Jean V de Kerman, élu en i5o3, mourut en i5i
38. Gui m Le Clerc, inhumé dans son abbaye de Roue en Anjou en i5i4.
.39. Christophe «le Chauvigné.
40. Roland d'3 Chauvigné monta sur ce siège par la démission de Christophe son frère, en i554.
DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE
4i. Rollaml II de Neufville devint évêque (le Saint-Paul, par la résignation du précédent, en i562, assista au concile de Tours en i585, et mourut en i6i3.
42. René de Rieiix, d'une illustre famille de Bretagne, fut élu à cet évêché après la mort de Rolland II, et assista en 1628 à l'assemblée du clergé, tenue à Fontenai en Poitou.
Il fut dans la suite éhi le 3i mai i635, déposé de l'administration de ce diocèse, et Cliarles Talon, curé de Saint- Geivais à Paris, fut nommé en sa place le 28 août suivant; mais celuici abdiqua en 1637 avant d'avoir refu ses bulles.
43. Robert Cupif , doyen du Folgoat, etc. , nommé à cet évèché par Louis XIII, reçut ses bulles le i6 janvier 1639, fut sacré a Paris, lieu de sa naissance, le aS mars 1640, et reçu par le clergé et le peuple île son diocèse le 23 avril suivant. Il consentit en 1648 k sa translation a l'évèché de Dol, pour donner lieu à René de profiter de sa réintégration en ce diocèse.
44- René de Rieux, exclus, comme on vient de le dire, de l'administration de ce diocèse en i635, fut remis dans ses droits par l'assemblée du clergé de 1646, et revint à son église le 24 décembre 16 (.8. Il assista aux Etats-généraux de Bretagne l'année suivante, visita ensuite tout son diocèse, et mourut le 8 mars i65i, âgé de soixante-trois ans.
45. Henri , de l'illustre famille de Laval, succéda à René par la nomination de Louis XIV, en i65i, et fut sacré à Paris le 17 août de cette année. Il présidait encore k cette église en i656. {Gall. Cfir., vet. cdil.)
Nous ignorons les successeurs de Henri de Laval jusqu'au suivant :
46. Jean-Louis de la Bourdonnaye, sacré le 22 avril 1702, et mort flans la soixante - seizième année de son a,i;e, en 1742. (Journal de Verdun, mois de février 1742, p. 159.)
4;- Jean.Louis de la Bourdonnaye, mort a Brest le 22 février, âgé de soixajîte - douze ans. ( Journal de \ erdun, mois de mai 1745, p. 399. )
(Comme nous ne connaissons ces deux derniers prélats que par le journal de Verdun, nous ne pouvons assurer s'il faut les distinguer, ou si ce ne serait qu'un même évêque qu'on aurait peut-être multiplié en en faisant deux.)
48. Jean-Louis Goyon de Vaudurant, né dans le diocèse de Vannes en 1702, sa( ré le 12 octobre 1745.
49. Joseph-François d'Andigné, né en 1724, sacré le 21 août 1763, transféré k Cbàlons- sur -Saône le 7 septembre 1772.
50. Jean -François de la Marche, né eu 1729, sacré en 1772 , refusa sa démission en 1801 et signa les réclamations des évêques.Il est mort k Londres en 1807.
SAINT - PAUL - TROIS - CHA- TEAUX, FanumsanctLPauli Tricastinum , autrefois ville épiscopale du Bas-Dauphiné, sous la métropole d'Arles, est situé sur le penchant d'une colline, k cent soixante-quinze lieues de Paris. Cette ville a été colonie romaisous le nom A^Augiista Tricastinorum, et l'on y trouve beaucoup de restes d'antiquité. Son nom actuel lui vient de saint Paul, un de ses évoques qui vivait au quatrième siècle.
La cathédrale de Saint-Paul avait un chapitre composé de douze chanoines, dont quatre avaient des dignités, et detroishebdomadiers qui faisaient la fonction de curé. Il n'y avait dans la ville qu'un couvent de dominicains de la congrégation du Saint- Sacrement. Le diocèse de Saint-Paul n'avait que cinq lieues de long et quatre de large, et ne contenait que trente-cinq paroissesqui s'étendaient en Dauphiné , en Provence et dans le comtat Vénaissin. L'abbaye d'Aiguebelle, de l'Ordre de Citeanx, était la seule de ce diocèse. L'évêque se disait comte de Saint-Paul-trois-Chàteau, et en posséiiait le domaine en paréage avec le roi. Il jouissait de douze mille livres de revenu, et payai î quatre cents florins de taxe eu cour de Rome ;)our ses builes.
Ce siège a été supprimé par le coucojdat de 1801.
Jîvêques do Saint - Paul - trois- Châteaux.
i. Saint Restitut. On ignore clans quel temps te prélat a gouverné l'éelise lie Saint-Paul. Etienne Genevès, qui fit l;i translation des reliques de saint Restitut en 1465, est le premier qui l'ait t'ait é\êque de S.iint- PhuI,
suivant le père Louis-Anselme Boyer, dans son Histoire <le l'églisedeSaint- Paui-tiois-Cliàteaux.
2. S.iint Just souffrit le martyre pendant l'irruption des Allemands sous Crocus leur général.