‹ Bibliothèque sacrée (volume 5)Chapitre 161 sur 347 · Magnu.*;, ou JMagnon, ou Ma · texte numérisé non relu

Magnu.*;, ou JMagnon, ou Ma

gne, sacré, dit-on, en 804, fit ];eaucoup de bien à cette église, et dédia a Cliarlemagne ses notes sur le droit.

Il mourut vers l'an 816.

43. Jérémie, selon quelques-uns, était abbé de Saint -Richard (Saint- Riquier), lorsqu'il fut élu en 816; mais cette opinion est entièrement contraire a la tradition de réj;lise de Sens. Jérémie était simple religieux de Saiute-Colombe-lès-Sens quand il fut appelé à l'épiscopat. Il fut envoyé par l'empereur vers le pape Eugène II en 823, procura beaucoup de privilégies à l'église etauxmonastères de ce diocèse, et, après plusieurs autres bonnes œuvres, mourut, dit Odoran, le 7 juin 828.

44- Aldric était abbé de Ferrières en Gâtinais lorsqu'il fut élevé sur ce siéf^e en 83o. Il assista au concile de Thionville en 83}. et mourut à Ferrières le 10 octobre 840. L'église de Sens l'honore comme saint le 10 octobre.

45. Wenilon, abbé de Ferrières, était clerc de la chapelle ilu roi lorsqu'il fut tait archevê(|ue de Sens en 842. Il sacra Charles-le-Cliauve le 6 juin 843, le siège de Reims étant vacant. Il présida, avec l'évêquede Poitiers, au second concile de Verneuil, et entreprit de Contenir les articles touchant les évêques et les églises du royaume, à celui de Beauvais, en 845. Il assista la même année au concile de Meaux, et souscrivit, dans ce- ■ lui de Paris, au privilège du mona- 1 stère de Coibie, en 846. Il se trouva " encore à celui d'Epernay, et à un autre de Paris en 847 ; à celui de Qiijersy en 849; à celui (,o Tours la même année, et fuésida au second de Soissons en 853, ainsi qu'au se- , 1 cond de Verberies la même année. I Il fut dan^ la suite accusé parCharles-le-Chauve ; mais on ne voit pas dans les actes des conciles, soit des Savonièrcs en 869, soit deToussyen 861, dans lesquels il fut question de cette affaire, qu'il ait été condamné; l'histoire rapporte même plus de choses de lui, passées à Sens depuis ce temps, en particulier le soin qu'il

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prit (l'achever l'abbaye de Saint-Remi, oii il choisit sa sépulture. Il mourut, dit Clarius, le 3 mai 865.

46. Et;ilon ou Ejiile, d'abord moine de S.iint-Pierre-le-Vit', puis ahbé île Prum, ensuite de Flavij;ny en Boiirgof^ne, fut élevé sur ce siège en 865. Il soiistrivit au troisième concile de Soissons en 866, assista à celui »le Troyes en 867, et à l'assemblée des évêqiiPS de la province de Reims le 3 «lécembre 868. Il mourut en 870' ou

47. Ansegise, célèbre entre les prélats de son temps, devint archevêque de cette église le 21 juin 871, et tut ensuite choisi par le roi Charles, qu'il avait sacré, pour traiter avec le pape Jean VIII, i!es droits de l'empire. Ce prince aynnt été peu après couronné à Rome, obtint pour Ansegise la primatie des Gaules et de Germinic. Il fut, outre cela, désigné vicaire du siège apostolicjuelo 2 janvier 876. Ces dignités lui dirent confirmées dans le concile de Pont-Yon , mais non pas sans réclnmiition. Il assista au second concile de Troyes en 878, et reçut du pape plusieurs corps saints, dont il enrichit le trésor de l'éiilise de Saint-Pierre. On (it aussi qu'il donna au monastère de Saint-Remi le corps de saint Romiin , (ju'il avait obtenu de Hugues, alibé de Saint-Germain.

Il mourut le 25 novembre 883.

48. Evrard, selon Clarius, n'était pas abiiéde Sainte-Colombe, comme quelques-uns l'ont avancé, mais seulement moine et prévôt de cette abbaye, lorsqu'il fut choisi pour présider à cette église en 884. Les Normands lirent de son tem|)S de jiiands ravages dans ce pays, pendant lesquels il mourut en 889.

49- AVaultier I^r ou Gauthier, illustre par sa noblesse et sa science, monta sur ce siège en février 889. Il mourut le 19 novembre 923 , après avoir souffert une prison de neuf mois, à l'occasion du siège de Sens.

Ses statuts synodaux se trouvent au tome 3 de la Bibliothèque des Pères.

5o. Waultier 11^ neveu du précédent, était chanoine de cette métro-

pôle, lorsqu'il en fut nommé archevêque le 7 juillet 923, et fut tué par les païens en 9-27.

5i. Adaldus ou Aciauld présidait à cette église en 927. Il répara l'église de Notre-Dame, fit plusieurs présens de tonds de terre aux chanoines de Saint-Eiienne, et mourut le aS septembre 933.

