Bernard, devint évêque de Monrauban en
5. Bertrand II de Cardaillac , neveu de Guillaume , nomma le pape son héritier , lorsqu'il gouvernait cette église en i36o.
6. Arnnuld, patriarche titulaire d'Alexandrie, est nommé dans les archives de cette église, comme en étant administrateur perpétuel, l'an i366.
7. Pierre Ier de Chahiis, abbé de la couronne d'Angoulême, fut créé évêque de Montauban le 18 octobre j368. Entre autres legs pieux qu'il fit par son testament du i3 novembre 1379, il donna sa chapelle à la cathédrale, et voulut être inhumé au pied de l'autel de la sainte Vierge.
8. Bertrand III. Robert lit ses soumissions pour cet évêché le 25 janvier i38o, et son testament est daté de î^o! .
9. Gérard Ier, est marqué dans les Actes consistoriaux au j3 octobre i4o3, comme élu à. cet'évêché.
10. Raimond de Bar, présidait à cette église en i4°<% qu'il lit serment de garder les engagemens de ses prédécesseurs avec les citoyens de Montauban. Il fit en 1417 quelques règlemens concernant le chapitre de Saint-Etienne de Tescon, et fut nommé par le pape Martin V, juge-conservateur de l'église d'Alby en 1421.
11. Gérard II, évêque de Montauban en 1424- On a sous son nom quelques statuts, en confirmation des règlemens faits pour le chapitre de Saint-Étienne.
12. Pierre II est nommé évêque de ce diosèse dans les archives des notaires, en 1426.
i3. Bernard II de La Roche gouvernait cette église en i-pi. Il fut
chargé par le roi Charles VII, auquel il était très -agréable , de plusieurs négociations , soit au -dedans, soit au -dehors du royaume. Il reçut ce prince victorieux de l'Angleterre dans son palais, et en reçut à son tour en 1442 un privilège considérable pour lui et ses successeurs, ainsi que la confirmation de tous ceux qui a-aient été accordés à cette église par les rois ses prédécesseurs.
Il fit son testament à Paris en i4^3, où il mourut la même année, après avoir choisi sa sépulture dans l'église tles cordeliers de cette ville.
i4- Aimeric de Rupemorello, était abbé d'un monastère de l'Ordre de Clugny, lorsqu'il fut nommé à cet évêché le 7 janvier 1 44'' ■ H est en" core fait mention de lui en i44^»
dans une bulle de Nicolas V. Il mourut en i44y-
i5. Bernard III de Rosergio, professeur en droit, chancelier et prévôt de l'église de Toulouse, et nommé à l'évêché de Bazas, fut transféré à celui-ci le 9 janvier i45o. Il passa au siège de Toulouse le 3 janvier 1452. On trouve le catalogue de ses ouvrages dans l'Histoire de Toulouse par Nicolas Bersnond.
16. Guillaume II d'Etampes, c.imérier et sous -diacre du pape Nicolas V, et sous- doyen de l'église de Poitiers, prit possession de cet évêché le 2 avril 14^2, et fut transféré à celui de Condom en i455.
17. Jean Ier de Labatut prit possession île ce siège au mois de décembre i455, et donna à bail féodal à Notete Peguier, depuis sénéchal deCahors, une terre appelée l'Ile- Aimée ou l'Ile-Mouiilée , le 10 août
18. Jean II de Mont-Lambert, noble Poitevin, premier président de la chambre des comptes du duc d'Aquitaine, et licencié eu droit, monta sur ce siège en 1470, et mourut le 4 janvier i4'°>3.
19. Georges d'Amboise, nommé an gouvernementde cette église en 1 {8 j, en prit possession solennelle le 10 mai 1489. Il fut chargé d'impoi tantes
DES EVÈCHÉS
affaires par les rais Otaries VIII et Louis XII, et transtélé à l'archevêché de Narbonne , puisa celui île Rouen. y~oyez Rovev.
20. Jean III, fils de Pierre d'Oriole, chancelier de Fiance sous Louis XII, était archidiacre de Narbonne, garde des sceaux île Languedoc, et conseiller au parlement de Toulouse, lorsqu'il devint évéqtie de llnntnuban par la résignation de Georges, le i3 avril 1792. Après avoir gngné son procès contre le chapitre de Saint-Etienne de Tescon, qui s'était soustrait à sa juridiction sur d'anciens privilèges, il fit plusieurs règlemens pour la décence du service divin, la réformation des mœurs, et la restauiation de la discipline ecclésiastique, qui lurent confirmés par arlèt du parlement de Toulouse. Il fit beaucoup de legs pieux par son testament du 3 février i5i6. On ignore le jour de son décès.
