‹ Bibliothèque sacrée (volume 3)Chapitre 7 sur 473 · Merry , ou Médéric , siégeait en i4oo · texte numérisé non relu

Merry , ou Médéric , siégeait en i4oo

60. Nicolas de Fiesque, d'une ancienne famille de la petite ville de Lavagna , dan» la république de Gênes, homme aussi pieux que savant, fut fait évêque d'Agde vers l'an 1490.

Il passa à l'évêché de Fréjus en t494-

61. Jean III deVese, fils d'Etienne de Vese.chambellan de CharlcsVIII, de la famille des barons de Grimault, fut d'abord évêque de Vence , d'où il fut transféré au siège d'Agde an mois de février i494- H abdiqua en faveur de son parent qui suit, en i525.

6a. Antoine de Vese en i5a5. Il passa à l'évêché de Valence vers l'an i53o, ayant permuté avec le suivant.

63. François-Guillaume de Castelnau, cardinal de Clermont. Nous parlerons plus amplement de lui dans les arehevèques d'Auch, il suffit de dire ici que par la cession d'Antoine de Vese en i53o, il prit le gouvernement de l'église d'Agde, dont il tint le siège jusqu'à sa mort, qui arriva a Avignon en i54o.

64. Claude de la Guiche, fils de Pierre, seigneur de la Guiche et de Chaumont, chambellan du Roi, fut nommé à l'évêché d'Agde après la mort de François en i5|o ; il alla au concile de Trente avec les autres évêques. Le Roi le rappela aussitôt qu'il eut appris qu'il y était; mais pour ne pas s'exposer a sa colère, il prit secrètement la fuite,. Les légats du concile lui écrivirent, et le prièrent de revenir; il fut par ses grands talens un de ceux qui s'y distinguèrent le plus. Peu de temps après, il passa .1 l'évêché de Mirepoix.

65. Gilles Bohier, fils de Thomas, baron de Sainl-Cirgue, seigneur de Chenonceaux en Touraine, intendant des finances, était curé de Saint- Médard dp Fresne, lorsqu'il fut élevé sur le siège d'Agde, après la cession de Claude en i546. Il laisa aux habitans de cette ville la liberté de se

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choisir des consuls, ce qui était auparavant du ressort de l'évèque. Il mourut en i56i.

66. Aimeric de Saint-Séverin , clerc de Naples, descendant des princes de Bisignani, était frère de Ferrand, comte de la Saponara , au royaume de Naples, et neveu du cardinal de Saint-Séverin. Charles IX et Catherine de Médicis , qtii l'estimaient beaucoup, le firent évéque d'Agde le i«t janvier i56i. Il obligea, le 18 octobre 1567, tous les hérétiques qui s'étaient retirés dans la ville la nuit précédente, d'en sortir; on remerciait Dieu tous lesans de cette grâce le premier dimanche du même mois.

Aimeric mourutle2i juin i578àBarcelone dans un voyage qu'il fit par dévotion à Notre-Dame de Montrerrat, dans l'église de laquelle il fut inhumé.

67. Bernard IV du Puy, religieux de l'Ordre de saint François, homme d'une érudition singulière, fut nommé pour remplacer Aimeric. Il fit recevoir en 1604 dans tout son diocèse le concile de Trente, et il assista lui-même en 1609 à celui de Narbonne sous Louis de Vervins, qui en était archevêque (1).

68. Balthasar de Budos, de la noble famille des marquis de Portes, étant déjà évéque d'Augustople et coailjuteur de Castres dès l'an 1616, assista à l'assemblée du clergé de France à Bordeaux en 1622, et la même année, par la démission de Valois, fut fait évéque d'Agde. Il se trouva en cette qualité à l'assemblée du même ordre tenue à Fontenai en Poitou en 1628. Il mourut l'année suivante le 24 juin.

