Wandelmare ou Wendilmare
On célébra, ditFiodoard, un concile à Noyon en 814, dans lequel il fut question des bornes des diocèses de Wandelmare de Noyon, et de Fiothard de Soissons. Wandelmare obtint de Louis-le-Débonnaire, en 817, un privilège pour son église de Tournai, sur quoi il fautvoirleP. Le Cointe, tom. 8, p. 472.
36. Rantgaire ou Ragenaire, assista au concile de Paris en 829.
37. Aichaire ou Eikaire ou Achard assista en 835 au concile de Thionville, et à celui de Cherisy en 838.
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■ ><'!. Iminon ou Emmon, souscrivit en 8^o à la lettre de Théodoric, évède Cambrai , au sujet de la violence exercée pour remettre Ebbon sur le siège de Reims. Il assista aux conciles de Beauvais en 845, de Paris en 847, de (.herisy en 849; au quatrième de Tours la même année ; au second de Soissons et à celui de Verberies en 853 ; à celui de Bonneuil en 855 ; à celui de Savonièrrs en 859 ; et à celui de Toussy en 860.
39. Ragineime ou Rainelme. Son nom se trouve dans les souscriptions du concile de Toussy, tenu en 860; mais il peut fort bien se faire, dit !e P. Mabillon, qu'il n'ait souscrit à ce concile qu'après sa clôture, comme cela est cettain t.e plusieurs autres.
Il assista en 862 au concile de Pistres; au troisième -de Soissons en 866; à celui de Verberies vers la même année; à celui <e Douzy en 871; à celui de Chàlons-sur-Saône en 876, et la même année à celui de Pontiuny.
Il mourut vraisemblablement en 880.
40. Hetilon ou Heidilon, sacré par Hincmar de Reims eu 880, fit en 881 la translation des reliques de saint Eleutbère, et sonscrivit en 888 au concile de Mayence. Il assista au concile de Reims en 893, selon Flodoard, et fut un de ceux qui, en 900, excommunièrent les meurtriers de Fulcon de Reims. Il obtint du roi Charles-le-Simple , en 902, plusieurs faveurs dont on peut voir le détail dans Levasseur, pag. 677 et 679.
4i.Raubert ou Rambert souscrivit au concile de Trosley en 909.
42. Airard ou Airauld, sacré évêque de Noyon dans le concile de Reims en 923 ou 924» mourut, selon Flodoard, en 932.
43. Valbert, ;ibbé de Corbie, fut sacré avec un applaudissement général en 9^2, malgré la violente brigue du comte Adelelme. Il mourut le 26 décembre 936.
44- Transmare, moine et prévôt de Saint-Vast d'Arras, fut sacré, selon Flodoard, 611937. Les Actes des saints de l'Ordre de Saint-Benoît font de lui beaucoup d'éloges, tom. 2, p. 4'°-
Appelé en 9^.8 an concile deTroyes' sa maladie l'empêcha d'y assister. Il mourut le 22 mars 950.
45. Rodulfe, évèque de ÎSoyon en 95o, selon Fiodoard , mourut k ce qu'on croit à Tournai en 952.
46. FulcHaire ou Fulchère, sacré à Reims en 9.5 4, selon Flodoard, n'occupa pas long-temps ce siège, étant mort, dit le même auteur, en 955.
47. Hadulfe , sacré en 955, assista au concile du Mont-sainte-Marïie en 972, et mourut le 25 juin 977.
48. Liudulfe, autrement Lindulfe ou Létulfe, succéda au précédent dans la même année 9-77, et il ne parait pas certain qu'il soit mort avant l'an 988.
49. Ratbode ou Radbode Ier ne semble pas avoir occupé ce siège avant l'an 989. Il assista en 991 à la déposition tl'Arnoul , archevêque de Reims, dans le concile tenu à Saint- Basole. Il se trouva encore à un concile de la prorince en 904. Il paraît (ju'il mourut vers l'an 997.
50. Hardouin ne succéda, ce semble, au précédent, qu'en l'an 1000. Il assista au concile de Reims en ioi5, et donna à son église six manoirs en 1016. Il fonda en 1021 la collégiale de Nigelle, assista en 1027 au couronnement du roi Henri Ier, et ajouta plusieurs chapelles à la collégiale de Saint-Quentin. Il fut exilé par le roi vers le même temps , pour avoir conseillé de détruire 'a tour qui était voisine du palais épiscopal. Il obtint cependant son rappel par la médiation du comte de Flandre, et mourut environ l'an io3o.
5i. Hugues, prévôt de Tournai, et arebidiacre de Cambrai, succéda à Hardouin la même année io3o, et mourut en io44-
52. Baudouin Ier parait être entré en possession de cette église en 1044.
Il assista en io53 à la découverte du corps de saint Denis dans l'abbaye de son nom ; au couronnement du roi Philippe Ier , en 1059 ; et aux états de Corbie en io65. Il mourut en 1068, et avait été grand-aumôni' France.
53. Ratbode II , homme d'une science et d'une piété peu commune, fut élevé k cet évèché en 1068, et assista en 1075 au concile de Paris, ainsi qu'a celui de Soissons en 1076.
Il fut accusé dans la suite de simonie; mais, n'avant pas été convaincu, il assista en io3i au concile d'Issoudun; en 1084 k celui de Soissons; en io85 à celui de Compiègne ; en 1093 à un autre de Soissons ; en 1096 à celui du Mont -sainte - Marie; et à celui de Plaisance en 1095. Il mourut à Bruges en 1098, avant que l'affaire de l'accusation portée contre lui fut entièrement éclaircie. Il a fait plusieurs écrits qui ne sont point venus jusqu'à nous ; mais on trouve de lui , parmi les monumens de cette église, un sermon de l'Annonciation, et laVie de saint Médard dans Suiius.