52. Guillaume I*'', moine de Saint- Piei-re-le-Vif, fut sacré, dit-on, vers l'an 933, et mourut le i5 août 946.

53. Gerlan, religieux de Saint-Germain d'Auxerre, fut élevé sur ce siège en 946, et passa à une meilleure vie en 954.

54. Hildeman, moine de Saint-Denis, succéda à Gerlan en 954, et quitta cette vie en 959.

55. Archambauld de Troyes , de la maison des comtes de Champagne, fut sacré par le pape Jean XII, vers l'an 959. L'Iiistnire, qui place sa mort le 29 août 968, ne fait pas snn éloge.

56. Anastase, sacré à Poigny près Pi'Ovins, et comblé de louanges par la chronique d'Auxerre, mourut lorsqu'il avait commencé à rebâtir sa métropole, le 7 janvier 978.

57. Sévin I«'', neveu de Rainard, comte de Sens , illustre aussi par sa vertu, fut sacré à Auxerre le i3 juillet 978. Il reçut le paUium du pape Jean XV, qui le confirma dans la primatie. Il fit de riches présens à sa cathédrale, et y tint un concile provincial en 986. On tlit qu'il répara le couvent de Saint-Pierre de Melun en 999. Il présida la même année au concile de Reims, et, malgré tout obstacle, rétablit Arnoul dans son siège.

Il mourut peu après, et selon Aimoin, en l'an 1000.

58. Léothéric était archidiacre de cette église, et illustre par sa vertu autant que par ,^a naissance, lorsqu'il tut éle\ é sur ce siège avec l'ai>plaudissement île tout le peuple en l'an 1000; mais il eut beaucoup a souffrir de la part de ses ennemis. Il assista au concile de Chelles en 1029, et mourut plein de mérites le 26 juin loSa.

59. Gelduin , sacré le 18 octobre io33, convoqua un concile provincial

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àEtampes et un autreàSens en 1048, niais il fut déposé dans celui de Reims, comme simoniaqne, en io5i.

60. Mainard, illustre par sa noblesse et sa prudence , quoique tlemandé en 1082 oar tout le peuple, depuis le plus petit jusqu'au plus grand, ne put entrer alors en possession de cet archevêché ; mais^ l'é\êché de Troyes étant vacant, il en tut pourvu, et de-là fut transféré à cette ég'ise, après la déposition «le GeUiuin, en io5i. Il assista au sacre de Philippe 1er, en 1059. Enfin, après s'ètie appliquée à rétablir la disciplina et à détruire les mauvaises coutumes introduites par son prédécesseur, il passa de cette vie à une meilleure en

6 1 . Riclier était archidiacre de cette église lorsqu'il en fut sacré archevêque en 1062. Il éclata entre ses confrères, parmi lesquels il fut solennellement re^u le jour de l'octave de Pâques , par son couraue à contenir les droits de son ég'ise. Il assembla un concile à Sens au mois li'octobre 1080, et assista a celui de Clermont en 1095. Enfin, il mourut le 27 décembre 1096, avec la réputation d'une conduite irréprochaljle.

62. Daimbert, prévôt et trésorier de l'église de Sens, en deunt archevêque vers l'an 1096, assista au concile de Troyes e-n 1104, et sacra le roi Louis-le Gros le 3 .oût jio8. Sa mort est marquée au 28 novembre

63. Henri I", surnommé Sanglier ou Singulier, en latin ^per et Singularis, del'ancienne l'ainille tie Boisroques, élu à la recommandation du roi en 1122, assista au concile de Troyes en 1 125, et asst'ml)la son synode en 1 127. la chioniiiue de Maurigny nous apprend qu'il lut du nombre des prélats que le roi assembla en 1 129 .1 la sollicitati:)!! tle saint Beiîiard, pour reconnaître Innocent II comme légitime ()a|)e. Il assista au concile de Pise en 1 134; il en assembla aussi un en 1 140 à la sollicitation <l€ saint Bernard, ilans lequel Abailard fut de nouveau condamné; con-

damnation qui fut confirmée par le pape Innocent, au jugement duquel celui-ci en avait appelé. Il mourut le 10 janvier n45, selon notre manière de compter.

64. Hugues de Toucy, était grand chantre de cette église lorsqu'il en devint archevêque en 1 145. La lettre du clergé de Sens a i'é\ê.|ue de Chartres démontre quel était son mérite.

Le jour de sa mort, marqué clifféremment par divers auteurs, semble in- 1 certain. |

65. Guillaume II, fils deThibauld II, comte de Champagne, et de Mathikle ou Mahaut de Carinthie, fut transféré à cette métropole de l'église de Chartres pour laquelle il était élu le 22 décembre 1169, et sacré à Sens par Maurice, évéque de Paris. Il fut un des principaux prélats Iran jais qui reconnurent le pape Alexaiulre III, malgré les anti|)apes. Il obtint du roi pour son église plusieurs grâces, et institua quatre prêtres, quifurent ensuite au nombre des semi-prébendés, pour desservir un autel particulier de la catliéilrale. Il passa enfin à l'archevêché de Reims.

