‹ Bibliothèque sacrée (volume 3)Chapitre 62 sur 473 · JeanUrtica, élu le 6 septembre 1467, mourut en · texte numérisé non relu

JeanUrtica, élu le 6 septembre 1467, mourut en

71. Agricolaûs Panissa , de Lucques, fut élu le 18 juillet 1482. Il mourut le 5 février en 1490-

72. Jean III de Chabroles, chanoine et sacristain de l'église de Valence , dont il était vicaire-général, et maître des requêtes sous Charles VIII , roi de France , fut élu au mois de mars 1490. Il fut transféré l'année suivante au mois de novembre 1491, au siège de Valence.

73. Jean IV, de l'illustre maison de Montaigu, fut élu le 6 août i494> et mourut en i524-

74- Jean V, Nicolaï, vice -légat d'Avignon, succéda à Montaigu. Il mourut en i533 fort regretté des savans, et particulièrement de Jacques Sadolet, alors évêque tle Carpentras.

75. César Trivulce , d'une famille illustre de Milan, fut désigné tout jeune par François Ier pour évêque d'Apt, en i533. Il fut transféré en i539, au siège de Côme, par autorité du pape, et il retint l'évêché d'Apt jusqu'en i54i.

76. Pierre VII de Forlivio , fut nommé évêque d'Apt en i5$i. Il al--

diqua en iSSj , retourna a Avignon où il mourut deux ans après. Il lut cependant inhumé à Apt, dans une chapelle de la cathédrale appelée A\\ corps de Christ.

77. Jean -Baptiste Ramhauld de Simiane, fut transféré en i56o, de l'évêchéde Vence à celui d'Apt, dont le domaine en partie appartenait depuis long-temps à sa famille. Cet évêque abandonna la foi catholique en 1571.

78. François de Simiane , frère de Jean-Baptiste , dernier évêque, fut appelé pour remplir le siège d'Apt en 1571 , et réparer le scandale que son trère avait donné à l'Eglise; ce qu'il lit durant son épiscopat. Il fonda dix prébendes dans l'église de Saint-Saturnin de Toulouse, dont il était abbé. Il mourut en 1587, et fut inhumé avec ses ancêtres dans la grande église.

79. Pompée de Pérille , originaire du Suze en Piémont, grand théologien et prédicateur , de l'Ordre des Frères -Mineurs, disciple de Sixte- Quint,très-habile médecin. Henri III, roi de France , lui conféra l'évêché d'Apt en 1587. Il perdit la vue en ï6o4; ce qui ne l'empêcha point de prêcher. Il mourut en 1607 , après avoir renoncé à sa dignité. Il fut inhumé dans son église, au côté de l'évangile de l'autel de la confrairie de sainte Anne.

80. Jean VI, Pélissier, moine de Saint - André proche d'Avignon , prieur de Simiane, dont il était originaire, succéda à Pompée, après sa démission, an 1607. Il mourut le 28 novembre 1629, et fut inhumé dans la chapelle du Saint-Sacrement. Il fit recevoir le concile de Trente dans son diocèse , sauf les libertés de l'Église gallicane.

81. Modeste de Villeneuve des Arcs, fils de Villeneuve marquis des Arcs, et d'Isabelle de Haluin de Piennes , quitta le monde et se fit religieux de l'étroite observance de Saint-François parmi les récollets, après avoir abandonné toutes ses prétentions à son frère cadet. Le roi Louis XIII

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le nomma à l'évêché d'Apt le 28 février 1629. Il introduisit dans sa ville les religieuses de la Visitation, il permit aux ursulines de s'y établir. Il réforma d'autres monastères, dont la régularité s'était un peu relâchée. Il mourut le 7 janvier 1670, et fut enterré dans la chapelle de sainte Anne.

82. Jean VII de Gaillard, d'Aix, frère de Madeleine de Gaillard de Venel, sous-gouvernante des enfans de France, fut nommé par le roi, a l'évêché d'Apt, le 1" janvier 1671. H mourut le 28 janvier 1695, et fut inhumé près de son prédécesseur.

83. Joseph Ignace de Foresta, de Cologe, fils de Scipion, seigneur de Cologe et de Venel, fut nommé par le roi, évêque d'Apt, le 7 septembre 1695. Il se démit en faveur de J.-B.

Vacon.

