‹ Bibliothèque sacrée (volume 3)Chapitre 78 sur 473 · Guy III, deRoussillon, en 1^3, le 9 juin · texte numérisé non relu

Guy III, deRoussillon, en 1^3, le 9 juin

75. Marc île Coiuiolmeriis , Vénitien, fut t'ait évèque et préfet d'Avignon par le pape EugèuelV ; ensuite il passa au pat riarc hat d'Alexandrie.

76. Alain de Coëiivy, d'une illustre maison de Bretagne, fut évèque de Dol, puis de Cornouajlles, ensuite d'Avignon en 144°- Il rebâtit tout de nouveau à ses dépens le palais épiscopal; Nicolas Vie lit cardinal en i44°- Il présida au concile d'Avignon en 1 |.>7 , comme légat du pape, avec Pierre, cardinal de Foix. Galixte III, dont il avait favorisé l'élection^l'honora des légations de Fiance et d'Angleterre. Il mourut à Home en i474, le. 22 juillet, âgé de soixantesix ans, et l'ut inhumé dans l'église lie saiute Praxcde.

Archevêques d' Avignon.

■\ . Julien de la Rouère, né à Savone en <4(4i *^tait neveu du pape Sixte IV, qui érigea en sa faveur

l'evèché d'Avignon en archevêché en i475, voulant d'ailleurs donner ce titre à un siège qui avait été longtemps celui des souverains pontifes.

Julien ne parvint pas tout d'un coup à cette dignité. Son oncle le lit évèque de Carpentras et cardinal-prêtre en 1471 , ensuite grand-pénitencier de l'Eglise romaine, évèque de Sabine, il'Ostie, enlin archevêque d'Avignon, et légat en 1476- Il ajouta à toutes ces dignités la légation «le France et des provinces voisines.

Julien lit bâtir une foi te tour à la tête du pont du Rhùuc, et il fonda un collège dans la ville qui porte encore son nom. Ce lut lui qui sécularisa les chanoines de la cathédrale.

Après !a mort de Pie III il fut élii pape le 29 septembre i5o3 , contre l'avis d'Alexandre \I, qui disait qu'on devait se délier de lui, comme Sylla se déliait île Jules César, faisant allusion à son nom de Julien, paraissant deviner qu'il prendrait le nom de Jules, comme il prit en effet celui de Jules II. Avant son élection, personne n'avait le cœur plus français que lui ; la suite- fit voir qu'il ne faut pas beaucoup compter sur les dispositions apparentes qu'une dignité souveraine n'a pas encore éprouvées. Après neuf uns de pontilicat passés dans le trouble et parmi des guerres continuelles, il mourut, et son corps fut porté dans l'église du Vatican.

2. Antoine Flores, Espagnol, lui succéda en i5oj., et assista sous ce pape, au concile de Latran en i5i2 et i5i3.

S. Orlan.lus, dît de Carotto, qu'on dît descendre des marquis de Sa voue et île Final, assista, en qualité d'archevêque d'Avignon , ,i la Septième session du concile de Latran , le 17 juin i5i3, à la neuvième en i5i4, et à la dixième en i5i5. Les tables de saint André de Villeneuve , proche d'Avignon, l'appellent Orland deRuvère.

4. Hyppolite de Médicis, cardinal du titre de Sainte-Praxcde, et légat d'Ombrie. archevêque de Mont-Réal,

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ér.iir sur le siège d'Avignon en 1627.

Le pape l'envoya auprès de Charles- Quint en qualité de légat à latere.lï accompagna ce prince jusqu'à Boulogne, après avoir assisté à son couronnement. Il le suivit encore dans la guerre qu'il lit aux Turcs, comme Jégat de l'armée, dans laquelle il avait dix mille hommes à sa solde. II mourut la première année du pontilicat de Paul III, dont il avait favorisé l'élection <mi i535, dans le pays de Fomii, et lut enterré à Rome dans l'église de Saint-Laurent in Damnso. Il n'avait que vingt-quatre ans. Les plus habiles de son temps se sont employés à célébrer ses louanges, comme Paul Jove, Sado- Jet, etc.

