Aimeric Guirardi, élu le 10 dé
DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE
cembre 1337 à cet évêché, le gouvernait encore en 1340.
44- Bertrand III Je Deux, élu au plustard en mai 1842, mourut en juillet i348. Paul, élu et consacré évêque de ce diocèse en 1048, est placé ici par MM. de Sainte-Marthe ; mais, étant mort avant d'avoir pris possession, il n'est point compté dans la nouvelle édition.
45. Jean IV de Blanzac devint évêque de ce siège en i348, et assista au concile de Béziers en novembre i35i. Il fut envoyé vers la fin de i355 en France par le pape Innocent VI pour réconcilier les comtes de Foix et d'Armagnac. II gouverna cette église douze ans, fut fait cardinal le 37 septembre i36i, et mourut à Avignon le 10 juillet 1379.
46. Jacques, d'abord évêque de Montauban , ensuite de Gap , fut transféré à ce siège en i3Ô2, lorsque son prédécesseur eut été fait cardinal.
47. Gaucelin de Deux devint évêque de ce siège vers le mois de septembre i3Ô2. Il assista à l'assemblée des trois ordres de la province de Nîmes le 16 avril i364, et fut transféré à l'évèché de Maguelone en 1367.
48. Jean V de Gaseg se chargea du soin de cette église au plus tard Je 20 mars 1367. Il assista au concile de Lavàur en i368, et mourut sur la fin d'août 1369.
49. Jean VI d'Usez, élu évêque de Nîmes à la fin de 1372, assista par procureur au concile de Narbonne en 1374, ct est encore rappelé dans une lettre aux Marseillais en 1378.
50. Séguin d'Authon, patriarche d'Antioche, remplit, dit-on, l'office d'administrateur perpétuel du diocèse pendant six ans, à commencer en j38o.
5i. Bernard V de Bonavar ou de Bonnevalle , occupait ce siège en i383, et fut transféré à celui de Limoges le 9 janvier 1391.
5a. Gilles de Lescour avait déjà fait
sa soumission au saint-siège pour cet
évêché, le 20 juin 1391. Il assista au
concile de Pise en 1 409, et vivait en-
core en 1416, avec la réputation d'un savant distingué.
53- Nicolas Habert n'était pas encore sacré le 6 septembre 1420.
MM. de Sainte-Marthe disent qu'il gouverna ce diocèse pendant dix ans moins quelques mois.
54. Léonard Flotte ou de Dalphinis, élu à là fin de novembre 1429.
Il mourut, disent MM. de Sainte- Marthe, après avoir fait plusieurs statuts sur les mœurs, très-utiles à son peuple, et avoir laissé son bien à son chapitre, le 5 août 1438.
55. Guillaume IV de Champeaux, évêque-duc de Laon, nommé par le pape Eugène IV administrateur perpétuel du diocèse de Nîmes en novembre i438, quitta cette administration pourcelle d'Usez en juin i44x •
56. Guillaume V d'Estouteville, évêque de Mirepoix, reçut l'e'vêché en commende en juin i44* ■ Ensuite ayant été fait cardinal du titre de Saint-Martin-aux-monts, il reçut en commende l'évèché de Béziers, le titulaire ayant été tiansféré à celui d'Évreux le ai juillet i444'» niais il semble que cette translation n'eut Tjas lieu, et que Guillaume ayant été fait évêque de Lodève en i45o, lévêché de Nîmes demeura alors vacant.
57. Gaufride Floreau, élu pair le chapitre, fut proclamé évêque de ce siège le 7 janvier i45o, et en prit possession le 22 avril suivant. Il fut transféré à l'évèché de Cliàlons-sur-Marne le 28 octobre i453.
58. Jean VII du Chastel, archevêque de Vienne, fut transféré à cette église le 21 novembre 1453, et de celle-ci à Carcassonnele7 juillet i456.
5a. Alain ou Jean-Alain de Coëtivy, cardinal d'Avignon, semble avoir possédé cet évêché depuis l'an i456 jusqu'en 1461.
60. Robert de Villeguiert, élu évêque de ce siège en 1461, en prit possession le 8 mai i463. Il céda son évè clié, ou mourut, disent MM. de Sainte-Marthe , en 1481 , selon les actes consistoriaux.
61. Etienne de Biossec, élu le 10 septembre 1480, ou pour mieux dire,
CATAI
J481, présida à l'assemblée du chapitre le ier janvier 1482, et fut transféré le 12 juillet suivant à l'évêché de Lisieux.
62. Jacques II de Caulert fut promu à ce siège par Sixte IV, le même jour qu'Etienne fut transféré à Lisieux, et mourut en 1496.