66. Gui !«■■, fils de Milon, seigneur des Noyers, et <le Marie de Cliàtillon-sur-Marne, était archidiacre de cette église lorsqu'il en fut fait archevêque en 1 177. Il assista au concile de Latran en 1179. ^^ -l'ina mieux dans la suite souffrir l'exil que de consentir, contie les décrets du concile de Latran, à la volonté du roi, qui autorisait les juits à avoir des esclaves chrétiens; mais le roi, revenu à lui, rap|)ela ce prélat, qui gouverna encore et tte église au moins pendant huit ans, n'étant mort que le 21 décembre 11 93.

67. Michel de Corbeil était doyen de l'église tle Paris, lorsqu'il fut sacré arch(.'vêque «le Sens le 24 avril 1 19.5, i t mourut le 28 novembre 1199.

68. Pierre II de Corbeil, transféré de la métro|)ole tIe Cambrai à celleci en 1200, était monté sur ce premier siège en considération de ses rares talens. Il mourut après avoir procuré ])lnsieiirs avantages à cette

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église, le 3 des calendes de juin 1222, c'est-à-dire le 3o mai de cette année.

69. Wautier III ou Gauthier, fils de Simon Corny, seigneur de Villeneuve la Cornue, en Biie, près de Mont.ereau , était doyen de l'église de Paris, lorsqu'il fut élevé sur ce siège métropolitain en \ 223. Il donna des fonds de terre aux dominicains et aux franciscains , qu'il rc^ut dans sa ville en laSi, et dont il uétiia les églises en 1232. Il fut un de ceux qui accompagnèrent saint Louis à la réception de la couronne de Notre- Seigneur en 1289, et mourut le 21 avril 12 j.1.

70. Gilon , frère du précédent, en conséquence de quelques contradictions, ne fut sacré qu'eu 124.^. I: se trouva l'année suivante au concile île Lyon. Il assista à la dédicace de la Sainte-Ch ipelle de Paiis en 1248, et dédia lui-même les églises des Irères prêcheurs et mineurs de Sens en i25i. Enfin après avoir beauconji travaillé à la réparation de la discipline. et publié lie salutaires décrets pour la réforme de son clergé, il mourut en 1264.

71. Henri II, neveu du précédent, était son ardiidiacre lorsipi'il fut confirmé son suKessL'ur par Alexandre IV, en 1254. On donne de mugnifiques éloges k sa libéralité envers les pauvres, dont il lut sans doute fort regretté lorsqu'il fut emporté par le poison le 21 d'octobre i258.

72. Guillaume III, fils de Bernard IV, vicomte de Brosse, illustre par ses excellentes qualités, avait rempli les premières dignités de cette église, lorsqu'il fut sacré archevêque par Alexandre IV, en 1258. Il résigna au suivant, à cause de son grau'l à^e, en 1267, et mourut le 8 fé\rier 1269.

73. Pierre III de Cbamy, ayant relevé par ses rares talens la bassesse de son extraction , fut décoré de plusieurs dignités. Il fut reçu en 1267 dans cette métropole, pour laquelle il avait été sacré par Clément IV.

-Après avoir procuré plusieurs avantages à son église , il mourut, à son

retour du concile de Lyon, le 16 d'août 1274.

74. Pierre IV Danisy, élu par compromis lorsqu'il était trésorier de cette église, et sacré par le pape Grégoire X, après avoir célébré, à son retour en France, son co' cile provincial, mourut le 6 déi embre 1274.

75. Gilon II, nés eu i!e Waultier et deGiion Cornu, était dorteur en droit canon et préchantre de Sens lorsqu'il monta sur ce siège en J274. Il écrivit en juin 1276 au pape Innocent V, pour la canonisation de saint Louis, reçut une lettre de AJartin I\ , au sujet de la promotion de ce pontife, en 1281, fonda un anniversaire en sa cathédrale, et mourut en 1292.

76. Etienne I^f Bècard , doyen de cette ég;ise et très-h;ihile canoniste , fut élevé à la dignité archiépiscopale en 1292, et fut reçu dans cette cathédrale, à son retour de Rome, le dimanche d'après l'Epiphanie 1295, selon notre manière de compter. Il mourut, 1, lissant de grandes preuves de sa magnificence envers son église, en i3o9.

•77. Philippe Je' de Marigny passa de lamétro.iolede Cambrai à celle-ci, et en prit possession le ,6 mars 1J09, Il mourut a Paris en ]325.

78. Guillaume III, fils d'Adam, vicomte de Melun, et lie Jeanne de Sully, homme d'une rare pieté, fut élevé sur ce siège en 1 '.25, et l'occupa jusqu'en 1329, q"''l mourut.

79. Pierre V Roger, était évêque d'Arras, d'où il passa à la métropole de Sens en 1329, puis à celle de Rouen en i3îo, et enfin a la papauté sous le nom de Clément VI.

