Raymond III, de Nîmes , en
37. Durand de Trois-Emines , en 1290. C'est un des prélats que saint Louis, évêque de Toulouse, nomma pour ses exécuteurs testamentaires en 1297. Il reçut à Marseille Robert, roi de Sicile et comte de Provence en 1309, et mourut en i3i2.
38. Raymond IV succéda en i3i2, et fut transféré au siège d'Embrun en 1319.
39. Guasbert ou Gasbert du Val , natif de Caliors , camérier du pape Jean XXII , devint évêque de Marseille après Raymond. Le pape l'employa en 1320 pour la fondation de la Chartreuse de Cahors, et en i322 le nomma vicaire-général pour le spirituel et le temporel d'A\ignon.
Guasbert gouverna ensuite successivement les églises d'Arles et de Narbonne.
40. Adémar Amelin , chanoine et sous-chantre de l'église d'Alby, siégeait en i323. Il assista au concile d'Avignon en 1326 , et mourut en i333.
4i. Jean Guasquy, nommé en i334, assista au concile d'Avignon en 1337.
Il lit son testament le 5 septembre
42. Robert de Mandagot, neveu du cardinal de Mandagot, siégeait au commencement de 1346. Il alla à Rome en i35o.
43. Hugues, neveu du même cardinal de Mandagot, était prévôt d'Embrun quand il fut nommé à l'évêché de Marseille au mois d'avril 1359. Il mourut en i36i.
44- Pierre Fabri, prévôt de Marseille, élu le 3 juillet i36i, mourut la même année.
45. Guillaume Sudre, natif de la Guène, près de Tulle, religieux de l'Ordre des frères-prêcheurs, et maître du sacré palais , fut nommé au siège de Marseille en i36i. Il lit la visite de son diocèse , et tint son synode en 1 363 ; il assista en i365 au concile d'Apt , et au couronnement de l'empereur Charles IV. Urbain V
OGUE
l'éleva au cardinalat en i366 , le nomma évêque de Velletri en 1367, et l'envoya en 1369 légat à latere à Naples, pour terminer les différends qui existaient entre le prince de Tarente et le duc d'Adria. Il mourut à Avignon le 28 septembre i373, et fut enterré dans l'église de son ordre , près du maître-autel.
46. Philippe de Cabassole, patriarche de Jérusalem, administrateur de l'église de Marseille pendant environ deux ans; savoir, depuis la promotion de Guillaume Sudre au cardinalat , jusqu'à l'an i368, qu'il fut lui-même élevé à la même dignité par le pape Urbain V.
47. Guillaume de la Voûte, camérier à la cour du pape , nommé d'abord à l'évêché de Toulon, fut transféré ensuite à Marseille; mais on ignore dans quelle année il en prit possession. On croit même qu'après la promotion de Philippe de Cabassole à la dignité de cardinal, le siège de Marseille ne fût pas sitôt rempli ; car en 1^74 cette église était gouvernée par Guillaume Ue la Garde , administrateur perpétuel de l'église d'Arles. Il est sûr cependant que Guillaume de la Voûte à été évêque de Marseille, et qu'après avoir gouverné quelque temps cette église , il passa successivement a celles de Valence et d'Alby. 11 se trouva, en 1378, à l'élection du pape Urbain VI , et fut un des prélats à qui l'on confia la garde du conclave.
48. Adémar de la Voûte, frère du précédent, fut transféré de l'évêché de Grasse à celui de Marseille en
49. Guillaume Le Tort ou Le Fort , élu en 1396, mort en 1403.
50. Paul de Sade , d'une famille noble de Provence , siégea eu i4o3 , et mourut le dernier jour de février ]433. On voyait encore en 1777 'es armes de sa famille à l'une des portes de la cathédrale , à laquelle il lit faire des réparations magnifiques.
César Nostradamus , dans son Histoire de Provence , parle de Paul de Sade, comme d'un prélat intègre,
DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE
savant et pieux: qualités qui lui méritèient l'amitié et la confiance de la reine Joalan.
5i . Barthélémy de Racoli ou Rocali , général des Carmes , nommé a l'évêché de Marseille par Eugène IX en i-j33, ne prit pas u'abord possession de son église , parce qu'il eut pour compétiteur Louis de Glandève, élu par le concile de Bàle; mais, après bien des troubles, dont l'église de Marseille fut agitée à cette occasion, E.irthéiemy lut installé et siégea paisiblement jusqu'à l'an i44^> qu'il mourut. Possevin dit que ce prélat a fait un livre de sermons, et quatre livres sur le Maître des sentences.
