Henri, le dernier dont il soit
la lin de 1099, assista au concile de parlé dans le sacr;imentaire manus-
Reims ert iioj. Accusé de simonie vers le même temps , il s'en purgea l'année suivante. Il assista au sacre de Louis-le-Gros en 1108, et à la déd'cace de l'église de Notre-Dame de Laon en m 14. Enfin il souscrivit en iii5 à l'èdit du roi qui permettait aux chanoines de Saint-Victor de Paris de se ( hoisirun abbé, sans attendre le consentement de ce prince.
52. Clairembauld , évêque de Senlis en iii5, comme il le paraît par la den'x cent soixante-huitième lettres d'Yves de Chartres, fut présent à la tiéclaration du roi en faveur du hionastère de Saint-Amoul de Crépy en 1117, et souscrivit au concile de Reims en 1119. Il est aussi fait mention de lui dans les actes du concile de Beauvais tenu en 1120, ainsi que dans l'ordonnance du roi pour la réforme de l'abljaye de Saint-Jean-de- Laon faite en 1128. Il assista en ii3i k un concile de Reims, et ne gouverna plus guère cette église passé l'ani i3).
53. Pierre I^f succéda au pré< édent en 1 134 au plus tan! ; on le marque présent à tin acte du chapitre de Senlis, comme étant dans la sixième
crit de saint Grégoire , est rappelé dans le privilège accordé par Henri Jer^ archevêque de Reims, en faveur du monastèie de Saint-Thierri, en 1168. Il termina, comme délégué du saint-siège, en 1177, le différend d'entre les abbés de Saint- Richard et de Relances, assista en 1 179 au sacre de Philippe-Auguste; fut délégué de nouveau cette même année par Alexandre III, dans l'affaire d'entre l'église de Sainfe-Geneviève de Paris et le nommé Drocon; et, en 1 181, dans celle fl'entre les chanoines de Brane et les moines de Saini-Lègerde-la-Forêf. Il fut, selon Meyerus (liv. 6, ])ag. 63, de ses Annales de Flandre), le seul des évéïiues de France qui ne consentit pas au divorce de Philippe- Auguste d'avec la reine son épouse. Il mourut le 21 février 11 85.
57. Geofroi , élu pour son insigne savoir et sa rare piété, rcf ut, en 1 185, du roi Philippe- Auguste , le même privilège qu'avait accordé Louis-le- Gros à Amaiiric son prè»lécesseur, d'installer les abbés tIe nomination royale. Il ])ublia en 1191 une consti-
année iPèpisi opat en 1139. Il assista tution au sujet des paroisses, et fut
en 1140 à la consécration de l'église fait en 1199 conservateur des privi-
de Saint-Denis, réiiarée par l'abbé lèges du monastère de Compiègne
Suger, assista cet ahbé a la mort en par le pape Innocent lîl. Le même
DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE
souvernin pontife confia en 1210 à (jeodoi et à quelques autres évêques, l'att'aire de l'abbé <le Corbie. En i2i3 ce prélat abdiqua sa dignité, pour se retirer au monastère de Charles- Lieu , et mourut apiiart^minent au inois de novembre de la même année.
58. Garin, de la famille de Montaifftl en Auvergne, succéda à Geofroi en I2i3, l'ut Siicré sur lafin de l'année suivante ; et, de concert avec Pierre, évêque de Paris, fit vers l'an 1221 plusieurs statuts au sujet des croisés, en attenilant la tenue du concile indiqué à Rome. Il termii'a plusieurs dillérends pendant les années suivantes, entre divers corps ou particuliers, et assista en i223 aux obsèques du roi Philippe, à la faveur duquel il avait eu beaucoup île part. Il assista vers le même temps au concile tenu à Paris contre los Albigeois. Il devint chancelier de France en 1227, mais il mourut la même année, après avoir obtenu que lui et ses successeurs dans cette dignité eussent rang parmi les pairs.