5. Alexandre Farnèse, Romain, car dinal d'Ostie, ayant fait ses études à Bologne, fut pourvu de l'église de Parme par Clément VII, fait cardinal-diacre du titre tle Saint^Ange par Taul III, vice-chancelier de l'Eglise romaine, archevêque d'Avignon en i535, puis tle Mont-Royal par l'empereur Charles; ensuite a rçhi prêtre «le Sainte-Marie-Majeure, patriarche de Jérusalem, prévôt île l'église de "Wurtzbourg en Allemagne, archiprêtre de celle de Saint-Pierre à Rome \ «pus Jules III, évêque de Vicence; sous Pie IV, doyen des cardinaux; évêque de Sabine, de Tusculum, de Porto, d'Ostie, de Vélétri. Au milieu de toutes ces dignités que son mérite lui attirait.il n'y eut jamais d'homme plus humble que lui, et cette humilité le rendait maître de tons les esprits dans les importantes négociations dont il fut chargé. Il était tout jeune quand il fut envoyé a Paris pour y traiter tle la paix entre François Ier et Charles-Quint. Il alla au secours de ce dernier contre les protestans avec deux régimens, un de cavalerie et l'autre d'infanterie, que son frère Octavius commandait. Il fut en outre légat u'Avignon et tlu patrimoine ecclésiastique, protecteur ues royaumes tle Sicile, d'Aragon, de Portugal, de Pologne et de l'empire romain, en i55i. Il remit son ar-

chevêché d'Avignon entre les mains lie Jules III, qui le donna à Annibal qui suit, lui en réservant toujours l'administration. Il ne fut pas moins magnifique dans les édifices publics qu'il lit construire à ses irais. Il mourut à Rome au mois tle mars 1689, et fut inhumé dans une église qu'il avait lait bâtir an nom de Jésus.

6. Annibal de Bossut, protonotaire apostolique, lut envoyé vice-légat à Boulogne en 1 548, sous Jean-Marie, cardinal du Mont, qui en était légat. Jules III le lit archevêque d'Avignon. Paul IV le confiera toujours beaucoup, et il fut un de ceux tlont il prenait conseil dans les affaires délicates. Enfin ce pape le lit cardinal en ]555, qu'il mourut tle la pierre, âgé île quarante-quatre ans huit mois quatre jours. Il fut inhumé à Naples tlans l'église cathédrale, proche le chœur.

7. Alexandre Farnèse, cardinal, remonta sur le siège d'Avignon vers i56o, et le retint jusqu'en i566, qu'il le quitta encore.

8. Félicien Capiton , tle l'Ordre desServites, fut fait archevêque d'Avignon par Pie V, sur la résignation d'A'exandre. Il tint un synode où ii lit plusieurs réglemens qu'il renou-.

vêla encore en i568. Il donna un traité du jubilé en 1576, qu'il mourut.

9. Georges d'Armagnac, cardinalévèque de Toulouse, de Rotiez, tle Vabres , de Lescar, puis après la mort de Capiton, archevêque d'Avignon, en 1577, était de l'ancienne maison des comtes d'Armagnac. Il demeura long -temps à la cour de François Ier, qui l'envoya ambassadeur à Rome. Paul III le fit cardinal en «544. Il tint un concile à Avignon, et y mourut en i585, dans un âge fort avancé.

jo. Dominique Grimaldi, fils, de J. B. Montalde, comte palatin, et de MagdeleinePalavicin, abbé tle Montmajour, commissaire général des galères, sous Pie V, à la bataille de Lépante en 1571, fut d'abord évêque tle Savone, ensuite de Cavaillon,

DES ÉVÈCriÉS DE FRANCE.

puis archevêque d'Avignon en i535.

Il accompagna le cardinal Henri Cajetan dans sa légation de France. Il chassa tous les hérétiques du comtat Vénaissin, et il fit voir qu'il n'avait pas oublié le métier de la guerre dans la prise du château de Minerbe.

Il mourut en 1592 à Avignon, et il tut inhumé dans la cathédrale.

il. François-Marie Taurusius, né au mont Politien , petite ville de Toscane, était petit neveu du cardinal Antoine du Mont, et neveu de Jean , grand-maître île la milice de Jérusalem. Il entra tout jeune à l'Oratoire, sous la conduite de saint Philippe de Néri. Il devint ensuite général de cette congrégation, et en fonda à Naples une maison. Il fut appelé à Rome, et associé au cardinal Alexandrin , dans ses légations «l'Espagne, île France et de Portugal. Etant de retour, il reprit ses exercices de piété, et Clément YIII l'obligea à se charger de l'archevêché d'Avignon en 1593. Peu de temps après, il le lit cardinal ilu titre de saint Barthélemi en l'île. Il assembla quelques conciles en i5g J. et 1595, dans lesquels il lit divers règlemens.

