‹ Bibliothèque sacrée (volume 3)Chapitre 410 sur 473 · Archanrad ou Erchanrad , tint un synode à Meaux en · texte numérisé non relu

Archanrad ou Erchanrad , tint un synode à Meaux en

45. Saint Gilbert, né à Saint-Quentin de païens illustres, fut fait, étant encore fort jeune, chanoine de cette ville. Son beau naturel le rendit trèsagréable à Albert, comte de Verinandois. Appelé à Meaux par Erchanrad, il en devint archidiacre ; et cet évêque étant mort peu après, saint Gilbert lui succéda avec un applaudissement universel, spécialement du comte de Troyes et de Meaux. Il fut le premier évêque qui partagea la mense capitulaire entre l'évêque et les chanoines, à la demande du clergé , par acte du 12 mars ioo4- II assista en 1008 au concile de Chelles.

Enfin pendant qu'il s'acquittait avec la plus exacte vigilance des devoirs d'un bon pasteur, il fut attaqué de la maladie dont il mlhiruten 1009, après avoir engagé d'une façon aussi pressante qu'elle était édifiante, les évoques de Sens et de Chartres, à venir lui procurer les secours nécessaires

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dans une occasion de cette conséquence. Il fut inhumé dans l'église île Saint-Etienne de Meaux aux pieds du grand autel, honoré des peuples, et illustré par quantité de miracles.

46. Macaire, devenu évêque de Meaux après avoir été chanoine de Paris, accorda le 17 janvier de la seconde année de son épiscopat, un autel dans sa cathédrale à Rainald , évêque de Paris, et un autre à Albéric, doyen de la même église. Sa mort est marquée au 27 décembre dans le nécrologe de Paris.

47. Bernère , souscrivit aux lettres patentes du roi Robert, données eu 1028 en faveur du monastère de Colombe, et l'année suivante il assista à la dédicace de l'église de Saint- Aignan d'Orléans. Il restitua aux chanoines de son église la terre de Bercy, la prévôté de Changey et l'église de Saint-Martin.

48. Dagobert ne se trouve pas dans le catalogue de l'abbaye de Saint-Faron.

49. Gaultier, dit Saveyr ou Sage, assista en 1048 au concile de Senlis, dans lequel le château du Bourg fut rendu et assuré au monastère de Saint-Médard. On lut en 1068 dans le concile de Bordeaux, son attestation sur la définition de la cause d'entre les moines de Saint-Aubin et ceux de Vendôme. Il assista en 1069 à la dédicace de l'église de Saint-Quentin de Beauvais. Il souscrivit en 1070 à l'acte de Geoffroi , évêque de Paris, en faveur des moines de Saiut-Germaiu-des-Prés; en 1071 aux lettres patentes du roi Philippe , lues dans le concile de Sens, pour la confirmation de la donation faite par Hugues de Troyes aux moines de Celles, de l'église de Saint-André ; et la même année à l'ordre de Burchard , comte de Corbeil, en faveur de l'église de Saint-Exupert. Il souscrivit encore cette année dans le concile de Paris aux lettres-patentes données en confirmation de tous les biens de l'église de Compiègne. Il assista en 1080 au concile de Sens, ainsi qu'à celui de Meaux, dans lequel saint Arnould fut

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fait évêque de Soissons, Ursion ayant été chassé île ce siège, et Lambert de Morin excommunié. Sa mort est marquée dans le nécrologe de Saint- Pierre-le-Vif le 19 octobre 1082.

5o. Robert Ier. Huit jours après le décès de Gauthier, Hugues, évêque de Die et légat du saint -siège, assembla un concile à Meaux, et ordonna évêque de cette ville, Robert, abbé de Rebais; mais celui-cifut excommunié par Richer, son métropolitain, etlesévèqutscomprovinciaux, parce qu'il avait été sacré en leur absence et sans leur consentement.

C'est ce que rapporte Clarius, dans sa chronique de Saint-Pierre-le-Vif.

Mais il semble, ou que cette censure ne fut pas sitôt prononcée, ou que Robert s'en soucia peu, puisqu'il accorda aux moines de Marin outier, du consentement des comtes Ébole et Hugues, l'abbaye des saints Pierre et Paul, en 1080, qui était la première anneedesonpontilicat.il est nommé dans le nécrologe de Rebais , au 27 mai.

5i. Gaultier II de Chambly, était chanoine de l'église de Paris, lorsqu'il fut nommé à l'évêché de Meaux parle roi Philippe, pour l'engagera bénir son mariage avec Bertrade. Il encourut par-làl'indignation du saintsiége, ainsi que l'évêque de Troyes, qui y avait la principale part ; mais ils obtinrent leur grâce par leur pénitence, et le pape obligea l'archevêque de Lyon à les recevoir à la communion et au baiser de paix. Il n'est pas clair si cette réunion était faite lorsque Richer de Sens sacra Gaultier en io85, après avoir excommunié Robert. Il assista la même année au concile de Compiègne, où il souscrivit à l'immunité de l'église de cette ville, et en 1091 à celui d'Etampes, où il attaqua l'ordination d'Yves , laite par le pape, et s'efforça de faire rétablir Geoffroi , cjui avait été déposé. Lorsqu'il se fut réconcilié avec Yves, il irrita le roi en blâmant son mariage, selon l'avis du même Yves, dans sa seizième lettre. Il assista en 1099 à un autre concile d'Etampes.

Il reçut en 1100 la soixante-dixième lettre d'Yves, par laquelle celui- ci l'engageait à travailler à la conversion des religieuses de Sainte-Fare , ou à mettre de bons religieux en la place de ces filles déréglées. Il mourut le 26 juillet 1 102.

52. Manassès Ier, de famille illustre, et île mœurs très-pures, fut élu évêque de ce siège en no3, lorsqu'il en était archidiacre, et sacré, malgré une accusation fort récusable , par Daimbert son métropolitain. Il est compté parmi les évêques assemblés à Paris pour la réconciliation du roi Philippe, en 1104. Il assista en 1109 au concile convoqué à Saint-Benoitsur- Loire, par Richard, léga t du saint siéiie. 11 mourut le i3 janvier 1 120.

