonnaire. (Gall. Ch., t. 2, p. 21.)

Le treizième, l'an 829. (Ibid. t. 4, p. 57.)

Le quatorzième, l'an 846. (Ibid., t. 4, p- 60.)

Le quinzième, l'an 848. Le prêtre Godelcaire y fut absous. (Reg. 21.

Lab. 7. Hard. 4.)

Le seizième, l'an 1020. (Hist. des évêques d'Auxerre.)

Le dix-septième, l'an io55, par Hildebrand, légat du samt- siège en France. On y déposa un archevêque simoniaque, qui ne put jamais prononcer le nom du Saint-Esprit; ce qui fut cause que beaucoup d'autres évêques s'accusèrent du même crime, et renoncèrent volontairement à leurs sièges. (Reg. 25. Lab. 9. Hard. 6.)

Le dix-huitième, l'an 1080. Hugues, évêque de Die, légat du saintsiége, y confirma la sentence qui déposait Manassès, archevêque de Reims. (Reg. 26. Lab. 10. Hard. 6.)

Le dix-neuvième, l'an 1098, à Pierre - Encise. ( Gall. Christ., t. \, p. 888.)

Le vingtième, l'an 1099. {Ibidem, p. 107.)

Le vingt-unième, l'an 1126, par Pierre, cardinal-légat à latere, qui excommunia Pontien, usurpateur &e l'abbaye de Clugny. (LeP.Mansi, t. a, col. 377.)

Le vingt-deuxième, l'an J2<5; c'est

DES ÉVÊCHfiS DE FRANCE.

le premier concile général de Lyon et le treizième œcuménique. Il fut assemblé par le pape Innocent IV, pour cinq affaires principales : les courses des Tartares, le schisme des Grecs , les nouvelles hérésies , la Terre-Sainte occupée par les Sarrasins, et la persécution de l'empereur Frédéric II, qui fut excommunié et dégradé de l'empire. On y fit dix-sept canonssur le droit canonique, comme sur les rescrits ou commissions «le la cour de Rome, sur les élections, sur le pouvoir délégué, sur les procédures touchant les appellations et les récusations, sur l'excommunication , l'usure, etc. (Reg. 28. L. 1 1. H. 7.)

Le vingt-troisième, l'an 1274. C'est le second concile général de Lyon et le quatorzième œcuménique. Le pape Grégoire X y présida en personne. Les patriarches latins de Constantinople et d'Antioche s'y trouvèrent, quinze cardinaux, environ cinq cents évêques, et mille autres prélats inférieurs, les ambassadeurs des rois de France, d'Allemagne, de Sicile et ceuxde Michel Paléologue, empereur d'Orient. Ce concile fut assemblé pour trois raisons : pour la réunion de l'église grecque avec la latine, pour le secours de la Terre-Sainte, pour la réforme de la discipline ecclésiastique et de la vie des clercs. Il y eut six sessions et trente-un canons.

Le premier est sous le titre de la Trinité et de la foi catholique. On y déclare que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils, comme d'un seul principe et par une seule spiration.

Le second contient divers règlemens touchant le conclave et l'élection du pape.

Le troisième oblige ceux qui s'opposent aux éjections et postulations, de déclarer leurs raisons dans leurs lettres d'appel, et leur défend d'en apporter d'autres dans la suite.

Le cinquième déclare que celui qui est élu donnera son consentement à l'élection dans le mois , à compter du jour que l'élection lui sera notifiée , et la fera confirmer «Uns les trois mois.

Le huitième déclare que quand il y a les deux tiers des suffrages pour une personne, l'autre tiers n'est pas recevable à rien opposer contre les électeurs ou contre l'élu.

Le onzième porte excommunication contre ceux qui font du tort à des électeurs, parce qu'ils ont refusé leurs suffrages à ceux qu'ils leur recommandaient.

Le douzième porte aussi excommunication contre feux qui veulent usurper de nouveau les régales , la garde et le titre d'avoué ou tléfenseur des églises et des monastères.

Le treizième déclare nulles les collations des cures faites à des personnes qui n'ont pas atteint l'âge de vingt-cinq ans , et oblige les curés à résidence, et à se faire ordonner prêtres dans l'année qu'ils seront pourvus.

Le quinzième prononce suspension pendant un an du pouvoir d'ordonner, contre ceux qui auront ordonné les clercs d'un autre dioc'se.

Le seizième déclare les bigames déchus de tous les privilèges de la cléricature.

Le dix-huitième est contre la pluralité des bénéfices à charges u'àmes.

Le vingtième annulle les absolutions d'excommunication extorquées par violence ou par crainte.

Le vingt-deuxième défend aux prélats d'aliéner les biens des églises sans le consentement du chapitre, et déclare nulles les aliénations faites autrement.

Le vingt-troisième casse et révoque tous les ordres mendians établis depuis le concile de Latran bous Innocent III, qui n'ont point été approuvés par le saint-siége.

Le vingt-quatrième renouvelle les défenses «le rien exiger, ou même de rien recevoir pour le droit de procuration, sans avoir fait de visite actuelle.

Le vingt-cinquième défend de tenir des assemblées dans les lieux sacrés.

Le vingt- sixième et !e vingt-septième sont contre les usuriers.

378 CATAF.

Le vingt-huitième abolit l'usage tles représailles. Les trois derniers regardent l'excommunication. (Reg.

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