52. Louis de Glandève, lils d'Élion, baron de Faucon, d'une des plus anciennes familles de Provence, évêque de Glandève et piùs de Vence, fut transféré à l'évêché de Marseille par le concile de Bàlej mais le clergé de Marseille, qui tenait pour Barthélémy, n'ayant pas voulu le recevoir, il se retira à Bàle en 1439, et y contribua à l'élection de l'antipape Félix V. Le roi de Sicile l'envoya ensuite à Lyon et à Genève, pour travailler, de concert avec les ministres des autres princes, à éteindre le schisme entre Eugène IV et l'antipape Félix. Au reste, on croit qu'après la mort de Barthélémy, Louis fut mis à sa place , mais il ne survécut pas long-temps.
53. Jean, qui a été omis dans tous les catalogues, siégeait en 1446 ou
54. Nicolas de Brancas , lils de Butfile de Brantacio, noble Napolitain , le premier de cette illustre famille qui £oit venu en Fiance, et frère de Baptiste, écuyer de Louis III, roi de Naples et comte de Provence, était évêque de Marseille en i447- ^ reçut à Marseille, le 7 du mois de mai de la même année, Louis, dauphin de Vienne , depuis roi sous le nom de Louis XI , lors du voyage que ce prince lit en Provence pour y visiter la grotte et les reliques de sainte Magdeleine. Nicolas de Brancas fut présent au concile provincial
d'Avignon en 14^7» et mourut le ier avril 1466.
55. Jean Allardel ou Allardean, d'Anjou, secrétaire et conseiller de René, roi de Sicile, ayant embrassé l'état ecclésiastique, fut d'abord chanoine d'Aix et prévôt de Alarseille. Il fut placé ensuite sur le siège de cette église en i566. Du temps de ce prélat, la Provence passa sous la domination du roi de France, Charles, dernier comte de Provence, en ayant disposé ainsi par son testament. Jean Allardel fut nommé depuis gouverneur de Paris par le roi Louis XI, qui estimait beaucoup ce prélat. Il exerçait cette charge en i483, et vivait encore en i494-
56. Oger d'Anglure, fils de Simon d'Anglure, et d'Elisabeth du Chastelet , abbé île Hautvilliers , au diocèse de Reims, puis archimandrite de Saint-Victor de Marseille , et prieur île Saint- Amand de Rodez, fut nommé à l'évêché de Marseille sur la lin de 1496, et siégea jusqu'à l'an i5o6, qu'il mourut le 5 mai dans un bourg de son diocèse , nommé Oiiol. Son corps fut transporté a Marseille et enterré dans l'église de Saint-Victor. Au reste, l'épitaphe qu'on lit à son tombeau , marque qu il a été abbé de Saint -Victor; mais elle ne fait point mention de son élévation à l'épiscopat.
57. Antoine Du Four, dominicain d'Orléans, docteur de Paris, confesseur et prédicateur du roi Louis XII, nommé en 1007 , prit possession le 21 septembre de l'année suivante , clans le temps que la peste était encore à Marseille. Il fit un discours devant le roi à Lyon, lorsque Georges d'Amboise , léi;at du saint-siége, remit le chapeau de cardinal à René de Prie, évêque de Bayeux. Il mourut à la suite du roi en 1509. Ce prélat a écrit des paraphrases sur les sept pseaumes pénitentiaux; un livre qui a pour titre : la Diète du salut ; cies sermons en 2 volumes ; et il a donné une traduction de la Bible en fiançais, par ordre d'Anne, reine de France.
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58. Claude de Seyssel , né en Savoie, fut maître des requêtes et conseiller du roi Louis XII, dont il écrivit l'histoire depuis l'an 1498 jusqu'à l'an i5i5. Il fut nommé à l'évêché de Marseille par le chapitre, à la recommandation du roi, en 1.609, inais il ne prit possession qu'en i5i5. Il assista au nom du roi à l'assemblée que l'empereur Maximilien tint à Trêves en i5i2, et au concile de Latran en i5i4- Il reçut à Marseille le roi François I" et la reine Claude, son épouse , et fut transféré peu de temps après, en i5i7, à l'archevêché de Turin, où il avait autrefois professé le droit avec un applaudissement universel. Il mourut le 3i mai )520. Il paraît, par les ouvrages qu'il a laissés, que c'était un homme fort savant. Voyez Seyssel.