53. Burcard, aussi nommé Burchard, Bulcard et Brocard, fut fait évêque de ce siège, lorsqu'il était encore chanoine île Sens, au commencement de ii20, selon les registres de Naiiteuil-le-Handoiiin. Il assista et souscrivit à Rome, au jugement, porté sur la c^use d'entre Etienne, évêque de Paris, et Thibauld, archidiacre, par les délégués d'Honorius , la troisième du pontificat de ce pape.

Ce fut peut-être dans ce voyage qu'il obtint le resciit par lequel l'abbé de Rebais et l'abbesse de Jouarre furent soumis à l'église de Meaux, comme les clercs et les laïcs de ces lieux. Il transigea cette même année avec Hugues et Odon, sur le droit de battre monnaie, que ceux-ci lui disputaient, à condition que ce droit serait rendu après leur mort, soit à lui, soit à ses successeurs. Il mourut le 4 janvier 11 34, à Saint-Victor de Paris, où jl est inhumé.

54. Manassès II, neveu du premier de ce nom, était archidiacre de cette église, lorsqu'il en fut fait évêque. Il reçut d'Innocent II, le ier avril u33, une bulle par laquelle ce râpe lui assurait la juridiction épiscopale sur toutes les abbayes et monastères de son diocèse. Il eut un différend avec l'abbesse de la Fère, au sujet de la juridiction sur la paroisse de ce lieu, qu'il termina en se conformant au

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règlement fait à cet égard par Hugues, évêque d'Auxerre, et Geofhoi, évêque de Cbâions, juges délégués du saint-siége •, ce qui fut approuvé par le pape le z3 octobre 113c. L'année suivante il assista au concile de Sens, dans lequel on condamna les erreurs d'Abai!ard. André, abbé de Saint-Faron, releva aussi cette année, de son consentement, les reliques du saint dont ce monastère portait le nom. Il bénit en 1 148 Odon, premier abbé de Siinte-Geneviève de Paris.

En i j 54 , il accorda à ses chanoines la présentation aux églises de Jouy et de Beaune, en compensation de l'église de Sainte-Marie de Cagy, qu'ils lui avaient cédée pour y mettie des clianoines réguliers. Il donna en 1 155, aux moines ue Nanteuil, l'église «le Sillac, à charge d'un anniversaire pour le repos de son âme. Il mourut l'année suivante le 23 avril, jour auquel il est marqué dans le nécrologe de Meaux.

55. Rainauld, nommé mal-à-oropos Genolde, dans l'édition des Jumeaux, fut fait évèque de ce siège en ti58.

Son nom se trouve dans le nécrologe de Meaux, au 3 mai.

56. Hugues, devenu évèque de Meaux, lorsqu'il était doyen de cette église, prêta serment entre les mains de Hugues, son métropolitain. Sa mort est marquée au 7 septembre dans le nécrologe de Meaux.

5j. Etienne fut d'abord chanoine de Sens et de Paris, ensuite chantre de Meaux, puis évêque de ce siège.

Eni 162, le pape Alexandre lui adressa une bulle par laquelle, à l'exemple d'Honorius, il soumettait à sa juridiction l'abbé de Rebais et l'abbesse de Jouarre, ainsi que les clercs et les laïcs de ces deux endroits. Le même pontife lui accorda le droit de présenter à la chapelle de Saint-Jean, au préjudice de l'abbé de Rebais, par une bulle datée de Tours le 11 juin, et, par une autre datée de Sens le 12 avril, le droit épiscopal dans le monastère et tout le lieu de Rebais : à quoi l'abbé se soumit en promettant obéis sance à Etienne. Il assista en 1166

au concile de Beauvais, dans lequel on excommunia les moines de Rebais, rebelles a leur évêque, ainsi qu'a leur abbé. Pierre de la Châtre étant mort, Etienne fut transféré à la métropole de Bourges en 1 171. Enfin, ayant abdiqué ce siège , il passa le reste de ses jours k l'abbaye de Saint- Victor de Paris, où il est mort et inhumé. Le nécrologe de Meaux fait de lui une honorable mention au 14 janvier.

58. Pierre Ier, devint évêque de Meaux, principalement à la sollicitation de Willaume, archevêque de Sens. Peu de temps après, eu égard à son mérite singulier, Alexandre III le créa cardinal -prêtre du titre de saint Chrysogone, et l'envoya légat en France, a ce que l'on dit, en 1 173. Il retint cependant l'évêché de Meaux et ses revenus, de quoi Willaume, s'étant plaint au pape, Pierre en fut repris; et celui-ci s'étant soumis aux ordres du souverain pontife, il parait avoir consenti qu'un autre fût élu en sa place avant l'an iij5; le registre de Jouarre marquant qu'en cette année, le dimanche! d'apiès l'octave de la Pentecôte, ce siège était vacant.

59. Pierre II. L'église de Meaux doit la connaissance de cet évèque ;i Pierre de Celles, qui en parle dans sa lettre huitième, livre 7, à Willaume, archevêque de Reims.

60. Simon Ie", d'abord archidiacre de Sens, ensuite trésorier de Meaux, fut fait évêque de ce siège. Il assista en 1179 au concile de Latran, et obtint du pape Alexandre plusieurs lettres, pour empêcher que personne ne retînt une cure, s'il ne l'administrait. Ce pape accorda aussi à Simon le droit de confirmer dans son diocèse un abbé ou abbesse élus par la plus grande partie du chapitre, malgré l'opposition des autres, et confirma les possessions de l'église de Meaux.

Eustache, abbesse de Jouarre, promit obéissance à Simon, reconnut ses droits en n83, et transigea avec lui par la médiation de Willaume, archevêque île' Reims, S*ur la bénédiction de l'abbesse et l'ordination des

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clercs dudit lieu. Il érigea en 1184 le monastère des chanoines réguliers de Juilly en abbaye , et confirma l'abbé.

