‹ Bibliothèque sacrée (volume 5)Chapitre 134 sur 347 · Antoine du Gros, neveu mater · texte numérisé non relu

Antoine du Gros, neveu mater

nel du précédent, succéda à son oncle en 1599. '^ ^^ P"* s'empêcher, en taisant son entrée , de verser des larmes sur le déplorable état de cette église désolée. Il n'y avait alors que trois chanoines, et depuislong-temps on n'y avait point fait d'office ni prêché; de sorte que le peuple était dans la plus profonde ignorance. Le prélat, pour remédier à ces maux, rappela tons les prêtres absens, et leur enjoignit de reprendre leurs fonctions. Il fit réparer la cathédrale, rétablit la célébration de l'office divin, et s'acquitta exactement des autres devoirs d'un véritable évêque.

Il mourut le 24 février i63o, dans un lieu appelé Baume, où il s'était retiré pour éviter la peste, qui faisait beaucoup de ravage dans la ville de Saint- Paul. Il fit plusieurs legs pieux, et laissa des fonds pour habiller chaque année vingt-quatre pauvres.

71. François Adhémar de Monteil de Grignan, fils de Louis -François, comte (le Grignan et d'Aps, et de Jeanne d'Ancézune, abbé d'Aiguebelle, nommé par Louis XIII en i63o, fut sacré le 14 septembre lô'îi.

Il assista à l'assemblée générale du clergé de Franceen i635, et obtint en 1639 un arrêt du parlement pour réprimer l'insolence des calvinistes à l'égard du trcs-Saint-Sacrement, et les obliger à tapisser les murailles tie leurs maisons pour la procession de la Fête-Dieu. Il tut transféré en 1643 à la métropole d'Arles, en qualité de coadjuteur.

72. Jacques Adhémar de Monteil de Grignan, frère du précédent, syndic du clergé de France, fut sacré, dans l'église intérieure de la Chartreuse de Lyon, par l'archevêque d'Arles, son frère et son métropolitain, en 1645. Il vint la même année à Paris pour assister à l'assemblée du cleroé, et y prêcha souvent devant le roi. Il tut aussi député pour l'assemblée de i65o, et passa a l'évêché d'Usés en 1657.

73. Claude Ruflier Provins, moine de Cîteaux, docteur de Paris, après

DES ÉVÊCHÉS

avoir servi l'église d'Usés pendant vingt ans en qualité de vicaiie-général sous Nicolas Grillé, son oncle , évêque de la même église, fut nommé au siège de Saint- Paul le 3i mai 1657. Il fut sacré à Uses par son oncle le 12 lévrier 1659. C'était un prélat pieux, charitable, et ir s assidu à la garde de son troupeau. Il reçut les dominicains de la congrégation du Saint-Sacre meut, et lit beaucoup de bien aux pauvres. Il mourut le le 1.6 niars 1674. On trouva soti corps tout entier ijuinze ans après son en terrement, ce qui augmenta la réputation de sainteté dans laquelle il était mort.

74. Luc tl'Aquin, nommé en 1674 > obtint le 7 septembre de la même année un édit du roi jjour exclure les calvinistes de la charge de consul. Il assista l'année suivante a l'assemblée générale du clergé de Fra' ce, et iut transféré à l'évècbé de Fréjus en

75. Louis Aube de Roquemartine, fils d'André, marquis de Roquemartine, et de Marie île Tinélis Ue Castelet, prévôt de la métropole d'AvIes, ordonné évèque de Grasse en 1677, fut transféré à Saint-Paul en 1680. Il consacra l'église des dominicains le 18 octobre 1682, et assista à l'assemblée générale du clergé de France en i6b5. Il lit détruire le temple que les calvinistes avaient à Saint -Paul, fit faire des réparations magnifiques à sa cathétlrale, et s'appliqua avec beaucoup de zèle à la réformation des mœurs et au soulagement des pauvres. Il mourut au mois de mars

1714. ( Gall. Christ., tom. 2 , nov.

edit)

76. Joseph Maurel de Chaffaud, chanoine de la métropole d'Aix, vicaire-général de l'archevêque île cette ville, et conseiller -clerc au parlement, nommé le i^r avril 1714, et sacré le aS août de la même année, se reniiit a Saint-Paul le 24 février

1715, et lit d'abord la visite de son diocèse. Mais il ne posséda pas longtemps cette église ; car, étant tombé malade au retour de sa visite, il se

retira à Aix, où il mourut le lo mars 1717. Il fut enterré dans la métropole de cette ville.