69. Fulchrand de Barrez, était chanoine et sacristain de l'église «l'A gde, et en même temps vicaire général de Béziers en i6i5. Il se trouva en

(0 Louis do Valois, fils do Charles, comte d'Auvergne et dnc d'Angouléme , (ils naturel de Charles IX et de Charloite de AfnnUnorcnri , fut nommé par Louis X1J1 , en ib'12, évéque d'Agde, niais il ne fut poiut ordonné.

cette qualité à l'assemblée générale du clergé qui se tint cette année à Paris. Louis XIII le nomma à l'évêché d'Agde le ier juillet 1629. Il fut le père des pauvres, principalement de ceux qui n'osent découvrir leur misère ; il les aidait par ses aumônes, et leur fournissait généreusement le nécessaire. Il fit rendre à son église les biens qu'on lui avait usurpés, et se remit en possession du droit de nommer les consuls que Gilles Bohier avait donné aux habitans de la ville d'Agde. Il établit et dans sa ville et dans son diocèse des filles de charité et des religieuses pour l'instruction des jeunes enfans. Il mourut à Pozol dans le diocèse de Béziers, en 1643 au mois de mai. Il fut inhumé dans sa cathédrale.

70. Jean IV Dolec, Bayonnais , abbé de Saint-Vincent de Luc, diocèse d'Oléron, et de Bussières, diocèse d'Angers, fut transféré de l'évêché de Bologne à celui d'Agde, par la nomination de Louis XIV le i3 juin i643. Mais il n'avait pas encore pris possession, qu'il permuta avec le suivant pour l'évêché deBayonne.

71. François, fils de François Fouquet, conseiller d'état, maître des requêtes, était évéque de Bayonne et abbé de Saint-Sever: en conséquence de la permutation faite avec Dolec, et du consentement du Roi, il passa à l'évècbé d'Agde le 26 juin 1643, et pritpossesion le 18 janvier de l'année suivante. Il fit bâtir dans l'île de Cette une église pour la commodité des habitans, et élever un séminaire •dans le même lieu où s'était tenu en 5o6 ce fameux concile d'Agde sur la discipline, les ordinations des clercs, et l'utilité «les églises. Il fut nommé le 18 décembre i656 coadjuteur de Narbonne, etpassaàce siégeen 1659.

72. Louis Fouquet, cousin de François, fut nommé par le roi Louis XIV, évéque d'Agde en 1657. Il n'était encore que simple clerc j l'archevêque de Rouen lui donna les ordres mineurs, et l'ordonna ensuite dans l'église des Jésuites le premier dimanche de carême , 2 mars 1659. Il fut

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exilé à Yssoudun pendant 23 ans. Il donna son séminaire à conduire aux prêtres de l'Oratoire, auxquels il légua sa bibliothèque, et mourut le 4 février 1702, avec la réputation d'un prélat rempli de piété et de charité pour les pauvres.

73. Philibert -Charles de Pas de Feuquières, sacré le 10 septembre 1702, mourut l'an 1726.

74- Claude-Louis de la Chastres, sacré le 26 octobre 1727, assista à l'assemblée du clergé de 1735.

75. Joseph-François de Cadenet de Charleval, né dans la ville d'Acqs en Gascogne l'an 1709, sacré le 29 novembre 1740.

76. Charles-François-Siméon de Saint-Simon-Sandricourt, quatrième fils de Louis-François de Saint-Simon, marquis de Sandricourt, né à Paris le 5 avril 3727, -fut nommé à l'évêché d'Agde le 4 mars 1759, et mourut victime de la révolution.

Le siège d'Agde a été supprimé par le concordat de 1801.

Conciles d'Agde.

On célébra dans cette ville, l'an 5o6, le ia septembre, un concile de vingt-quatre évêques et dix députés de diverses provinces des Gaules.

Saint Césaire, évêque d'Arles, y présida. Les prélats s'étant assemblés dans l'église de Saint-André, lirent quarante -sept canons sur la discipline.

Le premier permet aux bigames , s'ils sont prêtres ou diacres, de retenir Je nom de leur ordre , mais il leur défend d'en exercer les fonctions.

Le deuxième ordonne auxêvêques de punir les clercs désobéissans.

