‹ Bibliothèque sacrée (volume 3)Chapitre 65 sur 473 · Jacques de Forbin de Janson · texte numérisé non relu

Jacques de Forbin de Janson

DES ÉVÉCHÉS

vais, son oncle, fut nommé archevêque d'Arles en 1711, et ordonné par l'archevêque d'Aix, dans l'église de Beauvais, en présence de son oncle.

Il mourut le i3 janvier 174» •

101. Jacques -Bonne Gigault de Bellefont, lui succéda en 1741; il fut transféré à Paris en 1746, où il mourut la même année.

10a. Jean-Joseph de Saint-Jean de Jumilhac, né dans le diocèse de Limoges en 1706, sacré évêque de Vannes, le 12 août 1742» fut transféré à Arles en 1746- {Gall. christ.

tom. 1, p. 520.)

io3. Jean-Marie du Lau, né le 3o octobre 1738, sacré en 1775, massacré aux carmes le 2 septembre 1792, fut le dernier archevêque d'Arles.

Conciles d'Arles.

Le premier se tint l'an 3i4, sous lepapeSilvestre et l'empereur Constantin. Deux cents évêques le sous-" crivirent Claude et Vitus, prêtres; Eugène et Ciriaque, diacres , y présidèrent comme légats du pape.

L'empereur Constantin s'y trouva en personne. Le sujetde sa convocation fut le schisme des donatistes, qui avaient divisé l'église d'Afrique , en mettant Majorin à la place de Cécilien, évêque de Carthage, qu'ils accusaient injustement de plusieurs crimes. Ces schismatiques, qui avaient d'abord été condamnés dans un concile de Carthage, et ensuite dans un concile de Borne, le furent pour la troisième fois dans ce premier concile d'Arles, le plus célèbre de tous.

Les pères de ce concile firent vingtdeux canons, dont le huitième défend de rebaptiser les hérétiques qui reviennent à l'Église , lorsqu'ils ont été baptisés au nom de la Sainte- Trinité. (Labbe, t. 1.)

Le deuxième concile se tint l'an 353, parles Ariens contre saint Athanase. Paulin, évêque de Trêves, défenseur du saint, y fut condamné à l'exil.

Le troisième, l'an 390, sous le pape Sirice. On y fit trente-sept canons, dont le dix-huitiéme donne à l'évê-

que d'Arles le pouvoir d'assembler le concile national. Le dix-neuvième sépare de la communion ecclésiastique, les prélats qui ne s'y trouveront pas, ou qui s'en iront avant la conclusion. Le vingt-neuvième accorde aux clercs la pénitence publique, quand ils la désirent; ce qui leur avait été refusé jusqu'alors.

Le quatrième, l'an 442 ou 44^ • Saint Hilairè, évêque d'Arles, y présida, et l'on y lit cinquante-six canons qui sont tirés presque tous des conciles précédens, tels que ceux de Nicée, d'Orange, de Vaison, etc. (Pagi. Gall. christ, t. 1, p. 529.)

Le cinquième, l'an 452, sur la discipline. On y fit cinquante-six canons, dont plusieurs sont tirés d'autres conciles.

Le premier défend d'élever un néophyte au diaconat ou au sacerdoce.

Le cinquième défend d'ordonner un évêque sans une lettre du métropolitain, ou sans trois évêques de sa province.

Le treizième défend, sous peine d'excommunication, atout ecclésiastique d'abandonner l'église à laquelle il est attaché.

Le quatorzième ordonne la déposition contre tous les clercs qui exercent l'usure ou le commerce, quel qu'il soit.

Le seizième ordonne de rebaptiser les paulianistes.

Le trentième défend de livrer ceux qui se réfugient dans l'église.

Le trente-unième juge dignes d'excommunication les clercs qui ont recours aux tribunaux séculiers dans les affaires spirituelles et de religion. Le cinquantième interdit l'entrée de l'église à ceux qui ont des inimitiés publiques. Ce concile, que les uns rapportent à l'an 45i, et d'autres à l'an 453, est peut-être le même que le précédent.