84. Jean-Baptiste Vacon, prêtre du diocèse d'Aix, fut sacré le i" octobre 1724.

85. Félicien Bocon de laMerlière, né dans le diocèse de Vienne en Dauphiné, en 1714, sacré le 4 juin 1752, donna sa démission en 1778.

86. Laurent-Michel Condecely, né dans le diosèse de Bayeux en 1735, sacré le 10 janvier 1779, démissionnaire en 1 801 .A cette époque le siège fut supprimé.

Concile d'Apt.

Il y eut un concile à Apt, l'an i365, sur la discipline. On y fit vingtneuf statuts.

Le premier ordonne de dire chaque semaine une messe du Saint- Esprit ou de la sainte Vierge, dans toutes les paroisses, un jour qui ne soit pas fête, pour le pape et pour toute l'Église; et il accorde quarante jours d'indulgence aux prêtres qui la diront et aux fidèles qui y assisteront.

Les second, troisième, quatrième et cinquième accordent aussi plusieurs jours d'indulgence à ceux qui feront certains exercices de religion marqués.

Le sixième recommande la rési-

dence, la célébration de la messe et la prédication aux pasteurs, surtout les grandes fêtes, et pendant l'avent et le carême.

Le septième défend les farceurs, les chiens et les oiseaux de chasse.

Le huitième recommande la modestie dans les habits.

Le neuvième défend aux évêques de prendre de l'argent pour la visite de leurs diocèses.

Le douzième ordonne aux évoques d'obliger, même par les censures, à assister à la messe de paroisse les fêtes et les dimanches.

Le treizième est contre les foires et les marchés qui se tiennent les jours de fête et de dimanche.

Le seizième veut que les évêques s'efforcent de faire rentrer les excommuniés dans le sein de l'Eglise, même par le secours de la justice séculière.

Le dix-septième ordonne aux ofliciaux de faire prendre les religieux qui ne portent point l'habit de leurs ordres.

Le vingtième ordonne aux évêques de faire lire les actes du concile tous les ans dans leur synode.

Le vingt-troisième défend de publier les excommunications qu'on obtient contre ses débiteurs.

Le vingt-cinquième défend d'enterrerdansune église non paroissiale, sans avoir averti le curé de la paroisse du défunt.

Le vingt-sixième défend de rien exiger pour les dispenses de mariage.

Le vingt-huitième donne pouvoir aux vicaires-généraux d'absoudre des censures les évêques qui les auraient encourues sans malice et sans mépris de leur part. (Martenne, Tkesauri, tom. 4~)

ARLES, ancienne ville archiépiscopale de la basse Provence , enclavée aujourd'hui dans le département des Bouches- du -Rhône, est située sur la gauche du Rhône, a environ sept lieues de son embouchure dans la Méditerranée du golfe de Lyon , et à cent quatre-vingt-six lieues de

Paris. Cette ville , qui est une des plus anciennes de la Gaule Narbonnaise, fut appelée Sextane, du nomde la sixième légion qui s'y établit.On lit sur une ancienne inscription qu'elle s'appelait simplement CoLonia frelaté, et dans une médaille de Caïus César, Col. Arel. Seœtan. Festus Avienus dit qu'elle se nommait aussi Thélin, d'un mot grec qui signifie mamillaire, par rapport a Ja fertilité de son terrain qui produit abondamment tout ce qui est nécessaire a la vie Quant au nom d'Arles qu'elle porte aujourd'hui, on dit qu'il lui vient ou d'un autel élevé sur lequel on sacrifiait aux dieux {Ara elata); ou de son fondateur, qui s'appelait Arelo ou Arela; ou du mot celte arelaté , qui signifie une ville située dans un marais, comme Arles est en effet.

Personne n'ignore qu'elle a été anciennement le siège des rois bourguignons. Elle offre encore un grand nombre d'antiquités, dont les plus remarquables sont l'amphithéâtre et l'obélisque.

Quant à ce qui regarde la puissance ecclésiastique et spirituelle de ses archevêques, comme elle se réglait autrefois sur l'élat politique et civil, il ne faut point être surpris si, étant devenue le siège du préfet des Gaules , les évêques d'Arles ont voulu étendre leur juridiction sur l'ancienne JSarbonnaise, et sur toutes les provinces voisines. On voit des traces de cet usage, i<>. dans les lettres de Faustin , évêque , à saint Cyprien, et de saint Cyprien au pape saint Etienne, pour déposer Martien, évêque d'Arles, qui était tombé dans l'hérésie des Novatiens. En effet pourquoi recourir à Rome pour déposer un évêque d'Arles, si ce n'est qu'il ne reconnaissait point de supérieur dans les Gaules ? 2°. dans an concile qui fut tenu à Cologne contre Euphrata, Vincent, évêque d'Arles , signe immédiatement après Maximin de Trêves; 3». Saturnin se trouve dans un autre concile tenu i Béziers, composé de différentes provinces des Gaules, et il y préside

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sans qu'on lui fasse la moindre <lit— ficulté.

