Robert II d'Epinai , transféré
DES ÉVÉCHÉS
de Pévëché de l'Escar à celui-ci, mourut en i4ç3.
81 Jean III d'Épinai, frère du précédent , était évèque de Mirepoix lorsqu'il fut élevé sur ce siège en M97.
8f. Guillaume III Gueguen, nommé pour la troisième fois à cet évêché, en prit enfin possession en 1498, et mourut le z3 novembre r5o6, après avoir mérité les éloges de la postérité par la sagesse de son gouvernement.
85. Robert V Guibé , d'abord évèque de Tre^uier, puis de Rennes, ensuite de Nantes, fut fait cardinal par Jules II en i5o5, assista à l'indictiou du concile de Latran en i5ii,et mourut en i5i3.
86. François Hamon assista à la huitième session du concile de Latran, sous Léon X, et mourut en i532.
87. Louis d'Acigné, élu en i532, fit son entrée en i54«, et mourut en
88. Jean IV de Lorraine, cardinal, prit l'administration de cette église en i5^2, et fut transféré à Narbonne en i55o.
89. Antoine de Créqui , nommé a cet évèché en i552, et sacré en i554, passa flans la suite à celui d'Amiens, et devint cardinal.
90. Philippe Ier du Bec passa de l'évêché de Vannes à celui-ci, en 1 566, assista au concile de Tours, an sacre de Henri IV, et devint archevêque de Reims.
91. Charles de Bourgneuf était évèque de Siint-Malo lorsqu'il prit possession de cette église le 1" mai 1599. Il présida au nom du clergé aux états de Bretagne tenus à Nantes en 1614. et assista à l'assemblée du clergé à Paris en 161J. Il fut choisi pour présenter au roi les cahiers liu clergé , et mourut à Chartri'S en 161-, le 17 juillet.
92. Philippe II Cospéan était évèque d'Aire lorsqu'il fut nommé à cette église par Henri III, en janvier
1621 . Il en prit possession le 17 mars
1622, et lut re«a à Lisienx en 1 636 ,
tt*
ayant été transféré à cette église.
93. Gabriel de Beauvau,de l'illustre famille de ce nom , fils de Louis de Beauvau , seigneur de Rivarennes, fut sacré au mois de juin i636, assista à l'assemblée du clergé de France , à Mantes , en 1641 , et mourut à Granimont-lez-Tours, l'an 1667, ou peu après, dans un âge fort avancé. Nous avons sous le nom de ce prélat on propre de l'an 1609, et des statuts synodaux de différentes années, dont il n'y a qu'une partie qui soit imprimée. Ce fut lui qui établit les conférences dans le diocèse et le séminaire de Nantes, l'an 1642, sur un fonds et dans la maison de Malvoisines appartenante au clergé.
Il donna à son séminaire un bon règlement, qui fut imprimé l'an i658.
(Gall. christ., vet. edit.,t.a, part. 2, p. 760 et suiv.)
94- Gilles de la Baume Le Blanc de la Vallière , fils de Jean de la Baume Le Blanc de la Vallière , maitre-d'hotel ordinaire du roi , et de Françoise de Beauvau, fut successivement chanoine , puis doyen de Saint-Martin de Tours , évèque de l'église de Nantes, dont il prit possession le 12 juin 1668. Ce prélat établit , par un mandement du 1" février j6ti, l'adoration perpétuelle du très-saint sacrement de l'autel dans le diocèse de Nantes, par l'attribution qu'il fit à plusieurs paroisses , qui, succédant les unes aux autres , remplissent tous les mois, tous les jours et toutes les heures.
Il se démit de son évêché en 1677 ou 1678, en faveur de Gilles-Jeaa- François de Beauvau, fils de sa sœur, et se retira auprès de M. de Francheville, évèque de Périgueux, et après la mort de celui-ci , auprès de M. de Saint-Aulare, évèque de Tulles. En 1707, avec la permission du pape Clément XI, il fit les quatre vœux des proies chez les jésuites de Tulles , et mourut chez eux d'une apoplexie de sang , le 9 juin 1709. Il fut enterré dans leur église. Ce prélat est auteur de quelques ouvrages:
1°. La Lumière du chrétien , à Nan-
CAlAl.uM I.
tua, 1671, ùt-ia; 1 Pari», i<<- V, a Nan tes, 1693, in- iu, en a tome», a0. '-' propre dea S. mus du diocèse
'le Nantes, 1 TVmtes. 16-5, m-8°.