21. Antoine il'Oriole, neveu du procèdent et chanoine de Cahors, devint son successeur, par la résisignaiion de celui-ci, admise par Léon X le i5 juillet i5i6; mais il ne parait pas qu'il ait lait aucune fonction épiscopale.
22. Jean IV îles Prez, de l'illustre famille de Alontpezat, présidait à cette église en 1519. Il fit en i52i des statuts synodaux pour le règlement de son diocèse, et les fit imprimer en 1526. Il en fit aussi pour sa cathédrale, dont les chanoines furent sécularisés par sa permission en i522. Malgré la nouvelle confirmation de Clément VII, au sujet des privilèges déjà accordés par Nicolas V et Pie II, au chapitre de Saint- Etienne de Tescon , Jean obtint un arrêt dit parlement en confirmation d'un précédent, qui soumettait te chapitre à la juridiction épiscopale.
Il gouvernait encore ce diocèse en
23. Jean V de Lettes , succéda au précédent eni 540, et ne se fit honneur dans cette place que par son éloquence. Il avait renoncé à la dignité épiscopale dès l'an 1557.
DE FRANCE. q'29
24. Jacques II des Près, fils d'Antoine, chancelier de France, et viciroi du Languedoc, succéda à son oncle en 1557. On croit qu'il ne fut jamais sacré; mais on assure qu'il s'efforça de réprimer les hérétiques qui s'étaient multipliés dans sa ville épis* copale, par les mêmes armes avec lesquelles ceux-ci mettaient tout à feu et à sang. Il fut tué en trahison par un soldat en 1589.
25. Henri des Prez, marquis de Alontpezat, abdiqua la dignité épiscopale, sans avoir été sacré, en 1595.
26. Anne de Murvicl prit possession de cette église en 1601, et y rétablit par trois fois la religion catholique. Il tint son siège à Montech, jusqu'à ce que, le 20 août 1629, le cardinal de Richelieu fit triompher là religion catholique à Montauban, e;i y célébrant la sainte messe avec solennité en présence de plusieurs seigneurs et prélats, entre lesquels Anne tenait son rang. C'est en mémoire de cette faveur du ciel , que se fait tous les ans, k pareil jour, une procession solennelle en cette ville.
Ce lut de son temps, c'est-a-dire le i3 septembre 1 633, que le parlement de Toulouse déclara les évèques de Montauban co- seigneurs de cette ville avec le roi. Anne, âgé de plus de quatre-vingts ans, mourut doyen des évêques île France le 8 septembre 16 >2.
27. Pierre II, de l'illustre famil le des Bertier de Toulouse, fut faitcoacjuteur du précédent en i63i, et sacré évêque titulaire d'Ulique le jo août i636. II assista en i638 aux états du Languedoc tenus à Carcassonne ', et choisi pour présenter au roi le cahier des plaintes de la province, il adressa à ce prince un discours qui fut fore agréable à Sa Majesté au mois d'avril 1639. L'année suivante, il prêcha le carême dans sa cathédrale, avec autant d'éloquence que d'édification ; lit les années suivantes plusieurs magnifiques oraisons funèbres; fut fait conseiller au parlement de Toulouse en i655, et choisi l'un ries six présidens de l'assemblée gêné-
CATALOGUE
raie du clergé de France, à laquelle il assista. Enfin, c'est aux soins qu'il prit de tirer des anciens inonumens ce qui pouvait intéresser son église, qu'on doit le recueil des évêques de Àlontauban. Il mourut au mois de juillet 167^.. iGall. Christ., vet. edit. tom. 2, part. 2, pag. 748 et seq.)
Les successeurs deBeriierne nous sont point connus jusqu'au suivant.
28. François-Henri ii'Ossonville ou d'FIanssonville-Xétaucourt ou Nettencurt de Vaubecourt, frère de Louis-Cla mie il'Haussonville-JNétanconrt, dit le comte de Vaubecouit, lieutenant - général des aimées du roi, irou-. erneur de Chalons enChampag;ie, etc., tut sacré le 3o mars 1704, et mourut à Paris le 17 avril 1736, dans sa quatre-vingt-unième année.
29. Michel de Yerth iraon de Cliava»nac, né à Limoges en 1688, sacré le 8 janvier 1730.
30. Anne-François-Victor Le Tonnellier de Breteuii, né à Paris en 1726, sacré le 24 lévrier 1763,. mort dans les prisons de Rouen en 17QJ..
(Ce siège, supprimé en 1801, tut rétabli par le concordat de 1817-M.de Bauregard tut nommé à cette époque évèque de Montauban, mais ii ne tut pas préconisé.)
3 1 . Jean-Louis-Anne-Magdelaine de Chéverus, né àMayence le 26 janvier 1768, sacré évèque de Boston le ier novembre ]8io, nommé à Montauban en 1823, a été transiéié à l'archevêché de Boaieaux en 1826, et tait comte et pair de France.