Le troisième porte que les évoques qui excommunient précipitamment des personnes innocentes ou seulement coupables de légères fautes , seront avertis par les évêques voisins de les recevoir; et qu'en cas de refus, les autres évêques pourront leur accorder la communion jusqu'au synode prochain , de peur que ces

personnes excommuniées venant à mourir, n'augmentent le péché de celui qui les a excommuniés.

Le quatrième déclare qu'on séparera de la communion les clercs ou les laïcs qui retiendront ou prendront les choses données par testament ou autrement, aux églises ou aux monastères.

Le cinquième veut qu'on réduise à la communion étrangère, les clercs qui auront dérobé quelque chose à l'Eglise.

Le sixième veut que les biens donnés aux évêques par les étrangers, soient communs à l'église et à i'évêque.

Le septième défend aux évêques de vendre ou d'aliéner les biens de l'église sans une nécessité qui soit attestée par la signature de deux ou trois évêques voisins.

Le huitième excommunie un clerc qui, pour éviter les peines canoniques qu'il a méritées, a recours au juge séculier, et il prononce la même peine contre le juge protecteur.

Le neuvième porte qu'on observera les lois laites par les papes Sirice et Innocent Ier sur le célibat des piètres et des diacres.

Le dixième défend aux ecclésiastiques la demeure et la fréquentation avec des femmes étrangères.

Le onzième leur défend d'avoir des serves ou des affranchies pour les servir.

Le douzième enjoint de jeûner tous les jours de carême, à l'exception du dimanche.

Le treizième ordonne que l'on enseignera, dans toutes les églises, le symbole aux cathécumènes eompétens, dans les huit jours qui précèdent celui de Pâque.

Le quatorzième veut qu'on consacre les autels par l'onction du chrême et la bénédiction de I'évêque.

Le quinzième dit que les pénitens doivent recevoir l'imposition des mains de I'évêque, et mettre un cilice sur leurs tètes.

Le seizième défend d'ordonner des diacres avant l'âge de vingt-cinq ans;

que si on ordonne des personnes mariées , on ne doit point le faire sans le consentement de leurs femmes, et qu'ils n'aient promis de vivre en continence, et de n'habiter plus dans la même chambre.

Le dix-septième défend d'ordonner un évèque ou un prêtre , avant l'âge de trente ans.

Le dix-huitième ordonne aux laïcs de communier à Noël, à Pâque, et a la Pentecôte.

Le dix-neuvième défend de donner le voile aux religieuses avant l'âge de quarante ans, quelques preuves qu'elles ayent donné de leur vertu.

Le vingtième défend aux ecclésiastiques de laisser croître leurs cheveux ; il ordonne aux archidiacres de faire tondre les désobéissans , et leur enjoint d'avoir des habits convenables à leur état.

Le vingt-unième permet aux particuliers éloignés de leur paroisse, d'avoir dt- s chapelles dans leurs maisons de campagne, et d'y faire célébrer la messe les fêtes, k l'exception de celles de Pâques, de Noël, de l'Épiphanie, de l'Ascension, de la Pentecôte, de la Nativité de saint Jean, et des autres grandes fêtes de l'année; et prive de la communion les clercs, qui, sans une permission particulière de Pévêque, oseront y faire l'office.

Le vingt-deuxième défend, suivant les anciens canons, à tous les ecclésiastiques , d'aliéner les biens dont on leur a donné la jouissance, déclare nulles les ventes qu'on en aura faites, et prive en même temps les ecclésiastiques, qui les auront faites de la communion.

Le vingt-troisième ordonne à l'évêque de garder le rang d'antiquité entre les clercs, si ce n'est pour humilier quelque orgueilleux.

Le vingt-quatrième veut qu'on observe le neuvième canon du concile de Vaison, touchant les enfans exposés.

Le vingt-cinquième excommunie les personnes mariées qui se séparent, sans avoir prouvé devant les

DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE. 7

évêques de la province les causes de

leur séparation, etsans avoir attendu leur jugement.