69. Adam I<"' fut donné pour évêqueà cette église en 1227, et assista au Concile de Noyon en i232. Il fut présent, ainsi que plusieurs autres prélats , au supplice des Bulgares à Montrimart en 1289, et est compté aussi entre ceux qui furent chargés cette année lie la condamnation du Thalmud. Ilassista en la^-S au concile de Lyon, et en 1248 à la dédicace de la Sainte - Cha|.elle <le Paris. Il mourut vers la fin do 1258.
60. Robert II fut élevé sur ce siège en 12.59, et mo'uriit l'année suivante.
61. Robert III, évêque de Senlis en 1260 , assista en 1270 au concile de toute la province assembléàCom- ])iègne, et à celui de Lyon en 1274; il souscrivit à la lettre adressée au pape, pour solliciter la canonisation de saint Louis en 1276, et se trouva au concile de Compiègne tenu en 1278.
Il mourut vers la fin de 1282.
62. Gaultier de Cliambly et de Neuilly, assista au concile de Reims en 1287. On ne sait pas au juste le temps de son entrée dans ce diocèse ,
non plus que celui de sa mort.
63. Pierre II Cailleu, Quailleu, Calleau et Chaillou , qui n'était entré dans cette église en 1291 que par violence, vu l'o()positior des clianoines k son intronisation, en conséquence du refus qu'il avait fait de prêter le serment accoutumé, ne répara entièrement cette violence qu'en 1293.
Il mourut peu après.
64. Gui IV ilePlailly occupait déjà ce siège en 129I, selon les archi\es de Clielles. Il assista le veniiredi d'après la circoncision de l'an i3o4 aa concile de Compiègne. Il reçut en i3o5 une bulle de Clément V qui lui donnait pouvoir tie conférer tonte sorte de bénéfices aux clercs norrtmés par le roi. Il assista en i366 à la translation du chef de saint Louis à la Sainte-Chauelle, eten i3o7 à celle du corps de saint Eloi. Il mourut le 9 mai i!îo8.
65. Guillaume I*'' de Berrone, sacré en i3o9, assista au concile de Reims tenu en i3io, en particulier contre quelquestempliers, et mourut en i3i3.
66. Pierre III, élu et confirmé en i3i3 ou i3i4, fut député par le roi en i3i6 pour la reforme de la sénéchaussée de Lyon et «lu baillage de Màcon , assista en i3i7 au concile de la province indiqué k Senlis, et à un autre de la même ville en i3i6. Il transigea avec son chapitre sur la collation des deux chapelles de Borest en i334, ^^ mourut la même année le dimanche avant la Toussaint.
67. Vast de Villiers , confirmé par le chapitre deReims le i^f avril i335, mouiut au plus tard en i337.
68. Etienne de Villiers , devenu évêque de Senlis en i3'')7, ne gouverna cette église que jusqu'en i339 au plus.
69. Robert IV de Plailly, élu et confirmé en i339, vint au concile de la province tenu à Noyon en i344> et mourut apparemment cette année.
70. Pierre IV" de Gros, confirmé par Clément VI en i3.}4, fit son entrée solennelle en i345. Il est le premier évêtjue de Senlis qui se soit dit évê-
igo
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que par la grâce du saint- siège. Il lut transféré à Auxerre en 1849, ^^ créé cardinal en 1 >5o.
71. Denis I*''' Le Grand, élevé sur ce sié^e en i35o, mourut au mois de mars en i35i.
72. Pierre V de Frégny, originaire de l'illustre famille de ce nom qui florissait encore en 3672, fut d'abord religieux dominicain, ensuite confesseur du roi, pius évêque de Senlis eni35i,lit, en 1353, plusieurs statuts au sujet des écoles, et mourut en i356.
73. Adam de Nemours, aussi religieux de l'Ordre des frères-prêcheurs, iut élu et confirmé évêque de Senlis au mois de juillet i356. On ne sait pas au juste combien de temps il gouverna cette église, mais il était déjà mort en 1379.
74- Martin, long- temps inconnu, se trouve dans les registres du Vatican à l'occasion de son successeur, à l'année 1379.
j5. Pierre VI de Brouverville fit sa soumission pour Martin son prédécesseur en 1379.