Enfin il fut transféré à l'archevêché de Sienne le i5 septembre 1597.

Après la mort de Clément VIII, peu s'en fallut que Taurusius ne fût élu «lans le conclave. Enfin il renonça à l'archevêché de Sienne en faveur «le Charles Borghèse, et alla finir ses jours à l'Oratoire, ayant été honoré de la pourpre.

12. Jean-François Bordini , Romain , prêtre de l'Oratoire, fut fait i:\eqtie de Cavaillon , archevêque d'Avignon en 1597. Nous avons de lui les vies des papesse Rome. Bari.nius cite cet ouvrage dans ses notes sur le martyrologe romain. 11 mourut en 1609.

i3. François-Etienne EJolci, né à Orviette, se fit religieux de l'Ordre «le saint Dominique, après qu'il eût enseigné publiquement en ditférens endroits la philosophie et la théologie. Il fut fait docteur et prieur «lu couvent de son Ordre de sainte Ma-

rie sur la Minerve. Paul V, qui connaissait sa capacité et sa profonde érudition, le nomma examinateur des évêques, et le jugea ensuite digne de l'archevêché d'Avignon, auquel il le nomma en 1609. Après la mortdeFerrier, archevêque d'Urbia et vice-légat d'Avignon , le pape le nomma encore à cette dignité, dont il s'acquitta avec autant de zèle que de prudence. Il eut l'honneur de recevoir dans la ville d'Avignon Louis XIII, roi de France, quand il y passa pour dompter les rebelles d'Occitaine. En 1622, il y admit les religieuses de la Visitation. Enfin il mourut en 1624, très-regretté des grands et du peuple.

14. Marius Philonardus, Romain, était chanoine de Saint-Pierre de Rome, et assesseur au tribunal de l'inquisition, quand il fut fait archevêque d'Avignon et vice-légat en 1624. Urbain VIII l'envoya en i643, en qualité de nonce apostolique, vers Uladislas IV, roi de Pologne et de Suéde. Il mourut à Rome au mois d'août 1 644-

»5. Bernard II, dit Pinelli, Théatin, fut nommé par Innocent X archevêque et vice-légat d'Avignon en 16 14; il mourut en 1645, le 18 janvier.

16. César Argelli, de Boulogne, succéda à Bernard le 12 mai 1647.

Innocent X lui donna le pallium. H mourut peu de temps après d'une chute.

17. Dominique II, Marini , originaire des deux maisons de Marini et «le Justiniani, de Gênes, religieux de l'Ordre de Saint-Dominique, dont il avait été général, fut nommé par Innocent X, archevêque d'Avignon, le 18 octobre 1648; et ordonné dans l'église de Saint-Sixte des religieuses de son Ordre, le 11 avril de l'année suivante, par le cardinal Panzirole, patriarche de Constantinople, ayant été préalablement revêtu du pallium suivant qu'on en était convenu dans le consistoire, par Jérôme, cardmalcolone. Il fit son entrée solennelle dans Avignon le 11 juillet 1649- «• y

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londa à sos dépens, dans l'université, «ne chaire de théologie , pour y enseigner tous les ans, à perpétuité, la somme de saint Thomas, ce qui commença à s'exécuter aussitôt. Il rebâtit et augmenta le palais archiépiscopal, dont le tonnerre avait renversé une partie. Il visita son diocèse, répara les églises, rétablit la discipline, assembla son concile en 166H.

Il lit faire une magnifique chapelle où est le tombeau de saint Maximin et des saintes Madeleine et Marthe, à Tarascon. Enfin il mourut le 20 juin 1669, etfut inhumé dans l'église métropolitaine, dans un superbe tombeau que les directeurs du Mont de Piété, qu'il lit ses h été tiers, avaient fait l'aire. Nous avons de lui des commentaires sur la somme de saint Thomas, imprimés à Lyon en 1668, en quatre tomes in-fol.

18. Adon Arioste , de Boulogne, d'auditcurde la chambre apostolique, fut fait archevêque d'Avignon par Clément IX, le 9 septembre 1669, et vice-légat, le 29 du même mois et de la même année. Il contribua beaucoup à la construction du nouveau chœur que le chapitre lit faire, et aux embellissemens île l'église, disposé de faire davantage , si la mort ne l'avait prévenu le 18 novembre 1672.

Son corps fut inhumé dans le tombeau des archevêques devant le grand-autel.