77. Claude-Ignace- Joseph de Simiane, doyen du chapitre de Saint- Agricol d'Avignon, vicaire -général de l'évêque de Vaison, fut nommé à l'évéclié de Saint-Paul le 20 août 1717, et sacré à Arles le 21 siptem»

bre 1718.11 assista en 1723 a l'assemblée générale du clergé de France, en qualité de député .le la province d'Arles. Il favorisa en 1725 l'établissement d'une communauté de religieuses du siiint-Sacrenieiit de iNiarseille, à Bollenne, ville du comtat Venaissin et île son dioièse, et consentit en 1727 it 1728 que l'église paroissiale de la même ville tie Bollenne fût érigée en collégiale. Il approuva en 17Î0 la ilélibération pnse par les habitans de Vi-san de faire bâur un couvent aux d'iminicains de la congrégiition du Saint-Sac rement, dont, à l'exemple de ses préiiéi esseurs , il s'était servi utilement pour les missions de son diocèse, et qu'il a toujours aimés, protégés et assistés de ses abondantes aumônes. Ce digne prélat se démit de son évêché en 1743, et eut pour successeur:

78. Pierre-François-Xavier de Reboul de Lambert, d'Aix, prévôt de Digne, vicaire-général et officiai du diocèse d'Aix, sacré à Viviers le 6 février 1744

SARLAT , Sarlalum, ancienne ville épiscopale, sous la métiopole de Bordeaux, l'un des chefs-lieux de sous-préfectureilu département de la Dordogne, est situé dans un fond environné île montagnes , à onze lieues au sud - est de Péiigueux, et à cent vingt - sept de Paris. Il doit son origine à une abbaye de bénédictins qui y futt'oiuléeau septième siècle sous le nom de Saint-Sauveur, et ensuite de Saint - Sardos, et qui embrassa la rétbrrne de Clugny au commencement du dixième siècle.

Le pape Jean XXII érigea cette abbaye en évêché en 1017. Le chapitre demeura régulier sous la règle de saint Benoit jusqu'à l'an i559, qu'il

CATALOGUE

fut sécularisé. Il consistait en dix-huit chanoines, tlont six occupaient des dignités, et huit semi-piébe Qclés.L'évôijue, qui était seigneur temporel lie Sailat , jouissait île douze mille livres de revenu, et payait sept cent quarante-deux florins pour ses bulles.

Il y avait dans la ville quatre communautés religieuses , un siège de sénéchal, un présidial et une élection.

Le diocèse ne contenait que cent trente paroisses et un plus grand nombre de succursales, partagées en trois archiiliaconés.

Ce siège a été supprimé par le concordat de 1801 .

Evêques de Sarlat.

1. Raimond de Roquecorne, d'une famille noble d'Agen, moine de la Chaise-Dieu, puis abbé de Galliac, au diocèse d'Alby , fut fait premier évèque de Sailat j)ar Jean XXII en i'ii8. Il fit d'abord la visite du diocèse, et se donna beaucoup de mou- •vemens pour mettre sa nouvelle église sur un bon pied, en y faisant faire les réparations nécessaires, tant en constructions qu'en orneinens ; mais, comme les revenus étaient fort ■moiliques, il demantla d'être transféré à Saint-Pons, ce qui lui fut accordé le 24 décembre 1324.

2. Bertrand, nommé en iriaS , se tléchargea du gouvernement de cette église sur un grand-vicaire, et se tint presque toujours à Avignon par la môme raison qui avait obligé sou prédécesseur de se faire transférer ailleurs. Il mourut à ]Nimes eu 1329.

3. Arnaud Royard, de Périgueux , sa\ant religieuxde l'Ordre des frèiesndneurs, devint premièrement archevè(iue de Salerne en 1021. Ayant demandé ensuite de revenir dans sa patrie, le pape y consentit, et lui donna l'évèché de Sarlat avec le droit l'u palliurn , dont il avait usé étant archevêque de Salerne. Il prit possession de son nouveau siège en 1 j3i, et mourut en i333.

4. Guillaume do Sa ndreux, de l'Ordre de Saint-Uenoit, siégea en i3 14, et mourut en i33b dans un lieu nom-

mé Boisse, d'où son corps lut transféré à Sarlat.

5. Pierre Bèrenger, surnommé te Bourguignon, ilans un arrêt du parlement de i338, élu cette année i338, mourut en i34o.

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