59. Innocent Cibo, d'une ancienne famille de Gènes, était lils de François Cibo, comte d'Anquillare , etc., et de Magdeleine de Médicis, sœur de Léon X. Il fut fait d'abord cardinal du titre des saints Corne et Damien , et archevêque de Gênes , camérier de la sainte Église romaine et légat de Boulogne et de l'Emilie.
Nommé depius à l'archevêché de Turin en i5ij , il permuta cette église contre celle de Marseille le 11 mai de la même année. Il mourut à Rome le i3 avril i53o, et fut inhumé dans l'église de la Minerve. Voy. Gènes.
60. Jean-Baptiste Cibo, frère d'Innocent, obtint au commencement de i53o, l'évêché de Marseille, dont le précédent s'était démis, et le gouverna jusqu'à l'an i55o.
61. Christophe Dumont , parent du pape Jules III, transféré de l'évêché de Cagli en i55o, devint ensuite cardinal du titre de sainte Praxède, et se démit du siège de Marseille en faveur du suivant l'an i555.
62. Pierre Raguenau , natif de Tours, siégea en i555; il reçut, en i564, dans sa métropole, le roi Charles IX, accompagné de la reine mère et de ses frères. Il se démit en fayeur de son neveu vers l'an 1572, et
mourut à Marseille le 4 mai 1577.
63. Frédéric Raguenau , neveu du précédent, succéda en 1572, et assista l'année suivante à l'assemblée du cierge de France. Ce digne prélat, que ses belles qualités faisaient généralement estimer , n'eut pas la satisfaction de jouir paisiblement de sa dignité à cause des guerres civiles qui désolaient alors le royaume. La ville de Marseille s'étant révoltée contre le roi en i588, Frédéric, qui fut toujours attaché aux intérêts de son prince, jugea à propos de s'éloigner pour quelque temps de son diocèse, pour éviter les troubles de la révolte. Il accompagna en Italie, en 1589, Christine de Lorraine, nouvelle épouse de Ferdinand , duc de Toscane , et ne revint à Marseille qu'après que cette ville se fut soumise de nouveau à l'obéissance du roi. De retour à son église, Frédéric fut tué d'un coup de fusil dans an village de son diocèse, nommé Signe, le 25 septembre i6o3. Son corps fut transporté à Marseille pour être inhumé dans le tombeau de ses prédécesseurs.
64. Jacques Turricel , Toscan de nation, docteur en théologie, cie l'ordre des Frères-Mineurs, et confesseur do la reine Marie de Médicis, nommé par le roi à l'évêché de Marseille en 1604, prit possession au mois de mai i6o5 , et siégea jusqu'à l'an 1618, qu'il fut empoisonné par son valet-de-chambre le 19 janvier.
65. Arthur d'Espinay, lils de François, seigneur de Saint-Luc, général de l'artillerie de France , etc. , et de Jeanne de Cossé, fut abbé de Rhédon , conseiller du roi, et commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit. Il assista en 1614 à l'assemblée générale du royaume , en qualité de député du clergé de Bretagne. Ayai.t été nommé ensuite au siège de Marseille, il mourut peu de temps après en 1618, avant d'être sucré.
66. Nicolas Coëffeteau , pieux et savant dominicain, sacré évèque de Dardanie, pour administrer l'église de Met/., et transféré ensuite à Mur-
DES ÉVÈCHÉS DE FRANCE
seille, mourut le 21 avril i623 , sans avoir pris possession de ce dernier siège. Voyez Coeffeteau.
6-. François de Loménie , aussi dominicain de Limoges, sacré à Paris en 1624, prêta serment de lidélité le 11 septembre de Ja rnème année, prit possession l'année suivante, et assista à l'assemblée du clergé de Fiance. Il fut aussi abbé de Notre- Dame île Josaphat près de Chartres, et mourut à Limoges en 1639. De son temps les carmes déchaussés s'établirent à Marseille en i63i , et les chartreux en i633.
