Claude -Marie Ruffo des com
tes de la Rie, sacré le 29 janvier 1780 , est mort chanoine de Saint- Denis.
34. Jean - Éléonore Montanier de Belmont, sacré en iboa, mort à Paris en ibo8.
Plusieurs évêques ont été successivement nommés à ce siège, sans pouvoir en prendre possession. En 1020 fut nommé et institué canoniquement :
35. Louis-Siffrein- Joseph de Salmon, conseiller- clerc au parlement de Paris, internonce du pape Pie VI auprès tle Louis XVI jusqu'à sa mort , puis chargé de pouvoirs spirituels pour toute la France, en 1800 administrateur apostolique des diocèses de Rouen, Ert'eux , Bayeux et Coutances, appelé à Rome en 1806, nommé évêque in partibus , auditeur de Rote, rappelé ei^France en 1817 et nommé évêque de Saint-Flour.
SAINÏ -MALO, 3IacLovium ou JUaclopolis ou JUacloviopolis , \i\\e autrefois épiscopale de Bretagne, sous l'archevêché de Tours, est célèbre par son commerce et par son port de mer. C'est le chef-lieu d'une des sous- prélectures ihi ilépartement d'Ille-et-Vilaine. Elle est située à quatre-vingt-neuf lieues de Paris, dans une presqu'île environnée de la mer britannique, et jointe à la terre ferme par une langue de terre fort étroite. Cette i)resqu'ile , connue anciennement sous le nom d'Aaron , prit celui qu'elle porte de Saint- Malo, premier évêque, au sixième siècle, de l'ancienne ville d'Aleth, qui en était à une lieue, lorsque cet évêché y fut transféré au douzième. Saint- Malo ne fut d'abonl qu'un monastère épiscopal tlesservi par des chanoines réguliers, jusqu'en i320- qu'ils furent sécularisés. Anne, duchesse de Bretagne, fit fortifier ce lieu, et y fonda une ville, à cause de sa situation et de la bonté de son port. Le chapitre de la cathédrale de Saint- Vincent consistait en cpiaire dignités, vingt chanoines, cjuatre seuii- ])rébcndés, etc. L'évêque était seigneur de la ville, qui contenait plu-
DES ÉVÉGHÉS DE FRANCE
sieurs communautés religieuses, entre autres celle lie Saiut-Benoir de la congrégation de Saint-Maur. Le iliocèse avait vingt-cinq lieues communes <le France du nùili au nonl , et douze du levant au couchant dans sa plus grande largeur. Il contenait deux cents paroisses et soixante ilixsept succursales, partauées en ileux arciiidiaconés, savoir, ceux cie Dinan et de Porhoiiet, et liuit doyennes, quatre sons chaque archidiaco'.ié. Il était borné au levant par celui de Rennes, et au couchant par celui de Saint- Brieux; il avait le diocèse de Vannes au midi, et la côte de l'Océan au nord, L'évéque de Saint-Malo jouissait de trente-cinq mille livres de revenu, et payait mille florins poursesbulles.
Ce siégea été supprimé par le concordat de 1801.
Evêqiies de Saint'Malo,
\ . Saint Macut ou Maclou ou Malo, se trouve dans le inartyrologe au iS novemhie, et sa vie, écrite parSigebert, dans Siirius.