Cependant il arriva une contestation sur la primauté entre l'évêque d'Arles et celui de Vienne, vers l'an 402. Le concile de Turin de la même année statua par provision que, pour le bien de la paix , l'un et l'autre auraient juridiction sur les villes de la Provence qui seraient plus proches de leur siège; mais le pape Zozime considérant que Trophime, archevêque d'Arles, avait porté le premier la foi dans les Gaules, adjugea à cette métropole la primatie, quand même, dit-il, elle n'en aurait pas encore été en possession : ce que nous ne voyons point avoir été rétracté par les souverains pontifes, jusqu'à saint Léon, qui reproche à saint Hilairede s'attribuer les droits des autres métropolitains.

Il s'est tenu un grand nombre de conciles à Arles, et presque tous dans fa sacristie de l'église. Cette église a saint Etienne, premier martyr, pour patron; cependant vers le onzième siècle, du temps de Ponce de Mariniana, saint Trophime y fut honoré comme le second patron. Le chapitre était composé de vingt chanoines, d'un prévôt, d'un archidiacre, d'un sacristain, d'un archiprêtre, qui étaïent autant de dignitaires, d'un capiscol , d'un prhnîcier, d'un trésorier, qu'on appelait personats , et de treize chanoines, dont l'un était théologal et prédicateur. Il y avait outre ces chanoines , -vingt clercs dans cette église, avec titre de bénéfice, pour le service divin. Ils étaient autrefois tous clercs réguliers, et suivaient la règle de saint Augustin. Ils se sécularisèrent vers 1484. Cette métropole avait sous elle lès evêchés de Marseille, de Trois- Ctiâteaux, de Toulon et d'Orange.

Elle avait anciennement Avignon et lèfr'tèvêchës qui en dépendent. Elle relevait dans toute son étendue du parlement d'Aix. Le diocèse d'Arles avait cinquante-une paroisses. Le revenu de l'évêché était de trentetrois mille livres. La taxe en cour

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de Rome était de deux mille huit cents florins.

Ce siège, supprimé par le concordat de 1801, rétabli par celui de 1817, qui n'a pas été exécuté, a été définitivement réuni à la métropole d'Aix.

archevêques d'Arles.

1. Saint Trophime, ordonné par saint Paul, fut, selon le pape Zozime, Ep. 5, ad Episc. Galliœ, la source qui répandit les eaux de la foi par toutes les Gaules. C'est le sentiment le plus universellement reçu. Voyez saint Trophime.

2. Saint Régulus ou saint Rieul , est marqué dans les dyptiques, comme évêque d'Arles. On croit qu'il fut ensuite évêq ne de Senlis.

Félicissime fut ordonné par Régulus, auquel il succéda. Il n'est point compté.

3. Martien, du temps de saint Cyprien , qui tomba dans l'erreur des novatiens, comme nous l'avons dit.

4. Saint Victor, martyr dont parle saint Amat, évêque d'Avignon, en exhortant son peuple à souffrir la mort ponr la foi, lorsque Crocus, à la tête d'une armée de barbares , assiégeait leur ville. Ce Crocus vivait vers 266.

5. Marin, vers 3io ; il fut juge dans la cause de Cécilien et des donatistes, avec Rhéticius d'Autun et Materne de Cologne. Ils allèrent tous les trois à Rome au mois d'octobre 3i3, pour y tenir un concile où le pape Melchiade présida. Les donatistes y furent condamnés : ils demandèrent un concile plus nombreux. Constantin indiqua le premier d'Arles, auquel, outre les évêques dont nous venons de parler, se trouvèrent les évoques de différentes provinces. Ployez le premier conc ile d'Arles.