76. Jean I^' Dodieu commença à gouverner cette église en i38o. Il assista en 1392, à la translation du corps de saint Louis, en 1394, au concile tenu à Paris contre Pierre de ^unc, et 0])ina pour la soustraction d'obéissance à cet antipape en 1398.
II fut envoyé en andjassade en Sicile en 1400 ou environ, et mourut en
j-j. Pierre Vil Praoul, créé évêque de Senlis en 1409 par le ])ape Alexandre V, était encore and)assdd('ur tle France en cour île Rome en i4io; il prit possession de son église le 28 janvier de cette année, ])ar ])rocureur, et obtint du cha|)itre au mois de décembre suivant, qu'en considération lie ses inlirmités, il ferait son entrée sans se déchausser. Il mourut le n avril i4i5, et fut inhumé à Saintî\]arccl de Paris, près de Pierre Lombard,
78. Jean II d'Achéry, nommé par le ])ape en i4i5, assist.i la niêine année au concile de Constajice, fut dé-
puté par ce concile pour connaître des hérésies qui régnaient dans la Bohême et la Moravie, et approuva en 1416 les actes de ce même concile de la part de l'université de Paris. Il fut tué dans la prison du petit Châtelet par la faction des Bourguignons en i4i8.
79. Pierre VIII, de Chissey, moine de Clugny, élu le 23 juin i4i8, mourut le 23 novembre 1422.
80. Jean III Fouquerei , confirmé pa,r Martin V le 14 mai i423, mourut le 12 octobre 1429.
I-e siège vaqua trois ans, Jourdain nommé parle pape Eugène IV ayant abdiqué avant de recevoir ses provisions.
81 . Guillaume II de Hotot, nommé par le pape le 12 février i433, lut envoyé la même année par le roi au concile de Constance, et admis en cette qualité le 22 mai ; mais à peine eut -il pris ])ossession de son église, qu'il mourut le 6 mai i434-
82. Jean IV Raphanel, de l'Ordre deSaint-Franfois, élu le i4août i434, obtint en 1439 du cl)a|)itre de Paris, le siège vacant, de bénir l'abbesse de Mcjntmartre. Il institua en \l\l\(> la procession des chanoines de Notre- Dame à f'église des franciscains, qui s'est faite jusqu'à nos jours le jour de saint François. Il abdiqua au commencement de i447> <^* niourutle 24 septembre i448.
83. Simon Bonnet, de noble famille en Poitou, nommé par Nicolas V le 4 niai 1 447, assista au concile de Soissons en 1456, au sacre de Louis XI en 1461, et aux Etiits ilu royaiimeà Tours en 1468. Il donna en z l{iil\ den-x. mille deux cents livres pour contribuer à la nouvelle châsse de saint Rieul, y transféra lesossqmens de ce saint eu 1491» et mourut le 26 mai
84. J' an V Neveu, prêta serment de fidélité au roi le 26 septembre 1498, et mourut le 3 mars i499'
85. Ch.irles de Blanchel'ort, en conséquence des ilémêlés arrivés depuis la mort du ])récédent, ne reçut ses bulles qu'en i5o2; il assista aux Etats-
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géiiôiaux (lu royaume tenus à Tours en i5io, et après avoir enriclii sou église de plusieurs ornemens, il mourut le 29 août i5i5.
86. Jean VI Calveau, prêta serment de lidélité au roi en qualité il'évêc]ue de Senlis, à Lyon le 16 mars i5i6, assista en mai i5i7 au couronnement de Claude, épouse de Franfois I'='', et mourut en juin ]522, après avoir abandonné à son clinpitre ce qui lui était dû de leur part.
87. Artur Fillon, sacré le 9 juillet 1622, réforma le prieuré de Saint- Maurice, ainsi que l'a1)baye de Notre- Dame lie la Victoire, et lit plusieurs statuts très - avantaj^eux pour les sœurs delà Maison-Dieu en i525. Il ■mourut le 26 août iSaô , après avoir donné deux cents livres pour une maison propre à tenir tles écoles.