68. Eustache Gault, né à Tours, de Jacques Gault et de Marguerite Poitvin, l'un et Fautre des plus honnêtes familles de la ville, lit sa rhétorique avec son frère Jean - Baptiste, à Lyon, sa philosophie à la Flèche, et sa théologie k Rome et à Paris. Après leurs études ils entrèrent'tous les deux dans la congrégation de l'Oratoire, et y firent beaucoup de progrés dans la piété et dans les sciences. Le cardinal de Bérulle, leur général, les envoya en Espagne pour établir une maison de la congrégation à Madrid. De retour en France , Eustache fut supérieur de plusieurs maisons de l'Oratoire, et l'archevêque de Bordeaux l'attira au près de lui pour l'aider dans le gou- \ernement de son église. Eustache s'acquitta si bien de cet emploi, que le cardinal de Richelieu, à qui l'archevêque de Bordeaux l'avait recommandé , le lit nommer à l'évèché de Marseille l'an i63y; mais il mourut k Bazas en faisant la visite du diocèse de Bordeaux par commission de l'arclievèque, le i3 mars 1640, avant qu'il eut pris possession de son siège. Ce digne prélat a laissé un grand nombre d'écrits, savoir, un Traité sur les conciles; une Histoire abrégée île l'Ancien -Testament, qu'il n'eut pas le temps d'achever; des Discours fort estimés des connaisseurs ; un livre pour prouver les droits du roi de France sur la Navarre , etc.
6<j. Jean - Baptiste Gault, frère
d'Eustache, fut pensionnaire au collège des Jésuites à Lyon , et y fit sa rhétorique avec son frère ; il étudia ensuite en théologie à Paris et à Rome, où il soutint des thèses de théologie avec un applaudissement général. Après avoir séjourné quelque temps à Rome , il revint en France , et entra chez les pères de l'Oratoire, où ses supérieurs ne tardèrent pas à l'employer , soit pour établir de nouvelles maisons de la congrégation , soit pour gouverner celles qui subsistaient déjà. L'archevêque i*e Bordeaux le demanda ensuite pour l'associer à son frère Eustache dans le gouvernement du diocèse, et lui donna la cure de Sainte- Eulalie. Eustache , qui avait été lait évêque de Marseille, étant mort peu de temps après sa nomination et avant même qu'il eût vu son église, Jean-Baptiste fut nommé en sa place, et les bulles étant arrivées, il tut sacré dans l'église de Saint-Magloue le 5 octobre 1642, puis il se rendit k Marseille, où son zèle éclata d'une manière extraordinaire pour la reforme de son diocèse , pour le soulagement des pauvres, pour le rachat des captifs, et pour la conversion des galériens; mais ce peuple ne posséda pas long-temps ce saint pasteur, car il mourut le 2J niai i6+3, âgé de quarante-huit ans. Il fut enterré dans sa cathédrale avec beaucoup de magnificence, et l'assemblée du clergé de France tenue k Paris en i645, écrivit au pape Innocent X, pour le supplier de travailler k la béatification de cet admirable prélat.
70. Etienne Puger, évèqne île Dardanie in partibus. nommé k l'évèché de Marseille par le roi Louis XIV en 1 64 >, assista a l'assemblée du clergé de France en 1645, et mourut en 1668.
71. Toussaint de Forbin, fils de Gaspard de Janson et de Ciaire de Libértat, nommé d'abord évêque de- Digne, fut transféré k Marseille en 1668. Le roi l'envoya en 1673 ambassadeur en Pologne, où il eut la
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gloire de faire élever sur le trône de la république Jean Sobieski, granclmaréi hal de la couronne. Ce nouveau monarque, pour reconnaître l'obligation qu'il avait à l'évêque de Marseille, le nomma dans la suite au cardinalat. L'évèché de Beauvais étant venu à vaquer, le roi <le Fiance l'en gratifia en 1679. Il fut lait depuis commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit en 1689, cardinal en 1690, et enfin grand-aumônier de France en 1706. Il mourut à Paris dans un âge fort avancé l'an 171a.
72. Jean-Baptiste d'Estampes, fils de Joseph, marquis d'Autruy, et de .Louise Le Grand, docteur de Sorhonne, siégea au mois de septembre 1680, et mourut de mort subite le 6 janvier 1684.
73. Cliarles-Gaspard-Guillaume de Vintimille du Luc, des vicomtes de Marseille, nommé au siéjie île cette église en 1684, fut sacré le 25 mars 1692. Il passa à Aix en 1708, et de là à Paris en 1729.
74- Bernard-François de Poudenx de Castillon, fils du vicomte de Poudenx, et de N... de Castillon, coadjuteur rie François de Poudenx, évêque de Tarbes, son oncle, sacré à Paris dans l'église du Noviciat des jésuites le 16 août 1708, prêta serment le 4 octobre de la même année, et mourut le 19 janvier 1709. Il fut universellement regretté, particulièrement des pauvres, qu'il commençait à secourir par d'abondantes aumônes.