6. Martin n'est connu que par les dyptiques. Peut-être est-ce le même que Marin.

7. Valentin , se trouva en 346 au concile de Cologne, et à la déposition d'Euphrata, qui en était évêque.

II assista aussi l'année suivante à ce*

DES ÉVÉCHÉS DE FRANCE

lui de Sardique, ou du moins il y souscrivit.

8. Saturnin, Arien, fut élu évèque d'Arles par la faveur de Constance qui résidait dans cette ville , vers l'an 353 , lorsque se tenait le faux concile d'Arles, où Ursace et Yalens avec Saturnin décidèrent que ceux qui refuseraient de souscrire à la condamnation île saint Athanase, seraient exilés. Saint Paulin de Trêves subit cette peine et fut déposé en 356. Saturnin présida encore à une autre assemblée à Béziers. Il assista au concile de Rimini en 359 > et ^ fut un de ceux que le concile députa à l'empereur Constance. Le père Sirmond croit que c'est ce Saturnin qui fut non-seulement déposé, mais encore rejeté de l'Eglise dans le concile de Paris, en 362. Cet évêque lit beaucoup de tort à l'église d'Arles.

La plupart des évèques orthodoxes s'en séparèrent pour se soumettre , les uns à l'évèque de Vienne, d'autres à celui de Marseille, que son âge rendait respectable.

9. Artémius fut substitué à Saturnin, et ordonné par Florentde Vienne, Antistius d'Avignon et Concorilius de Vaison. Codic. Avenion.

10. Saint Concorde se trouva au .premier concile île Valence le 12 juillet 374 Ou dit qu'il fut inhumé dans l'église de Saint-Honoré d'Alis- Camps.

11. Saint Héros, disciple de saint Martin, évêque île Tours, quoique d'une sainteté reconnue, fut chassé par le peuple de la ville d'Arles, qui, pour gagner les bonnes grâces de Constance, maître de la milice, mit a sa place Patrocle, un de ses amis.

Héros, pendant qu'il fut sur le siège, poursuivit \ \\ ement Pelage et Célestius, qui firent dans la suite de grandes plaintes contre lui et un autre évèque au pape Zozime. C'est pour cela que te pontife les traite si niai dans la seconde lettre aux Africains.

Mais ayant appris que ces deux hérésiarques avaient été condamnés dans le premier concile d'Afrique, et dans plusieurs autres , il comprit

qu'ils lui en avaient imposé, surtout Célestius qui, cité dans une assemblée plus nombreuse, refusa de coin ■ paraître; ce qui lit qu'il les condamna avec leurs erreurs. Il ne faut donc pas plus compter sur ce que dit Zozime dans la même lettre, qu'Héros S'était déclaré contre l'empereur Honorius avec Lazare d'Aix, en faveur du tyran Constantin- Ce pouvait bien être encore une calomnie inventée par ces deux hérétiques.

12. Patrocle, qui fut mis par le peuple 4 la place de saint Héros, ne faisait aucune diiliculté de vendre les bénéfices, dit Prosper dans sa chronique. Saint Hilaire, en parlant de saint Honorât qui lui succéda, dit qu'il exclut l'avarice de sa maison avec autant île soin que son prédécesseur s'appliquait à amasser des richesses. Ce fut sous cet intrus , dit encore Prosper, ad an. l\2.6 , que la ville d'Arles fut attaquée par les Goths : Patrocle, qui s'y trouvait au moment où elle fut prise , fut percé de coups par un tribun de l'armée de ces barbares. Peut-être qu'une mort aussi extraordinaire lui a fait donner le nom de martyr qu'il porte dans quelque légeude.

i3. Saint Honorât, en 4^7? il mourut en 429- Ses reliques furent transportées à Lérius vers l'an 1391. Koyez saint Honorât.

14. Saint Hilaire, succéda malgré lui a saint Honorât. Il mourut le 5 mai 44y* î'oyet saint Hilaire d'Arles.

i5. Ravennius , prêtre f\e l'église d'Ailes, succéda sur ce siège a saint Hilaire en .|49> et )' ^ut confirmé par le pape saint Léon. Les évèques de la province l'engagèrent à travailler de nouveau auprès de ce saint pontife, alin qu'il rétablit les anciens privilèges de leur métropole : ils lui représentaient |M>ur cela que saintTrophime, leur premier arche vèque,avnit apporté la foi dans les Gaules, d'où elle s'était répandue dans les autres provinces, etc. Saint Léon ayant re< u cette requête, ne changea point de sentiment, et adjugea toujours la pri-

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matie à l'évoque «le Vienne. Cependant il agit avec Pévêque d'Arles, comme s'il l'eût reconnu pour primat; car i"cefutà lui qu'il envoya la lettre à Flavien dé C. P. sur l'Incarnation, pour la communiquerauxautres évoques ; i° c'était à l'évêque d'Arles, et non à celui de Vienne, qu'il notifiait le jour de la Pàque, pour en informer ses confrères. Or tout cela est du devoir des primats.