83. Odard ou Odoard Hennequin, nommé par le roi en 1526, avait à peine pris possession de cette église, <]u'il permuta |iour celle de Troyes.
89. Guillaume III Petit, \ a sa de l'église de Troyes à celle-ci avec l'agrément du roi en iSay, et y lit son entrée solennelle le 29 mars 1528. Il fut envoyé l'année suivante par le roi, pour s'informer de ce qu'était la relij^ion des Vandois. Il lit aussi présent à son é;4lise en 1529, d'une croix d'or enrichie de pierreries, dans laquelle était renfeimée une parcelle de la vraie croix. Il s'appliqua de toutes ses forces à att'crmir la réforme du prieuré de Saint-Maurice en i53i, et mourut le 8 décembre 1 536. Il était de l'Ordre des trères-prèclieurs, et le P. Echard parle de ses écrits, p. 100, tom. 2, des écrivains de cet ordre.
90. René Le Rouillé, noble Parisien , devint évoque de Senlis le 8 janvier i5?ij, assista par procureur à la réforme des coutumes de cette église, lit son entrée solennelle le 3o mars 1544» et assista au sacre de Henri II le 26 juillet 1347. Il lit usage l'.e l'arrêt du parlement pour la réforme de l'abbaye de la Victoire en i55o, se trouva aux Etats-généraux du royaume tenus à Paris en 1657, etmourutle 14 septembre 1569.
91. Crépin de Boischanteau, lils de Louis, seigneur de Kargis, et de Marie de Véres , nommé à cet évêché le 27 mars i56o, mourut le i3 juin suivant, avantd'en avoir pris jiossession.
92. Louis Guillart, d'abord évcque de Tournay , ensuite de Chartres, puis de Châlons-sur-Saône, le devint de Senlis le 17 juillet i56o. Le cardinal de Lorraine, Charles de Guise, lui conlia la même année l'administration de sa métropole de Reims. Il laissa soné^è. héàson neveu en i56i, et mourut à Paris le 19 novembre
93. Pierre IX Chevalier, lils de Pierre, seigneur des Prunes en Brie, maître des comptes et garde du trésor de Poitiers, et de Marie Guillait, sœur du ])récédent, monta sur ce siège le 19 septembre i56i, fut sacré en i563 , et assista au concile de Reims en i564. Il était vulgairement appelé le pcre des pauvres , et prouva en dernier lieu que c'était avec justice, en leur laissant par testament la moitié de ce qu'il possédait d'argent. Il mourut le 3o octobre i583.
94. Guillaume IV Rose , sacré le 6 mai i584, lit , de concert avec six autres évêques nommés à cet effet, neuf chapitres d ■ réformation, qu'ils proniiient d'observer, en attendant la publication du concile de Trente.
Il tut élu le 7 octobre 1589 conservateur des privilèges de l'université de Paris. Le 5 septembre 1598 il fut obligé, par arrêt du parlement, d'avouer en présence de la cour, que témérairement il s'était fait gloire d'être ilu nombre des ligueurs; à condamner comme im])ie, le livre intitulé, Plainte de Louis d'Orléans, etc., à être un an sans prêcher et sans entrer dans sa ville épiscopale; enlin à donner pour les prisonniers de la conciergerie cent écus au soleil. Il avait fait présent de plusieurs ornemens tant à la cathédrale qu'à la collégiale, de Saint-Rieul, lorsqu'il mourut le 10 mars 1602.
95. Antoine Bobe, neveu du précédent, sacré par Clément VIII en 1602, perdit^^au grand -conseil deux procès
iga
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qu'il avait eus avec son chapitre sur la juridiction tant civile que criminelle, l'un en 1606, l'autre en 1607.