-5. Henri Xavier de Belzunce, fils d'Armand, marquis de Belzunce et de Castelmoron, et d'Anne de Caumont, passa ses premières années chez les jésuites, et y prit l'habit; mais la faiblesse de sa santé l'ayant obligé de sortir de la société, il fut envoyé d'abord à Agen en qualité île grand-vicaire, et fut pourvu depuis de l'évèché de Marseille le 3 avril 1709. Il fut sacré le 3o mars 1710 à Paris , où il avait été député par sa province pour l'assemblée générale du clergé. Est-il besoin de parler u i de la peste qui désola Marseille en
1720, et pendant laquelle Belzunce se dévoua d'une manière si héroïque? Il n'est personne qui n'en ait lu le récit avec des larmes d'attendrissement. En 1723, le roi le nomma à l'évèché deLaon, mais il refusa ce nouveau siège pour ne pas se séparer de celui de Marseille, qu'il aimait, et où il était aimé. Il gouverna long-temps cette église avec une sollicitude vraiment pastorale, et il mourut âgé de quatre-vingt-quatre ansle4juiu 1755.
Voyez Belzunce .
76. Jean-Baptiste de Belloy, né dans le diocèse de Bellay en 1708, sacré évèque de Glandève le 3o janvier 1752, et transféré à Marseille en 1755. (GaLL. Christ, nov. edit. tom. 1.)
(Ce siège, supprimé en 1801, fut rétabli en 1820, par suite du concordat de 18.7.)
77. Charles-Fortuné de Mazenod, né à Aix le 27 avril 1749 > ancien vicaire-général d'Aix, sacré le 6 juillet
Conciles de 3Iarseille.
Le premier fut tenu l'an no3, sur les privilèges de l'abbaye de Clugny.
(Martesxe, Thesaur. tom. 40
Le second, l'an i363. (Gall. Christ.
tom. 1, p. 358.)
MEAUX, Meldce, ancienne capitale de la cité des Meldes, est aujourd'hui l'un des chefs-lieux de sous-préfecture du département île Seine-et- Marne, à douze lieues de Paris. Il y a une place, jadis célèbre, qu'on nomme le Marché; c'est une presqu'île attenant à la ville, qui a été anciennement très-fortifiée et a servi de retraite dans les différens sièges que cette ville a soutenus. Meaux est la première ville qui se soit soumise volontairement à Henri IV dans la guerre de la ligue-, c'est ce qu'on lisait au-dessus d'un arc de triomphe élevé entre la ville et le faubourg de Cornillon.
L'évèché de Meaux, érigé dans le troisième siècle, estsuffragant de Paris.Sa cathédrale, dédiée à saint Srieii ne, premier martyr, est un grand bâti-
meut d'une très-belle structure; le chœur et le sanctuaire en sont magnifiques. Son chapitre, composé autrefois de six dignités, deux personnats, trente chanoines et huit semiprébendés qui avaient rang de chanoines, ne se compose plus actuellement que de huit chanoines. L'évèque est assisté de six vicaires-généraux. L'abbaye de Saint-Faron, située dans un des faubourgs, fut fondée au septième siècle par le saint évèque de Mt-aux de ce nom ; elle était de la congrégation de Saint- Maur, et considérable. Il y avait deux autres abbayes à Meaux, savoir, de Notre-Dame de Chà^e, des chanoines réguliers de Sainte-Geneviève, et de ^Notre-Dame du Marché^e filles du même ordre. Il y avait encore des trinitaires,des cordeliers, des capucins, et des religieuses de la Visitation.
Le diocèse de Meaux, partagé autrelbis en deux archidiaconés , qui contenaient deux cent quarante paroisses, sous dix doyennés ruraux, contient maintenant trente - deux cures, trois cent cinquante-six succursales et seize vicariats. Il renferme en outre plusieurs communautés religieuses consacrées, soit au soin des malades, soit à l'éducation des jeunes personnes. L'évêque jouissait de vingt-deux mille livres de revenu, et payait deux mille florins pour ses bulles.
Evèques de Meaux.
1. Saint Sainctin, est nommé dans tous les catalogues vulgairement connus, évèque de ce siège; mais on ne sait rien de bien certain à son sujet.
2. Saint Antonin, appelé quelquefois Antoine , est marqué au 3o septembre dans le martyrologe de l'église de Meaux.