Le vingt-sixième prononce anathème contre ceux qui prennent ou qui retiennent les titres des Eglises.

Le vingt-septième défend d'établir des monastères sans le consentement des évêques, et défenil aux évêques d'ordonner les moines, sans le témoignage de leur abbé.

Le vingt-huitième veut que les monastères de lilles soient éloignés de ceux des hommes.

Le vingt-neuvième ordonne que l'Église prendra en sa protection les affranchis.

Le trentième prescrit la manière de réciter tous les jours l'office divin. Le trente-unième veut qu'on excommunie les personnes qui, étant en inimitié depuis long-temps, ne veulent pas se réconcilier.

Le trente-deuxième défend aux clercs d'accuser une personne devant le juge séculier; mais il leur permet de répondre, s'ils sont accusés.

Le trente-troisième ordonne que, quand un évèque, qui n'a ni fils, ni petit-fils, ne laisse pas ses biens en mourant à l'Eglise, on doit reprendre tout ce qu'il a aliéné de biens de l'Eglise; et que, s'il a des enfans héritiers, ils doiventindemniser l'Eglise du tort qu'il lui a fait.

Le trente - quatrième veut que les Juifs qui se convertissent, soient huit mois au rang des cathécumènes, avant que de recevoir le baptême, si ce n'est qu'ils tombent malades.

Le trente-cinquième enjoint aux évêques de la province, de se trouver au synode ou à l'ordination des évêques, quand ils y seront appelés par leur métropolitain.

Le trente- sixième porte que les clercs servans à l'Eglise, recevront la récompense selon leurs mérites.

Le trente-septième ordonne qu'on excommunie les homicides et les faux témoins.

Le trente-huitième défend aux ecclésiastiques de sortir sans avoir des

lettres testimoniales de leur évoque.

Il défend aussi aux abbés d'avoir plusieurs monastères, et aux moines d'habiter dans des cellules particulières, s'ils ne sont d'une vertu approuvée.

Le trente-neuvième défend aux ecclésiastiques qui sont dans les ordres sacrés, de se trouver aux noces.

Le quarantième défend aux chrétiens île manger avec les Juifs.

Le quarante-unième prive de la communion l'espace de trente jours, et condamne même à une punition corporelle les ecclésiastiques qui se seront enivrés.

Le quarante-deuxième excommunie les devins et ceux qui les consultent.

Le quarante-troisième défend, suivant les anciens canons, d'ordonner ceux qui ont été en pénitence, et prive des fonctions ecclésiastiques ceux qui se trouvent ordonnés.

Le quarante-quatrième dit qu'il n'est pas permis à un prêtre de faire la bénédiction sur le peuple ou sur un pénitent.

Le quarante-cinquième permet à un évêque d'aliéner de petites pièces de terre, sans assembler les évêques de la province.

Le quarante-sixième permet à un évêque de vendre les esclaves fugitifs.

Le quarante-septième ordonne aux laïcs de demeurer à l'office jusqu'à la bénédiction, à peine d'être repris publiquement par l'évêque.

Suivent encore a5 canons qui ne sont pas du concile d'Agde , mais presque tous du concile d'JEpaonne, comme le prouvent les meilleurs et les plus anciens manuscrits.

AGEN, Aginum, capitale des Nitiobriges et de la seconde Aquitaine.

Cette ville est marquée la seconde après Bordeaux, dans l'ancienne notice des Gaules. Elle est située dans un pays agréable et fertile , sur la rive droite de la Garonne, a3o lieues de Bordeaux et à i56 de Paris. Le siège épiscopal d'Agen , sutfragant de l'archevêché de Bordeaux, est un des plus anciens évèchés des Gaules.

Sa cathédrale est sous l'invocation de saint Etienne, premier martyr.

Le chapitre de la cathédrale était composé de douze chanoines : il n'y avait que deux principales dignités.