80. Guillaume IV de Brosse, fils de Roger, seigneur de S.iint-Sevère et ileBoussnc, etdeMargueiited'Hauës, passa de la métropole de Bourges a celle-ci en i33o, et mourut en 1 138.

81. Philippe II de JVIelun était évêque deCliàlons lorsqu'il fut élevé sur ce siège en iS.^S. Il mourut le 7 avril

82. Guillaume V, fils de Jean, vicomte de Melun, et de Jeanne Crespin, dame de Tancarville , élevé à !.i

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dignité métropolitaine de cette église Nanton, reçu en cette métropole,

le i5 avril i346 ou i347, mourut en après la conlirmation du pape le 21

1378, après avoir procuré de grands juin 1429, eut à souffrir de la part des

avantaj^es à son église. Bourguignons et des Anglais, qui

83. Aimard ou Adémard , fils d'Ai- l'enleriuèrent même dans le prieuré mard, seigneur de Saint- Jal, fut d'à- de Joigny, Ordre de Cliigny, <lépenbord évêque de Lisieux, puis d'Ai ras; daut ne la Ciiarité, où il semble qu'il enfin ai chc\êqiie de Sens en 1078. Il mourut le 3o juin 1432.

mourut le 25 janvier i384- 90. Louis I^r^ li|s de Jean de Me-

84. Gontliier de Biii-naux, d'abord lun , SL'igneuv de la Borde -le -Viévêque du Mans, monta sur ce siège comte, et d'Elisabeth de Savoisy , le 14 mai i385, et mourut en i386. après la confirmation du pape Eu-

85. Guy II (le Roye, était évêque gêne IV, fit son entrée solennelle en de Verdun lorsqu'il tut élevé sur ce cette métropole le 4 juillet i433. On siège métropolitain en i388. Il passa parle avec éloge de sa science, de sa à Reims ei\ i3yo. La nouvelle en vint douceur et de sa libéralité envers les à Sens le 4 )"i"i et, le même jour on pauvres; mais on ajoute qu'il néglidécla^a le siège vacant. Comnient gea la défense des prérogatives de donc le nouvel auteur de l'Histoire son église. Il céda à son cliapitie la de Verdun a-t-il pu avancer que Guy présentation de treize demi prébende Roye avait possédéen mêmetemps «les dans sa cathédrale, ce qui fut

confirmé par le pape Sixte IV. Il mourut f"rt âgé, apiès quarante-deux aus d'èplscopat, le 9 sej)tembre i474' 91 . Tristan de Salazar, fils de Jean, seigneur de Laz, de Marcilly et d'Issoiidun, et de Marguerite, fille natu-

de Roye avait possédé en même temps cinq ou six tant èvccliès qu'archevêchés, entre autres celui de Sens?

86. Guillaume VI, fils de Guillaume de Diirmans, diancelier de France, et de Jeani'.e Barbe, était évêque de Meaux lorsqu'il succéda à Guy dans le g)uvernime' t de cette métrcipoîe rcdle du grand-clia«ibellan île Fiance, en i3.;0. 11 assista à la tra slalion de après avoir été chargé de plusieurs saint Louis en 1392, et mourut en ambassades, fut nommé a l'é\èché 1^04. de Meaux , d'cù il passa à cette mé-

87 Jean I'''',filsdeGérir(l, seigneur tropole en i474- I' i)rocura la prede Montaigu, et de Biete Cassinel, mière alliance avec les Suisses en était évê(iue de Cliarties lorsqu'il lut 1480. Perst)niie île ses prédécesseurs promu à cet archevêché eu 1406. Il n'enrichit davantage son église, et

en prit possession sans lereiuonie le jour de Pâques 1407, et solennellement en i4i4- ï' P'èsida en 1408 à l'assemblée du clergé de France tenue a Paris-, il prit dans la suite les armes contre toute règle, et lut tué à la bataille d'Azincourt le 25 octobre 14 '5.

ne défendit niieuxsesdroits.il mourut le 1 1 février i5i8

92. Etienne II Poncher ])assa de l'é\ô( hé de Paris k cette métropole, oîi il fit son entrée solennelle en 1519. Il avait été fait garde des sceaux lie France en i3i2. Il s'acquit beaucoup d'iionneur en plusieurs ambas-

88. Henri III, de l'illustre famille sailes dont il fut chargé par Louis et

de Savdisy, nommé par la faveur du duc de Bourgogne ;i celte métiopole vers l'an i4>5, obtint sa confirmation du pijie Martin V, malgré les ojtpositions du roi de France et la < écision du légat le 26 janvier 1418, et fut reçu avec solennité dans son

Fraiifois, rois de France ; ses .st.ituts syiioiiaux prouvent qu'il ne négligea pas non lus le soin de son église. Il mourut .1 Lyon en 1524.