Il lit cependant comhimner par le clergé lesiiits écrits du chapitre. Ce siège avait été iléclaré vacant le i3 juillet 1609; mais la chose ne fut tonsonimée que sur la bulle île Paul V du i5 mars 1610, par laquelle le pape approuvait la permutation d'Antoine avec François, évoque de Clemiont.
oCi. François de la Rochetoucault ayant pris possession de cette église par procureur le 21 avril 1610, fut envoyé aussitôt par le roi vers le pape, pour lui rendre témoignage de son respect envers sa sainteté. Il fat un des principaux d'entre ceux quilirent retrancher des décrets du concile de Bâle ce qui était contraire à la dignité du souverain pontife. Il fut lait cardinal aussitôt après la mort de Bellarmin son ami, et fut un exemple de vertu dans le sacré collège, ])endant son séjour à Rome. Il prit enfin possession île son église en jiersonne le II novembre 1612, et s'a[)pliqua aussitôt à la visite de son diocèse, et à y procurer tout le bien possible. Il assista aux États -généraux du royaume au mois d'octobre 1614, et n'oublia rien pour jiersuader au roi de faire publier en France les décrets du concile de Trente, sauf cependant les privilèges de l'Eglise gallicane.
Les États s'étiuit séparés, il présida à l'assemblée du clergé, et y lit admettre les décrets du concile en i6i5. Il mourut en i6i8, digne à tous égards de l'olfice de grand - aumônier de France , dont le roi le chargea, surtout en ne souffrant à la cour aucun des impies de ce temps, quelques sollicitations qu'il reçût ù ce sujet. Il n'accepta en 1619 l'abbiye de Sainte Geneviève en commende que dans ledesseiu de travailler incessamment à la réiorme de cette abbaye , et de la remettre au plutôt aux abbés réguliers. Il travailla aussi beaucouples annéessciivaiites à la rétorine des Ordres île Saint-Benoît, de Saint- Bernard et de Saint-Augustin, renonçant inême, pour s'en mieux acquit-
ter, à !a place de chef du conseil, après avoir quitté iléjà son évêché en 1622, en conséquence des obstacles que formait cette charge aux exercices épiscopaux.
97. Nicolas Sanguin, fils de Jacques Sanguin, conseiller au parlement de Paris, et de Marie du Mesnil, nommé parle roi à cet évêché le 12 mai 1622, fut sai lé à Saint-Louis îles jésuites par le cardinal île Richelieu le 1 2 ié\ rier 1621. Il ét.iblit à Si s propres dépens la communauté de la Présentation de la sainte Vierge à Senlis, et en obtint la confirmation du pape Urbain VIII par une bulle en date du 4 janvier 1628. Il fut délégué par le roi le 3 avril suivant à l'exécution du bref apostolique 1 donné pour la réforme des ordres reli- j gieux. Il se démit de son évêthé en j faveur de son neveu, qu'il sacra en i65L',et mourut subitement le 1 3 juillet i653, après trente-un ans d'épiscopat, et après avoir donné pendant tout ce temps les plus édifians exemples, distribuant tous ses biens aux pauvres, réglant sa maison comme un monastère, où il vivait en communauté avec les ecclésiastiques, faisait taire
la lecture ])endant les repas, et la taisait lui-uiême à son tour aux domestiques de la scconile table.
98. Denis II Sanguin, neveu du précédent, sacré par son oncle le 14 janvier 1652, piit possession de son église en personne le 21 mars suivant, et lit plusieurs statuts pour l'hôpital de cette ville le 17 janvier i656. Il fut ilélégué de la province de Reims à l'assemblée générale du clergé en i665. Il avait donné tant de sujets d'affection et de respect à son peuple peniiant cinquante ans d'épiscopat, que son clergé fit »ine I fête solennelle à ce sujet au mois de I mars 1701, et le fit complimenter par
le doyen de son chapitre. Miiis ce digne prélat mourut à Paris, âgé de quatre-\ingts ans, et iloyen îles évéques de France le i3 mars 170;'..
