‹ Bibliothèque sacrée (volume 5)Chapitre 115 sur 347 · Guillaume II Poulart, mourut · texte numérisé non relu

Guillaume II Poulart, mourut

53. josselin de Rohan fut élevé sur ce siège le 10 juillet i385. Il mourut le 7 juillet 1389.

54. Robert de La Motte, tint le synode de Saint-Malo en 1402, et mourut le 5 août 1423.

55. Guillaume III de Montfort ou de Dinan, cardinal du titre de sainte Anastasie en i43o» mourut à Sienne en Toscane à son retour de Rome, le 27 septembre 1^32. Il y est inhumé dans l'église des frères-mineurs.

56. Amalric (ie La Motte, frère de Robert, était évèque de Va unes avant de l'être de Saint-Malo. Il est mort

en 14 H"

57. Pierre III Piédru, auparavant évèque de Tréguier, assista au concile provincial tenu à Angers le 16 juillet i448> et mourut l'année suivante.

58. Jacques d'Lspinay, protonotaire apostolique, fut élevé sur ce siège le 7 janvier i45o, et transféré à l'église de Rennes le z5 aviil de la même année.

59. Jean II L'Epervicr, premierprésident do la chambre des comptes de Bretagne, et conseiller du duc de cette province, lut transféré à ce siège, de celui de Saint -Brieux, le 7

DES ÉVÊCHÉS

janvier 1450. 11 tint son synode en 1457. II tut envoyé du duc de Bretagne au concile de Mantoue , au(juel il souscrivit en i43o. Il mourut en i486.

60. Pierre IV de Laval, fut transféré du siège de Saint-Brieux à celuici en 1492; ensuite à celui de Reims.

Voyez son article parmi les arclievêques de Reims.

6i. Guillaume IV Briçomiet, cardinal-administrateur de l'église de Nimes, sur les conseils duquel le roi Charles VIII se reposait beaucoup. Il l'ut honoré de la pourpre en 1495 par Alexandre VI, qui lui mit, de sa propre main, le chapeau dont lui-mènie avait été décoré. Il célébra son synode en 1496, et lut lait ensuite archevêque de Reims, puis de Narhonne; mais il retint jusqu'à la mort l'évècho de Saint-Malo.

62. Denis Brifonn-t, lils légitime du précédent, et Irère d'un autre Guillaume, évèque de Meaux, lit solenneilcment son entrée dans Saint- Malo le i5 août i5iî. Il lut lecommandible par sa charité envers les ))auvres : il en nourrissait tous les jours treize, et les servait lui-même avant de niangcr. Il pratiquait aussi toutes sortes de mortilications. Il travailla beaucoup, en qualité d'ambassadeur du roi François I'^"', à la canonisation de saint François de Paule. Joachim Périonius, savant moine de Cormery, qui fit aussi son oraison .funèbre, lui dédia, lorsqu'il était encore abbé de ce lieu, les discours de Tite-Live, enrichis de notes, en i5!^)3.

63. François Bohier traduisit en français le livre du cardinal de Cusa, Des conjectures sur le jugement universel, en i562.

64. François II Tbomé, fut élevé sur ce siège en 1567. Il tut choisi par le clergé et les grands de Bretagne, pourlarétormation des droits municipaux. Il assista aux Etats-généraux du royaume a Blois en 1577, et mourut le 7 février «590.

65. Chai-içs de Bourneuf devint évèque de Saint-Malo en 1590, et

DE FRANCE. iSg

permuta son évéché avec l'évêque de Nantes en 1699.

66 Jean TU du Bec, fut sacré évoque de ce siège à Paris dans la chapelle de la reine, la veille du dimanche des Rameaux iS^g, par le cardinal de Gondy. Il mourut le 20 janvier 1610, et tut inhumé dans son abbaye de Mortemar en Normandie. Il a fait des paraphrases en français sur les psaumes île David.

67. Guillaume V Le Gouverneur, doyen de cette église, en fut nomn.é évèqne le 29 janvier 1610, confirmé par Paul V le 3o août de la même année, et sacré dans l'église des capucins de Paris par François, cardinal de Joyeuse, le 20 février i6ii. Il avait assisté à l'assemblée du clergé à Paris en i6o5. Il se trouva aussi aux Etats du roy.uime en cette même ville en 1614. Ce fut de son temps que les I)énédictins anglais, les cordeliers, les capucins, les bénédi( tines etlesursulines, furentétablis à Saint- Malo. Plusieurs monastères furent aussi établis dans le diocèse sous son gouvernement. Il mourut en i63o.