91. Antoine du Prat , après avoir passé par les plus éminentes ilignités lie la robe, et êire parvenu à celle île

é'-lise le 11 juin 1420. Il mourut le chancelier de France, embrassa l'état j3 mars 142' • ecclésiastique après la mort de son

89. Jean II, de l'Illustre famille de épouse. Il devint évêque de Meaux

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et administrateur de l'église d'AIby ; et, ayant été confirmé archevêque de Sens en vertu du concordat eu i526, il fut créé cardinal en 1527. Il assem - Lia à Paris en 1628, son concile provincial , dont les actes se trouvent tant dans les collections qu'en particulier.

Il fut ensuite léiiat à latere en 1529 , et fit son enti ée à Paris en cette qualité le 17 décembre i53o. Il mourut le 9 juilkt i535.

94- Louis II (le Bourbon-Vendôme, sacié évéque le 3 mai i5i7, et créé cardinal le 27 juin suivant, avait été nommé administrateur perpétuel de plusieurs évêcliés et abb.iyes lorsqu'il fut élevé sur le siège métropolitain, dont il prit possession le 23 janvier i536, suivant le nouveau style. Il procura beaucoup d'avantages, tant spirituels, que temporels, à cette église. Enfin ce prince, que ses grandes actions peuvent faire regarder avec justice comme rornenient de la religion catholique, passa de cette vie k une meilleure le 11 mars i556.

95. Jean II, fils de Bernard Bertrand , seigneur de Villales, et procureur du roi au parlement de Toulouse, avait déjà occupé les plus grandes places de la robe lorsqu'il fut fait évéque de Comminges, puis archevêque de Sens, et cardinal en 1557. Il se trouva à l'élection de Pie IV, fut choisi ensuite à cause de son intégrité, pour un des juges du cardinal Carafte : enfin il mourut a Venise le 4 ilécembre i56o.

96. Louis III de lorraine, fils de Claude I*"", duc de Guise, et d'Antoinette de Bourbon , fut d'abonl évéque de Troyes en i545, puis trausféréàAlby, ensuite tionimé en 1660 à cetie métropole, qu'il céda au suivant en i563. Il était cardinal dès l'an i553, et avait assisté a l'élection de Pie IV en 1559. De\enu évéque de Metz en 3568, il gouverna cette église avec beaucoup de prudence jusqu'à sa mort, arrivée à Paris le 28 mars 15-8.

97. Kicolas de Pedevé, passa de l'évéché ii'Amieas à cette métropole en 1.563, fut créé cardinal par Pie V,

'transféré à Reims en 1592, et mourut à Paris le 28 mars 1594.

98. Regnaud de Beaune, fils de Guillaume, baron de Semblançay, et de Bonne Cottoreau, avait tléjà rempli de très -grandes places, lorsqu'il fut fait évéque de Mende, puis archevêque de Bourges, et ensuite de Sens^ en 1602. L'Église, le trône et la nation lui doivent les ])lus grandes louanges; De Thou en fait l'éloge en pi 11 sieurs endroits de son Histoire-, mais rien n'exempte de la mort, qu'il sul;it en 1606.

99. Jacques Davy du Perron, né de parens protestans, mais avec des talens dont il fit dans la suite le meilleur usage, ne tarda pas long-temps à faire k l'Eglise catholique le juste hommage d'un esprit et d'un cœur dignes d'elle seule : aussi les employa-t-il de telle sorte k sa gloire, qu'il ne contribua pas peu à la conversieu de Henri IV. L'absolution de ce prince fut aussi en grande partie son ouvrage; après quoi il fut sacré évéque d'Evreux le 27 décembre 1596. Les protestans, soit avant, soit depuis son sacre, n'eurent point de plus puissant adversaire. Il fut honoré de la pourpre romaine i)ar Cément VIII le 9 juin 160 j, et assista l'année suivanteà l'éection de PauiV.

Après' avoir solidement réfuté l'ouvra^^e de Jacques, roi d'Angleterre, il fut élevé sur ce siège métropolitain, etfaitgrand-aumô nier de France en 1606. Il assembla .1 Paris, en 1612, son concile provincial, ilans lequel l'ouvrage publié par Riclier sur la puissance ecclésiastique et politique, fut ccmuamné. Ii expliqua aussi merveillcuseuient, dans l'assemblée i\es Etats tenue k Paris en 1614, les droits de l'Eglise et ilu tiôiie, et ramena en 1617 tous les esprits k l'obéissance due au roi dans les assemblées publiques de Rouen. Enfiii , cette lumière de l'église gallicane s éteignit k Bagnolet, près Paris, le 4 septembre i6i8.

joo. Jean III Davy du Perron, frère du précédent, et presque son émule en science et en piété, fut su- 2G

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créson coadjuteiir, sous le titre d'évê-* que d'Héraclée, en 1617; pritpossession dusiégedeSens,encette'qualité, par procureur, le i3 juillet 1618, prêta serment de fidélité au roi le 6 septembre suivant; et, après s'être acquitté, avec sa prudence ordinaire, de plusieurs emplois politiques, passa à une autre vie dans le château de l'Aubigeac, près de Montauban, le 24 octobre 1621.