19. Hyacinthe Libellus, de Tipherne, religieux de l'Ordre de Saint- Dominique, maître du sacré palais, fut choisi par le pape Clément X, pour succéder à Adon, et honoré eu même temps de la qualité de vicelégat. Il prit possession le 21 février 1675. Il n'était pas seulement théologien; il n'y avait encore aucune science dans laquelle il ne fût trèsversé. Le même pape accorda de son temps aux chanoines d'Avignon le privilège de porter le rochet et une chape rouge pendant toute l'année au chœur. Ils ne portaient auparavant l'un et l'autre que pendant l'hiver, depuis qu'ils s'étaient sécularisés. Cet archevêque lit la translation

du corps de saint Benezet dont nous avons déjà parlé, et qui marqua le lieu où «levait se bâtir le pont qu'on voit encore aujourd'hui. Hyacinthe m ou rut après avoir te nu le siège onze ans et huit mois, le 23 octobre 1684.

Son corps est dans une chapelle qu'il a fait bâtir lui-même, à de trèsgrands frais, et qu'il dédia a la résurrection du Seigneur.

20. Alexandre, des comtes de Monte-Catino, était Chartreux et procureur-général de son Ordre. Innocent XI le nomma a l'archevêché d'Avignon, dont il prit possession le 11 juin 1686. Il obtint deuxchosesile ce pape : l'une, que l'archevêque «l'Avignon ne pût être prévenu par le légat dans la collation «les bénéfices «le sa dépendance; l'autre, qu'il pûtofficier solennellement dans son église cathédrale, sans que Je vice-légat y pût apporter aucun obstacle. Son pontificat ne fut que «le trois ans quatre ntois. Il mourut le 8 octobre i6''>9, et fut inhumé avec les autres archevêques.

21. Laurent Flisque, Génois, après avoir passé par les principales charges de l'Eglise romaine, et avoir été secrétaire de la congrégation «les rits, lut fait archevêque d'Avignon par Alexandre VIII, et prit possession «le cette dignité , aussi-bien que de la vice-légation, le 5 septembre JÔyo, Il reçut avec beaucoup d'humanité les religieuses «le l'incarnation que les hérétiques avaient chassées d'Orange, et leur donna un emplacement avec quelques maisons à Rochemaure. Il établit un séminaire à Avignon, «huis lequel il mit «les supérieurs qu'il fit venir «lu séminaire île Saint-Sulpice de Paris. Le pape Clément XI, l'envoya en qualité «le nonce extraordinaire vers Louis XIV, pour négo- <:ier la paix de toute l'Europe. Peu île temps après il fut transféré au siège «le Gênes, c'est-â-ilire le i3 juin 1705. Il avait gouverné l'église d'Avignon pendant quatorzeans neuf mois, eu lin il fut fait cardinal.

22. François-Maurice Gontier, succéda a Laurent Flisque. Il était «le

DES ÉYÊCHÉS DE FRANCE

Turin , «le la maison des comtes de Chablais.

23. Joseph deGtizon deCrochans, assistant du trône pontilical, abbé de Notre-Dame de Roccomador en Sicile.

24. François Marie de Manzi, natif de Cesène en Italie, a été transféré de l'évêché de Cavaillon a l'archevèclié d'Avignon au mois de décembre 17.56, mort le 6 novembre \jj[\.{Gall.

Christ, tom. 1, nov. edit. p. 796.

25. Charles-Vincent Giovio, né en 1729, sacré le 8 octobre 1775, mort k Rome le 12 octobre 1793.

26. Etienne-Martin Morel deMons, né à Aix le 18 avril 1752, sacré évèquede Mende en i8o5, promu a Parchevêché d' Avignon en 1821.

(Jean-François Périer, évêque constitutionnel de Clermont, fut nommé a l'évêché d'Avignon en 1802; il est mort en 1824. Depuis 1817 jusqu'en 1821, lediocèse fut administré par M. Roux de Bouneval, évéque de Senez.)

Conciles d'Avignon.

Le premier se tint l'an 1060. Saint Hugues, abbé de Clugny, y présida en qualité de légat du saint-siége.

(GalL. Christ, tom. 6, p. 483.)

Le second, Pan 1079 ou 1080, sous le pape Grégoire VII, par ie cardinal Hugues de Die, légat. Achard, usurpateur du siège d'Arles, y fut déposé, et Gibelin élu en sa place.

