‹ Bibliothèque sacrée (volume 5)Chapitre 107 sur 347 · Lab. 5. Hard · texte numérisé non relu

Lab. 5. Hard

Le troisième, l'an 1075, pour confirmer la fondation de l'abbaye de

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Saint-Çtienae-des-Vaux. (Le P. Mansi, Suppléai., t. 2, col. 7.)

Le quatrième, l'an 1080, en faveur (!e t'abbaye de Fleury. ( Lab. 10, Han! 6. )

Le cinquième, l'an io83, pour ordonner un évê jue de cette ville à la place de Boson. {Ibid.)

Le sixième, l'an 1088 ou 1089, pour donner un aiclievéque à Bordeaux.

{Ibid.)

Le septième, l'an 1096, en faveur de l'abbaye de Vendôme. On y ordonna aussi le jeune des veilles des apôtres. {Ibid.)

SAINT- FLOUR, FLoriopolis et Fanum saticti Fiori, ville épiscopale sous la métropole de Bourges, et ancienne capitale de la Haute-Auvergne, aujouid'liui clief-lieu de souspiéte^ure du département du Cantal, est située à cent quinze lieues tle Paris, au pied <lu IMont -Cantal sur un ruisseau nommé Lander, clans un lieu appelé autiennenieiit ludicias.

Ce lieu prit ilaiis la suite le nom de Saint - Flour, qu'on prétend avoir prêché l'evan^ile en Auvergne au quatrième ou cinquième siècle. La cliapelie de ce saint ayant été donnée à la lin du dixième siècle au monastère de Souccilianj;es, de l'Ordre de Cluj^ny, saint Odilon , abbé de Cluj^ny, (ir ceindre de murailles le bourg de Saint -Flour, et y fit construire une belle église- que le pape Urbain II dédia en ioy6. Le monastère de Saint -Fiour étant devenu très-considérable, le pape Jean XXII l'érigea en cathédrale en iSiy, son chapitre demeura ré^uiier de l'Ordre de Saint- Benoît jusqu'en 1476, qu'il fut sécularisé. Il était composé de trois dignités et de dix-sept canonicats. Il consiste aujourd'hui en huit chanoines*, l'évêque est assisté de quatre vic;aires- généraux. Il y avait <lans la ville une église collégiale comi)Osée d'un prévu' et de nix-iiuit chanoines, uncollége dejésuites, etc.

Le diocèse de Saiiit-Flour, distrait île celui de Clerniont , contenait deux cent soixante- iiix paroisses, partagées en cinq archi prêtres. On y comp-

tait douze collégiales et plusieurs abbayes et prieurés conventuels. Maintenant il renfu'rnie vingt-trois cures, deux C2nt vingt- six succursales et cent quatre-vingt-onze vicariats. Il y a encore dans ce diocèse six établissetnens de religieuses de dilférens Ordres, et une maison pour les missions diocésaines. L'évêque jimissait autrefois de douze nulle livres de rente, et payait neuf centsfloiins pour ses bulles.

Fvêques de Saint-Flour.

1. Raimond I^»' de Monstuejouls de Véhens, dont le premier surnom se lit diUércmment par les auteurs, était, selon quelques-uns, prieur de Saint-Flour lorsqu'il en fut faitévêque en i3i8. Il fit transféré à l'église de S.iiiit-Pa(;oul au commencement de i"n(), et décoré de la pourpre romaine le 18 décembre 1327.

2. Henri de Faltrédi, élu en i3i9, mourut le 29 janvier i320.

3. Aichanibaud ou Archombaud succéda à Henri le 11 mars i3.>o. Il institua en i34i, à la demande d'Armand de Chàteanneuf, seigneur de Mêlera, une collégiale pour l'invocation de la sainte Vierge, et dixhuit chiinoines pour la desservir. Il présidait encore à cette église en 13^8.

4. Dicudonné de Canillac, successeur d'Archambaud, n'occupait déjà plus ce siège, selon quelques auteurs, en ]365.

5. Pierre Jef, fils de Guillaume II, baron de l'Étang, et d'Éminarde de la Pierre, était moine de S.dnt-Victor de Marseille lorsqu'il fut |)lacé sur ce siège (Ml i '61. Selon une cliarte de cette église, il passa de cette cathédrale à la (r.étropole de Bourges en 1 367, et lut créé cardinal en 1 370.

6. Pierre II Raussen, autrement de llensin, lut le premier tiré du clerjié sècidier pour être élevé sur ce siège en 1367.

7. Ponce, vulgairement Poncet, fils de Bertrand l«f de Ruchefoit, seigneur d'Arouse, fut, selon le sentiment commun, fait évèque de celte

DES ÉVÊCIIÉS DE FRANCE

ëglisf; le 7 d'avril iSyS. Cependant le eavant Beaulils assure avoir vu une lettre de lui en cette qualité du 4 février i366. Mais il parait y avoir une faute, puisque, selon les actes du Vatican, il n'est marqué évêque qu'en 1373. Il présidait encore ici en i38o.

8. Pierre III de Vass.ic, d'une ancienne et noble famille u'Auvergne, était Ijénéwictin lorsqu'il tut élevé sur ce sié^e vers l'an ijBj. Il fut transféré à Lavaur en i3i)4'

9. Hujiues de Mouliac ou de Maijinac , prit possession de cet évèché le 3 juin 1396, et passa à i'éylise de ljinio;;es vers l'an 1402.

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