101. Octave, fils de César de Bellegarde, gouverneur de Saintouge, et colonel de la cavalerie légère du duc d'Alenfon, sacré évêque de Conserans au mois de mai 1614, lut élevé sur ce siège métropolitain le 14 novembre 1621, assista à l'assemblée du clergé et à celle des notables, tenues à Paris en 1625, présida à celles du clergé tenues à Poitiers en 1627, et à Mantes en 1641. Enlin, après avoir fait son testament en faveur de cette église, et publié son ouvrage intitulé Augustin enseignant par luimême, cet illustre défenseur de l'autorité épiscopale paya l'inévitable tribut le 26 juillet 1646. Il fut inhumé dans sa métropole, oîi on voit sur son tombeau une inscription qui publie assez au long ses grandes qualités. (^Gall. Christ. ynou . edit., loin. \, p. 614 et suiv.)

102. Louis-Henri de Pardaillan <le Gondrin, fils d'Antoine Arnaud, marquis de Montespan et d'Antin , seigneur de Gondrin , vice -roi de Navarre, et de Paule <le Saint-Lary de Bellegarde, sœur de Roger, duc de Bellegarde, grand-écuyer de France, naquit en 1620 au château de Gondrin, diocèse d'Auch. Il étudia pendant trois ans la théologie dans les écoles de Sorbonne, et fut nommé en 1644 coadjiiteur d'Octave de Bellegarde, archevêque de Sens, son oncle, sous le titre d'évêque d'Héraclée. Il prit possession de cet arche vêché, par procureur, le 16 août 1646, personnellement le 18 décembre de la même année, et le gouverna avec beaucoup de soin et de zèle jusqu'au 20 septembre 1674, 1"''' "Hiurnt, âgé do cinqua;Uc-q':atrc ans. Il dcfendit vi-

goureusement les intérêts de l'église et de l'épiscopat en toutes occasions; et ce fut un des premiers évêques qui censurèrent Vyipologie descasuistes.

Il interdit les jésuites dans son diocèse, parce qu'ils ne voulaient pas se conformer à ses ordonnances; et cette interdiction dura vingt -cinq ans. Il signa le 28 mars i654 la lettre de l'assemblée du clergé au pape Innocent X, où les |)rélats reconnaissent que les cinq fameuses propositions sont dans le livre de Jansénius, et condamnées au sens de Jansénius par la constitution de ce pape. On trouve aussi sa signature dans la lettre que l'assemblée tlu clergé écrivit le 2 septembre i656 au pape Alexandre VII. Il signa aussi le Formulaire sans distinction, ni explication; mais, croyant qu'on devait avoir quelque égard pour ceux qui n'étaient pas aussi-bien persuadés que lui de l'obligation de souscrire purement et simplement au Formulaire, il souhaita qu'on leur laissât passer la distinction du fait et du droit, s'ils faisaient profession de condamner la doctrine des cinq propositions; et ce fut pour cette raison qu'il se joignit aux quatre évêques (tl'Aleth, de Pamiers, d'Angers et de Beauvais), et qu'il écrivit à Clément IX qu'il était nécessaire de séparer la question de fait d'avec celle de droit, qui étaient confondues dans le Formulaire. On a de lui des lettres et plusieurs ordonnances pastorales, sur les principaux points de la discipline ecclésiastique et les principales matières tle la morale chrétienne. On lui attribue aussi la traduction fies lettres choisies de saint Grégoire-le-Grand , publiée à Paris en 1676, in-i2, par Jacques Boileau, alors doyen de Sens.

1 o3. Jean de Montpezat de Carbon, nommé en 1675, se rendit recominandable par le zèle le plus actif, fit des missions dans les principales villes tle son diocèse, et parut toujours à la tête de tous les exercices.

Il mourut le 5 novembre i685. Il avait été évêque de Saint -Papoul, archevêque cie Bourges, et nommé

DES ÉVÊCHÉS

archevêque de Toulouse. Il n'eut pas de bulles pour ce dernier archevêché, ayant été nommé presqu'aussitôt à celui de Sens.

104. Hardouin Fortin de la Hoguette, naquit dans le Périgord , de Philippe de la Hoj^uette, que ses ouvray^es, surtout les Conseils d'un bon père à ses hls, rendront à jamais estimable, et de Louise de Péréfixe, sœur de l'archevêque de Paris de ce nom. Il fut d'abord af^ent du clergé en 1670, puiséyêquede Saint Brieux, ensuite évêque de Poitiers, où il se distingua par un talent particulier pour la conversion des hérétiques.

