Henri-Charles du Cambout de
Coislin, fils d'Aimand, duc de Coislin, pair de Fianre, et de Maiideleinc du Hal^cet , né le i5 septembre 1664, fut d'abord chevalier de Ma te, puis premier aumônier du roi, en survivance de son oncle Pierre du Cambout de Coislin, cardinal, évêque d'Orléans. Il fut nommé à l'évêché de Metz le 26 mai 1697, fiit commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit le i5 mai 1701, et reçu à l'académie française à la p'ace du duc de Coislin, son frère, le 25 septembre 171c. Il était aussi honoraire de l'académie des inscriptions et belles - lettres , docteur en théologie de la faculté de Paris, et abbé de l'abbaye de Saint-Georges de Boscheviile. Il mourut à Paris le 28 novembre 17'te Ce digne prélat a fait de très-grands biens à son diocèse, et il a immortalisé son nom en particulier dans la ville de Metz, par les magnifiques casernes qu'il y a tait construire pour épargner aux bourgeois les emb;irraset les dépenses du logement des soldats de la garnison.
Il possédait la belle bibliothèque de manuscrits du chancelier Séguier son bisaïeul maternel, qu'il a léguée à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés.
Pour donner aux ecclésiastiques de son diocèse l'exemple d'un parfait désintéressement dans leurs fonctions, il avait généreusement remis toutee qui luiappartenaità cetégard, et ce qu'on avait coutume de payer auparavant aux évoques ses prédécesseurs. Il lit aussi imprimer en leur faveur les statuts de l'église de Metz, sous le titre de Codex selectorum canonum ecclesiœ metensis , quos observari mamdtilL. ac rêver. DD. Henricus-Carolus du Cambout de Coislin, episcopus metensis 1699, in 8°.
92. Claude de Rouvroy de Saint- Simon, fils de Titus -Eustache de Saint-Simon et de Claire-Eugénie de Haute-Rive, abbé de Moissac, fut sacré évêque de Noyon en 1712, et transféré à l'évêché de M-Jtz en 1733, avec conservation des honneurs de la pairie. Il est mort le 28 février 1760.
93. Louis-Joseph de Montmorency de Laval, sacré évêque d'Orléans le
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10 iéviier 1754, a été transféré a l'évèché de Condom en 1707, et à celui de Metz le 8 septembre 1760, mort en 1808.
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o5. Jacques-François Besson , né le 12 .septembre 1756, sacré le 23 février 1824, précédemment nommé à l'évèc'ié de .Marseille.
Conciles de Metz.
Le premier se tint l'an 55o. On y sacra Cautinus, évèque d'Auvergne.
(Reg. 11, Lab. 5. Hard. 2 )
Le seco-.d, i'a > 090. contre Gilles, archevêque de Reims, qui y fut 1 .invaincu eu Crime de .èz.e - majesté et déposé lie -l'épiscoeat. Rt». 14. Lab.
5, Hard. i.)
Le troisième, l'an f6ï] sous le roi Pépin. On y lit I1u.1t canons
Le «rem Ci', contre lus incestes.
Le second, contre les ceics incestueux.
Le troisième veut que l'arcliiiliacre fasse venir au synoue les prêtres et les clercs.
Le quatrième règle certains droits qu'on exigeait îles voyageurs au pissape des ponts.
Le sixième veut que l'on conserve les immunités.
Les deux suivais regardent la justice. (Rcg. 17, Lab. 6, Hard. 3.)
Le quatrième concile fut tenu l'an 83â. L'empereur Louis-le-Débonnaire, injustement excommunié par Ebbon, archevêque de Reims, y fut absous. (Reg- ai, Lab. 7.)
Le cinquième l'an 835. Les évèques ayant dit la messe dans l'église de Saint -Etienne le dimanche de la Quiiiqua ésime, sept archevêques récitèrent sept oraisons sur l'empereur Louis-le-Débonnaire, auquel on avait interdit l'entrée de l'église. Ensuite ils lui mirent la couronne sur la tête; et Ebbon, archevêque de Reims, qui avait beaucoup contribué à la déposition de ce prince, monta sur la tribune et publia à haute voix qu'il avait été injustement déposé. (Hard. 2)
Le sixième, l'an 859, pour réconcilier Louis de Germanie et ChâWesle-Chauve. (Lab. 8.)
Le septième, l'an 86i. Ce fut un conciliabule dans lequel on approuva Je mariage de Lothaire avi c Valdiude, sa concubine. (Lab. 8.)