63. Guillaume VI Biiçonnet ne devint paisible possesseur de ce siège que par un compromis fait avec Faucon, élu par le chapitre. Voyez ce qui est dit de cet évêque parmi les prélats de Narbonne.
64. Michel Briçonnet, proclamé évêque de ce siège le 7 janvier i5i5, le céda à Claude le 3 août i554; mais il semble que cette cession n'ait pas eu son effet, puisque Michel siégeait encore à Nîmes, lorsqu'en i56o il fut transféré à Lodève.
65. Bernard VI d'Elbène passa à cette église du siège de Lodève qu'il occupait, par la permutation qu'il fit avec le précédent en i56o, et assista au concile de Trente en i5Ô2 et i563.
Il mourut h Arles le 28 mars i56q.
66. Raimond II Cavalesi, religieux de l'Ordre des frères-prêcheurs, gouvernait cette église en 1677, et assista en cette qualité aux états de Blois cette année, ainsi qu'en i588.
67. Pierre IV de Valemord, sacré évêque de Nîmes le 24 février 1598, assista au concile de Narbonne en 1609. Après avoir gouverné cette église avec beaucoup de prudence et de piété, il mourut le 12 septembre 1625.
68. Claude de Saint-Bonet de Thoiras, désigné coadjuteur du précédent avant i'an 1621, assista à l'assemblée du clergé tenue à Bordeaux cette année. Etant entré en possession de cette église en 1625, il assista à l'assemblée du clergé à Paris en 1626.
Il fut convaincu de rébellion, ainsi que plusieurs autres évêques , en i632; mais le roi lui pardonna, à condition qu'il quitterait son évêché.
Il mourut subitement à Montpellier le 4 niai 1640.
69. Anthyme- Denis Cohon, nommé à ce siège le 19 novembre i633,
,OGUE
fut sacré à Paris le 29 octobre 1634.
Il assista à l'asemblée du clergé tenue à Paris en i636, et à celle de Mantes en 1641. Il fut transféré k l'église de Dol environ l'an i6|3, par permutation avec son successeur, et revint ensuite à celle-ci, comme on le verra par la suite.
70. Hector Douvrier, évêque de Dol, ayant permuté avec le précédent, prit possession de cette église le i3 février 1645. Après avoir fait achever la nouvelle cathédrale, commencée sous son prédécesseur, il y entra processionnellement le 18 mars 1646. Après avoir été obligé de se retirer dans une ville des environs de Nîmes, en conséquence des violences des hérétiques, en i65o, il y te vin t le 23juin i65i, etmourutle20 juini655.
71. Anthyme-Denis Cohon, ayant abdiqué l'évêché de Dol entre les mains du pape le 24 novembre 1648, fut de nouveau nommé à cet évêché par le roi, et en reprit possession en i655. Il confia en 1670 son séminaire aux pères de la doctrine chrétienne, etleur donna, dit-on, sa bibliothèque avec une somme d'argent. Il mourut le 7 novembre de cette même année.
Sa piété et sa vigilance sont fort exaltées dans l'épitapbe française, qui se voyait sur son tombeau dans sa cathédrale.
72. Jean -Jacques Séguier de la Verrière , sacré évêque de Lombez le 6 août 1662, fut transféré à l'église de Nîmes en janvier 1671. Quoiqu'il eût quitté son évêché en 1607, à cause de ses infirmités, il assista cependant à l'assemblée du clergé de France en 1688. Il mourut le o novembre 1689, âgé de plus de quatrevingts ans.
73. Esprit Fléchier, l'un dea quarante de l académie française dès l'an 1673, lût désigné évêque de Lavaur le 12 novembre i685, puis de Mîmes au mois d'août 1689, et sacré a Paris le 24 août 1692. Il ne se rendit pas moins illustre par les travaux auxquels il se livra pour son peuple, que par son éloquence et ses écrits. II mourut à Montpellier le 16 février
DES ÉVÈCHÉS DE FRANCE
1710, âgé de soixante -dix- huit ans.
fojcz Flé c H i e r .
74. Jean-César Rousseau de la Parisière, désigné é\éque de ce siège le 1 1 juil et 1-10. fut sacré le 8 février suivant. II lut un des présidens de l'assemblée du clergé de France en 1730, et mourut le i5 novembre ijSô- (t'oyez Paxisière; GalL. christ, nov.
edit., t. 6.)
75. Charles-Prudent de Becdelièvre. sacré le 12 janvier ij33.
76. Pierre -Marie- Maueleine Cortois de Ealore, né à Dijon en i 38.
sacré évêque d'Alais le 3o juin 1 — 6, transféré à Nîmes en 1734, député aux états-généraux, donna sa démission en 1801.
A cette époque le siège fut supprimé, et il n'a été rétabli qu'en 1821.
