Louis-Fiançois de Vivet de Monclus, nommé en
61. Hervé-Kicolas Tliépault de Ereignou, né dans le diocèse de Tréguier en 170"^, snciéle i3 mars 1745.
62. François Barreau de Girac, né en 1732, sacré en 1766, transféré à Rennes en 1769.
6). Jules Ferron de la Ferronays, né en 1735, sacré en 1770, transféré à Bayonne en 1775.
64- Hugues-François deRegnault- Bellescize, né en lySa, sacre le zS juin 1775, est mort pendant la révolution (1796).
Le siège ayant été rétabli en 1817, a été nommé:
65. Mattliias Legroing la Roma- ^ère, né en 1756, sacré en 1819.
SAINT-CLAUDE, San-Claudium, ville de Franciic-Comté, sur le Lison, à cent quarante lieues de Paris , siège d'un évêciié sulfra;;ant tle Lyon et l'un des cliefs-lieux de souspréferture du département du Jura.
Cette ville fut réduite en cendres en 1799. L'abbaye de Saint-Claude, d'où elle a pris son ufmi, fut érigée en évéclié par bulle du 22 janvier 1742, sous le pontiIlc.it de Benoît XIV ; les religifMix, qui et. lient de l'Ordre de Saint-Benoît, lurent sécularisés, et devinrent chanoines, au nombre de vingt. Ce nouvel évèclié fut démembré des arrlievêchés tle Lyon et de Bcsnnçon. Li cathédrale, dédiée à Saint-Pierre, est fort belle; les reliques lie saint Claude y attiraient un granil nombre de péleri'is. L'évoque jfiuissaît de vingt-sept mille livres di; rente, et payait quinze cents florins pour ses bulles. Il est en ce momenl assisté dé cinq \icaires-^énéraux.
Le diocèse compieiid quatre-\ingt-
CATALOGUE
lieux cures, trois cent deux succursales et trente-sept vicariats. Des religieuses, au nombre de trois cents , y ont plusieurs établissemens.
JEvêques de Saint-Claude.
1. Joseph de Méalet de Fargues , né au chàtf'au de Fargues, diocèse de Saint -Flour, en 1708, sacré le 5 août 1742, et non 1741, comme le dit l'Almanacli royal, puisque la bulle d'érection de Saint-Claude en évêché n'est que du 22 janvier 1742, comme il a été dit. Le même almanach joint à Jo,se|ih de IMéalet, Jean-Baptiste- IWarie Bron, du diocèse de Lyon, né en 1713, sacré en lySS, évêque d'Egée, .sulfraKans de Lyon.
2. Jean-Baptiste de Chabot, né en Poitou le 21 février 17401 sacré le 2 août 1785, tlonna sa démission en 1801. A cette époque le siège fut supprimé. Il a été rétabli par le concordat de 1817.
3. Antoine- Jacques de Chamon , né A Bulgnéville (Vosges), le 25 juillet 1767, sacré le i3 juillet 1823, auparavant vicaire-général de Carcassonne.
SAIKT-DTÉ, petite ville du département des Vosges, chef- lieu de sous-préferture, érigée en évêché en 1777 : sa population n'est que île cinq mille qiKitre cents hahitans.
L'évêché de Saint-Dié, suffragant de Besançon, comprend toiit le département d'S \'osges , et renferme trente-une cures, deux cent quatreviigt-seize succursales, quarante vicariats et |)lusieurs congrègiitions religieuses lie femmes : la [>rincipale est celle des daines de la Providence, dont la maison-chef-lieu est à Portieux.
JSveques de Saint-Dié.
I. Barthélemi-Louis-Martin Cliaumont de la Gidainères, né à Paris le 24 «loût 1737, sacré premier évêque lie Saint-Dié le 21 se|)tenibre 1777, nioit le 3o juin 1808.
(Ce siège fut supprimé en 1801 et
DES ÉVÊCIIÉS DE FRANCE
rëtnbli en 1817. M. île Montbîanc avait été nommé en 1817 à l'évèché de Saint-Uié, mais il tut transféré à la coatljutoieriedeToursavant d'être sacré. A|)rès lui MjM. île Moussac et de laBniqiiière ont été nommés successivement; a:icun des deux n'a accepté.)
2. JactjuesAlexis Jacqueniin, né à Nancy le 3 août lySo, sacré le 8 janvier 1824, ancien yraml-vicaire de Kancy.
SAINTES ou XAIKTES, Sa?Ltones, au< iunne ville épiscopale sous la métropole de Bordeaux, autrefois capitale de la Haute-Saintonge , aujourd'hui chef-lieu de sous-prefecture du département de la Charente-Inférieure, est située au pied d'une éminence, sur la rive méridionale de la Cliarentc, àcent vini;t-deux lieues de Paris. C'fst une villeancienne, qu'on appelait autrefois Jllediolanum Santonum, et qui conserve plusieurs restes d'antiquité, entre autres un amphithéâtre et un arc t!e triomphe en marbre blanc sur le pont de la Charente, Lacnthéilrale de Saint-Pierre était un bel édilice avatit qu'elle eût été ruinée en i568i'ar les protestans, qui n'en ont laissé tlcbout que le clocher. Son cha[)itre consistait en un doyen, quatre antres dignités, qui avaient «les crtnt)nicats, vingt autres chanoines, tiouze vicaires, etc. La seconde éiili'^e de Saintes était celle de Saiut-Entrope, «lesservie )iar des religieux clugnistcs, qui avaient un prieuré conventuel. L'abbaye tle bénédictines (le Notre-Dame, fondée au milieu du onzième siècle, était hors de la ville. La communauté était ordinairement composée de cent religieuses. On comptait sept paroisses à Saintes, en y comprenant les faubourgs, et neuf à dix maisons religieuses d'hommes ou de filles. De ce nombre étaient les jésuites , qui avaient le collège, et les religieux de la charité, qui y avaient un hôpital. Il y avait aussi un séminaire dirigé par les piètres de la mission.
Le diocèse de Saintes contenait deux cent quatre -^ vingt- onze pa-
roisses et environ soixante succursales, sans compter vingt-six autres paroisses soumisesà la juridiction du doyen et du chapitre de la cathédrale.
L'évè(jneile Saintes était seigneur de pins des trois quarts de la ville, oit, il fais. lit exeicertoute justice par son bailli. Il jouissait de vingt mille livres de revenu, et |iayait deux mille florins pour ses bulles.
Ce siège a été supprimé par le concordat de 1001.
JEvcques de Saintes.
1. Saint Eutrope, premier évêque de Saintes et martyr. (^Koyez Eutrope )
2. Saint Bibien ou Vivien était, diton , comte de Saintes. Il fonda un monastère sons l'invocation de saint Pierre près de Saintes; et après avoir professé pendant quelque temps la vie monastique, il fut préposé à cette église, qu'il gouverna avec édification, et où il se rendit célèbre par la pureté de ses mœurs et par l'éclat de ses miracles. On en fait 1a fêtf dans le diocèse de Saintes le 18 août. On voit dans un ancien manuscrit de Saint-Pierre de Chartres, une lettre S'^'us le nom de saint Augustin, à Bibipn, évêque de Saintes.
3. Siint Amiiroise succéda à saint Bibien, suivant le bréviaire de l'église de Saintes. C'est tout ce que nous en savons.
4- Orégr.ire , dont il est fait mention dans les actes de saint Germer, évêque de Toulouse , qui vivait en 5io.