Il y avait un grand nombre de communautés religieuses dans Agen,des dominicains, des cordeliers des carmes réformés et non réformés, des ermites de saint Augustin, des capucins, des minimes, du tiers-ordre de saint François, des jésuites, outre un séminaire commencé par Barthélemi d'Elbéne, et achevé par Jules Mascaron. Il y avait aussi des religieuses de la Visitation, carmélites, annonciades, de saint Dominique, du tiers-ordre de saint François, des orphelines, de la charité, un Hôtel- Dieu pour les malades, et un hôpital général pour les pauvres, où l'on faisait divers ouvrages.

Le diocèse était divisé en douze archiprêtrés : on y comptait 385 paroisses et i35 annexes.

Le chapitre se compose aujourd'hui de neuf chanoines : le curé de la cathédrale et le supérieur du séminaire ont rang de chanoine titulaires.

Le nombre des cures est de 38, celui des sucursales est de 365: il y a 3o vicariats.

On compte dans tout le diocèse 16 établissemens de congrégations religieuses de femmes.

Evêques d'Agen,

i. Saint Caprais, auquel on donne saint Vincent martyr pour diacre, en 3o3. Quelques-uns croient qu'il ne fut que moine de Lérins. Ses actes portent bien qu'il fut martyrisé, mais ils ne disent rien de son pontificat, non plus que Grégoire de Tours et Aimoin, quoiqu'ils parlent de son martyre. Nous le mettons cependant ici comme premier évêque d'Agen, suivant la tradition du pays. Dans quelques- catalogues, on lui donne saint Vincent pour successeur.

2. Saint Phaebade, qu'on appelle aussi Fégade, Sebade etPhétade, en bègue du pays, saintFiari, était fran-

çais, et de la province d'Aquitaine, suivant Sulpice Sévère, 1. 2. p. 161.

On conjecture qu'il n'était pas encore sur ce siège en 347, puisqu'on ne le trouve pas nommé entre les évéques qui assistèrent au concile de Sardique. C'était un homme rempli de science et de piété, le fléau des hérétiques, particulièrement des Ariens. Il rejeta avec tous les évéques de sa province la seconde formule de Sirmic, quand l'empereur Constant l'envoya dans les Gaules -, il composa même un ouvrage pour la réfuter. Pierre Pithoule lit imprimer en i586. Il se trouve dans la Bibliothèque des pères. Il assista au concile de Rimini en Italie, en 359. Il disputa long-temps avant d'y souscrire; mais, séduit, comme tous les autres, par les artifices des Ariens, il adhéra à la formule fatale, dont il ne connut le venin que par le triomphe des Ariens, qui se vantèrent d'avoir attiré à leur parti les évoques d'occident. Cette faiblesse, si on peut ainsi appeler une action qui ne tendait qu'a la paix, et qu'on ne pouvait soupçonner d'aucune mauvaise intention, ne diminua rien de l'estime qu'il s'était acquise. Il présida au concile de Valence en 374, sans doute par le privilège de son âge, comme Osius avait présidé au concile de Sardique. Il présida encore à celui de Sarragosse en 38o ; sur quoi il faut remarquer qu'Agen appartenait alors à la province d'Espagne. Outre l'ouvrage contre les Ariens, dont nous venons de parler, saint Phébade en composaencore quelques autres dont parle saint Jérôme, et qu'il dit n'avoir pas lus- Ce père le vit arriver jusqu'à un âge décrépit. Il gouverna l'église d'Agen pendant quarante ans, c'està-dire depuis 3/|7, qu'il composa son livre contre les Ariens, jusqu'en 392, que saint Jérôme parlait de lui. Le jour de sa fête concourt avec la fête de saint Marc. On voyait anciennement une église dédiée à saint Phébade, contre les murs et au-ded.tns de la ville d'Agen, mais elle est totalement détruite.

3.Dulcidius, qued'autresappellcnt Dulcius, disciple de saint Phébade, lut aussi son successeur sur le siège d'Agen. Il y était au moins en /jo5.

Il fut mis après sa mort au nombre des saints, et on fait sa fête le i6 octobre. On ne trouve.^plus après lui d'évêque d'Agen, jusqu'en 54o.

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