Le sixième concile se tint l'an 455, sous le pape Léon Ier, touchant Fauste, abbé de Lérins, et Théodore, évêque de Fréjus, au sujet de la juridiction qu'il prétendait avoir sur ce

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vicaire-général du cardinal de Beaumonastère. Le concile composé de treize évêques, ordonna que Théodore ne prétendrait d'autres droits sur le monastère de Lérins que ceux qu'y avait eu Léonce, son prédécesseur. (Reg. t. 8, Lab. 4. Hard. 3.)

Le septième , l'an 463 , touchant saint Mamert, archevêque de Vienne en Dauphiné. Ce saint prélat ayant consacré un évêque dans l'église de Die, qu'il croyait dépendre de sa métropole , le pape Hilaire , qui en futinformé, renvoya la connaissance de cette affaire à Léonce d'Arles , pour la terminer dans un synode; et après l'avis du synode, le pape Hilaire" ordonna que l'évêque de Die serait conlirmé par l'archevêque d'Arles; et qu'à l'avenir, l'archevêque de Vienne s'abstiendrait des ordinations hors de sa province. {Reg.

tom. 9. Hard. 2.)

Le huitième, l'an 475, contre les prédestinatiens.(/>eg-. tom. y. Lah.4.

Hard. 2.) Ce concile ne nous estconnu que par les ouvrages de Fauste de Riez : ouvrages, dit le P. Pagi , qui contiennent tout le venin du sémi-pélagianisme , et qui, comme tels , ont été mis entre les apocryphes par le pape Gélase, à la tête de soixante-dix évêques , l'an 496- (Pagi , in Baron, t. 8, p. 5a2 et 525.)

Le neuvième, l'an 524» sous le pape Jean Ier, touchant les ordinations. Saint Césaire y présida. On y fit quatre canons, dont le premier règle l'âge des diacres à vingt-cinq ans , et les trois autres regardent l'irrégularité des nouveaux convertis, des pénitens et des bigames.

Le dixième, l'an 554- Sapaudus, archevêque de cette ville, y présida, assisté de dix-neuf évêques, tant en personne qu'en députés, et l'on y fit sept canons, dont le second adjuge aux évêques la juridiction sur les moines et les monastères situés dans leur diocèse; le troisième donne pouvoir à l'évèque de corriger les abbés qui s'éloignent de leurs monastères sans sa permission.

Le onzième, I'an8i3, à la sollici-

tation de l'empereur Charlemagne.

Jean, archevêque de la ville, en était le président. On y fit vingt-six canons sur la discipline.

Le quatrième défend aux laïcs de chasser les prêtres de leurs églises, sans le jugement de l'évèque.

Le huitième défend de recevoir dans les monastères de filles, un plus grand nombre de religieuses qu'ils n'en peuvent entretenir.

Le dix-septième porte que les évêques feront tous les ans la visite de leurs diocèses.

Le vingt-unième fait défense d'enterrer personne dans les églises.

Le vingt deuxième défend de tenir des plaids et des assemblées dans les églises ou sous les portes.

Le douzième concile se tint l'an io55, touchant l'affaire deBérenger, vicomte de Narbonne, avec l'archevêque de cette ville. (Mansi,tom. 1, p. i3io.)

Le treizième concile se tint l'an 1059. (Gall. christ, t. 6, p. 36.)

Le quatorzième, l'an iao5, sur la discipline, (lbid. t. 1, p. 5o5.)

Le quinzième, l'an îaio, sur les propositions faites inutilement par Raimond, comte de Toulouse, pour son absolution. (Lab. t. 11, Hard. 6.)

Le seizième, l'an 1234- Jean Baussan, archevêque de la ville, y publia vingt-quatre canons, dont le deuxième ordonne aux évêques de prêcher on de faire prêcher dans leurs diocèses, et les troisième, quatrième, cinquième et sixième veulent qu'on recherche les hérétiques, qu'on les excommunie, qu'on les emprisonne et qu'on les livré au bras séculier, s'ils né se convertissent. (Lab. t. 11, Hard. 7.)