Lantplme y fut aussi élu archevêque d'Embrun; Hugues, évêque de Grenoble; Didier, évêque de Cavaillon.

Le troisième, Pau 1209, le 6 septembre, sur la discipline, sous le pape Innocent III, Hugues, évêque de Reiz, et Milon, légats du saintsiège, y présidèrent. Il s'y trouva quatre archevêques, vingt évèques, plusieurs abbés, et l'on y fit vingt-uu canons.

Ee second porte que les évèques se serviront, s'il est besoin, des censures ecclésiastiques pour obliger les catholiques de jurer qu'ils extermineront les hérétiques, qu'ils citeront aux Juifs toutes sortes de charges,

et qu'ils ne permelferont pas qu'ils se servent des chrétiens pour leurs domestiques.

Le troisième ordonne que tous les dimanches et toutes les fêtes on excommuniera les usuriers.

Le cinquième ordonne à toutes sortes de personnes île payer la diiuc et en défend l'aliénation.

Le huitième fait défense aux laïcs de se mêler des élections, et abolit la coutume cie payer la vingtième partie du revenu des églises ou des ecclésiastiques.

Le neuvième défend de fortifier les é»lises avec «les châteaux, si ce n'est contre les païens.

Le quinzème défenil à tous les supérieurs de permettre aux moines d'avoir quelque chose en propre, le pape même, selon la décision «l'Innocent III, ne le pouvant pas permettre. (Labbe, tom. 9, Hard. 6.)

Le quatrième concile se tint l'an 1210, sous Innocent III, contre les Albigeois. Le légat Milon y présida, et l'on interdit aux Toulousains le saint sacrifice pour n'avoir pas chassé les hérétiques «le leur ville. Ce concile est le même que le précédent, et c'est mal à propos que les PP. Labbe et Cossart les «listinguent, comme le prouve le père Mansi,tom. 2, p. 809.

Le cinquième, Pau 1270, sur la discipline. Bertrand de Malferrat, archevêque d'Arles, y présida. L'on y fit huit canons.

Le premier porte que ceux qui aliènent les biens de l'église sans le consentement «le l'évèque diocésain, seront contraints par les censures tl'annuller ces contrats.

Le second ordonne, que de l'avis de l'évèque, l'argent légué pour être employé suivant la volonté des exécuteurs testamentaires, sera employé k «les œuvres pies.

Le quatrième enjoint aux bénéficiers a charge d'âmes de se faire ordonner prêtres dans l'année , excepté les archidiacres, k qui il suffit d'être «liacres.

Le septième excommunie les clercs qui ont recours à l'autorité séculière

contre leur évêque , et les prive de leurs bénéfices, s'ils méprisent l'excommunication. (Rcg. tom. 28.)

Le sixième concile se tint l'an 1279. Bernard, ou selon d'autres, Pierre de Languisel , archevêque d'Arles, y présida, et l'on y lit quinze statuts.

Le quatrième ordonne l'interdit et l'excommunication contre ceux qui ne veulent pas remettre à l'église les clercs dont ils se sont saisis.

Le cinquième défend, sous peine d'excommunication ipso facto, à toute personne, «le persuader ou faire persuader à une personne saine ou malade de se taire inhumer hors sa paroisse.

Le neuvième défend aux religieux et aux séculiers exempts d'accorder les sacremens ni la sépulture aux excommuniés et aux interdits dénoncés, et aux usuriers publics, ib.

Le septième concile se tint l'an 1282, sur la discipline. Bertrand Amauri, archevêque d'Arles, y présida, et l'on y lit onze statuts.

Le premier excommunie les usuriers.

Le cinquième oblige tous les paroissiens de recevoir la communion de la main de leur propre curé à Pâques et à la Pentecôte.

Le septième excommunie ceux qui portent des affaires ecclésiastiques aux tribunaux séculiers. Ibid.

Le huitième concile se tint l'an i326. Les archevêques d'Arles, il' Aix et d'Embrum y présidèrent. On y lit cinquante-neuf canons pour le rétablissement de la discipline.

Le neuvième canon défend, sous peine d'excommunication, aux juges civils, d'obliger les ecclésiastiques à plaider devant leurs tribunaux.

Le seizième défend d'admettre les excommuniés à aucune charge publique.

Le vingt-sixième fait défense aux ecclésiastiques qui sont dans les Ordres sacrés, ou qui ont des bénélices à charge d'âmes , d'exercer aucune charge dans les barreaux séculiers, sous peine de suspense.