Sept ans après il passa à l'église de Sens. Ce fut un prélat humain, pacilique, charitable, et constamment appliqué à ses fonctions. Ses statuts synodaux de 1692, le Bréviaire qu'il publia en 1702 et qui a servi de modèle dans tous les autres diocèses, le Missel qu'il fitimprimer en i7i5, sont plus capables encore d'illustrer sa mémoire, et ont été plus utiles que le Rituel qu'il donna en Il mourut à Sens, le 28 novembre 171 5, âgé de soixante-douze ans et cinq mois.

io5. Denis-François LeBoulhillier de Chavigny, fils d' Armand-Léon Le Bouthillier, comte de Chavigny, et tl'Elisabeth Bonnet, fut transtéré de l'évêché deTroyesà l'archevêché de Sens le 20 janvier 1716. Il n'en prit possession, par procureur, que le 27 juin 1718, et en personne, le 23 août suivant. Il mourut le 9 novembre 1780, âgé de soixante -cinq ans. Il était docteur de la maison et société de Sorbonne , et petit - neveu de M. Le Bouthillier de Rancé, abbé de la Trappe.

106. Jean -Joseph Languct de la Villeneuve de Gergy, passa de l'évêché de Soissons à l'archevêché de Sens en 1731, et mourut au mois de mars 1763. Vo^ez Languet.

107. Paul d'Albert de Luynes, fils d'Honorat Charles, duc de Montfort, et de Marie-Anne-Jeanne de Coiircillon, fière de Charles Philippe, duc de Luynes, fut transféré de l'église de Bayeux à celle de Sens en 1753,

DE FRAIS CE. 2o3

et fait cardinal le 5 avril 1756. Il avait été Keçu à l'académie française, à la place du cardinal deFleury, le 16 mai 1743, et nommé premier aumônier de la dauphine en 1746.

108. Etienne-Charles de Loménie de Brienne, né à Paris en 1727, sacré évêque de Condom en 1761, nommé à l'archevêché de Toulouse en 1763, à celui de Sens en 1788, fut l'ait cardinal la même année. Il prêta le serment exigé en 1791, renvoya au pape Pie VI son chapeau de cardinal, et prit le titre d'évêque de l'Yonne. Il est mort à Sens le 16 février 1794-

Ce<fciége, supprimé en 1801, a été rétabli en 1817.

109. Henri -Louis de laFare, évêque de Nancy, premier aumônier de Madame , a été nommé à Sens en 1817, n'en a pris possession qu'en 1821, a été fait cardinal en 1823, et a assisté au conclave de Léon Xtl. Il a prononcé le discours du sacre de Charles X ; il avait fait aussi le discours d'ouverturedes États-généraux en 1789.

Conciles de Sens.

Le premier fut tenu en 601, pour la réforme des mœurs, l'extirpation de la simonie, et empêcher l'ordiration des néophytes. (LeP.Mansi, supplém. tom. i, col. 461-)

Le second, en 667. (Le P. Le Cointe, ^nnal. franc, ad an. 65j.) Ces deux premiers conciles sont inconnus à tous les auteurs de la ville de Sens.

Le troisième, en 670. Trente évêques y signèrent l'exemptioij, de l'abbaye de Saint-Pierre-le-Vif. (Lab. 6.

Hard. 3. Spicileg. tom. 2, p. 706.)

La date de ce concile est contestée.

On observe qu'Odorron et Clarius, sur la foi desquels tous les savans ont inséré ce concile dans leurs recueils, disent qu'il fut célébré du temps du roi Clotaire et de sa mère Bathilde, c'est-à-dire sous la régence de celle-ci, et lorsqu'elle était encore à la cour : or, cette sainte princesse

embrassa la vie monastique à Clielles en 660. Ce concile est donc antérieur à cette date, à plus forte raison à celle de 670.

Le cjuatrième, en 834- II fut composé de vinjit six évoques, dont trois métropolitains, sans compter saint Aldric, évèqiie de Sens , qui y présida, et de .six ahhés. Saint Aldric y fit confirmer le priùléj^e qu'il avait accordé au monastère de Saint-Rcmi, situé autrefois à la ]jorte de la ville, et transtéré par ses soins à quelques lieues plus loin. ( Spicileg. 40, t. 2, p. 579.)

Le cinquième, en 846. Audrade Modigue ou le Petit y lut sacr^chorévêque.(Le P. Mansi, tom. ijSuppI.

col. 907.)

Le sixième, vers l'an 862, sur l'exemption de l'ai)baye de Saint- Remi de Sens. (Lab. 8.)

Le se])tième, en 852. Dix évèqnes, dont deux métropolitains, y assistèrent avecVénélon, archevêque de Sens, qui y présiiia, et deux abbés.

On confirma dans ce concile le privilège accordé par l'archevêque Aldric au monastère de Saint -Rémi.

L'original de cette confirmation, revêtu des si>4natures authentiques des Pères de ce concile , a été longtemps conser\ é dans les archives de l'abbaye de Saiat-Remi, qui fut réunie à la cure de Saint-Louis de Versailles.

Le huitième, en 853, pour l'ordination de Burchard, évêque de Chartres. (Lab. 8.)

Le neuvième, en 862. On y déposa Hériman, évêque de Nevers.

{Ibid.)

Le dixième, en 980. L'archevêque Sé\in y restitua quelques biens à l'abbaye (le Saint-Pierre-le-Vit. (Lab. 9.)