3°. Catéchisme pour lu confirmation,
à Nantes, 1668, in- ié. .}". 81
synodaux pour 1rs années 1070, 10-1, 167'î, ifr.l, 1679, 1 NantM. l)ist"irc abrégée dea évêqnet de Nantes, par M. Travers , au ion* ~ iém.
de littérature et (i'iiist., p. a4o, chez Simart.
9"). Gilles- Jean-Frsnçoîs. de Benuvfln, petit-neveu de Gabriel de Beauvin, et (ils de François, marquis de Bea avait, seigneur de Rîvarennea, fut nommé en 1677 ou in-8; mais il ne prit possession qu'en 1679, et mourut à Nantes le 7 septembre 1717.
Ce prélat lit l'an 1682 des statuts, tirés pour la plupart «le ceux de M. de la Baume, son prédécesseur.
96. Laaîa île la/Vergne de Treeten passa de l'évêché de Vannes à celui île Nantes au mois de novembre 1-1-, et de ce dernier à l'arche.
de Rouen en 1 -
97. Christophe-Louis Turpin Crissé de Sansav, docteur en théolo«ie «le la faculté de Paris, abbé de Moreaux, d'anciens bénédictins , fut transféré de l'évêché «le Rennes à celai de Nantes le 17 octobre 1723.
98. Pierre Mauclerc de la ÎVluzanchère, né dans le diocèse «le Luçon en 1700, et ci-devant doyen de la cathédrale de la même église, fut sacré le 9 octobre i4<"-
99. Jean-Augustin Frélat de Sarrat, né dans le diocèse du Puy, le 9 février 1726 , sacré évêque de Tréguier en 1—4. transféré à Nantes en 1775 , mort en i-83.
100. Charles Eutrope de la Laurencie, né dans le diocèse «le Saintes le 3o avril 1740, sacré le 20 décembre 1783, refusa sa «lémission en
1801, et est mort à Paris en i8i5.
101. Jean-Baptiste Du Voisin, né à Langres en 1744? docteur et professeur de Sorbonne, vicaire-général «le Laon , sacré évêque de Nantes en
1802, mort le 9 juillet i8i3. On a de lui plusieurs excellens ouvrages,
1 ' 1 1 .lt mil (
1 jusqu'en
102. Louis-Julla-Francoia «t'Andi- ■ • Rdaineuf, sa< ré le 18 o< t : uni t vers l,i lin de janvier 1822. io3. Joseph-Mii hel-Jean-Bapl Paul-Augustin Mi< olo»
né dans le * 1 1 • • « 1 t le 8
libre 1760, sacré la 17 iiovein bre 1822.
Conciles de Nantes.
Le premier fut tenu l'an 655 ou peu après, et non l'an 658, ni l'an S95, comme plusieurs savans l'ont prétendu, puisqu'on trouve la plupart îles canons «le ce concile dans le deuxième capitulaire de Théodulphe «l'Orléans, qui vivait au milieu du huitième siècle, et qu'ils ont été copiés par Jlincmar et Reginon dans le neuvième. Ce concile se tint sous l'évêquc Salappius ou Salapus.
Saint Nivard de Reims y présida, et Ion v lit vingt canons.
Le premier ordonne aux prêtres de renvoyer les liilèles qui vont entendre la messe dans des paroisses étrangères les tlimauthes et les fêtes, au mépris de leur propre prêtre, et de chasser de l'église ceux qui ne veulent pas se réconcilier sur-lechamp avec leurs ennemis.
Le troisième défend aux prêtres de demeurer avec des femmes, celles même oui sont exceptées par les canons, à cause «les servantes qu'elles sont obligées d'avoir. Il défend aussi aux femmes de s'approcher de l'autel, d'y servir le prêtre, ou d'être assises dans le ba'ustre.
Le cinquième porte qu'on ne donnera l'absolution aux malades qu'à, condition qu'i.s fieront une pénitence proportionnée à leurs fautes , s'ils recouvrent la santé.
Le sixième défend de rien exiger pour la sépulture, et d'enterrer dans l'église.
Le septième défend de favoriser l'ordination furtive d'un clerc d'un autre tliocèse.