61. Anselle, courtisan de Philippe- Auguste, et docteur en droit, ayant été sacré évêque de Meaux, par Michel, archevêque de Sens, donna plusieurs choses à la maison des Lépreux, par acte du mois de juillet 1197. En 1 198 il se trouva au concile tenu par ÏVlichel de Sens, dans le lieu appelé la Charité, dans lequel Rainauld, abbé de Saint- Martin de Nevers, et le doyen de la grande église furent déclarés suspens d'office et de bénéfices, comme infestés d'hérésie. La quatrième année du pontilicat d'Innocent III, Anselle en obtint des lettres contre le clercs et les laïcs de Eebais, qui refusaient de se soumettre à celles que le même pontife avait adressées à Odon , évêque de Paris, et à l'abbé de Lagny; et en 1202, Odon, évêque de Paris, et l'abbé de Lagny, délégués du saint-siége, lui adjugèrent, le 22 juin, la juridiction sur le monastère et le bourg de Jouarre,etexcommunièrentl'abbesse tie ce lieu, qui ne voulait pas se soumettre à cette juridiction ; ce qui causa de grandes disputes de part et d'autre. On tint à Meaux en i2o3 un concile pour rétablir l'union entre Philippe, roi de France, et Jean, roi d'Angleterre. A cette occasion , Anselle ayant été député auprès du pape , il eut soin de faire confirmer la chancellerie de son église par Innocent V, ainsi que sa juridiction sur le monastère et le bourg de Jouarre. Les nécrologes de Meaux et de Fare-Moutier font mention de lui au 8 juin ; et on conclut du cartulaire de Cagy qu'il est mort en 1207.

62. Geoffroi de Tressy fut élu évêque de ce siège vers la fin de 1207, ou au commencement de 1208, en conséquence d'une bulle du pape Innocent V, donnée à l'occasion de la désunion des chanoines dans cette élection. Il ne fut sacré que vers la fin de 1209. Il consentit en 1211 que l'abbé de Rebais exerçât la juridic-

tion sur les clercs et laïcs dépendans de ce lieu , excepté dans les causes d'hérésie, de sacrilège, de mariage et de pénitence, réservées à l'évêque.

Il décida par acte public en i2i3, qu'un chanoine mourant ou se retirant après Pâques, serait censé avoir gagné tous les fruits de l'année , pourvu qu'il eût pu jusqu'à cette fête être réputé présent. Il abdiqua son évêché en 1213, et mourut, selon le nécrologe de Saint- Victor, le 6 février

63. Guillaume Ier5 de l'illustre famille de Nemours, élu évêque de Meaux, après avoir été chanoine de Chartres et chantre de Paris, fut sacré le dimanche d'après la fête de sainte Madeleine, en 1214. Honorius III lui adressa une bulle au mois de mai 1216, par laquelle les clercs non occupés au ser\ice de l'évêque, étaient privés du revenu de leurs bénéfices. Il est mort le 19 août 1221.

64. Amalric fut d'abord archidiacre de Meaux, et ensuite en fut élu évêque en 1221. Il est encore parlé de lui, comme occupant ce siège, au mois de juillet 1222 dans la charte de l'abbaye de Barbeaux. Api es un court épiscopat, il mourut à Saint - Victor, où il est inhumé. Son nom se trouve dans le nécrologe de Sainte-Geneviève au 9 janvier, et dans celui de Meaux au 7 du même mois.

65. Pierre III, fils de Milon de Cuisy, était archidiacre de Meaux en J221. Ayant été fait peu après évêque de ce siège, il assista en 1220 au concile tenu à Paris contre les Albigeois. Il est compté parmi les évêques qui se trouvèrent à l'armée en 1224.

Ce fut de son temps , c'est-à-dire, en 1225, que le monastèrede Jouarre fut déclaré exempt. Il se tint en 1228 un concile à Meaux pour la réconciliation de Raimond, comte de Toulouse.

Pierre déclara au mois de février i23i sa juridiction sur le chapelain de Gièvres, et en 1232 il acquit le droit de nommer un maître de l'Hotel-Dieu de la Ferré-Gaucher. En 1233 la juridiction sur le cimetière de Sameron lui fut adjugée. Député auprès du

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roi avec l'évèque de Paris, par |e concile de la province, il en obtint aumois de juin 1237 la délivrance des otages des chapitres de Sens, d'Qrléans et d'Auxerre, que ce prince retenait pour le service de l'armée. Il érigea en paroisse la chapelle de la forêt île Maant, en 1237, et celle de Bérigny en 1238. Il transigea en 1245 avec l'abbé et les moines de Rebais, au sujet de l'officialité et de la présentation aux paroisses dépendantes dudit lieu. Il souscrivit en 1252 au tonci e tenu à Paris par Gilon, archevêque de Sens, et assista l'année suivante .1 un nouveau concile tenu dans la même ville pour la translation du chapitre de Chartres a Mantes. Les chanoines de Meaux marquent sa mort au 2 mai 1255.

66. Alerme de Cuisy, frère du précédent, fut choisi évêque de ce siège, lorsqu'il y était chantre. Après sa confirmation , il assista au concile tenu à Paris contre les homicides en 1255, et, en 1256, à celui de Sens. En 1259, de concert avec plusieurs évèques, il écrivit à saint Louis pour l'engager à faire faire la restitution des biens ecclésiastiques, ou les convertir en œuvres de piété. Il mourut après avoir donné beaucoup de biens à ses chanoines. Son décès est marqué dans le nécrologe de Meaux au 3 octobre 1267.

67. Jean I" , d'abord archidiacre de Meaux, fut élu évêque de ce siège en 1267. D'accord avec les chanoines de Saint-Etienne, il ordonna que la première année du revenu des bénéfices vacans dans cette église fût employée à sa réparation. Le nécrologe de Meaux marque sa mort au 27 octobre.

68. Jean II fut élu évêque de Meaux en 1269. On ne sait de lui rien de certain , sinon qu'il parait par les registres de cette église, qu'il était mort avant la Pentecôte 1272.

69. Oclon, d'abord soldat, puis religieux de l'Ordre des frères -prê- < heurs, ensuite évècpie Meaux. On ne sait de lui rien de particulier. Sa tombe posée dans l'église de son or-

dre à Dijon, apprend qu'il est mort en 12;4) dans l'octave de la saint Martin.

70. Jean III fut élu évêque de Meaux apparemment sur la fin de 1274. Avant son sacre, il écrivit au pape, conjointement avec les évoques de la province de Sens, pour solliciter la canonisation de saint Louis. Il assista en 1280 au concile de Sens. On dit qu'il fit présent aux chanoines-de son église d'une somme d'argent fort considérable. Plusieurs confondent cet évêque avec Jean Le Moine, cardinal ; mais il n'y a aucune apparence que ce dernier ait été évè-juc de Meaux.

71. Adam de Vaudoy, devenu évêque de Meaux, s'appliqua aussitôt a la réparation de son église. Il est encore parlé de lui dans une charte de cette église de l'an 1296. Il est mort dans loctave de la purification 1297.