99. Jean-François de Chamillard, fils de Guy de Chamillard, maitie des requêtes, fut transféré de l'évèché de Dol à celui-ci le 16 avril 170;!,
DES ÉVÊCHÉS
et fit son entrée solennelle le ii fé- .vricr 1703, et fut fait premier aumônier de madame la duchesse de Bourgogne le 12 avril 1704. H assista à l'assemblée j^énérale du clergé eu 1705, et tint son synode la même aunée. Il conduisit a Saint -Denis la pout|>e funèbre de monseigneur le Dauphin et de son illustre épouse le 14 février 1712, et mourut à Paris le 16 avril 1714- Son corps, reporté à Senlis, lut déposé en l'église de Saint- Lazare du taubourg, puis inhumé dans sa cathédrale, a laquelle il avait laissé trois cents livres de rente pour son anniversaire. Il ordonna aussi à
i son frère de donner tous les ans neuf mille livres aux dames de charité de la ville de Senlis.
100. François- Firmin Trudaine, nommé par le roi le 20 mai 1714, et sacré le zS novembre suivant, prit solennellement possession de cette église le 7 février 1715. Il assista au sacre de Louis XV, le aS octobre 1722, et y exerça les fonctions annexées k son siège. Il assista, comme délégué de sa province, a l'assemblée du cleroé le 25 mai 1723, et donna comme délégué du pa|)e, le pallium à l'archevêque de Rouen , Lrouis tie la Vergne île Tressan, le 12 juillet 1714. Qiioiqu'absent de l'assemblée du clergé en i73o, il y fut nommé second procureur pour continuer les nouveaux commentaires ilu clergé.
Il approuva le 17 septembre 173s le décret du chapitre <ie Saint - Rieul ,~ au sujet des distributions, et le confirma le 20 décembre 1741. Il fut encore désigné par l'assemblée ilu clergé de 1740 pour la recherche des ])ri\iléges ilu clergé. {G ail. Christ., nov. edit. tom. 10.) Ce prélat est mort à Paris le 4 janvier 1754, âgé de soixante-dix-sept ans.
. ICI. Armand île Roquelaure, ci-
devant chanoine et \icaire - général d'Arras, fut sacré le 16 juin 1751.
Conciles de Senlis.
Le premier fut tenu l'an 861 . {Gall.
Christ., t. 3, pag. 834.)
DE FRANCE. * igS
Le second, l'an 863. Hincmar, archevêque de Reims, y priva de l'épiscopat Rothade de Soissons, pour avoir déposé injustement un prêtre.
(Reg. 22. Lab. 8.)
Le troisième, l'an 873. On y lit le procès k Carloman , lils de Charlesle-Chauve, pour s'être lévolté contra son père. (Reg. 24. Lnb, 9. Hard. 7.)-
Le quatrième, l'an 990, où l'on excommunia tous ceux qui avaient eu ])art k l'invasion des églises de Reims et de Laon. (Lab. 9.)
Le cinquième, l'an 1048, en faveur de saint Médard de Soissons. (JVlartenne, in collect. nova, t. 7.)
Le sixième, l'an 1240, pour accor* der au pape des secours d'argent.
(R. 28. L. II. H. j.)
Leseprième,l'an i3io, dans l'affaire de templiers. {Ibid.)
Le huitième, l'an 73i5, dans la cause de Pierre de Latilly, évêque dû Chàlons-sur-Marne, soupçonné de la mort de Phiiippe-le-Bel. (Ibid.)
Le neuvième, l'an i3i7 ou i3i8y contre les usurpateurs des biens de l'Eglise. (Lab. 11.)
Le dixième, l'an 1326. Guillaume de Trie, archevêque de Reims, y présida, et l'on y lit sept canons.
Le premier règle les cérémonies qu'on doit observer dans la célébration du concile.
Le second défend à ceux qui ont des bénéfices de s'engager dans d'autres emplois, k peine d'être privés do leurs bénéfices.
Le troisième commande , sou»
peine d'excommunication, l'entiei' paiement des dîmes.
Le quatrième déclare les excommuniés incapables d'agir, de plaider, ou de rendre témoignage en ju"ement.
Le cinquième excommunie ceux qui violent le droit d'asile.
Le sixième i;éfcml, sous la même peine, les mariages clandestins.
Leseptièmeest un renouvellement du concile de Bourges, contre ceux qui empêcheront l'exécution desjugemens ecclésiastiques. (Lab. n Hard. 7.)