Le huitième porte qu'aucun prêtre
DES ËVÊCHES DE FRANCE
n'aura plus d'une église , à moins qu'il n'ait d'antres prêtres sous lui »ians chacune des églises, qui lassent l'olGce jour et nuit , et y célèbrent tous les jours la messe. On croit que cette exception est une addition qui a été glissée sans aveu dans le canon , et qui a passé de la marge dans le texte.
Le îiemieme ordonne qu'on bénira quelques-uns «les pains présentés a l'église pour le sacrifice, pour être distribués a ceux qui ne communieront pis.
Le dixième ordonne qu'on fera quatre portions îles décimes et des oblations.
Le onzième ordonne qu'on examinera pendant Trois jours ceux qui doivent recevoir les ordres m et qu'on s'informera de leur naissance et de leurs mœurs.
Le douzième permet a un mari de diasaer n femme adultère, et lui défend d'en épouser une autre de son vivant. Il ordonne aussi sept ans de pénitence à la iemine adultère, et autant au mari , s'il se réconcilie avec elle.
Le treizième impose trois ans de pénitence pour le péché de fornication, et le quatorzième sept ans, pour l'adultère de la personne tna-
Le quinzième défend les repas des confiâmes, et le aeiùèmi sens pour obtenir an
Le ans «le pénitence pour un lion volontaire et public; et le «ix-liuitième, cinq ans pour un homicide involontaire.
Le dix-neuvième défend aux mes 1 <-r aux plaids el aux
assemblées pub
non de leur évêque. (Lab., toaa. g* Kard., tom. 6.)
Le lut tenu l'an
1 120 sur l'aldi | irmoutier.
(D. .Mabillou, annal. 1 BencJict.
tom. 7, p. a
Le I concile, l'an na5 ou
1127. liildebert , archevêque de 'l'ours, y présida, et l'on j régla que
les enfans qui naîtraient d'un mariage incestueux, n'auraient aucune part à la succession de leurs parens; et que les enfans des prêtres ne pourraient être ordonnés, s'ils n'étaient moines ou chanoines réguliers, et qu'ils ne succéderaient point aux bénéfices de leurs pères.
On y prononça aussi anathème contre ceux qui voudraient user du droit de bris, c'est-à-uire , du droit de s emparer de tous les effets d'un vaisseau brisé ou échoué sur les côtes, et du vaisseau même. Ce concile de Kantes se tint sous l'épiscopat de Brice ou lkiceis.
Le quatrième concile se tint l'an
12^4, sous l'épiacopet de Jacques II,
dit «le Guerronde. Vincent de Pilan-
ms. archevêque de Tours, y aréai-
, l'on v lit ni'ul canons.
Le premier détend de prometteun ! énéfice avant sa racaiM ! , et le second, de diminuer le nombre des moines dans les priei
troisième défend la chasse aux clercs.
Le cinquième défend «le présenter plus de deux ; l ê que dans
.•-es visites.
Le sixième détend la pluralité des bénéfices qui demandent résfi ence.
non ajoute : sauf en tout neanrrwi/fi le pouvoir de l'eveque a sain, addition «pie le concile de S.mmur d . 76 prouve n'être point
du coii' - '''tes.
Le septième détend, sous peine
d'cx< ••mmunicJliou , des
(. {Lab. , t. n.)
• inquième concile se tint l'an
1 43 1 . pi'- Jean II « dit «le
1 ton et de M deatroil v lit quelques renoni sur la disti-
j> inc
Le premier ordonne aux évoques de Eûffl lire l'Lcriturc-Sainte à leur
Le second prive du droit «l'assis-
tam e ceux qui viennent tard a l'oi-
(. ruiner psau-
M, ou qui en sortent sans cause
raisonnable avant qu'il soit fini.
Le troisième détend à tous loi
CATALOGUE
clésiastiques séculiers et réguliers qui donnent à manger, de l'aire servir plus de deux nîats. ( Lobineau , Histoire de Bretagne , tom. i, pages 202, 204. Travers, Histoire abrégée des évêques de Nantes, au tome vu des Mémoires de littér. et d'hist. , chez Simart, 2<* part., pages 336, 36o, 373 et 391.)
NARBONNE , Narbo , Narbona , Narbo Martius, civitas uétacinorum, coLonia Decumanorum, ville archiépiscopale et capitale du Narbonnais.