72. Jean de la Grange, quatrième du nom, d'abord archidiacre de Brie, dans le diocèse de Meaux, lut élu évêque de ce siège le 8 janvier 1298.

On le trouve encore nommé dans les registres du trésor royal au mois de janvier 1299 ; mais il mourut peu après.

73. Jean de Montrolles, cinquième du nom, est marqué dans les registres de la chambre des comptes en i3oi.

Il fut invité au concile convoqué à Rome par le pape Bonifaceen i3o2. Il mourut à Meaux le 18 février 1304, selon l'obituaire de cette église.

74. Nicolas Voile ou Bolle, était évêque de ce siège a\ant l'Ascension de l'an i3o5. Il est marqué entre Jes évêques qui assistèrent a la translation du corps de saint Louis le 17 mai 1006. Il est mort en i3o8 le 18 ou 19 avril.

70. Simon Festu, second du nom, après avoir été chanoine de Chartres, archidiacre de Vendôme, doyen de Saint-Sauveur de Blois, et trésorier de Philippe IV, roi de France, fut élevé à l'évêché de Meaux le 18 octobre i3o8. Ii apaisa en 1309 les différends qu'avait eu son prédécesseur avec son chapitre, au sujet de la ju-

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ridution. Il rédigea en 1 3 1 5, «le concert avec l'abbé de Saint-Denis, les statuts du collège dp Navarre. Il assista la même année au concile de Senlis, dans lequel l'innocence de Pierre, évèque de Chàlons, fut reconnue. Il mourut après avoir rendu de grands services à ses chanoines, le 3o décembre i3i7, selon le nécrologe de Meaux.

76. Guillaume de Brosse, second du nom, était évêque du Puy, lorsqu'il fut élu pour ce siège au commencement de i3iù*. Il fut député la même année avecl'évèque de Mende pour mettre la dernière main à la paix de Flandre, et l'année suivante, pour faire le serment au nom du roi au même sujet, et fut transféré à l'archevêché de Bourges en i32i. Il passa ensuite à celui de Sens. Sa mort est marquée au 18 décembre dans le nécrologe de Meaux.

77. Pierre de Moussy, quatrième du nom, prêta serment à la chambre apostolique pour l'évêché de Meaux le 11 mais i32i, et pour l'évêché de Viviers, le 16 octobre i325.

7<S. Durand de Saint- Pourçain fut transféré en i32Ô de l'évêché du Puy à celui de Meaux, à la sollicitation du roi. Il assista en 1329 à l'assemblée de Poissy On voit dans la vie du pape Jean XXII, que Durand ayant écrit contre le sentiment de ce pontife, sur le délai de la vision béatihque, tut cité en jugement; mais que le roi prit sa défense. Il mourut le 10 septembre i334. Le P. Ëchard au premier tome des écrivains de son ordre, fait un détail des savans ouvrages de cet évêque , mais il remarque aussi qu'il ne fut pas assez lidèle disciple de saint Thomas : sa soumission cependant au jugement de l'Église au sujet de ses ouvrages, efface ce défaut, au moins en partie.

79. Jean de Meullent, sixième du nom, d'abord chanoine de Cambrai, puis chanoine et archidiacre de Brie, dans le diocèse de Pasis, prêta serment pour l'évêché de Meaux le 26 novembre i334, selon les registres du Vatican. Il ht son entrée solen-

neile à Meaux le i5 octobre i635> étant aussi alors trésorier de la chapelle. Il assista le i5 mars i346 au concile de Paris. Il fut transféré à l'évêché de. Noyon au commencement de i35i, et passa ensuite à celui de Paris.

80. Philippe de Vitiy fut élu et confirmé évêque de Meaux à la lin de i35o, selon les registres du parlement de Paris. On croit qu'il mourut le 9 juin 1 36i .

81. Jean Royer, septième du nom, évêque de Meaux, fut nommé par le roi le 2 février i3Ô2 pour racheter des Anglais le subside du Maçonnais et des sénéchaussées de Toulouse et de Carcassonne. II ht solennellement son entrée à Meaux le 29 septembre i364- Il fut chargé d'affaires qui l'éloignèrent de son diocèse pendant un temps considérable. Il est mort, suivant les registres du Vatican, le lundi d'après la fête des apôtres saint Pierre et saint Paul 1377.

82. Guillaume de Dormans, troisième du nom, avait déjà prêté serment à la chambre apostolique, pour l'évêché de Meaux, le 23 décembre 1377, selon les registres du Vatican.

Il est compté entre les évêques qui assistèrent le 2 octobre i38o au conseil royal, dans lequel il fut statué que le roi Charles serait incessamment '■acre. Il fut transféré le 3i octobre 1390 à l'archevêché de Sens. Sa mort est marquée dans le nécrologe au 10 octobre.

83. Pierre Fresnel, cinquième du nom, fut reçu à Meaux, comme évêque de ce siège, le 10 novembre 1391.

Il assista en 1394 aux états tenus à Paris par le roi Charles VI, pour l'extinction du schisme. Il fut chargé par le roi en i3ip d'affaires importantes, et revint à Meaux environ l'an 1400. Il fut envoyé par le roi en 1406 vers l'antipape Benoit XIII, et souscrivit en 1408 à la citation qui appelait ce pontife au concile de Pise, dans lequel il fut l'orateur du roi. Il lut transféré à l'évêché de Noyon le 21 août 14095 selon les registres du Vatican.

84. Jean de Saints, huitième du nom, tut d'abord chanoine de Meaux et de Paris, ensuite évêque de Gap, puis transféré à Meaux. Il prit solennellement possession le 27 novembre 1409. Il mourut le 20 septembre

85. Robert de Gircme, second du nom, d'abord chanoine de Meaux, en fut élu évêque en septembre i4'8; mais il ne fut pas sacré, ayant été pris par les Anglais et mis dans la tour de Londres par ordre du roi. On «lit qu'il mourut le 19 janvier 1426.

86. Jean de Briou, neuvième du nom, était docteur en théologie lorsqu'il fut fait évêque de Meaux par Martin V, le 8 avril 1426. Il fut reçu dans son église le jeudi d'après la fête de saint Barthélémy de la même année. Il assista au concile de sa province tenu à Paris en 1428. On dit qu'il mourut le 27 août i435.