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Le vingt-huitième déclare nulle la collation d'un bénéfice faite à condition d'un nouveau cens ou d'augmentation de l'ancien.

Le trente-deuxième et le trentetroisième ordonnent aux évêques d'empêcher qu'on impose dest.iiiles sur les biens et les personnes des ecclésiastiques.

Le trente-huitième et le trenteneuvième excommunient les clercs qui fortifient leurs églises ou qui portent les armes.

Le cinquantième défend de traiter des dîmes ou des droits des paroisses, sans l'autorité de i'évèque.

(Lab, 1 1. Hard. 7.)

Le neuvième concile se tint l'an 1327, contre l'antipape Pierre de Corbario. {Ibid.)

Le dixième, l'an i3>4, sur les decimes. {GalL Chr. t. 3, p. n65.)

Le onzième, l'an i337, sur la discipline. On y lit soixante-dix canons répétés la plupart du concile de l'an

Le cinquième ordonne aux clercs bénéficiers, ou qui sont dans les Ordres sacrés , de s'abstenir de viande le samedi en l'honneur de la sainte Vierge , sous peine d'être exclus pendant un mois de l'entrée de l'église. L'abstinence de viande le samedi n'était pas encore de précepte pour les laïcs et les clercs inférieurs, et non bénéficiers.

Le trente-huitième défend aux ecclésiastiques de tenir hôtellerie ou marché. {GalL Christ, tom. 1 , pag. 3s2.)

Le douzième concile se tint l'an i44i> sur les mœurs.

Le treizième, l'an 14^7, sur la discipline, sous le pape Calixte III par Pierre, cardinal de Foix, de l'Ordre des Frères - Mineurs , archevêque d'Arles. On y fit un décret touchant la conception immaculée de la sainte Vierge , qui défendait, sous peine d'excommunication, de prêcher le contraire. (Lab. tom. i3. Hard. 9.)

Le quatorzième, l'an i5o9 , sur la discipline. (Marténe, Thés. tom. 4-)

Le quinzième , l'an i56<j, sur la

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discipline. ( Gall. Christ, tome i., Pag. 833.)

Le seizième, l'an 1594 ou 1595, sur la discipline, sous le pape Clément VIII. François-Marie Tarrugi, archevêque d'Avignon , et depuis cardinal, y présida. On y fit soixantequatre règlemens conformes à ceux des autres conciles.

Le dix-septième, l'an 1606, sur la discipline. [Gall. Christ, t. 1.)

Le dix-huitième, l'an 1668, sur la discipline. (Ibid.)

AVR ANCHES, Abrincœ, ancienne ville de Normandie , aujourd'hui siège d'une sous-préfecture du département de la Manche, est sur la côte de la mer Britannique, à soixante-quatorze lieues de Paris. Elle est sur une montagne assez élevée, au bas de laquelle passe la rivière de Séez ; l'air y est assez doux et tempéré; les cidres y sont estimés les meilleurs du département. Avranches est située sous la métropole et le parlement de Rouen. Son église est dédiée à saint André, apôtre. Elle avait un chapitre composé de six dignités et de vingt-cinq chanoines.

Le diocèse contenait cent quatrevingt paroisses. Il a été réuni au diocèse de Coutancesen i8oi.L'évêque a vingt mille livres de revenu, et de taxe en cour de Rome deux mille cinq cents florins.

Evêques d' AvTanches .

1. Népus ou Népos, se trouva au premier concile d'Orléans en 5n.

Ainsi il ne paraît pas que Léonce doive le précédersurce siège, comme le prétend Robert Cénalis , qui le confond avec Léonce , évêque de Saintes, qui reçut chez lui saint Mathut ou Maclou, évêque de Guichalet, aujourd'hui Saint-Malo en Bretagne; car il est certain que saint Maclou ne fut évêque qu'en 56i. Il faut donc convenir que ce Léonce, s'il a été évêque d'Avranches avant Népus , était différent de celui de Saintes. Voici peut-être ce qui a donné occasion à Cénalis de se tromper. On lit dans les Actes de saint

Paterne qu'il fut ordonné diacre et prêtre par Léontien , dont le siège n'est point marqué. On s'est de-là persuadé que ce Léontien était évêque d'Avranches, et on a cru devoir faire précéder le maître sur cesié°e et n'y placer le disciple qu'après lui ; cependant ce Léontien était évêque de Coutances. Il a été aisé de mettre Léontius pour Léontien.

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