Ravennius présida au second concile d'Arles en \5 i, au troisième, en 455. Il mourut avant saint Léon ; an moins il était mort, lorsque Hilaire monta sur le siège de Rome après ce grand pape, puisque nous voyons que celui-ci donna avis de son ordination à Léontius qui succéda à Ravennius, quoiqu'il ne nous paraisse pas absolument certain que Léontius ait succédé immédiatement à ce dernier.

16. Augustal, n'est point compris dans cette succession par MM. de sainte Marthe. Cependant il parait qu'il pourrait avoir succédé à Revennius dans l'intervalle qui se trouve entre 455 et 461 , dans lequel on ne fait plus mention de cet évêque, d'autant plus que Bede, le martyrologe romain, Saxius , l'ancien martyrologe qui porte le nom de saint Jérôme, et d'autres écrivains, marquent un saint Augustal, évêque «l'Arles, précisément en ce temps.

17. Léontius , gouvernait déjà l'église d'Arles en 462, lorsqu'il reçut Jes lettres du pape Hilaire. Ce fut lui qui présida en !fl5 à un certain concile d'Arles, qu'on dit avoir été assemblé pour condamner les erreurs des prédestinations. Ce fut aussi à sa persuasion que Fausfe écrivit ses livres du libre arbitre, dans lesquels il combat la doctrine «le saint Augustin et de l'Eglise.

18. Saint AEon ou Eonius, fut élu en 492 *,car le pape Gélase qui monta cette année sur le siège «le saint Pierre, lui écrivit aussitôt pour lui notifier son élection, et la faire savoir aux autres évêqucs des Gaules.

Il se trouva en 499 à une conférence

que les évêques eurent avec le* Ariens en présence du roi Gombauld. Le pape Symmaque lui écrivit la même année, pour qu'il envoyât, aussi-bien que l'évêque de Vienne, des tiéputés à Rome qui rendissent compte au saint-siége de leurs différends. L'année suivante le pape annulla tout ce que sort prédécesseur Anastase avait fait en faveur de l'archevêque de Vienne , et ordonna que les anciens décrets du saint-siége fussent observés. La chronique de Lérins fait mention de saint AEon dans la vie de Césaire. Il fut inhumé dans l'église de Saint-.

Honorât, et l'Église honore sa mémoire le 3o août , quoiqu'il soit mort le 17.'

19. Saint Césaire, succéda en 5oi à saint AEon qui l'avait ordonné prêtre, et désiuné pour son successeur. Le pape Symmaque lui écrivit en réponse à une requête que l'abbé Gilles et iro notaire nommé Messianus lui avaient adressée en son nom, au sujet des privilèges «le l'église «l'Arles. Ce pape avait déjà décidé par sa neuvième lettre que les choses demeureraient en l'état qu'elles étaient, et que l'église de Vienne resterait en possession des tliotx'ses de Valence, de Tarentaise, «ie Genève et de Grenoble. Il présida en qualité de métropolitain à diflérens conciles, à celui d'Agile en 5o6, à celui d'Arles quatrième, en 524, «le Carpentras, 527, d'Orange second, en 529, «le Vaison , la même année.

Il ne put se trouver à celui «le Valence; mais il commit en sa place Cyprien, évêque de Toulon, homme très-savant, qui défeiuiit glorieusement les «lécisions du seconil cou.»

cile d'Orange sur la grâce prévenante de Jésus-Christ. Saint Césaire mourut en 5^2 , le 27 août, âgé «le soixante-treize ans. Voyez saint Ci-

SAIRB.

20. Auxane succétla à saint Césaire en 04/I. Le pape Vigile lui envoya le pallium, et le lit son légat en France en 545. Il le chargea encore par sa lettre huitième d'exaini-

DES ÉVÊCHÉS

ner la canse de Prétextât, et ordonna par la neuvième à tous les évêques de Fiance de lui obéir. Auxane mourut en 5\6.