87. Pasquier de Vaux, docteur en droit, prieur de Grandmont, près Rouen, chanoine de Rouen, de Paris et d'Amiens, président de la chambre des comptes de Rouen et chancelier du duc de Bedford, vice-roi d'Angleterre en France, fut élu évêque de Meaux le 25 septembre i435, selon les registres du Vatican, et prit possession de ce siège par procureur le 7 décembre de la même année. Il fut transféré à Pévêché d'Evi eux le 9 octobre 1439.

88. Pierre de Versailles, sixième du nom, fut d'abord moine de Saint- Denis, docteur en théologie, eu l'un et l'autre droit, et professeur de l'Ecriture-Sainte, ensuite abbé de Saint- Martial de Limoges et évêque de Digne , enfin transféré au siège de Meaux le 9 octobre 1434.

89. Jean Le Meunier, dixième du nom , abbé du Fossé et prieur de Saint-Éloi à Paris, fut d'abord élu évêque par une partie des chanoines de Meaux, et son élection fut confirmée par le pape, dont la bulle est datée du 9 mai 1 447- S°n compétiteur étant mort excommunié le dernier jour du même mois, Jean fut élu de nouveau, et, le 11 juillet, fit

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serment de fidélité an roi, qui honora

de sa présence le sacre de cet évêque. Il mourut le 22 juin i448-

90. Jean duDrac, onzièmedunom, fut élu évêque de Meaux, lorsqu'il en était doyen, au mois de mars i458; mais il paraît qu'il ne fut sacré qu'en 1460. Il assista au concile tenu à Sens en marsi46i, et mourut Iei7maii473.

91. Tristan de Salazar, s'étant engagé dans l'état ecclésiastique, fut appelé à la cour et chargé de trèsgrandes négociations auprès de di!férens princes, dans lesquelles il s'acquit une telle réputation, qu'il fui admis au conseil du roi, et ensuite nommé évêque de Meaux le 25 juin i473. Il fut transféré à l'archevêclié de Sens le 26 septembre i474> selon les registres du Vatican.

92. Louis de Melun, premier du nom, chanoine de Sens, et archidiacre du Gâtinais , dans ce diocèse , succéda a Tristan le 26 septembre

1474, et. fut reçu k Meaux le 16 avril

1475. Il introduisit des religieuses réformées dans le monastère de Fontaines, le 17 juin 1481, et mourut de la peste au mois de mai 1 483.

ç3. Jean L'Huilier, douzième du nom, fut promu à l'évèché de Meaux par le pape le 6 juin i483, et sacré par son métropolitain le 7 août suivant. Il fit son entrée solennelle dans son égiise le 7 septembre 1484. Il assista au concile de Sens en 1488; et le 9 août i493, il convoqua le synode de son diocèse, dans lequel il fit des statuts dignes d'un savant et très-vigilant pasteur. Il mourut le 21 septembre i5oo.

94. Jean de Pierrepont, maître des requêtes , abbé tle Sainte-Marie-de- Colombes, prieur de Saint-Fiacre, chanoine et archidiacre de Josas dans l'église de Paris, fut élu évêque de Meaux le i5 octobre i5oo, et fit son entrée solennelle dans son église en avril i5oi. Il est mort le 2 septembre i5io.

95. Louis Pinelle, second du nom, étant encore vicaire-général de l'église de Paris, travailla beaucoup comme député du cardinal de Rouen,

DES É VÉCUES DE FRANCE

légat du saint-siége, à la réforme des monastères de Saint-Séverin à Chàteau-Landon, de Saint-Ca'.iste en Cison, et de Sainte-Marie-de-Livry, de l'Ordre de saint Augustin. Il prit possession de l'évêché de Meaux par procureur le 3i mars i5n; et après avoir été sacré par Tristand son métropolitain , il fut solennellement reçu en son église au mois de juin suivant. Il tint la même année son synode, dans lequel il fit des statuts très-utiles aux pasteurs. Il mourut plein de jours et de mérites le 2 janvier i5i6.

96. Guillaume Briçonnet, quatrième du nom , transféré du siège de Lodève à celui de Meaux, fit son entrée solennelle le 19 mars i5i6. Il fit plusieurs sages règlemens pour l'administration de son diocèse dans les années i5i8 et i520. Ses ennemis prirent occasion de le calomnier à l'occasion des conférences de plusieurs savans qu'il avait attirés dans son diocèse en i5a 1 ; mais ils avaient d'autant plus de tort, que personne ne fut jamais plus éloigné que lui de mériter le plus légersoupcon d'erreur.II eu donna d'éclatantes preuves en particulier dans le synode qu'il convoqua en i5i\, et dans l'établissement du jeune de la veille du Saint-Sacrement, ainsi que de la procession du jour de cette fête. Il assista en i528 au concile de Paris. Il mourut le 24 janvier i533.

97. Antoine du Prat, était déjà cardinal-légat du saint-siége, archevêque île Sens, administrateur perpétuel d'Alby, lorsqu'il fut élu évèque de Meaux, le 10 février i534- Après sa mort, arrivée le 9 juillet i535, son cœur fut déposé à Meaux, et son corps à Sens. On en parlera encore clans l'article de ce dernier diocèse.

98. Jean de Buz, quatorzième du nom, était chanoine de l'église de Muaux, lorsqu'il en fut désigné évèque par le roi le io juillet i5'>5, et prit possession de ce siège par procureur en i536, et en personne le 23 mai 1542. Entre les louanges que lui donne après sa mort, le secrétaire du chapitre de Meaux, il le repré-

sente comme très-comp;itissant aux misères des pauvres, et zélé défenseur de la vérité contre les erreurs de Luther. Il mourut le 9 octobre i553.

99. Louis de Brezé, troisième du nom, déjà abbé de Sainte-Marie d'Igny et de Saint-Georges de Bocherville, fut nommé à l'évêché de Meaux par le roi Henri II, le i3 septembre i553, et prit possession le ie* avril i554. En i556 il publia une nouvelle édition du Missel de Meaux, dans lequel on remarque que le prêtre doit communier de la main gauche , comme c'est encore l'usage des dominicains. Il assista aux états-généraux tenus le 5 janvier i555< Les calvinistes firent dans l'église de Meaux de grands ravages en i56i et i562.