Le dix-septième concile fut tenu l'an 1236, sur la discipline. {Gall.

christ, t. 1, p. 568.)

Le dix-huitième, l'an 1242, sur la discipline. (Lab. tom. 11.)

Le dix-neuvième, l'an 1260, on 1261, contre l'abbé Joachim, et sur la discipline. Floront, archevêque fila ville, y présida , et l'on y lit dixsept canons.

Le premier condamne les Joachimites.

Le deuxième enjoint aux curés d'apprendre à leurs paroissiens la manière de baptiser leurs enfans dans le danger de mort.

Le troisième ordonne le jeûne à l'évêque qui confirme, et à ceux qui sont conlirniés.

Le huitième veut qu'on distingue les juifs des chrétiens par quelque marque.

Le quinzième défend aux religieux de recevoir des laïcs dans leurs églises, les dimanches ni les fêtes, ni de prêcher dans le temps de l'office de paroisse.

Le seizième porte que les pénitenciers envoyés dans les paroisses pour absoudre des cas réservés, n'entendront en confession que ces cas et renverront pour les autres aux curés. (Lab. tom. n, Hard. 7.)

Le vingtième concile, l'an 1275, parBertrand de Saint-Martin, archevêque de la ville. On y fit vingtdeux canons. Le septième défend de vendre les ornemens de l'église sans la permission de l'évêque. Le neuvième établit les curés exécuteurs des legs pieux. Le vingtième défend d'enterrer en terre sainte ceux qui ne se sont pas confessés à Pâques.

ARRAS, Atrebatum, ville épiscopale autrefois sous la métropole de Cambrai, et ancienne capitale de l'Artois. Elle est aujourd'hui cheflieu du département du Pas-de-Calais; ses fortifications sont en grande partie de Vauban ; la citadelle est une des plus belles de France. Arras est divisé en deux villes, l'une, qui est l'ancienne, est nommée la cité; l'autre la ville. On y fait un grand commerce de blé. Elle est située sur la Scarpe, à quarante-quatre lieues de Paris.

Le chapitre d' Arras était composé d'un prévôt, d'un doyen , de deux archidiacres, d'un trésorier, d'un pénitencier, «le quarante chanoines et de cinquante-deux chapelains. Dans la ville étaient des dominicains , des

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récollets, des capucins, des carmes

réformés et non-réformés, destrinitaires, et plusieurs communautés de religieuses; des hôpitaux pour les malades, un séminaire gouverné par les prêtres de la mission, et un magnifique collège des jésuites, que Philippe Caverel abbé de Saint- Vast, fit bâtir en 1599.

L'évêché d' Arras a été sous la métropole de Reims jusqu'en 1559; il en fut alors soustrait par Paul IV, et mis sous l'église de Cambrai, devenue archevêché. Depuis quelques années il est sous la métropole de Paris.

Le diocèse contenait quatre cents paroisses, douze doyennés ruraux, dix-huitou vingtabbayesetplusieurs collégiales. Aujourd'hui les cures sont au nombre de quarante -cinq et on compte six cents succursales. Quant aux établissemens religieux, il y en a vingt-trois de différens ordres. Le revenu de l'évêque est de vingt-deux mille livres. Sa taxe en cour de Rome est de quatre mille florins.

Évëques d' Arras.

1. Saint Vast, Vedastus, qui instruisit Clovis dans la religion chrétienne, fut le premier évêque d'Arras vers l'an 5oo. Il le fut aussi de Cambrai dix ans après, et il gouverna ces deux églises jusqu'en 540 : il mourut le 6 février de cette année.

Voyez Saint Vast.

2. SaintDominique, coadjuteurde saint Vast dans ses travaux apostoliques, lui succéda aussi dans le gouvernement de ces deux sièges en 540.

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