21. Saint Aurélien , succéda la même année à Auxane, du consentement de Childebert, roi de France, comme l'assure )e pape Vigile, qui l'établit dans sa dixième lettre son vice-gérent, l'avertit de son devoir, et lui marque positivement que c'est à lui à juger de toutes les contestations qui peuvent arriver entre les évéqucs, assemblant pour cela des conciles, s'il est nécessaire, et renvoyant les causes majeures au saintsiège. Il lui permet par la même lettre de se servir du pallium , et l'exhorte à entretenir la paix entre les empereurs et Cliildéric,roi de Fiance.

Saint Aurélien assista au concile cinquième «l'Orléans en 5*9 , ou plutôt il y présida , puisqu'on le voit signé le premier (iansquelques manuscrits.

Au reste , il avait ce droit sur les évêques du royaume de Childebert dont Orléans était, Il eut quelque peine de ce que le pape Vigile condamna les trois chapitres; on croyait alors que c'était attaquer le concile de Chalcédoine: il en écrivit à ce pape qui loua son zèle pour la foi, et qui l'assura qu'il n'avait rien fait de contraire aux constitutions de ses prédécesseurs. Il mourut en 553. Son nom est inscrit au martyrologe le 16 juillet, comme étant mort à Lyon. Il avait fondé deux monastères, un d'hommes appelé des apôtres, l'autre de lilles, dit de la sainte Vierge.

22. Sapaiid, d'une illustre naissance, succéda à Aurélien. Il est appelé dans la vie de sainte Rusticule, un homme apostolique. Le pape Pelage le fit son vicaire en France, et il y eut toujours entre eux une union parfaite. Childebert ayant entrepris quelque chose contre les droits de son église, ce pape lui écrivit pour l'obliger à faire satisfaction à Sapaud. Il présida au cinquième concile d'Ailes en 554, et assista au second de Paris, 555, au quatrième de Paris, 573, au second de Valence,

584; enfin il députa au second de Màcon , en 585. Il mourut l'année suivante, la onzième de Childebert.

23. Licérius, référendaire du roi Gontran, prit la place de Sapaud, et mourut la treizième année de Childebert, de Jésus-Christ, 588, lorsque la peste faisait de grands ravages en Italie et dans les provinces voisines.

24. Saint Virgile, abbé d'Autun, selon saint Grégoire de Tours, succéda à Licérius, quoique les dyptiques marquent immédiatement après lui Paschase. Il monta sur le siège d'Arles en 588. Il fut très-lié avec saint Grégoire-le-Grand qui en fait beaucoup d'éloge, et qui lui accorda plusieurs priviléges.Outre le pallium qu'il lui permit de porter, et la qualité de son vicaire dans les Gaules dont il l'honora, il lui commit encore les causes majeures, et lui donna pouvoir d'assembler des conciles quand il Je jugerait à propos. Il voulutqu'ii ordonnât évoque Augustin, qu'il avait tiré de son monastère de Rome pour l'envoyer travailler à la conversion des Anglais. Nous ne dissimulerons cependant pas que ce pape se refroidit un peu dans la suite à l'égard de Virgile , et cela parce qu'il ne s'opposa pas au mariage que Syagrie contracta, quoique faisant profession de la vie religieuse; peutêtre fut-ce pour cette négligence que saint Grégoire accorda, aux instances de la reine Brunehault, le pallium à Syagrius, évèque d'Autun, avec le pouvoir d'assembler des conciles. Quoiqu'il en soit, ce refroidissement du pape envers Virgile diminua beaucoup l'autorité du métropolitain d'Arles. Cela se passa en 599. L'Église fait sa fête le 7 octobre.

25. Florien, suivant les diptyques, Saxius et Charles le Cointe.

26. Cyprien, qui persuada au roi Sigebert de ne point contraindre Frédeburge à l'épouser. Voyez Mabill. scbc. 2, p. 55 et seq.

27. Théodose ou Tbéodoric, siégeait vers l'an 63a. Il visita sa province comme métropolitain, en 648 ; mais pen de temps après il fut dé-

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posé par un concile de Cliàlons-snr- Saùne en 65o, et il n'en est plus parlé depuis.

28. Jean I", n'est connu que par quelques souscriptions de 658 et de 65y. Il mourut en 675.

29. Félix, en souscrivant au concile romain, sous le pape Agathon, en 679, s'appelle humble évèque de la sainte éelise d'Arles.

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