54. Bauderic, iils d'Albert, seigneur de Sarcinville en Artois, remplit plusieurs dignités de cette église avant d'en être sacré évèque en 1098. Il fonda en uo3 le prieuré de Saint- Amand , qu'il soumit au monastère de Saint -Martin de Tournai. Il assista au mois de décembre 1104 au concile de Paris, dans lequel il fut question de l'absolution de Philippe- Auguste, roi de France. Il établit en en 1 108 des chanoines réguliers dans l'église collégiale de Haui. Enfin, apiès avoir illustré son épiscopat par une rare pitié, les mœurs les plus pures et de savans écrits, il mourut, ce semble, du chagrin que lui causèrent les doyens et chanoines de Tournai , k l'occasion d'un interdit qu'il avait fulminé sur leur église. Il fut inhumé dans la principale église de Térouane. Son épitaphe marque sa mort en 1112, mais mal-apropos, puisqu'on trouve une de ses lettres datée de l'an ui3.
55. Lambert, k l'élection duquel les habitans de Tournai s'étaient opposés de toutes leurs forces, avant obligé son compétiteur de se retirer, assista en 1114a l'échange fait entre Baudouin, comte de Flandre, et Lambert, abbé de Saint- Bertin. 11 se trouva en ni5 au concile de Ileims ; à
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celui de Beauvais en 1120, et l'année
suivante leva de terre le corps de Saint -Arnoul, évêque de Soissons. Il mourut en 1 122 ou ii23.
56. Simon , iils de Hugues - le- Grand, comte de Vermandois et prince du sang royal , était chargé du soin de l'église de Saint-Quentin, lorsqu'il fut promu k l'évêché de Noyon en 1121, selon la chronique de Robert du IMont, mais plus vraisemblablement en 1123. Il approuva en 11 25 la fondation de l'abbaye de Saint- Médard ou Saint-Nicolas-des- Prés. On réconcilia avec sa permission, en 1128, l'église de Saint-Donatien de Bruges, souillée par le meurtre de Cbarles-le-Bon , comte de Flandre. Il fonda en 1129 l'abbaye d'Orcamp, et souscrivit k l'ordre du roi pour la restitution du monastère d'Argenteuil , aux moines de Saint Denis. Eu n3o, l'église de Noyon ayant été brûlée , non comme .l'a avancé Guillaume de Kangis, en punition des insultes que les habitans de cette ville avaient frites k Innocent II, ce pape écrivit aux archevêques de Rouen et de Sens , pour les engager k contribuer k sa réparation. Simon porta en n35 un décret pour empêcher qu'aucun ecclésiastique ne fût admis dans le chapitre de Tournai, qu'il n'eût fait serment de résider. En 1 142, il fût soumis pour un temps k la suspense de tout office épiscopal , parce qu'il avait approuvé le divorce de Raoul, comte de Vermandois. Il partit en 1 1 \6 pour la Terre - Sainte , avec le roi Louis VU, et ce fut dans ce temps que par un décret du pape Eugène III, l'église de Tournai recouvra son évêque particulier : la douceur de Simon, qui ignorait presque jusqu'au nom de la vengeance, ne lui permit pas de s'opposer, même de paroles, k ce décret. Il ne revit pas non plus son église de Koyon , étant mort k Séleucie en lévrier 1148. Son corps, rapporté en France, fut inhumé dans l'abbaye d'Orcamp.
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Evêques de Noyon séparés de ceux de Tournai , et devenus comtes et pairs de France.
5y. Baudouin II de Boulogne, abbé d'abord de Chauny de ce diocèse, ensuite de Cbâtillon , diocèse de Langres , succéda à Simon en 1148.
Il transigea en n5o avec Raoul, comte de Vermandois, apaisa en u54 les différends d'entre l'évêque d'Auxerre et les chanoines de Reims et de Meaux, et fut présent au serment de fidélité prêté par Henri II entre les mains de Louis VII, pour la Normandie. Il fut admis en n58 au conseil du même Louis VII, pour la pacification de l'Ordre des prémontrés avec l'évêque de Laon, et accompagna le pape Alexandre III à Sens , lorsqu'en 1164» Brice, abbé de Rebais, promit obéissance à Etienne, évêque de Meaux. Il rétablit en 1166 la paix entre les églises de Saint-Richard et de Balanus. Il quitta cette vie le 4 mai 1167, et fut inhumé à Orcamp.
58. Baudouin III, élevé dans cette église sous les yeux de Baudouin, son oncle paternel, en fut d'abord chanoine, puis doyen, enfin sacré évêque en 1167. Il confirma en n68 les us et coutumes de son chapitre , fonda en 1174 l'anniversaire de son oncle , excommunia ceux qui maltraitaient les moines du Mont-Saint - Martin , et mourut la même année ou la suivante.
5a. Rainauld ou Rainold , occupait déjà ce siège en 1175 ; et ce fut avec son approbation qu'en 1176, on fit le partage des prébendes de cette église. Ce fut aussi par ses soins que l'hôpital de Saint-Jean lut réparé et augmenté en j 178. Il assista en 1 179, au concile de Latran et au couronnement de Philippe-Auguste. Il est mort en 1188, et est inhumé dans le sanctuaire de l'abbaye d'Orcamp. On trouve une lettre adressée à lui par le pape Alexandre III, qu'on peut \< >ir dans le livre de la Diplomatique, page 265.