Jean-Baptiste-Nicolas Millaux
né à Rennes le 25 novembre 1766, vicaire-général de Rennes, sacré le 26 juillet 1823.
NIMES, Nemausus ou Volcarum Arecomicorum Nemausus, ville <-piscopale du Langu> doc autrefois sous la métropole de Naibonne, etaujou»»
d'h ni sous celle d'Avignon. C'est l'une des plus anciennes villes des Gaules, située à cent soixante-quinze lieues de Paris, dans une agréable campagnecouverte d'oliviers et de mûriers.
Elle est assez grande, bien bâtie, et contient environ trente- neuf mille six cents habilans. Elle était autrefois colonie romaine, et la seconde ville de la provirce du temps des Romains- On y voit encore de beaux monumens de l'antiquité, entre autres les débris d'un vaste amphithéâtre appe'é les Arènes, la Maison-Carrée, la Coloinade, le temple de Diane, la Tour-Magnc et des restes d'aqueducs. Le chapitre delà cathédrale de la Vierge, qui, ayant été détruite parles religion n aires, fut ensuite rebâtie, a été régulier de l'Ordre de Saint-Augustin jusqu'en 1 53ç^ •, il fut alors sécularisé. Il était composé de huit dignités, (ie seize autres chanoines, et du bas chœur. Il compte aujourd'hui dix (hanoines; l'é\êque est assistédecinq vicaires-généraux. Outre les jésuites et les pères de la doctrine chrétienne, il y avait à Nimes sept autres communautés religieuses d'hommes, et trois île filles. Lesaugustins avaient pour église la Maison- Carrée. Le diocèse deNîmes contenait quatre-vingt-quatorze paroisses ou communautés taillables, sans compter les succursales; il contient maintenant quarante-une cures, cent cinquante-cinq snccui sales et cinquantesept vicariats. Il y a de plus dans le diocèse cent trente-une religieuses de différens ordres. L'évêque jouissait de trente-deux mille livres de revenu, et payait douze cents florins pour ses bulles.
Évêques de Nîmes.
1 . Saint Félix est connu par un fragment que l'on croit ancien, de la vie
DES ÉVÈCHÉS
iic saint Amasius, évêque d'Avignon, dans lequel il est dit que Félix fut massacré par les Vandales, lorsqu'ils ravageaient les Gaules sous la conduite de Chrocus, au commencement du cinquième siècle.
Si l'on en croyait Saveron , il faudrait donner ici place à un Eugène; mais cet auteur est suspect.
Il n'est pas plus certain qu'il y ait eu un Chrocus évêque de Nîmes.