Peu après, la paix ayant été rendue à l'Eglise de France, Louis, de retour du concile de Trente, permuta son évêché avec Jean, évêque de Saint- Brieux, à des conditions qui furent rejetées à Rome.

100. Jean du Tillet, quinzième du nom, évêque de Saint-Brieux, transféré à Meaux par une bulle en date du 5 août i564< prit possession solennelle de cette église le 16 décembre i565; il mourut à Paris au mois de décembre 1670, où il fut inhumé avant la décision du procès qu'il avait avec son prédécesseur au sujet des conditions de leur permutation.

îoi . Louis de Brezé, reprit possession de l'é.ê< hé de Meaux, qui lui fut adjugé par arrêt du parlement du 3 avril 1571, en approbation de régies, quoique Jacques, neveu de Jean du Tillet, nommé par le roi à ce siège, eût déjà reçu ses bulles.

Louis est le premier qui se soit dit évêque par la grâce du saint-siége; il gouverna trente ans l'église de Meaux, dans le chœur de laquelle il fut inhumé, quoique mort a Paris le x5 septembre 1589.

Alexandre de la Marche, nommé par I e roi à cet évêché le 1 3 ou le 1 5 octobre 1589, n'en prit point possession, n'ayant pas reçu ses bulles.

Jean Touchai d, nommé par le roi

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a ce siège, en prit possession en vertu d'un arrêt «lu grand-conseil le 14 novembre i594; mais ses bulles n'arrivèrent que le jour de sa mort en 1597. Louis de L'Hôpital, nommé par le roi à ce siège le i3 juillet 1597, le tint seulement en commende, et le résigna sous pension à Jean de Vieux- Pont en 1601; enlin, il quitta l'état ecclésiastique, et mourut maréchal de France le 20 mai 1660.

102. Jean de Vieux-Pont, seizième du nom, prit possession de ce siège par procureur en 1602, après quatorze ans de vacance; il lut sacré par le cardinal de Gondy dans la chapelle de Sainte-Geneviève à Paris le jour de la purification i6o3, et prit solennellement possession de son église le 9 du même mois. Il obtint en 1608 un arrêt du parlement pour ôter des églises les armes hérétiques, ainsi que leurs sépultures. Il assista en 1612 à l'assemblée du clergé de France, et au concile de Paris tenu contre Edme Richer. En i6i4> il se trouva aux états-généraux, assemblés à Paris. En 1620, il mit la réforme dans le monastère de Saint-Faron et dans le prieuré de Saint-Fiacre; il mourut le 16 août 1623, après a voir édilié son diocèse par son exacte résidence, ses grandes aumônes, les présens considérables qu'il lui fit, et le soin qu'il prit (.Vcn soutenir les droits.

io3. Jean de Belleau, dix-septième du nom, chanoine de Meaux, succéda à Jean de Vieux- Pont son oncle en 1624, et prit solennellement possession de cette église le 22 février 1626. Il tint la même année un synode dans lequel il fit des statuts très-utiles à son diocèse ; il mourut le 16 août 1637, après avoir donné d'éclatantes preuves de sa science, de sa piété, de sa charité envers les pauvres, et de son amour pour la paix.

jo4- Dominique Séguier, premier du nom , après avoir été doyen de l'église de Paris, abbé de Saint-Jean d'Amiens, prieur de Sainte-Marie de Gehard, évoque d'Auxerre, lut transféré au siège de MeauxparLouis XII I,

le 26 août 1637. Il prit possession solennelle de cette église le 10 avril 1639. Il assista le 28 mars 1640 au concile de Paris, dans lequel on condamna i'Optatus GalLus. Il établit un séminaire dans L'hôpital de Jean-Rose le 3o octobre 1645, et assista le 17 décembre à l'assemblée générale du clergé de Fiance. Il fut le premier évêque de France qui établit les conférences ecclésiastiques (ce qu'il fit en i652 et i654), et publia d'excellens statuts. Après avoir fait de riches présens à son église, il demanda pour coadjuteur son neveu Dominique de Ligny, en 1608. Celui-ci ayant été sacré l'année suivante, il lui donna l'entière administration du diocèse. Il mourut digne de toute espèce d'éloges, le 16 mai de la même année.

io5. Dominique de Ligny commença à gouverner cette église en qualité d'évêque, avec la même sagesse qu'il l'avait fait comme coadjuteur de son oncle. Il visita souvent ses paroisses, apaisa les procès, régla les mœurs , procura la décence du service divin, donna aux églises beaucoup de vases sacrés, et pourvu ta leurs intérêts avec beaucoup de sagesse. Il confia, en 1661, son séminaire aux chanoines réguliers de Sainte-Geneviève ; obtint en 1662, un arrêt du parlement contre les calvinistes, et en i665 un ordre solennel du roi, en conséquence duquel on devait réparer le tort causé aux clercs par le logement des gens de guerre, et les en exempter dans la suite. Il fit encore beaucoup d'autres choses utiles au clergé et au peuple, et mourut au grand regret de tous les gens de bien, le 27 avril 1681.

106. Jacques - Bénigne Bossuet, après avoir abdiqué l'évêché de Condom, et présidé à l'éducation du dauphin, fut fait abbé de Saint-Lucien de Beauvais, et premier aumônier de la dauphine, le 9 mars 1680. Enfin nommé à l'évêché de Meaux le 2 mai

1681 , il en prit possession le 7 février

1682. Il assista la même année à l'assemblée du clergé de France, où il rédigea la déclaration sur la puissance

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ecclésiastique. Il eut avec Fénélon, fut nommé par le roi à l'évêcbé tle

archevêque de Cambrai, plusieurs disputes théologiques, qu'Innocent XII termina par un bref ciaté du 12 mars 1699. Il tint plusieurs synodes, dans lesquels il lit d'excellens statuts. Il assista en 1700 à l'assemblée du clergé, tenue à Saint-Germain-en-Laye. Il mourut à Paris âgé de 77 ans le 12 avril 1704; son corps, transporté à fléaux, lut inhumé dans sa cathédrale. L'avoir nommé c'est, de l'aveu de tout le monde , en avoir fait un grand éloge. Voyez Bossuet.

107. Henri de Thiard de Bissy , après avoir gouverné pendant quinze années l'évêcbé de Toul, et remercié le roi, qui l'avait pourvu de celui de Bordeaux en 1697, lut nommé à l 'a bbaye des Trois-Fon taines e n 1 698, et à l'évêcbé de Meaux en 1704. Il lit son entrée en cette église le 23 mars 1705, après en avoir pris possession par procureur le 8 février précédent.