3i. N... Du Bourg, évèque de la Louisiane , nommé à l'évèclié de Montauban en 1826.
MONTPELLIER, Mons-Pessulus ou Mons-Pessulanus , Jllons Pel- Uum, Mous Fuellarum et Jllons- Pestcrius,\ï\\e épiscopale, autrefois sous la métropole de Narbonne, aujourd'hui sulïrauante d'Avignon, est l'une des plus belles villes de France, située à cent quatre-vingt-six lieues de Paris, sur une colline, près de la rivière de Ley et sur la Merdanson, qui passe dans plusieurs endroits de la ville par îles canaux souterrains.
Il y a une citadelle, une faculté de médecine et une société des sciences.
Montpellier est aujourd'hui chef-lieu du département de l'Hérault; elle possède le premier jardin botanique qui ait existé en Europe. Il y a île tort beaux édilices; on y admire la place du Peyrou et un bel aqueduc. Le territoire est couvert de vignes et d'oliviers, l'air y est très- pur et très-sain, et on y jouit d'un très -beau ciel.
Montpellier compte trente - quatre mille habitais. L'éi. èché de Montpellier lut érigé dans le sixième siècle. La catheiirale de Saint-Pierre n'a pris le nom de ce saint, titulaire de l'éulise de Maguelone, que depuis la translation qui fut faite à Montpedier de l'évèché de Maguelone en i536; elle portait auparavant le nom île Saint-Germain. Le chapitre de la cathédrale, qui consistait en vingt-quatre chanoines et quatre personuats, se compose maintenant de dix chanoines; l'évèque est assisté de six vicaires - généraux. Les chanoines des collégiales de la Trinité et de Saint- Sauveur, dont les églises furent détruites par les religionnaires, furent transférés dans cette église, et faisaient l'office avec les chanoines de la cathédrale. Il y avait quatre paroisses, neuf communautés reli ses d'hommes, six de lilles, sans compter le séminaire des oratoriei.
et le collège. On comptait deux cents paroisses uans le diocèse de Montpellier; il renferme aujourd'hui trente-sept cures, deux cent cinuuantesix succursales et treize vicariats*] congrégations religieuses dé femmes v ont vingt-sept maisons, dans lesquelles il y a des écoles gratuites.
L'évèque jouissait de trente - deux mille livres de revenu, et payait quatre mille florins pour ses bulles.
Evoques de JUagueloue.
1. Boëce, est le premier qu'où .sache avoir certainement occupé le sjiége de Maguelone. Il souscrivit par le ministère de Génésius, .son diacre, au troisième concile de Tolède, indiqué par Recarède, G
DES ÉVÈCKES Eonvigilde, roi des Goths, en 58g, et ia même année à celui de Narbonne, assemblé aussi par ce prince.
2. Génésius ou Ginésius, assista, dit-on, au concile de To'ède en 597; mais on croit ce concile supposé.
Il est plus certain qu'il souscrivit par Etienne, son archidiacre , au quatrième concile de la même ville, en
3. Gumilde, autrement Guimilde, Wimilde et Guimilè', suit le précédant dans les fastes de Maguelone, et occupait ce siéiie au plus tard en 672. S'étant joint à ceux qui ne voulaient pas reconnaître le nouveau roi Wamba, il fut obligé île s'enfuir avec eux à Nîmes, où ayant été pris, ainsi que les autres rebelles, il fut rasé comme eux, et obligé de servir au triomphe du roi, après quoi il fut en prison jusqu'à la mort deWamba. On ne sait quelle fut la lin île cet évèque.
4- Vincent, était déj 1 évoque de ce siège en 688 , et assista cette année au treizième concile de Tolède. On ignore s'il était encore vivant lorsque Charles Martel détruisit Maguelone en 737, ce qui obligea l'évèque et les chanoines de cette église de se retirer à Sustantion , lieu peu éloigné de Montpellier, et qui fut le siège des évoques de Maguelone environ trois cents ans.
5. Jean Ier, souscrivit au concile <!e Narbonne assemblé en 791 contre Félix, évèque d'TJrgel,et pour régler les limites du diocèse de Narbonne.
6. Ricuin Ior, gouverna cette église, au sentiment de Garielle, depuis l'an 812 jusqu'en 817, et l'empereur Loiiis-le-Débonnaire lui accorda divers privilèges.
7. Àrgemire , était déjà en possession de l'évêché de Maguelone en 8:9, comme il conste par un éiliî de Louis-'.e-Débonnaire , par lequel ce prince ordonna la restitution de la ville neuve en faveur de cette église.
Il mourut digne des récompenses éternelles, mais on ne sait pas le temps précis de son décès.
8. Stabilis, semble avoir gouverné ce diocèse da ns 1 es a n n ées 82 1 et 82! .