Elle est située sur un canal tiré de la rivière d'Aude, au milieu d'une belle campagne, à deux lieues de la mer, près d'un lac appelé Vétang de la Robine, et à cent quatre-vingtquinze de Paris. Cette ville est mie des plus anciennes des Gaules. Les Romains en avaient fait (en l'an 337 de Rome) une colonie qui donnait le nom de Gaule narbonnaise à la quatrième partie des Gaules, qui leur fut la première soumise. Elle contient neuf mille âmes, et est maintenant chef - lieu de sous - préfecture du département de l'Aude. On y voit les ruines de plusieurs édifices romains.
L'air y est malsain. L'ancienne cathédrale est dédiée aux saints Just et Pasteur. Le chapitre était composé de six dignités, de vingt chanoines, de quarante demi - prébendes, et de plusieurs autres bénéficiers, en tout au nombre de cent vingt. L'archevêque était président-né des états de Languedoc. Il y avait deux collégiales dans cette ville, Saint-Paul et Saint-Sébastien; huit maisons religieuses d'hommes, et cinq de filles.
Les pères de la doctrine chrétienne y avaient un collège. Le diocèse de ISarbonne contenait deux cent quarante, tant paroisses que succursales, partagées en six archiprêtrés. L'archevêché de Narbonne avait pour suffragans les sièges de Béziers, Agde, Carcassonne," Nîmes, Montpellier, I.odève, Uzès, Saint-Pons-de- Tomières, Aleth et Alais. L'archevêque jouissait de cent mille livres de revenu, et payait neuf mille florins pour ses bulles à la cour de Rome.
Ce siégea été supprimé par le concordat de 1801.
u4rchevequ.es de Narbonne.
1. Saint Paul, dont lesanciens martyrologes font men tion au 22 de mars, est le même que le proconsul Sergius Paulus, gouverneur de Chypre, converti par 'l'apôtre saint Paul, et envoyé dans les Gaules, suivant la tradition de l'église de Narbonne; mais cette tradition n'est pas généralement reçue, frayez Saint Paul, évêque de Narbonne.
2. Etienne, que saint Paul son prédécesseur ordonna évêque un peu avant sa mort, pour gouverner l'église de Narbonne en sa place.
3. Gavidius, souscrivit au concile de Rimini vers la fin de 359.
4. Hilaire, à qui les papes Zozime et Boniface Ier, écrivirent, le premier, le 26 septembre 4.17, touchant les ordinations îles évêques delà première Narbonnaise, et le second le 9 février 422, au sujet de Patrocle, archevêque d'Arles.
5. Saint Rustique, après avoir professé pendant quelque temps la vie monastique, fut placé sur le siège de Narbonne, après la mort d'Hilaire, vers l'an 427> selon les uns, et plus tard même selon les autres. On croit que saint Rustique siégea jusque vers l'an 462. Les martyrologes marquent sa fête le 26 d'octobre. Voyez Saint Rustique , évêque de Narbonne.
6. Hermès, ordonné évêque de Béziers par saint Rustique, n'ayant pu prendre possession de cette église, fut nommé quelque temps après a celle de Narbonne par le même saint Rustique, pour lui succéder sans doute après sa mort; mais le pape saint Léon ne voulut point y consentir. Cependant après la mort de saint Rustique, Hermès se plaça *ur le siège, ce dont le pape saint Hilaire, successeur de saint Léon, se plaignit fortement à Léonce d'Arles; mais pour le bien de la paix, il laissa et confirma même Hennés dans In possession du siège de Narbonne, et
DES EVËCI1ÉS
se contenta de lui défendre d'ordonner les évêques de la province tant qu'il vivrait.
7. Capraiius, représenté au concile d'Agde en 5o6 par un prêtre nommé Anilius.
8. Aquilin , dont il est parlé dans la vie de saint Victorien, abbé en Espagne. ( Bolland., tom. 1, jan. p.
9. Migétius souscrivit au troisième concile de Tolède en 58c, et présida à celui de Narbonne la même année; il assista ensuite à un autre concile de Tolède en 597.
10. Serge souscrivit à l'édit de Gondemar, rois des Visigoths, en faveur de l'évêque de Tolède, en 610.
11. Sel va, aux conciles quatrième et sixième de Tolède, en 633 et 638.