Adam de Hurtelon , natif du
DES RVÈCHÊS DE FRANCE
?.lans, abbé de Lieu-Restauré , fut préposé à l'église de Mende en i:>86, <lans le temps que l'hérésie faisait beaucoup de ravage dans le Gévaudan, et il n'oublia rien pour en garantir son troupeau. Il lit rétablir la cathédrale que les hérétiques avaient ruinée, et mourut en 1609, après avoir demandé et obtenu l'année d'auparavant un coadjuteur.
64- Charles de Rousseau , neveu maternel du précédent, prévôt de Mende et prieur commendatarre île Saint-Pierre d'Ispagnac, lut d'abord grand-vicaire, puis coadjuteur de son oncle, et lui succéda ensuite dans l'érdcbé en 1619. 11 assista ù l'ass< tablée du clergé en Fran< ■ en 1614, et s'était trouvé auparavant à celle de 1S96. Il ordonna qn'on Ht l'office dans tout son diocèse, conformément aux décrets du concile de Trente , consacra l'église cathédrale le 10 octobre 1620, et mourut le 4 novembre 162I
65. Daniel rtë la Motbeda Plessis- Hond incourt, abbé de SouiUtfc, sacré à Paris le 19 février i6a5, prit possession par procnration le 39 avril 1626.
Il accompagna eu Angleterre Henriette -.Marie , fille de Henri IV, roi de France, reine de la Grande-Bretagne, dont i: était premier aumônier; et de retour en Fiance, il mourut ai sië"e de la Rochelle le 5 mars 16 s8,
s.i us avoir vu son église.
66. Silvestrede Ciusyde Marcillac, d'une famille noble de Cahors, sacré évêque de Mende le 21 décembre
rendit sur la lin de 1629 à son diocèse. on son zèle éclata d'abord contre les hérétiques. Il fit détruire par ordre du roi plusi<-uis torts qu Ha .,1 u paient dans le Gévaud in. Il leur fi: rendre les biens qu'ils avaient usurnés, et lu r tablir les églises qu'ils
avaient ruinées. Il établit aussi «les missions pour la conversion de ces mêmes hérétiques, et entreprit la visite générale île son diocèse qu'on n'avait pas faite dej)uis très -longtemps. 11 fonda un monastère d'ursuline.s à Mende , et lit faire des réparations très-considérables a l'église c ithédrale et à la * ille. Ce die. de prélat ■ S
mourut à Paris dans la quatre-vinothuitième année de son âge, le 20 octobre 1639. Durant son episcopat, le diocèse ne Ivlende fut augmenté de sept ou huit couvens d'hommes et de filles.
67. Hyacinthe Serroni, Romain, de l'Ordre des frères-prêcheurs, aumùnierde la reine-mére, nommé d'abord a l'éïéché d'Orange en 1646, fut trans iéré à Mende en 1661, et de là à Alby en 1676. Voytz Serroni.
68. François-Placide de Baudrv de Piancourt, d'une famille noble o'Lvrenx, docteur en théologie, et abbé de la Croix-Saiiit-I.eulVoy. ou il avait pris l'habit religieux, Bit sacré évèque de .Mende dans l'abbave rovnle de Sailtt-Gennaid-des-Prés, le i6Jan- \ier 167$, et mourut dans sa ville épi scopale en 1707.
69. Pierre Bagîion dç la Salle de Saillant, grand-archidiacre de l'église de Poitiers, nommé parle roi en 1707, fut sacré le ?4 juin 1708 d'ans la chapelle de l'archevêché de Paris, prêta serment ie «er juillet, l.t von entrée .1 .Mende le 20 septembre de la même année, et mourut le ^7 septembre i?23; ' Gall. Chr., rior. éd., 1.1,'p. 33.)
70. Gabriel -Florent de Ch'oiseul- Beaupré, né en 1688, sacré évêque de Saint -Papoul le 17 juillet 1718, et transfère a Mende en 1723.
71. Jean Arnaud de Castellane, ne au Pont-Saint-Esprit , le 11 octobre 17 I '., vicaire -général de Reims, aumonierilu roi. su, ré évêque de Mende le )4 février 1768, refusa le serment à la constitution civile du clergé, l'ut emmené prisonnier ù Orléans et massai ré à Versailles le fj ■ 1-91 .