Il fut désigné cardinal le 8 juin 1713 par Louis XIV, qui lui donna aussi alors l'abbaye de Saint-Germain-des- Prés. Il confia en 1723 son séminaire aux clercs du Saint-Esprit, et en 1724 il lit faire un recueil des statuts de ses prédécesseurs, en y en ajoutant quelques nouveaux. Il présida en 1727 à l'assemblée convoquée par le roi , dans laquelle on proscrivit plusieurs erreurs touchant l'Eucharistie comme sacrement et comme sacrilice, l'autorité de l'Eglise, la primauté du pape, et les rits sacrés. Enfin, après avoir procuré aux ecclésiastiques et aux pauvres de grands secours, il mourut plein de mérites en son abbaye de Saint- Germain-des-Prés, âgé de quatre-vingt-un ans, le 26 juillet J737. Il fut inhumé à Meaux dans le caveau qu'il avait lait construire pour la sépulture des évoques.

108. Antoine-René de Fontenilles, fils de François de la Roche -Montluc-Cassillac, marquis de Fontenilles, comte de Courtenay , seigneur de Rambures et de Marie-Thérèse de Mesmes, sœur du premier président du parlement de Paris. Il était chanoine de l'église de Paris , lorsqu'il

Meaux le 3i août 1737. Il lut sacré dans la chapelle du séminaire de Saint -Sulpice à Paris le 12 janvier 1738 , par l'arc lie vêque de Paris, assisté des évêques de Langres et de Blois.

Il lit son entrée solennelle dans cette église le 28 du même mois, et prêta serment de fidélité au roi le 10 février suivant. Il mourut en ij5g.(GaL christ, nov. edit., t. 8.)

J09. Jean-Louis de ia Marthonie de Caussade fut transféré de l'évêcbé de Poitiers à celui de Meaux, en 1709.

110. Claude -Louis-Apollinaire de Polignac, né en P/^5, sacré le 8 août 1779, premier aumônier de la reine Marie-Antoinette, démissionnaire en 1801, mort à Paris en 1821.

m. Louis-Mat hias de Baral, dvêque de Troyes, nommé à l'évêché de Meaux en 1802, transféré à l'archevêché de Tours en 1804.

112. N... de Fodoas, sacré évêque de Meaux en i8o5, se démit en 1817 et fut nommé chanoine de Saint-Denis, où il est mort en 1824.

1 13 . Joseph-Marie - Victoire de Cosnac, né auchâtean de Cosiac, diocèse de Tulle, en 1764, ci-devant cure de lïiives-la-Gaidanle, nommé à l'évêcbé de Koyon en 1817, sacré évêque de Meaux en 1819.

Conciles de Meaux.

Le premier fut tenu l'an 845 le 17 de juin, par ordre de Charles-le- Chauve. Venilon, archevêque de Sens, Hincmar de Reims, et Rodulphe de Bourges s'y trouvèrent avec plusieurs autres évêques, et y firent cinquante-six canons.

Le premier et le second portent que les maisons épiscopales doivent être des maisons saintes, dont il faut éloigner les gens du monde et les femmes.

Lecinquièmerecommande aux quos la visite de leurs diocèses.

Le sixième renouvelle les lois anciennes, touchant les translations des évêques.

Le neuvième suspend de ses fonc-

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tions l'évêque , qui sans une cause raisonnable, néuligede se trouver au eoncile.

Le onzième enjoint à l'évêque d'avoir chez lui un théologien habile, et de bonnes mœurs.

Le douzième recommande aux curés la résidence etla fuite desfemmes.

Le treizième défend aux clercs de porter des armes, sous peine de déposition.

Le quatorzième'~'défend aux évèques de prêter serment sur les choses sacrées.

Le dix-septième demande la liberté des monastères, avec le rétablissement du culte divin et de la discipline.

Le vingtième défend aux chorévêques d'administrer le sacrement de confirmation, de consacrer les églises, et de conférer les ordres sacrés, qui sont des fonctions propres aux seuls évèques.

Le vingt-unième défend aux évèques de rien prendre pour la distribution du saint chrême, et de le consacrer hors le jeudi-saint.

Le vingt-deux et vingt-troisième ordonnent que quand un évêque est malade, ou qu'il ne peut s'acquitter de ses fonctions, il doit s'adresser au métropolitain pour savoir ce qu'il a à faire.

Le vingt-quatrième défend aux prêtres de baptiser hors l'église où il y a des fonts, et hors les temps marqués pour le baptême, à moins qu'il n'y ait nécessité de faire autrement.

Le vingt-cinquième défend aux laïcs, sous peine d'excommunication, d'employer les clercs à d'autres fonctions que les ecclésiastiques.

Le vingt-sixième défend de recevoir les clercs d'un autre diocèse , à moins qu'ils n'aient des lettres formées.

Le vingt-septième défend d'oi donner des étrangers sans lettres démissives.

Le vingt- huitième défend les ordinations absolues et sans titre, ansMbien que celles des étrangers, qui n'ont pas demeuré un an dans une

communauté ecclésiastique ou religieuse de la ville.

Le vingt-neuvième porte que les chanoines auront une même maison, u.'i même dortoir, et un même réfectoire.

Le trenlième enjoint aux évêques «.'avoir- soin des titres cardinaux établis dans les villes et dans les faubourgs.

Le trente-deuxième porte que l'évêque n'excommuniera personne que du consentement du métropolitain, et après les monitions canoniques.

Dans le trente-quatrième, on prie le Roi de ne point recevoir les chanoines qui se présentent pour le servir, que du consentement de leur évêque, et on veut que ce soit lui qui les ordonne.

Dans le trente -cinquième, on défend de chasser un moine du monastère sans cousulter l'évêque ou son grand- vicaire.

Le trente-huitième oblige, sous peine d'excommunication , ceux qui possèdent ces biens d'église a payer la dîme, et à réparer les églises.

Les quarante, quarante-un, quarante-trois et quai an te -quatrième, sont contre ceux qui ravissent des vierges , des veuves , ou des religieuses.

Le quarante-huitième défend d'enterrer les morts dans les églises comme par un droit héréditaire, et de rien demander ou exiger pour le lieu de la. sépulture.

