‹ Bibliothèque sacrée (volume 3)Chapitre 397 sur 473 · Charles II de Beaumanoir de · texte numérisé non relu

Charles II de Beaumanoir de

Lavardin, nommé à cet évêché, lorsqu'il n'était encore âgé que de quinze ans, prit possession le 23 novembre 1610, et y célébra solennellement la messe le 27 janvier 161 1. Il assista aux états du royaume tenus à Paris en 1614. et à l'assemblée générale du clergé de France en la même ville, eni625. Ilreçut plusieurs ordres refigieux dans son diocèse, et, étant allé à Rome avec le cardinal Alphonse, il y fut fait évêque-assistant du trône.

Enfin il mourut en cette ville le 17 novembre 1637, âgé de 5z ans.

72. Emeric-Marc, fils du seigneur de la Fer té , était chanoine de Rouen et aumônier du roi, lorsque Louis XlIIle nomma évêque du Mans le i3 novembre 1637. Il reçut ses bulles en avril 1639, et fut sacré le ier mai suivant. Il prit possession par procureur le 7 du même mois , et se transporta lui-même en son diocèse le 12 août pours'acquitterdes devoirs d'un bon évêque. Il mourut en cette ville âgé de 4° ans, le 20 avril

73. Philbert-Emmanuel de Beaumanoir de Lavardin, neveu de Charles, nommé à cet évêché par le roi Louis XIV, le 25 novembre 1648, fut sacré le 25 avril 1649, prêta serment trois jours après , et prit possession par procureur le 10 mai 1640. Il se rendit lui-même peu après dans ce diocèse, où il s'efforça de procurer au troupeau confié à ses soins tous les avantages qui étaient en son pouvoir.

Il prouva sa fidélité au roi en assemblant les nobles pour le service de ce prince , lors de la guerre civile de i652. Il assista aux assemblées du clergé de 1645 et i655. (Gall- Chr., vet. edit. tom. 2, part. \, fol. 5i2 et seq.)

74. Louis de la Vergne de Monfenar deTressan, mourut le 27 janvier 1712, âgé de 82 ans.

75. Pierre Rogier ou Roger de Crevy, auparavant grand- vicaire de Nantes, fut nommé à l'êvêché du Mans en 1712, et mourut vers la lin de juillet 1723.

y6. Charles -Louis Froulay de Tes-

DES ÉVÊCIIÉS DE FRANCE

se, ci-c'cvant comte de Lyon, et aumônier du roi, depuis aumônier de la reine-douairière d'Espagne, de la maison d'Orléans, fut sacré le 25 février 1724.

77. Louis- André de Grimaldi, né en 1706, sacré le 5 juillet 1767, transféré à Noyon en 1777.

78. Jean-François-Gaspard de Jouffroi de Goussans, né dans le diocèse de Besancon le i.5 avril 1728, sacré évêque de Gap en 1774, transféré au Mans en 1777.

(Ce siège, supprimé em8oi,fut rétabli en 1820, par suite du concordat de 1817.)

79. Claude-Madeleine delaMyre, nommé à l'évéché de Troyes en 1817, sacré évêque du Mans le îcjmars 1820.

Conciles du Mans.

Le roi Charles-le-Chauve ayant séjourné quelque temps au Mans, pour s'y opposer aux courses des Normands, Aldéric, qui en était évêque, le pria de remédier à quelques abus qui se commettaient contre le culte divin et la puissance royale.

Pour cela les évêques s'assemblèrent l'an 843 au bourg de Coulaines, qui est près des faubourgs du ÙJans, et y firent quelques décisions que nous avons dans les recueils des conciles, tom. 23, edit. reg. et tom. 8, edit. ult. Paris.

L'an 1188, il y eut un concile, ou plutôt une assemblée au Mans pour la croisade. Le roi d'Angleterre y ordonna que chacun donnerait pendant cette année la dime de ses revenus et de ses meubles, pour le secours de la Terre-Sainte.

LeP.Mansi (Suppl. à la Collection des conciles, tom. 2, col. 1041) parlant d'un concile indiqué au Mans en 1237, par Juhelle, archevêque de Tours, dit que, quoiqu'il ne soit pas absolument certain si ce concile fut en effet célébré, il a cependant peine à croire qu'il ne l'ait pas été, ce qu'il conclut de deux lettres adressées au susdit archevêque, et rapportées par le P. Martenne, l'une au tom. 7 de nos Anciens monumens, l'autre au

tom. 3 de ses Anecdotes : la première de l'abbé de Marmoutier, qui s'excuse de s'v rendre sous prétexte d'affaires très-épineuses; la seconde de W. , archidiacre de Penthièvre, diocèse de Saint-Brieux , qui prie le même prélat de n'être point fâché de son absence, donnant pour raison qu'il était tombé malade en chemin.