68. Achilles de Harlay, île retour d'une ambassade de dix ans auprès du Grand-Seigneur, entra à l'Oi'atoire, où il vécut de la manière la plus écùliante. Il fut nommé k l'évéché de Saint-Malo par Louis XIII, en i63i, et y fit son entrée l'année suivante la veille de la Pentecôte. Deux ans après, il présida à Dinan aux Etats de Bretagne. Il assista à l'assemblée du clergé lie France à Paris en i635, et mourut, âgé de soixante-cinq ans, à Saint-Malo, le 20 novembre 1646.

69. Ferdinand de Neuville, abbé de Saint-Vandrilie en Normandie, et de Saint-Mereune en Bretagne, avait d'abord fait son noviciat dans l'ordre militaire de Saint-Jean de Jérusalem. Il tut ensuite désigné coadjuteur il'Achilles, son oncle maternel, et sacré évèque de Sébaste, a Saint- Malo, le 28 août 1644» P'^'" le même Achilles. Il assista, comme délégué de la province de Tours , à l'assemblée du clergé tenue à Paris en 1690.

{Gall. chriit., vet. edit. t. j,part. 1,

CATALOGUE

foL. 63o. ) Ce pr 'lat fut transféré à l'abbaye de Saint-Bertin, de l'Ordre

i'é"lise de Chartres en 1657.

Les successeurs de Ferdinand de Xeuville ne sont pas venus à notre connaissance jusqu'au suivant.

70. Vincent -François Desmaretz, frère de Kicolas Desmaretz, contrôleur-général des finances, et oncle du maréchal de Maillebois, fut sacré le 17 septembre 1702, et mourut en 1739, âgé de quatre-vingt-un ans

de Saint-Benoît, avait toujours été la première de la ville jusqu'à l'érection de l'évéché. L'abbé jouissait encolle de plusieurs pri\ilé^es, et avait séance aux Etats d'Artois. Outre le gand collège, gouverné |)ar les jésuites flamands, les jésuites anglais y avaient un autre collège pour ceux de leur nation , et il y avait encore trois autres maisons de jésuites an-

71. Jean-Josejdi Fougasse de la glais. Il y avait quatre autres mai-

Bastie, né à Avignon en 1704, a été sacré le 27 novembre 1740-

72. Antoine-Joseph des Laurents, né à Avi<n)on en 1718, sacré le 2 août J767, mort en 1786.

73. Gainiel Cortois de Pressigny, né à Dijon en 1745, sacré en ij'ÙG , donna sa tiémission en 1001. En 1817 il a été nommé à l'achevêclié de Besançon. C'est le dernier èvèque de Saint-Malo

sons religieuses d'hommes, dix de filles, plusieurs hôpitaux ou maisons d'orphelins, et six paroisses.

Le diocèse de Saint-Omer s'étendait dans l'Artois et la Flandre-, c'est pourquoi il était partagé en tieux archiiliaconés, l'un de Fuindre, et l'autre d'Artois. Il contenait cent dix paroisses et onze annexes partagées en douze doyennés; et dix abbayes, cinq d'hommes et cinq de filles. L'é-

SAIKT - OxMER , Fanum Sancti yê(iue de Saint-Omer jouissait de

^udomari et Audojnaiopolis , an cienne ville épiscopale sous la métropole lie Cambrai, est située sur l'Aa, au milieu d'un grand marais, à soixante lieues de Paris. C'est au-

quarante mille livres de revenu, et payait mille florins pour ses bulles.

Ce siciie a été supprimé en 1801.

Comme l'église de Saint-Omer, avant il'être élevée à la dignité de ca-

jourd'hui un des chefs-lieux de sous- thédrale, fut gouvernée par des pré-

préiecture du département du Pas- vôts, nous les rapporterons ici, avant

de- Calais; sa population est de vingt de parler des évpques de ce siège.

mille habitans. Elle doit son origine PrévÔts de Saint-Omer.

et son nom à saint Orner, évéque de

Térouane. Il y bâtit au septième siè- i.Hélécin, rapporté par une charte

de le monastère de Saint-Pierre de du temps de l'évèque Baudouin , en

Sithieu, qui fut ensuite la célèbre ab- 1016.

baye de Saint-Bertin, où il fut inhu- 2. Arnoul I" présidait en 107^,

mé, et l'église de îsotrc- Dame, qui comme il parait par une bulle de

est aujourd'hui la cathédrale. Ce lieu Gréj^oire VII. Il mourut en io8.>.

fut entouré de murailles , et devint une ville vers la fin du neuvième siècle. L'église de Saint-Omer, remarquable par sa graiuleur et sa magnificence, fut érigée en cathédrale en

3. Otgerl»"-, prévôt en 1084, abdiqua pour se retirer au monastère du Mont-saint-Éloi.

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