François de Bovet, sacré évê
que de Sistéron en 1789, se démit en 1801, époque à laquelle ce siège tut supprimé.
STRASBOURG, Argentoratam ou Sirasburguni, ville ép scopale, autrefois sous la métropole de Mayence, aujourd'hui sous celle de Besjuçon, et ancienne capitale de toute l'Alsace, est dans une agréable situation, sur la rivière d'Ill , qui la traverse, près du Rhin, dont les deux rives sont réunies en cet endroit par un grand pont. Elle est défendue par une très-forte citadelle. C'était autrefois une des |)rin( ipales villes impériales; c'est aujourd'hui le chef-lieu du département duBas-Rhiii et l'une des plus importantes villesdeFi-ance, granile, riche, belle, marchande, très- bien fortifiée et très-peuplée. C'est l'entrepôt du commerce de la France, de la Suisse et de l'Allemagne, et l'on y compte près de quatre -vingt mille habitans. Elle avait embrassé le luthéiianisme depuis l'an 1629: lorsque le roi Louis XIV la soumit en i68i, ce prince rétablit dans la cathédrale l'exercice de la religion catholique , qui y avait été aboli. Le chapitre de cette église était composé autrefois de vingt-(|uatre chanoines, issus de la plus haute noblesse, dont ils taisaient ()reuve île seize quartiers; Savoir, douze dits capitulaires , qui composaient proprement le chapitre et qui élisaient l'évèque , et douze autres a[)pelés domicUicrs ou domiciliaires, qui succédaient aux capitulaires par ancienneté. Il consiste aujourd'hui en neuf chanoines; l'évèque est assisté en ce moment, par trois vicaires-généraux. L'église cathédrale de Notre -Dame de Strasbourg, appelée le Munster, est une des |)lus belles de l'Europe ; on a em^ ployé près de trois siècles a la bâtir. La grande horloge, qui fait l'admiration descurieux,est placée dans un descôtés de cette église. Le clocher, terminé en pyramide et percé à jour, a cinq cent soixante-quatorze pieds de haiii teur , et on y monte par six cent trente-cinq degrés.
Outre la cathédrale , il y avait deux
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collégialesà Strasbourg, savoir, Saint- Pierre-le-JeuTie et S;iint-Pierre-le- Vieux. Les chanoines de ces ciiapipitres occnpaient le chœur, et les lutliéiiens la net dans les deux églises. Il y avait une troisième collégiale qui fut rendue aux catholiques en 1686 ; c'est celle de Tous-!es-Saints, située dans un des faubourgs. Les catholiques avaient encore six paroisses et six communautés religieuses, trois d'hommes, savoir les chanoines réguliers île la congrégation de Lorraine, les jésuites, qui avaient un collège avec le séminaire épiscopal, les capucins; et trois île filles, savoir, les dominicaines, la Visitation et la Congrégation. Il y avait aussi une université composée de quatre facultés.
Les jésuites enseignaient la théologie aux caiholiqucs; les professeurs des autres facultés étaient jjris indifléremment parmi ks catholiques et les protestans.
Le diocèse de Strasbourg s'étendait au-delà et en-deçà du Rhin.
Comme le luthéranisme avait fait beaucoup de progrès, il n'y restait plus que deux cent douze paroisses catholiques en - de^à du Rhin , et , soixante sept au-delà , en tout deux cents soixante-dix-neuf, qui avaient sous elles deux cent cinquante-six succursales : toutes celles qui sont en - deçà du Rhin étaient soumises à la France. Maintenant ce diocèse, qui comprend les départemens <lu Haut - Rhin et du Bas-Rhin, renferme soixante-huit cures, cinq cent quatre - vingt - trois succursales et cent vingt-lieux vicariats. Deux congrégations religieuses y ont chacune un établissement.
J^vêques de Strasbourg.
1. Saint Amand , apôtre d'Alsace, fut le premier évoque de Stra.si)ourg, qui jusqu'alors avait été sous le diocèse tle Met/.. 11 assista l'an 346 au c/)ncile de Cologne. Il ne faut i)as le confondre avec saint Amand, évoque de Maestricht, qui ne vécut que «lans Je septième siècle.