MARSEILLE, Massilia, ville épiscopale , autrefois sous la métropole d'Arles , et maintenant sous celle d'Aix, est située sur la mer Méditerranée, où elle a un bon port, a cent quatre-vingt-dix-huit lieues de Paris.

Elle est aujourd'hui le chef - lieu du département desBouches-du-Bhône.

Elle doit sa fondation aux Phocéens, peuples de l'Ionie asiatique, qui établirent une colonie sur cette côte , environ cinq siècles avant la naissance de Jésus-Christ. Cette colonie devint bientôt une république trèsflorissante , dont le gouvernement était aristocratique. Les Marseillais, après bien des révolutions , furent entièment subjugués en .660 par Louis XIV. Le port de Marseille, l'un des plus vastes et des plus sûrs de la Méditerranée, peut contenir sept cents navires marchands. Elle est chef-lieu* de syndicat maritime; elle a une école de navigation; son lazaret est très -remarquable. Marseille est divisé en ville-neuve, qui est trèsbelle, et en ville-vieille, sur une hauteur, tort laide et tres-malpropre.

Elie fut désolée par la peste en 1730. C'est la patrie de Pitluas, de Mascaron et cie Dumarsais. La cathédrale, nommée Sainte-Mai ie-Majeure , est située dans la vieille ville ou la cité. Le chapitiv, composé autrefois de ueux dignités, deux personnats, dixneuf autres chanoines et dix bénéliciers , l'est aujourd'hui de onze chanoines seulement. Outre la cathédrale de Marseille, qui est paroissiale, il y a trois autres paroisses uans la ville. Quant aux mars© il s religieuses, on en comptait quinze ou seize d hommes, et autant de filles, sans y comprendre les deux collèges des pères de l'Oratoire et des jésuites,

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et le séminaire des prêtres de la Mis- mais le pape Zozime cassa ce que

sion de France, fondés par Saint-Vin- le concile de Turin avait fait à cet

cent de Paul. Aujourd'hui le diocèse, égard en faveur de l'évêque de Mar

qui comprend l'arrondissement de seille.Procule futmême déposé dans

Marseille, renferme dix cures, cin- la suite par le même Zozime, parce

quante succursales et treize vicariats.

Il y a en outre une maison des prêtres des missions de Provence , à Marseille, et plusieurs congrégations religieuses, savoir , religieuses capucines, claristes, du Saint-Sacrement, du premier monastère de la Visitation , du deuxième monastère, de Saint-Charles, sœurs hospitalières, sœurs de la retraite. L'évêque de Marseille jouissait de trente mille livres de revenu, et payait sept cents florins de taxe pour ses bulles à la cour de Rome.

Evêques de Marseille.

1 . Saint Lazare , qui fut ressuscité par Notre-Seigneur, a fondé l'église de Marseille , suivant la tradition de Provence. Cette tradition porte que les Juifs chassèrent de Jérusalem Lazare aveu Marthe et Marie - Magdeleine ses sœurs , Marcelle leur servante, saint Maximin, saint Cédoine, qu'on croit être l'aveugle-né, et Joseph d'Arimathie, disciples de Jésus- Christ ; qu'ils les exposèrent sur un vaisseau sans gouvernail, sans voiles et sans rames -, que la Providence pourvut à tout; qu'ils arrivèrent heureusement à Marseille ; qu'ils se séparèrent pour aller prêcher l'Evangile dans la Provence ; que sainte Magdeleine se retira dans le désert de la Sainte- Baume, et que saint Lazare demeura à Marseille, dont il fut le premier évêque.

On ignore quels ont été ses successeurs pendant plus de deux cents ans.

2. Orésius assista et souscrivit au célèbre concile d'Arles en 3i4«

3. Procule, dont saint Jérôme, epist. 4» ad Hustic. , parle comme d'un prélat très-saint et très-savant, assista au concile d'Aquilée en 38i, et à celui de Turin en 397. Il avait obtenu dans ce dernier le droit de prima tie surlasecondeNarbonnaisej

qu'il continuait de faire les fonctions de primat sur la seconde Narbonnaise , en ordonnant les évêques de cette province, malgré la défense du pape.

4. Vennius.ami de saint Rustique, évêque de Narbonne, avec lequel il avait professé la vie monastique avant son élévation à l'épiscopat , siégea en 428 , et assista au concile d'Arles en 45i.

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