Dans le cinquante - deux et cinquante-troisième, on prie le roi d'ordonner qu'il ne se tienne point de plaids pendant le carême, ni dans les huit jours de Pâques, qui doivent être fêtés par tous les fidèles.

Le cinquante-cinquième ordonne des peines contre les clercs et les laïcs, qui n'observent pas les canons de l'Eglise, et les ordonnances îles princes. (Reg. 21. Lab.>7. Hard. 4-) Le second concile fut tenu l'an 961 ou 962; on y ordonna Vigfrid, évêque de Verdun, du vivant même de Béreiiiier, légitime évêque de cette ville, et l'on y pourvut. iussi d'un | as-

DES ÉYÈCHÉS DE FRANCE

teur à l'église île Reims, vacante par la mort de l'archevêque Artaud. (Reg.

■j5. Lab. 9. Hard. 6.)

Le troisième concile fut tenu l'an 1080; on y ordonna Arnoul, évèque de Soissons. ( Reg. 26. Lab. 10.

Hard. 6. )

Le quatrième, l'an 1082, pour l'ordination de Robert, évèque de cette ville. (Jbid.) Le P. Mansi dit que de ces deux derniers conciles il n'en faut faire qu'un, célébré en 1081.

(Le P. Mansi, Supplément de la coll.

des conciles, tom. 2, col. 53.)

Le cinquième, l'an 1204, sous le Pape Innocent III, pour faire la paix entre Jean, roi d'Angleterre, et Philippe-Auguste, roi de France, au sujet du comté de Poitiers, que le roi d'Angleterre disait avoir été usurpé par celui de France. (L. 11. Hard. 6.)

Le sixième , l'an i523 , par GuillaumeBriçonnet contre Luther. Spondanus.

Le P. Mansi (tom. 2, col. 1107 de son Supplément à la collection des conciles) lait mention de six statuts d'Odon, évèque de Tusculum, légat du saint-siége pour L'église île Meaux dressés en ia^5- Le premier lève tout doute sur celui qui doit avoir juridiction sur les clercs ou chanoines qui n'ont point de supérieur particulier, ni île bénéfice hors la cathédrale, et t'attribue au doyen, de sorte qu'ils doivent lui faire la confession annuelle, ou avoir sa permission pour la faire à un autre; sauf cependant la juridiction du chantre, ou de qui a sur eux quelque droit. Le second confirme et renouvelle un ancien Tellement, par lequel quiconque troublait l'office divin en y parlant trop haut de quelque chose d'étranger à l'office, devait être privé de la distribution acquise pour son assistance à cet office. Le troisième renouvelle l'urilonnance ancienne, d'avoir sept diacres parmi les chanoines, et de faire une table pour les offices des jours de fête. Le quatrième retranche l'usage, qu'il regarde comme indécent, de laisser faire l'office aux enfans de chœur le jour des saints inno-

cens. Le cinquième défend toute espèce de marchandise dans les églises, ou quoique ce soit qui mette obstacle a la décence de l'office divin. Le dernier veut que quiconque aura manqué, sans juste raison, à quelque partie d'un office, soit privé de la rétribution qu'il eût acquise en y assistant ; et que quiconque aura sciemment, et au mépris du présent règlement, exigé cet honoraire, soit aussitôt frappé de suspense par le chanoine-prêtre à ce désigné, lequel pourra aussi absoudre le coupable pénitent, après lui avoir imposé une satisfaction salutaire.

Jean Lullier, évèque de Meaux, publia des ordonnances synodales l'an 1493. Louis Pinelle en fit pour les curés l'an i53i, et Dominique Séguier d'autres l'an 1654. A la fin du second volume de l'Histoire de l'égise de Meaux composée parDom Toussaint du Plessis, on trouve les statuts synodaux de cette église, depuis l'an 1246, jusqu'à ceux de M. de Bissy inclusivement en 1724.

11EN DE, Mima te, Mimatum Gabalorum ou Mimata, ville épiscopale sous la métropole d'Alby, ancienne capitale ue tout le Gévaiulan, et maintenant chef-lieu de préfecture du département de la Lozère, est située sur la rivière de Lot, à cent cinquantecinq lieues de Paris, dans un vallon agréable et fertile. La cathédrale de Notre-Dame et de Saint-Privat est un édifice assez beau, et célèbre par ses deux cloihers, dont l'un est un excellent morceau d'architecture.

Son chapitre, composé autrefois de trois dignités, quinze chanoines et plusieurs autres bénéficiers, n'a plus que neuf chanoines ; l'évèque est assisté de quatre vicaires -généraux. IL y avait un collège des pères de la doctrine chrétienne, et cinq communautés d'hommes ou de filles. Le reste du diocèse renfermait deux cent huit paroisses partagées en quatre archiprêtrés. Il contient maintenant vingtquatre cures, cent soixante-deux succursales et cent vingt-neuf vicariats Il possède en outre vingt -un éta-

blissemens religieux, où sont réunies cent quatre-vingt-trois sœurs de dilt'érens ordres. L'évêque de Mende se disait comte du pays, par transaction de l'an i3o6, entre le roi Philippe-le- Bel et Guillaume Durand-le-Jeune, évêque de Mende. Il était aussi coseigneur avec le roi, possédait une partie de la justice, et avait même autrefois fait battre monnaie. Il jouissait de quarante mille livres de revenu, et payait trois mille cinq cents florins pour ses bulles.

Evêques de Mende.

Les quatorze évêques de cette église n'ont pas siégé à Mende , qui n'était autrefois qu'un village, niais à Gabalum, ancienne capitale du Gévaudan ; aussi c'est sous le titre d'évèques de Gabalum ou Gabalorum ou Gabalitanorum, qu'on trouve les suivans jusqu'au n° i5.

1. Saint Sévérien, dont on ne sait que le nom, et dont on fait la fête à Mende le 26 janvier.

2. Saint Privât, souffrit le martyre lors de l'irruption des Allemands dans les Gaules, sous le roi Chrocus, en 2Ô5 ou 266. (Greg. Turon. lib. 1, hist. cap. 32.) La mémoire de saint Privât est marquée au vingt- unième jour d'août.

3. Saint Firrnin , dont on fait l'office dans l'église de Mende le 14 janvier.

4- Valère , écrivit au pape saint Léon-le-Grand,avec plusieurs autres évêques de France, en 45i.

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