On suspecte ce concile. Les raisons de le croire supposé sont qu'on y trouve, au nombre des évoques dont on y voit les signatures, un Manassès, évêque d'Oiléans, et un Rainard, évêque de Paris : or il est certain que ces deux sièges étaient alors occupés par des evéques de noniï diftérens, et que les cataic

gués de ces églises n'en présentent de ce nom, avant et après cette époque, que dans df^s temps trop éloignés. Le P. Mabillon s'est efforcé de détruire les sounçons que le P. Du Bois, de l'Oratoire, avait jetés sur ce concile dans son Histoire de Paris; mais il se contente de dire que le catalogue (les évêqiies d'Orléans est très -confus pendant le neuvième siècle; et, à l'égard de la supposition (le Rainard, évêque de Paris, il passe condamnation.

Le onzième, en 996. On y céda aux chanoines de Paris quelques autels de la juridiction de l'église de Sens. (LeP. Mansi, tom.i, col. )2o3.)

Ce concile est encore moins cert.iin que le pré(édent. On trouve dans l'fdistoire de Paris une charte de l'archevêque Léothario, datée du mois de septembre de la neuvième année du roi Robert, qui est piécisément l'an 996. Ce prélat y donne aux chanoines de l'église de Paris quatre paroisses : Concessimus in piiblicâ Senon. ecclesice synodo 1111 altaria, et obtuLimus canonicis Paris. B. M.

Servie nlib us. C'est sans doute clans cette charte que le P. Mansi aura vu uii concile provincial, au lieu qu'il n'aurait dû y apercevoir qu'un synode diocésain.

Le douzième, en 1048, pour confirmer la fondation de l'alibaye de Provins. (Reg. 25. Lab. 9. Hard. 6.)

Le treizième, en 1071, pour confirmer la donation faite de l'église de Saint -André aux moines de Saint- Pierre de Celles, par Hugues, évêque de Troycs. (Le P. Mansi, tora.

1, col. 1375.)

N'était-ce pas plutôt une assemblée civile qu'un concile ecclésia.stique ?

Le quatorzième, en 1080. On n'en a plus les actes. (Reg. 26. Lab. jo.

Hard. 6.)

Le quinzième, en iio5, jiar Daimbert, archevêque de Sens. On connaît ce concile par une lettre d'Arnaud, abbé de Saint Pierre-le-Vif, jjour s'excuser de se trouver à ce concile, en conséquence de sa maladie. (Le P. Mansi, tom. 2, col. 217.)

DES ÉVÉCHÉS

Les auteurs de Sens ne connaissent point ce concile.

Le seizième, en ii4o, contre Abnilard, qui y fut accusé par saint Bernard. (Pierre (le Clugny, epist. ai.)

Le dix- septième, en iiyS, contre les h(5iétiques de ce temps, dits Poplicains, espècf de Manichéens et U'Alliigeois. (Lab. lo. Hiud. 7.)

Le dix- huitième, en 1239. (Martenne, Collect. t. 7.)

Le dix- neuvième, en 1252, pour obliger Thibault, comte de Champagne, à restituer les biens de l'Église. (Lab. II. Hard. 7.)

Le vingtième, en ia56, sur l'homicide tl'un ecclésiastique. (Martenne, Collect. tom. 7.)

Le vingt-unième, en 1269. On y publia six canons.

Les trois premiers sont contre les clercs concubinaires et contre les usuriers.

Le quatrième ordonne qu'on observe le canon Omnis utriusque sexûs.

Le cinquième défend de faire paraître les clercs devant les juges séculiers.

Le sixième est contre l'abus des privilèges. (Reg. 2H. Lab.i i. Hard. 7.) Le vingt-deuxième, en 1280, pour envoyer des députés à Rome au sujet des affaires des églises de France. On y donna aussi commission à l'évèque de Chartres d'examiner île nouveau l'affaire de Jean d'Amboisejdéjà condamné pour les violences qu'il aviiit exercées contre le mnnastèie de Notre-Dame «le Ponlevoy, abbaye de bénédictins dépendante alorsdu diocèse de Chartres et plus tnrd de celui deBlois. (Martenne, collect. tom. 7.

Le P. Mansi, tom. 3, col. 63.)

Le ^iiigt- troisième , en i3i5, au sujet des décimes que Philippe de Navarre et le roi de France exigeaient du clergé. (Le P. Mansi, ibid. col.

Le vingt-quatrième, en i320. Guillaume de'Melun, archevêque de Sens, y présida, et l'on y fit quatre statuts.

Le premier porte que les évèques

DE FRANCE. ao5

accorderont quarante jours d'indulgence à ceux qui jeûneront la veille de la lête du Saint-Sacrement.

Le second veut qu'on interdise les

lieux où l'on retient un cl 01c de lorce.

Le troisième ordonne aux religieux

et religi'^usi s qui ont pris l'habit, de

faire profo'ision au bout <le l'an.

Le quatrième condamne les prêtres qui ne sont pas iiabillés modestement, et qui portent la barbe et les cheveux longs sans tonsure. (Lab.

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