Le huitième, l'an 069; on v déféra la couronne de France à Charles-!e- Chauve . au préjudice de Louis II, frère de Lothaire. (Rej7. 22, Lab. 8.)
Le neuvième, l'an 888, dansl'église de Saint- Arnoul. On y publia treize canons.
Le premier or.lonne qu'on travaillera à établir la piété M la discip in--, et qu'o 1 emploiera la sévérité des canons contre ceux qui ne voudront pas obéir aux lois i.e :'E-lise.
Le second e' joint de paver la diine au pi être qui dessert l'église, et « éfendaux seigneurs ite s'en approprier aucune partie.
Le troisième porte, que chaque prêtre ne jouira que d'une église, si ce n'e^t que d'ancienneté il y ait eu une chapelle jointe a ce:te église.
Le quatrième détend d'exiuer aucun tribut pour une ferme, pour quatre esclaves appartenais a l'église, ni pour les terres données pour la sépulture.
Le cinquième défend aux prêtres d'avoir des femmes chez eux, pas même leur mère ou leur sœur.
Le sixième ordonne que les prêtres montreront à leur évèque les livres et les habits sacerdotaux au prochain synode; qu'iis auront soin de garder le saint chrême sous la clef; qu aucun clerc ne portera d'armes , ni «; "habit laïque, non plus que les séculiers ne porteront point d'habit île prêtres; qu'il n'y aura qu'un seul parrain bien instruit de sa profession de foi.
Le septième défend" île manger ou de boire avec les Juifs.
Le huitième porte, qu'on ne dira point la messe dans des lieux non consicrés, et que les évèques consacreront de nouveau les églises qui n'ont été consacrées que par les choré\ èipies.
Les trois suivans portent îles peines contre plusieurs coupables.
Le douzième détend de communiquer avec des excommuniés. (Reg.
24, Lab. 9, Hard. 6.)
Le dixième concile fut tenu l'an 1240, contre l'empereur Frédéric.
Le onzième, l'an i552, par Jean, cardinal-prêtre et légat du saint-siége. Le P. Mansi, qui fait mention de ce concile, n'en rapporte ni le sujet ni les actes. (Mansi, Supplément à la collection des conciles, t. 2, col. 479-)
MIREPOIX.villeducomtédeFoix, dans le Haut-Languedoc, avec évôché suffragant de Toulouse , et située sur le Gers, à 180 lieues de Paris. Elle est aujourd'hui chef-lieu de canton du département de l'Arriége, arrondissement de Pamiers. Les écrivains latins la nomment 3firapicum, JUirapiscœ, Mirapincum , etMirapicium. Elle ne contient que quatre cent cinquante familles, et n'a rien de considérable que la cathédrale de saintMaurico, qui n'était qu'une simple paroisse, que le pape Jean XXII érigea en évèché en 1317 ou i3i8.
Son chapitre consistait en quatre dignités, douze chanoines, et le bas chœur. Il y avait de pi 11s trois maisons religieuses d'hommes ou de filles.
Le diocèse de Mirepoix contenait soixante paroisses. L'évêque jouissait de vingt-quatre mille livres de rente, etpayait deux mille cinq cents florins pour ses bulles.
Ce siège a été supprimé en 1801.
Evéques de Mirepoix .
1 .Raimond d'Athon, était abbé de saint Saturnin de Toulouse, lorsqu'il fut fait évêqne de ce diocèse en 1 3 18, selon les actes consistoriaux du Vatican , et gouverna cette église jusqu'en 1 325, qu'il y fit un legs considérable.
2. Jacques Fomier, d'abord moine de Boibonne, ensuite abbé de Fontifroid, ordre de Citeaux , et docteur en théologie, puis évêque de Pamiers , fut élu pour gouverner cette ét»li5e le a6 janvier iW), crééensuite
DES ÉVÈCHÉS DE FRANCE. 4^5
cardinal par le pape Jean XXII, en-
fin , pape sous le nom de Benoit XII . Il est inhumé dans la cathédrale d'Avignon.
3. Pierre Ier de Pirète, dominicain, gouvernait cette église en i344 et
4. Jean I" de Coïordanes, succéda à Pierre , et présida au diocèse depuis l'an 1348 jusqu'en j354.
5. Arnauld Ier île Villario, fut élevé sur ce siège en i3Ô2 et transféré à l'église d'Aleth en i363-, il mourut la même année.