77. Claude - François- ZUarie Petit Benoit de ChafFroy, né à Besancon le 7 février 17^2, sacré le 21 octobre
Conciles de Nîmes.
Le premier se tint l'an 386, en faveur de la foi catholique. (Reg. 3.
Lab. 2. Hard. 1.)
Le second se tint l'an 886, contre Se. va, clerc espagnol, qui insultait l'archevêque de X irbonne. ,Reg. 24.
Lab. 9. Hard. 6.)
Le troisième, l'an 1096, sur la discipline. Le pape U;hain II y pré^ù.a.
et l'on y fit seize canons.
Le premier défend aux évêques de rien exiger des églises des moines que le cens annuel.
Le second est contre ceux qui disent qu'il n'est pas permis aux moines d'exercer les fonctions sacerdotales.
Le quatrième exommunie ceux qui se rendent maîtres des évêques ou des prêtres.
Le cinquième défend de s'emparer des biens d'un évêque défunt, et le sixième de retenir les dîmes ou les oblations des églises.
Le septième défend de posséder les biens d'église a. titre d'héritage, et le huitième de recevoir un bénéfice de
la main d'un laïque, sous peine d'en être privé.
Le neuvième ordonne que celui qui quitte son église ponr une aut;e plus considérable, sera privé de toutes les deux.
Les deux suivans sont contre Les adultères et les ravissseurs, et le douzième contre les prêtres fornicateurs.
Le seizième défend aux moines d'admettre aux offices dhins ou à la sépulture les ravisseurs, les excommuniés, et les interdits. (Reg. 26.
Lab. 10. Hard. 6.) Le P. Mansi dit qu'il faut ajouter aux actes de ce concile ce que le pape Callixte II , alors Gui, archevêque de Vienne, assure avoir été agité en sa présence d-ms ce concile, au sujet des clercs de saint Saturnin de Toulouse, qui demandèrent au pape Urbain II le quart îles oblationsde cette église. Isarne. é.èque de Toulouse, s'y opposa-, et Gui.
archevêque de Vienne, de concert avec son frère , soutint tellement le parti d'Isarne. que la chose demeura indécise pour le moment; mais, le concile terminé, Urbain II engagea Isarne à céder ce quart, ordonnant néanmoins aux clercs de faire en sorte que l'évêque tirât de l'église de Saint-Saturnin son honnête subsistance et celle de ses gens. (Le P.
Mansi, Suppl. à la Collection des conciles, t. 2, col. i^y.)
Le quatrième concile se tiut l'an 1284. On y fit plusieurs règlemens sur lessacremens et sur la discipline, renfermés en dix-sept chapitres.
(Lab. 1 1. Hard. 7.)
Le cinquième concile se tint l'an j302. (GaLL christ, t. 6, p. *5.)
XOYÛX . Koi iodunum 3 antienne ville episcopale de France sous la métropole de Reims , avait titre de comté, et était une des douz^ anciennes pairies du rovamr.e. Ptolémée la nomme Kovioma^us T^adicassium , et quelques modernes Yunomus. Elle est assez bien bâtie sur la petite rivière de Vorse , sur Sne pente douce, et en bon air, a vingt cinq lieues de Paris. Elle est air
CATALOGUE
d'hui l'un des chets - lieux de souspréfecture du département de l'Oise; sa population est de cinq mille six cents babitans. L'ancienne cathédrale de Notre-Dame avait six dignités, cinquante-six chanoines, soixante-un prébendes et trente-neut chapelains. Après la cathédrale, la principale église de Noyon était celle de Saint-Éloi, abbaye de bénédictins de la congrégation de Saint-Maur. Les chanoines réguliers de Sainte-Geneviève dirigeaient le collège , et y avaient l'abbaye de Saint-Barthélemi. On comptait de plus huit paroisses dans la ville (celle de Saint-Martin était la plus grande) et deux dans les faubourgs; quatre autres ; ommunautés religieuses , deux d'hommes et deux de ldles. Il y avait quinze abbayes.
Le siège de cette église était d'abord Vermand, capitale du Vermandois, dite Augusta Vïromanduorum; mais cette ville ayant été détruite par les barbares en 53o ou 53i, le siège épiscopal fut transféré à Noyon. Les évèques de Noyon ayant aussi gouverné l'église de Tournai en même temps que celle de Noyon, ils furent titrés du nom de ces deux églises jusqu'en 1146. L'évêque de Noyon,
2ui était comte de Noyon, et pair e France , portait le ceinturon ou baudrier au sacre du roi. Il jouissait de vingt-cinq mille livres de revenu, et payait trois mille florins pour ses bulles.
Ce siège a été supprimé par le concordat de 1801.
Evêques de Vermand.
» . Hilaire Ier.