72. Jeab-Baptiste de Chabot, né le 21 lévrier 1740. - ué de Saint- Claude en 17^5, transféré à Mende en i8o2,démissionnaireen i8o5, mort à Paris en 1819, était chanoine de Saint-Denis.
73. Étienne-Martin-Parfait Morel de Momevilleneuve , né à Aix le 18 avril 17.5a, vicaire -général de Paris, aumônier de Buonapaite, sacré évèque de Mende le ai avril i8o5, tran»
téré j l'archevêché d'Avignon en 1821
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74. Srtltuon tlu Cbatellicr, nommé cm 1821, transféré la même année à Evreux sans avoir pris possession.
75. Claude-Joan-Jnseph Brulley de la Brunièrc , né à Sézanne le ier février 1760, sacré le 2 juin 1822, nommé précédemment à l'évêché de Pamiers.
METZ, Meîœ , ancienne, grande et très-forte ville, capitale du pays Messin, an confluent de la Moselle et de la Seille , avec une citadelle:
chef-lieu de préfecture du département de la Moselle. C'est une des plus anciennes villes des Gaules, capitale tics peuples nommés Mediomatrici, et connue d'abord sous le nom de Divodurum JkTediomatricorum. Elle avait pris le nom de Metœ dès le commencement du cinquième siècle, et elle fut ruinée par Attila, roi des Huns, dans le même siècle.
Les Français s'emparèrent ensuite du pays; et cette ville ayant été rétablie , elle devint, après la mort du roi Clovis, capitale du royaume d'Austrasie ; ce qui subsista pendant près de deux siècles. Elle fut gouvernée depuis la lin du huitième par des comtes particuliers jusqu'au douzième, qu'elle devint impériale, et fut gouvernée par ses propres magistrats, qui partagèrent l'autorité avec l'évêque.
Enfin le roi Louis XIII étant devenu souverain de Metz, Toul et Verdun, ces trois villes, avec leurs territoires et le domaine de leurs évêques, furent cédées à la France en 1648 par le traité de Westphalie. On remarque dans cette ville la place Coislen et la maison du gouverneur. C'est la patrie dumaréchcal Fabert, de Sébastien Leclerc, du chevalier de Mouhy et de Pilàtre des Roziers; elle est à soixante-seize lieues de Paiis.
L'évêché de Metz, érigé dans le troisième siècle, est sutïragant de Besançon. La cathédrale de Saint- Etienne est une des plus belles églises du royaume. Son chapitre, composé autrefois de douze dignités et vingtluiit canonicats, consiste actuellement en huit chanoines; il y av.iit trois co'Iégiales : la principale était
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celle di- Saint-Sauveur. Les bénédictins de la congrégation de saint Vannes y avaient quatre abbayes, Saint- Arnoul, Saint- Vincent, Saint -Clément et Saint - Symphorien. Les bénédictines y avaient aussi trois anciennes abbayes, Saint-Pierre, Sainte-Marie et Sainte-Glossinde. Il y avait une huitième abbaye, celle de Pontifroy, transférée dans la ville en i572.Elle était de l'Ordre de Citeaux et régulière. Il y avait aussi à Metz plusieurs autres communautés des deux sexes, entre autres des dominicains qui enseignaient la théologie.
Le diocèse de Metz s'étendait au nord le long de la Moselle, et comprenait entre autres, la Lorraine allemande et le pays de la Saare. Il se compose aujourd'hui du département de la Moselle. Il était divisé en quatre archidiaconés et vingt deux doyennés ou arcliiprêtrés, qui renfermaient six cent vingt-trois paroisses , dont cent vingt appartenaient aux luthériens. Outre les huit abbayes de la ville de Metz, il y en avait douze autres dans le diocèse. Il renferme actuellement trente-une cures, quatre centtrois succursales et cent onzo vicariats. Les établissemens religieux, qui sont en assez grand nombre dans le diocèse, renferment trois cent quatre-vingt-onze religieuses. L'évêque de Metz , qui se qualifiait prince de l'empire, jouissait de cent vingt mille livres de revenu, et payait six mille florins pour ses bulles.
Evêques de Metz.
1. Saint Clément, disciple de saint Pierre et oncle de saint Clément, pape, selon la tradition de l'église de Metz. Il mourut vers l'an 95.